Le visage changeant de la restauration red-deeréenne

Ross Café. Ce nouveau restaurant n'est pas encore ouvert. Nous regrettons le départ de son précédesseur l'été dernier (cliquez sur l'image pour voir la façade précédente).

L’été dernier, nous avons eu le regret de voir disparaître l’un des meilleurs restaurants thaïlandais de la ville (de la province, je dirais). Je m’en suis aperçu lorsque, voulant apporter quelque chose à manger pour une réunion du conseil d’administration de l’ACFA régionale, dont je faisais alors partie, j’ai voulu me rendre au Thai Gardens voisin et que je me suis heurté, à l’heure du souper, à une porte fermée. Ce restaurant avait parfois des heures d’ouverture aléatoires, mais c’était inhabituel. Quelques jours plus tard, mes doutes étaient confirmés lorsqu’est apparu une affiche sur la porte qui ne laissait plus aucun doute sur le caractère définitif de la fermeture de l’établissement. Je me suis laissé dire que ce fut ce qu’on appelle un fly by night, mais quand même… Le nouveau restaurant qui va s’établir à cet endroit cherche toujours des cuisiniers et n’a pas encore ouvert ses portes; on verra bien. L’endroit est situé dans un local d’une partie du centre-ville que Paul Harris, propriétaire du Sunworks voisin et conseiller municipal, essaie désespérément de revitaliser pour y attirer des gens hors des heures de bureau.

Une de ses initiatives récentes fut l’établissement, au deuxième étage de son magasin d’articles de cuisine, décoration et jardinage (dont j’ai déjà parlé il y a de cela quelques années) qui inclut déjà une galerie d’art, fut d’ouvrir un café haut de gamme. Un agent d’immeuble (et ancien voisin) dont le bureau jouxte le café, en a fait une belle chronique illustrée de photos prises par sa femme photographe.

Affiche pour café Dose. Cliquez sur l'image pour un aperçu de l'intérieur.

Nous y sommes allés à deux reprises, Oyaté et moi… et avons été quelque peu déçus. Oui, le café est de qualité exceptionnelle. Cependant, le service est prétentieux à la limite du tolérable et pas moyen d’avoir un véritable capuccino ou un café au lait qui ne soit pas fait de lait 2% ou de soja… Le monsieur ferait bien de perdre un peu de son attitude et d’aller faire un tour dans la Petite Italie. Il connaît la théorie du café, ça c’est certain… et il croit au café équitable et à l’économie durable. Il sert aussi d’artistiqueslattés et des repas légers qui semblent délicieux. On verra comment ça va évoluer. Pour l’instant, il s’y retrouve une clientèle éclectique et épicurienne qui fait quand même le charme de l’endroit.

Côté cafés, il y en a quelques autres au centre-ville, mais ils sont pour la plupart fermés la fin de semaine. Pas facile de trouver un endroit pour se rassembler autour d’une table sympathique à part près des centres commerciaux de la périphérie. Le café City Roast est un exemple: on y sert du café de bonne qualité (du moins supérieur à une chaîne étatsunienne dont je tairai le nom) et que l’on peut acheter en vrac. L’équipement de rôtisseur s’y trouve aussi, bien que je ne l’aie jamais vu en fonction.

En tournant le coin de la rue, on trouve ce petit café, qui était lui aussi fermé au moment où je suis passé en ce lundi après-midi de la Journée de la famille. Ça a l’air sympathique mais je n’y ai jamais mis les pieds.

Ce ne sont que quelques-uns des établissements qui servent du café au centre-ville… mais surtout durant les heures de bureau. Pas mal si on travaille au centre-ville, mais moins pratique si on y vient en soirée et la fin de semaine. Depuis le départ de la plupart des grandes chaînes de magasins (au cours des années 1970 et 1980) du centre-ville vers les centres d’achats de la périphérie, le centre-ville est entré dans une phase de déclin dont il semble avoir de la difficulté à s’extirper. Témoin la récente fermeture de l’un de nos restaurants préférés, le Sangam Tandoor & Grill, situé à l’autre bout de la rue Ross. L’édifice ayant été vendu pour devenir une résidence pour personnes âgées à loyer abordable, le bar et le restaurant qui se trouvaient au rez-de-chausée de ce qui était un hôtel ont dû trouver un autre logement. Au moment où j’écris ces lignes, l’avenir du restaurant indien demeurait fort incertain. Pour ce qui est de l’hôtel destiné à devenir résidence pour personnes âgées, on aurait pu choisir meilleur endroit. À l’ouest, on trouve la prison commune (remand centre) jouxtant le palais de justice. À l’est, un casino. Je me demande bien qui voudrait aller vivre là… mais le plus triste pour nous (ainsi qu’une bonne partie du personnel du collège) est la disparition de ce restaurant.

Résultat de ces fermetures: nous avons dû chercher d’autres endroits où nous restaurer ces jours où l’appel de la cuisine se fait moins fort que la fatigue. Je vous en parle demain.

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6 commentaires sur « Le visage changeant de la restauration red-deeréenne »

  1. oserais-je ??? OSERAIS-JE ???? Doreus S’IL TE PLAIT…. ouvre un restau !

    tu as tellement d’esprit et de ressources que tu pourrais faire des merveilles dans une bonne ambiance familiale et conviviale avec des petits plats à se damner. VOILA ce qu’il manque partout !!!!

    (je précise que je suis parfaitement sérieuse)

  2. J’ai toujours dit que ça m’intéresserait… si l’enseignement un jour cessait de me stimuler. Ce n’est pas encore le temps. J’ai d’ailleurs un nom pour le restaurant de cuisine française que j’ouvrirais si c’était à Red Deer: Le Rednecque. Il me manquerait toutefois quelques éléments importants: une formation (ou un(e) partenaire) en gestion, parce que, là, je suis pourri… ainsi que du capital de risque.

  3. Dieudeschats, oui, c’est bien ça, parce que, ici, dire «belge», ça veut dire «exotique et délicieux». Cependant, bien que ces pâtisseries soient meilleures que ce que l’on trouve habituellement à Red Deer, il est bien prétentieux d’appeler les croissants et pains au chocolat qu’ils servent de cette manière. J’ai essayé deux fois. La première fois, le pain au chocolat était délicieux et frais; la deuxième, il avait visiblement été préparé la veille ou même avant… Donc, quant à la qualité des pâtisseries, on repassera. C’est tout de même décevant pour un commerce qui essaie de se faire un nom.
    Marine, l’offre pourrait être intéressante… reste la question de l’argent. À moyen terme, ce pourrait être intéressant.

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