Blog en jachère

Les Rocheuses au sud de Jasper. Photo prise au retour de Kamloops le 31 juillet dernier.

Vous l’aurez constaté… il se passe bien peu de choses sur ce blogue ces temps derniers. Le temps me manque cruellement pour écrire et surtout… je n’ai vraiment rien de bien intéressant à dire. Et comme je crois, comme je l’ai jadis entendu de la bouche d’un animateur de jeu télévisé du début des années quatre-vingt-dix, que «de ceux qui n’ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui le font en silence»*, je crois que je vais me taire pour un bout de temps. Je ne sais pas trop quand je publierai la prochaine fois. Ce pourrait être la semaine prochaine, le mois prochain… ou même l’année prochaine. D’ici là, ne vous inquiétez pas trop du silence.

Qu’est-ce qui me tient aussi occupé, vous demanderez-vous? En plus de ma charge d’enseignement de quatre cours par session, je siège à quelques comités collégiaux et à l’extérieur. Et présentement, on dirait que tous ces comités sont en mode survolté. Le comité de coordination du centenaire de la ville de Red Deer, par exemple, dont je suis vice-président, entre en mode d’organisation et de préparations intenses en vue des célébrations de 2013. J’ai démissionné de mon poste à l’ACFA régionale de Red Deer pour me présenter au conseil d’administration de l’ACFA provinciale. Je ne veux pas y remplir de fonctions exécutives, mais quand même… les dossiers à suivre risquent d’être nombreux et surtout je risque de devoir voyager davantage pour visiter les ACFA régionales de la région du centre. À la Régionale, nous venons d’ailleurs de vivre des moments plutôt éprouvants sur lesquels il n’y a pas lieu de s’étendre ici.

Au collège, je fais partie de deux comités, dont l’un est très actif, soit le comité chargé d’administrer le budget de «développement professionnel» du personnel enseignant. Ce comité se rencontre à toutes les deux semaines, mais ce ne sont pas les réunions qui nous tiennent le plus occupés. Nous devons administrer le budget individuel de chacune des personnes d’un secteur particulier, ce qui signifie passablement de paperasse. Nous avons également, au cours de l’année dernière, pris de nombreuses décisions qui ont profondément transformé le fonctionnement du comité et la direction stratégique des fonds, ce qui signifie que nous essuyons présentement les répercussions (surtout de la part des mécontents). J’ai d’ailleurs récemment été pris à partie pendant la réunion départementale par certains membres de mon département.

Au niveau de notre programme d’histoire, dont je suis le resposable, nous avons aussi une profonde réorganisation des cours (et de l’ensemble du programme) qui s’impose. Les descriptifs des cours ainsi que l’organisation du programme datent d’au moins trente ans; nul besoin de préciser que le tout a besoin d’une refonte profonde. Autant mon collègue embauché l’année dernière que moi-même tenons à ces changements, mais ça nous demande beaucoup de travail. De plus, en tant qu’enseignants dans un collège offrant des cours de première et deuxième année universitaire à des étudiant(e)s qui, pour la plupart, complètent ensuite leur diplôme dans l’une des cinq universités de la province, nous devons négocier, pour chaque nouveau cours (et pour chaque changement substantiel à un cours), des accords de transfert qui assurent que les cours pris au collège pourront compter dans le programme des étudiants. Ça veut évidemment dire de longues démarches auprès des cinq universités en question, ainsi que de l’organisme gouvernemental qui contrôle le tout.

Enfin, je dois faire quelque chose avec la recherche que j’ai effectuée depuis quelques années en histoire sourde. Je n’ai pas réussi à trouver grand-chose en Alberta pour former un projet cohérent de publications, mais ma thèse doctorale, datant de 2003, demande toujours à être publiée en l’enrichissant des données recueillies lors de mes recherches chez les Sœurs de la Providence pour la publication de mes deux volumes. J’ai aussi un projet de recherche en vue… que je ne peux pas dévoiler pour le moment.

Avec tout cela, vous comprendrez que mon dernier désir, lorsque la journée se termine (souvent tard dans la soirée) est de faire tout autre chose que de m’asseoir devant un ordinateur pour composer des messages sur le blogue. Je veux consacrer du temps à mon Oyaté qui est toujours aussi enchanté de son nouvel emploi… mais qui découvre également les joies de la fatigue de fin de journée. Je vous dis donc, chères lectrices et chers lecteurs, au revoir et à bientôt, j’espère.

*Il s’agissait de Patrice L’Écuyer, alors animateur de «Les détecteurs de mensonges», présentée à Radio-Canada.

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19 commentaires sur « Blog en jachère »

  1. C’est pas parce qu’on a rien à dire , qu’il faut fermer sa g….le !!!
    Principe de TOUTE Démocratie …!!!!!!
    DONC ….. TU DOIS CONTINUER …… ;-))

  2. 😦 !!!!! Tes écrits vont me manquer!!! Malgré que je ne postais pas souvent de commentaire, je te lisais religieusement (et le ferai à nouveau quand tu reviendras sur ton blogue). Blogueur un jour, blogueur toujours, on fini tôt ou tard à écrire ou à créer un nouveau blogue hehe. 🙂
    Dans l’espérance de te relire bientôt!

  3. Je pense que c’est plutôt Coluche qui est le premier avoir dit apprécier les silencieux n’ayant rien à dire…

    Mais au moins nous savons que tu es vivant…

    Il te faudra donc nous envoyer des nouvelles individuellement, par courriel…

  4. Je suis un peu triste. J’avais pris l’habitude de venir le matin, ça me mettait de bonne humeur. Mais je suis contente pour toi si ta vie est remplie d’autre chose que de la blogosphère. Que te souhaiter de plus que du bonheur avec ton compagnon et ta petite famille à quatre pattes ?
    Ne nous oublie pas trop vite. 😉

  5. Ne vous en faites pas… Il semble qu’il faut que j’annonce une période de pause pour que soudain j’aie quelques choses à dire. Notez le pluriel.

  6. Ah ah ??? Et bien peu importe l’annonce faite , si tu as des choses à nous dire, viens vite poster 🙂 personne ne t’en tiendra rigueur

  7. Une pause fait du bien… et un retour fait du bien aussi !
    Ne te laisse pas bouffer par la paperasse et les conseils d’administration quand même 😉

  8. Nulla dies sine linea. J’essaie de bloguer chaque jour, même si ce n’est pas facile, surtout quand je travaille. Sans emploi, c’est toujours plus simple. Mais c’est trouver l’inspiration qui est alors difficile.

  9. Patton, là, je ne peux que te donner 300% raison. Je me sens éteint.
    Guillaume, pour en écrire des lignes, j’en écris. Le seul problème est que présentement elles sont toutes dans des cases.

  10. Merci, et maintenant il faudra que je commence lire vos archives. Et, je suis contente de le faire. Au moin, temps en temps, un portrait de vos chats?

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