Lever du drapeau à Jasper

Il y a quelques années, j’étais à celui de Red Deer, aux côtés de deux députés provinciaux, d’un représentant de celui du provincial, de la directrice de l’ACFA régionale d’alors et d’un représentant du CA provincial. Devant nous, des enfants de l’École La Prairie, l’école française de Red Deer, mais aussi d’autres venant des écoles d’immersion de la ville. C’était sympathique, mais il faisait bien froid…

Steve Lahaie, président de l'ACFA régionale de Jasper, officiant en tant que maître de cérémonie lors du lever du drapeau franco-albertain.

Ce matin, après une nuit beaucoup trop courte, je faisais partie des «dignitaires» (c’est ainsi que nous avons été présentés). J’avais été mandaté par l’adminstration provinciale de l’ACFA pour aller représenter le conseil d’administration provincial à Jasper.

Les enfants rassemblés pour le lever du drapeau à Jasper.

Il y a trois écoles rassemblées dans la petite ville autour d’un grand parc, dont une française, l’école Desrochers. La cérémonie de lever du drapeau a commencé par un geste symbolique unissant les élèves de ces trois écoles autour de la francophonie: le drapeau franco-albertain destiné à être hissé au haut du mât devant l’école secondaire a été passé de main à main entre les élèves des trois écoles, faisant le tour du parc avant d’arriver à sa destination. Là, pendant que le député provincial, puis le maire, puis la représentante de Parcs Canada et enfin moi-même faisions nos petits discours, le drapeau attendait.

Après les discours, la foule rassemblée a entonné l’hymne national dans l’une de ses nombreuses versions bilingues (je l’ai chanté dans sa version originale, française, tout au long). Pendant ce temps, le drapeau gravissait la hampe. Ici, il avait remplacé le drapeau provincial qui normalement flotte à côté du drapeau canadien.

Une fois le drapeau en haut du mât, deux élèves en immersion anglaise nous ont présenté, dans un français d’une qualité remarquable, le symbolisme du drapeau franco-albertain. Quelques petits remerciements ont conclu une cérémonie sympathique qui s’est déroulée dans une ambiance bon-enfant rehaussée par la présence de Parka, la mascotte de Parcs Canada (car Jasper est située dans le parc national du même nom).

Après la célébration, les élèves retournaient à leurs travaux momentanément interrompus, et moi, je prenais la direction d’un restaurant de la ville pour enfin déjeuner. J’avais en effet dû me précipiter l’estomac vide à la cérémonie, n’ayant pas eu le temps d’avaler celui que j’avais pourtant commandé au restaurant de l’hôtel, mais qui a pris plus de temps que prévu à nous arriver. Oyaté, cependant, a pu déguster le sien et me faire rapport: au moins, la nourriture chez Papa George’s vaut la peine.

Le drapeau franco-albertain flottant devant l'école secondaire de Jasper.

Ce fut pour moi un moment bien sympathique de rencontre d’une communauté francophone chaleureuse. Il faudra décidément que j’y retourne… et que cette fois je choisisse mieux mon lieu d’hébergement! Sur le chemin du retour, nous avons soigneusement évité les haltes peu gastronomiques et nous sommes rentrés à Edmonton, où nous prenons un repos bien mérité avant de revenir à Red Deer et retrouver nos félins qui nous attendent sûrement avec l’impatience qui les caractérise… ou est-ce que je me fais des idées?

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6 commentaires sur « Lever du drapeau à Jasper »

  1. En tout cas, Mr. E est aussi minoritaire (pelage) que toi (langue), sauf que lui ne peut pas « faker » la couleur de son pelage, tansdis que toi, tu peux à merveille faire semblant d’être un Anglishophone!!! ( jJe djauque, buen entendu!!!)

  2. Purée mais comment vous survivez avec tous ces poils de chats???

    Contente que ta cérémonie se soit bien passée 🙂 La mienne aussi (je l’ai postée sur mon blog moi aussi), merci de m’avoir encouragée à y aller!

  3. Boris, effectivement, il ne peut rien cacher…
    Dr. CaSo, avec un bon aspirateur et des antihistaminiques, bien entendu! Je vais faire un tour chez toi pour voir…

  4. les roux sont magnifiques! (j’ai un faible pour cette couleur..)
    est ce que la cohabitation se passe bien?
    et j’ai lu ce que tu as écrit dans un billet précédent au sujet du nombre d’animaux « autorisés » par foyer, hallucinant! ici en France, pas de loi indigne comme celle ci, sinon il y aurait une nouvelle révolution.. même si je pense que les Français n’ont guère plus d’un animal familier!
    PS j’ai 5 chattes, de la même famille, mais aussi un très grand jardin..en pleine campagne !
    bon dimanche..
    PS je vais passer quelques jours à Jasper en été, j’espère que ça se passera mieux que pour vous..

  5. Quand je vois tous ces joueurs de flûte qui n’ont même pas de mitaines à leurs mains… quand je vois la neige et les -11°C chez Dr. CaSo… mais vous êtes fous ?? 😯

    Catherine, je pense qu’il existe aussi un nombre maximal d’animaux par foyer, pour limiter les troubles de voisinage. Mais c’est du genre 12 ou 20 chats… après, il faut un agrément de refuge ou autre.

  6. Catherine, la cohabitation ne pose plus de problèmes; les négotiations initiales ont évidemment inclus quelques feulements, mais rien de bien grave. Le jeu aide beaucoup à faciliter la transition. Quant au nombre de chats autorisés, il y a quand même des raisons qui ont poussé diverses autorités municipales à limiter le nombre d’animaux familiers dans un foyer, surtout des cas très médiatisés de personnes qui accueillent tous les animaux qui croisent leur chemin sans vraiment être en mesure de leur assurer les soins ou même la nourriture de base. C’est pour éviter de tels cas d’abus qu’il y a des limites.
    Pour ce qui est de Jasper, je ne voudrais pas dire du mal de cette petite ville… étant donné qu’il s’agit d’un lieu de villégiature qui peut être très agréable pour les excursions à faire dans les alentours. Il faut toutefois bien choisir son hôtel…
    Dieudeschats, il faisait environ -5 degrés… Pas froid du tout dans les montagnes. On met ses gants lorsque les mains sont au repos; on les enlève pour jouer de la flûte, puis on les remet… Ce n’était rien comparé aux températures polaires qu’il faisait à Red Deer il y a trois ans.

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