Le Pont de la Paix

En ce samedi ensoleillé et vraiment printanier, Dr CaSo devait se rendre à Calgary pour aller remplir son devoir de citoyenne française. Nous en avons profité pour voir de plus près ce pont piétonnier et cycliste nouvellement inauguré (après une fort longue controverse) dans la métropole. Il s’agit du Pont de la Paix, reliant le quartier de Sunnyside, sur la rive nord de la rivière Bow au quartier plutôt huppé d’Eau-Claire, sur la rive sud.

Le pont est de toute évidence une œuvre d’art architectural. Il me faisait curieusement penser à la fusée de Tintin… ce qui aurait probablement été encore plus le cas si le schème de couleur prévu dans les images concept (cliquer sur la photo ci-haut pour voir le contraste) avait été réalisé. Le blanc à l’intérieur aurait également moins donné l’impression de marcher dans un tunne… mais je suppose que ça aurait augmenté les frais et peut-être encouragé les graffiteurs, qui ne se sont pas faits prier pour commencer leur ouvrage sous le pont.

Bon… au moins, c’est pour promouvoir la bonne entente… Mais bon… J’ai pris cette photo lorsque je suis descendu sous le pont pour prendre une photo de sa structure fascinante:

Cette oeuvre de l’architecte espagnol Santiago Calatrava a, comme bien des projets de cette envergure, entraîné des dépassements de coûts, des critiques virulentes à cause de son caractère novateur et des problèmes techniques lorsque les soudures entre les pièces importées d’Espagne ne remplissaient pas les normes locales… Mais il s’agit bien d’un ajout majeur au paysage riverain qu’on prendra plaisir à traverser lorsque nos bicyclettes nous ramèneront, Oyaté et moi, à Calgary cet été.

 

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Curiosités correctionnelles

En dix-huit ans d’enseignement (et presque autant moi-même sur les bancs d’école), j’ai vu toutes sortes de manières d’attacher ensemble les feuilles des travaux… Mais je crois que c’est la première fois que je rencontre des épingles à cheveux. C’était sous ma porte de bureau cet après-midi… parmi un tas d’autres travaux et ça tenait encore ensemble, par miracle. Oui, j’ai agrafé la chose… mais j’avoue que ça a tout de suite perdu de son charme.

Oh! Et en publiant la chose, WordPress m’indique que c’est mon millième article sur ce blogue (j’ai cependant passé ce cap pour le total d’articles écrits depuis un bout de temps, puisque plusieurs articles anciens devenus caducs ont déjà été enlevés).

Question de vous faire patienter

Ça jouait sur mon ordi ce matin… Brad Paisley a, à quelque mois près, le même âge que moi. Quiconque a grandi dans la même génération pourra probablement voir ce qui fait que cette chanson me touche.

Et oui, on ne peut pas vivre cinq ans en Alberta sans être quelque peu touché par la vague country. Il faut dire que ma famille m’avait bien préparé…

Bon… Retour aux corrections avant de prendre la route pour une réunion de la Faculté Saint-Jean cet après-midi.

Humains vs Zombies 2012 au collège

Humains qui attendent l'invasion Zombie au collège cette année. Source: Facebook RDC. Cliquez sur l'image pour accéder à l'album. Y'a de mes étudiants dans le tas...

L’an dernier, à la fin mars, nous avons vu apparaître une nouveauté chez les étudiants: plusieurs d’entre eux arboraient un foulard orange, soit en guise de brassard, soit en guise de bandeau de tête… et se comportaient étrangement. C’était la première édition du jeu Humains contre Zombies. Le jeu nous vient des États-Unis et la semaine dernière, les zombies étaient de retour.

Les règles du jeu sont assez simples: les humains portent un bandeau autour du bras. On relâche un zombie qui doit atteindre les humains afin de les zombifier. En guise de défense, les humains peuvent se servir de chaussettes, de guimauves et, nouveauté cette année, de munitions en styromousse. Il s’agit d’une variation du populaire jeu de tag de notre enfance (à la grandeur du campus), mais aussi d’un jeu de stratégie et qui sert évidemment à permettre aux étudiants de se mieux connaître. Ça vient à un moment de l’année où une source de relaxation est bien nécessaire, alors que les étudiants sont victimes des travaux que nous leur demandons de rédiger et juste avant la période d’examens de fin de session.

Quant à nous, nous ne sommes pas sensés intervenir… mais je dois confesser avoir protégé quelques humains que des groupes de zombies attendaient en embuscade à la porte de certains locaux de classe.

École la Prairie: nouveau départ?

Cliquez sur l'image pour accéder à l'article original sur le site du Franco.

J’ai parlé à deux reprises du débat entourant le projet de, comment dire? déménagement? réaménagement? agrandissement? de l’école française de Red Deer. L’histoire en bref? Le Conseil scolaire Centre-Nord a reçu en mai 2011 l’approbation gouvernementale et les fonds pour déménager l’école La Prairie, présentement logée dans des locaux désuets sur un terrain trop petit. Le CSCN avait trouvé un terrain qui faisait son affaire dans un quartier résidentiel du sud-est de la ville et avait négocié les ententes nécessaires à son transfert du Conseil scolaire public de Red Deer; restait à recevoir l’aval de la Ville. Celui-ci lui a été refusé suite à un mouvement d’opposition des citoyens du coin, qui évoquaient surtout comme source de problème la composante «cours secondaire» de l’école (9e à 12e années), alors que le terrain était zoné «école publique maternelle à 8e année».

Il semblerait donc que l’école sera reconstruite sur le site actuel, ce qui exige que la Ville transfère une partie du terrain qui lui appartient dans la zone récréative de Kin Kanyon, qui jouxte le terrain de l’école.

Sur cette carte, on voit, à gauche de la zone boisée, le bâtiment de l’école La Prairie au coin de la 49e Avenue et de la 35e Rue (cliquez pour voir en taille réelle). Le terrain paraît vaste et en fait est mieux situé que celui qui était proposé, mais la plus grande partie de ce terrain appartient présentement à la Ville. Donc, pas moyen de démolir l’école actuelle et de construire une nouvelle sans interrompre les opérations. Le projet proposé prévoirait la construction de la nouvelle école sur une partie du terrain qui appartient présentement à la Ville et entraînera un déménagement des installations récréatives dans le parc. Le Conseil municipal délibèrera cet après-midi et décidera du sort du terrain. La controverse aura peut-être, au bout du compte, permis une meilleure solution?