Nouvelles destinations culinaires à Red Deer

Comme je le disais hier, il y a du changement dans les restaurants de mon patelin. En fait, mis à part les restaurants de chaînes, bien ordinaires dans l’ensemble, il semble que tous les endroits où Oyaté et moi avions nos habitudes ferment sous nos pieds. Comme s’il était impossible à Red Deer de faire vivre quelque chose d’un peu différent de la bouffe typique, grasse et insipide, qui fonde la diète nord-américaine. Bon. Déjà, Red Deer n’est pas exactement ce qu’on pourrait appeler un arrêt obligé du guide Michelin, mais quand même.

Le restaurant indien du centre-ville fermant, il nous fallait chercher des alternatives. Il y avait bien l’autre restaurant bien établi, Astha, dans le nord de la ville. Nous y sommes allés une fois: l’endroit ne nous a pas particulièrement impressionnés. Le décor était recherché et le service avenant (un peu trop!), mais la nourriture était bien quelconque. De plus, nous y étions quelque peu après l’heure habituelle du souper dans cette province (il devait être environ 19 heures) et le serveur nous a vraiment fait comprendre que nous devrions prendre certains mets… dont il devait avoir un surplus en cuisine. J’ai persisté dans mon choix à son grand désarroi… et le service a été, disons, un peu plus sec par la suite.

Un de mes collègues m’ayant recommandé le restaurant illustré en en-tête, Indian Flame, nous en avons fait l’essai. Encore une fois, le service était bien quelconque (mais il faut s’y attendre dans cette province) mais la nourriture, elle, était particulièrement savoureuse. Nous y retournerons. Seul inconvénient majeur: la salle à manger est très petite. Le soir où nous y sommes allés, il y avait un groupe un peu bruyant et nous étions chanceux d’avoir déniché la seule table un peu isolée de l’endroit.

Deuxième mission: Il nous fallait trouver un restaurant thaïlandais en mesure de nous faire accepter la disparition du Thai Gardens. C’est presque par hasard que j’ai vu l’annonce du tout nouveau Rueon, caché dans un édifice qui contient surtout une station de radio, en marge des grandes avenues de la ville. Quelques jours plus tard, nous allions en faire l’essai. Puis nous y sommes retournés, juste pour nous assurer que l’éblouissement des papilles ressenti le premier jour se perpétuait… Puis nous avons jusqu’ici fait une bonne dizaine d’essais, tous plus concluants les uns que les autres, si bien que maintenant, la propriétaire de l’endroit nous connaît par nos noms.

L’endroit où je me rendais lorsque j’ai trouvé Rueon, c’est ce petit restaurant sans prétention aucune qui se trouve dans un triste petit centre commercial du nord de la ville. Je l’admets, la façade ne paie pas de mine et je ne me souviens plus trop comment nous sommes tombés sur ce restaurant. Toutefois, nous y avons également pris nos habitudes. Les évaluations de l’endroit sont divisées, sauf qu’en les lisant, j’ai l’impression de retrouver, chez les détracteurs, des habitués des resorts mexicains qui ne connaissent rien à la nourriture latino-américaine non destinée aux touristes. Ce restaurant sert, à très bas prix, de la nourriture fraîche qui rappellerait surtout la cuisine domestique, avec certaines concessions aux goûts albertains (les plats ne sont pas très relevés). J’aime particulièrement les pupusas et le plato satiagueño, un généreux steak de porc. On y trouve aussi le plus gigantesque hamburger format individuel qu’il m’ait été donné de voir (et à Oyaté de manger).

Tiens! Je constate que Clio voulait faire son apparition... dans le reflet de la vitrine!

Non loin de là, on trouve Fusion Café, un restaurant sans prétention, mais qui mérite le détour, et qui sert une variété de plats d’inspiration asiatique. Le menu est vaste (on se demande en fait comment ils peuvent servir autant de plats d’origines aussi diverses), mais nous n’avons pas été déçus lors de notre première visite, la semaine dernière. Le service est attentionné (selon les standards albertains, du moins) et l’endroit agréable. On y retournera.

Juste à côté, la franchise locale de la chaîne d’origine montréalaise Cora déjeuners. Le marché pour les restaurants spécialisés en déjeuners est complètement ouvert en Alberta: il y a peu de compétition. La seule concurrence locale se trouve complètement à l’autre bout de la ville, le long de l’autoroute, dans le secteur de Gasoline Alley: Glenn’s. Et encore, j’avoue préférer Cora pour la qualité et la fraîcheur. Comme je n’ai pas essayé la franchise locale (il est plutôt rare que je ressente le besoin de sortir pour déjeuner dans la ville où j’habite…), je ne peux pas vous parler de la qualité de cette succursale en particulier. Cependant, il y a quelques mois, nous avons rencontré des anciennes collègues de classe d’Oyaté à celui d’Edmonton et cela correspondait en tous points à ce à quoi Cora nous a habitués au Québec.

Finalement, hier soir, nous avons découvert ce restaurant (de chaîne locale) qui se spécialise dans la cuisine familiale «qui fait du bien à l’âme», comme le dirait si bien l’ami Boris. J’avais plus ou moins manqué ce restaurant sympathique depuis mon arrivée et c’est l’ACFA qui, en organisant divers événements à cet endroit, a attiré mon attention sur cet établissement. Il y aura d’ailleurs une semaine de déjeuners typiquement Canadiens-français en mars. Il se trouve que les propriétaires de la franchise locale, les Leclair, sont d’origine franco-manitobaine et qu’ils se feront un plaisir de vous servir dans la langue de Molière. De plus, certains desserts sont faits maison… Un vrai plaisir.

Ceci ne résume certes pas la liste de restaurants de la ville, mais ce sont quelques-uns de nos petits coups de cœur… En espérant qu’ils ne disparaissent pas!

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7 commentaires sur « Nouvelles destinations culinaires à Red Deer »

  1. Il y a, juste à côté de l’endroit où mes parent habitaient il y une neuvaine de jours à peine, un nouveau restaurant indien, le Taj Mahal, qui sert un poulet tandoori à s’en lécher les doigts. Pour ce qui est de l’abc Country Restaurant, je suis preneur, dès que j’aurai les moyens de sauter dans un avion et d’aller faire un tour dans ton coin de pays.

  2. Merci pour ce tour de la ville des restaus, Sherbrooke n’est pas non plus un arrêt obligé du guide Michelin en la matière, loin s’en faut!

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