Idéologie politique…

Je viens de m’amuser à remplir un sondage en ligne qu’on retouve via le site anglais de Radio-Canada: Vote Compass, publié à l’occasion des élections provinciales qui auront lieu le 23 avril prochain. Aucune surprise quant aux résultats: je suis bel et bien à gauche de la «gauche» qu’on nous offre. Le sondage ne considère que les quatre principaux partis en présence (de la droite à la gauche, le Wildrose, le parti Progressiste Conservateur (oxymore, quand tu nous tiens!), le parti Libéral et le Nouveau Parti Démocratique). Le parti émergent de l’Alberta, qui s’affirme «centriste» n’est pas représenté dans ce sondage, probalement parce qu’il s’agit de la première élection de cette formation politique et qu’elle n’a pas réussi à présenter des candidats dans l’ensemble des quatre-vingt-sept circonscriptions de la province.

Donc, je suis à gauche. Comme je le disais, aucune surprise là-dedans. Oui, je voudrais un gouvernement plus responsable de l’environnement, qui recueillerait des redevances plus justes de la part de la toute-puissante industrie pétrolière pour réinvestir ces revenus dans l’éducation, les services sociaux et les soins de santé. Je suis très conscient d’être dans la minorité minoritaire. Je suis donc plus près de l’idéologie néo-démocrate (duh!) que de celle des serviteurs de l’industrie qu’est le Wildrose.

Malheureusement, je vis dans un comté (ou circonscription) où, comme je l’ai lu quelque part lors de la dernière élection fédérale, il suffirait de peindre une pierre en bleu et elle gagnerait les élections. Le candidat conservateur fédéral durant cette élection l’a d’ailleurs démontré en ne se présentant pas à de nombreux forums communautaires auxquels les autres candidats se sont fait un devoir de participer. J’ose espérer, toutefois, que ce genre de mépris à la fois pour les électeurs et pour le devoir de représentation de tout député ne fera qu’un temps. Je ne retiens pas mon souffle… mais j’espère.

Le sondage nous demandait d’évaluer les quatre chefs de parti selon les critères suivants: la confiance que nous leur accordons et leur capacité en tant qu’administrateur. Précisons d’emblée que je ne peux pas vraiment dire que je fasse confiance à qui que ce soit en politique; malgré des désirs souvent authentiques de changer les choses, ceux-ci se voient souvent confrontés à des forces bien supérieures à leur énergie. De plus, au Canada, le système électoral qui est le nôtre ne nous permet pas de voter pour un chef de parti: nous votons pour un député et le parti qui remporte le plus de sièges en Chambre (ou à l’Assemblée législative) voit son chef devenir chef de gouvernement (Premier Ministre). Donc, je considère cette partie du sondage plus ou moins valide dans mon cas, car le ou la cheffe de parti importe bien peu dans ma décision.

Toutefois, il est très clair que je ne veux surtout pas voir Danielle Smith, cheffe du parti Wildrose, devenir Première Minstre. Celle-ci est clairement vendue aux intérêts du monde des affaires et son association passée avec l’Institut Fraser ne surprend pas. Nous retournerions clairement quelque part aux environs du Moyen-Âge avec sa vision qui promeut la privatisation dans tous les secteurs au nom d’un gouvernement plus «efficace». Déjà que nous vivons dans la province où le gouvernement se veut le moins interventionniste au pays!

Est-ce que je fais particulièrement confiance à Brian Mason, le chef du NPD? Je ne le connais pas vraiment. Et ça m’importe peu. Raj Sherman, chef du parti Libéral, est un ancien Conservateur qui a changé de parti suite à une controverse qui a fait la une des journaux ici l’an dernier dans le domaine de la santé… comme quoi la ligne entre les partis peut parfois être ténue. Les Libéraux albertains ne sont certes pas aussi à gauche qu’ils le paraissent sur le graphique ci-haut…

Celles et ceux que la question des élections albertaines intéresse feraient bien d’aller jeter un coup d’œil au blogue de Dave Cournoyer, un commentateur politique d’Edmonton. Quant à moi, je vais aller me renseigner sur le candidat local… Mon proprio se présente dans ce qui, jusqu’en 2010, était notre comté. Il aurait probablement eu mon vote à cause de son intégrité et par désir de voter stratégiquement, sachant très bien le peu de chances qu’un candidat du NDP a, dans ce coin de pays, de remporter un siège. Toutefois, comme on a changé les limites des circonscriptions, nous voilà dans un autre comté, où le vote stratégique serait ici libéral, étant donné le prestige local du candidat Michael Dawe. On verra…

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Vous voulez remplir le sondage? C’est ici.

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