Chronique matutinale

Six heures trente. J’arrive au collège après avoir déposé Oyaté à l’hôpital (où il travaille, non, il n’est pas malade). Celles et ceux qui me connaissent savent très bien que six heures (du matin) ce n’est pas vraiment ma meilleure heure. Surtout à cette période de l’année où le soleil ne daigne se lever que vers les huit heures.

Cette session (exceptionnellement!) j’ai un horaire à peu près décent et surtout régulier: j’enseigne du lundi au jeudi de 9 h à 14 h ou 14 h 30 selon les jours. Deux cours par jour, avec mes cours d’histoire du monde contemporain les lundis et mercredis, alors que les mardis et jeudis, j’ai l’histoire du Canada après la Confédération le matin et la guerre froide l’après-midi. Ce dernier cours est nouveau pour moi, donc il demande passablement de lecture et de préparation. Le hic, c’est que si je peux lire et faire des activités bureaucratiques et routinières tôt le matin, je ne suis vraiment pas prêt à une quelconque activité créative du genre préparation de cours; il faut donc que je fasse ces dernières l’après-midi ou le soir.

J’apprends donc à me préparer à l’horaire (très variable, mais heureusement connu d’avance jusqu’au mois de septembre) d’Oyaté. En fait, son horaire suit un cycle de quatre semaines alternant des quarts de travail du matin (commençant soit à 6 h 30 ou à 7 h) et d’autres commençant l’après-midi (à 14 h 30). Personnellement, je préfère quand il travaille en soirée. J’ai du temps au bureau pour faire de la préparation de cours en soirée et je vais généralement le rejoindre à l’hôpital avec un souper chaud que nous partageons. Me lever le matin pour me rendre au collège à 6 h 30 veut dire que je dois être debout à 4 h 30 afin de nous permettre à tous deux de faire nos ablutions matinales, de prendre le déjeûner et d’être prêts. Ce n’est pas drôle l’hiver… En été, comme le soleil est levé à 4 h et qu’il ne se couche que vers 23 h, c’est déjà plus facile. Mais en été, je n’enseigne pas.

Toutefois, malgré ces inconvénients, je ne déteste pas être au collège très tôt. Tout est tranquille (les cours les plus tôt commencent à huit heures). Ça me laisse le temps de faire quelques petits bidules et d’arriver en classe réveillé, ce qui n’est pas mauvais en soi… bien que je pense que je pourrais enseigner l’histoire du Canada dans mon sommeil.

Donc… il y a déjà une heure que je suis au bureau. J’ai eu le temps de regarder mes comics habituels,. de me reprendre sur l’actualité et de faire un petit sudoku quotidien, question de me réveiller les méninges. Je vais aller me chercher un petit café et commencer à lire sur la guerre du Vietnam. Bonne journée!

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7 commentaires sur « Chronique matutinale »

  1. Pour nous autres en Europe, la journée s’achève et il fait nuit. D’ailleurs, à n’importe quelle heure que je commence à travailler, je ne parviens jamais à rentrer avant la nuit, si bien que partir tôt pour être à la maison de bonne heure est parfaitement inutile. Je commence donc ma journée par mes tâches ménagères, ensuite je vais au ravitaillement à l’ouverture des commerçants. Ils sont de bonne humeur et comme il n’y a personne, c’est vite fait.
    Bonne journée donc et travaille bien pendant que nous rêvons. 🙂

  2. Il est de ces types de travail qui laissent toujours quelque chose «à finir», si bien qu’on n’arrive généralement pas à rentrer tôt… C’est un peu ma vie.

  3. Autant je pourrais travailler jusqu’à minuit – 1 heure du matin, autant travailler dès 6h30, c’est impossible. Je ne suis pas du tout du matin.
    En plus, mon homme travaille en horaires décalés puisque ses clients sont en Floride. Nous avons presque un horaire nord-américain à la maison.

  4. Je suis exactement semblable, mais j’arrive à lire et à faire des bidules plus routiniers le matin… Quant à créer, c’est tout autre chose!

  5. Pour moi c’est le premier pas qui coûte… Je ne me lève jamais très tôt car je n’y arrive pas, mais une fois levée, je suis pleinement opérationnelle, ce qui fait que chaque semaine je prends la bonne résolution de sauter de bonne heure en bas du lit, mais comme je suis mon propre patron, je ne suis pas assez stricte avec moi-même et me trouve toujours des excuses pour rester au lit.

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