Petits bricolages

Dans mon articulet d’hier, j’affichais cette photo en guise de devinette. À quoi étaient donc destinés ces bâtons récemment teints? À ceci:

Qui a remplacé cela:

Qu’est-ce? Il s’agit de la contre-fenêtre d’été de la fenêtre de la cuisine. En hiver, il y a ceci:

… qui a grand besoin d’un rafraîchissement côté peinture, soit dit en passant. C’est d’ailleurs mon prochain projet.

Il y a longtemps que je voulais remplacer cette fenêtre moustiquaire plutôt disgracieuse et dont la moustiquaire en maillage de métal commençait à sérieusement s’effilocher. Tant qu’à remplacer le grillage, autant en profiter pour refaire la fenêtre au complet, surtout que les pièces de bois nécessaires (cinq planches de 2X1 de 8 pieds de longueur) sont très peu coûteuses. Même avec les cornières et les vis, le projet a dû coûter environ une trentaine de dollars au plus, incluant la moustiquaire.

Je voulais aussi remplacer cette moustiquaire parce que je craignais pour la sécurité des félins. La barre de renfort qui traverse la contre-fenêtre n’est pas que décorative; elle donne de la rigidité à la toile moustiquaire et permet d’éviter son déchirement si un chat, par exemple attiré par un oiseau à l’extérieur, décidait de bouter la toile hors de son cadre.

Comparaison de la face intérieure des moustiquaires ancien et nouveau (avec l’Inspecteur-Chef Edgar). Cliquez sur l’image pour la vue extérieure.

Il y avait un bout de temps que je m’étais lancé dans la confection de moustiquaires. Certain(e)s se souviendront de mes rénovations de l’été 2008, dont mon projet de doter quatre fenêtres du sous-sol de moustiquaires semblables. Ces moustiquaires fonctionnent toujours à merveille. J’avais pour projet dès 2008 de remplacer la grande contre-fenêtre de la cuisine, mais comme j’ai eu quelques distractions fort agréables, le projet avait été remis aux calendes grecques.

Comparaison de l’Épaisseur des cadres; comme l’ancien avait beaucoup de jeu dans son logement, il pouvait potentiellement être projeté à l’extérieur, surtout que les vis fixant les papillons tenant la moustiquaire en place étaient trop courtes.

Ce sont les chats qui ont ramené les moustiquaires au haut de la liste de projets domestiques, plus particulièrement Monsieur O, qui aimerait bien joindre ses amis R et E à l’extérieur lorsque ceux-ci vont jouer au jardin. Il s’est donc précipité, à quelques reprises, sur la moustiquaire de la porte arrière de la maison. Avec enthousiasme. Toutes griffes dehors dans une tentative désespérée de voir dehors. Si bien que cette moustiquaire avait grand besoin de remplacement. De plus, toujours pour la cause féline, il demeurait difficile d’ouvrir les fenêtres des chambres au-delà d’une dizaine de centimètres. La raison en était que les moustiquaires de ces fenêtres étaient particulièrement mal ajustées et qu’elles risquaient de tomber à l’extérieur. Il fallait en confectionner de nouvelles.

Je me suis donc procuré de nouveaux ensembles à cadres, incluant les quatre côtés, quatre cornières en plastique, du bourrelet à moustiquaire et bien sûr un rouleau de toile moustiquaire et l’outil indispensable:

Ma dernière expérience de remplacement de moustiquaires datait de 1981, si ma mémoire est bonne, alors que nous avions dû remplacer celles des fenêtres du bateau de mes parents. Je m’en souvenais fort bien et je savais comment procéder. C’est d’ailleurs fort simple.

Ou du moins cela l’aurait été si les fenêtres des chambres avaient fonctionné de manière standard. Remplacer les moustiquaires des portes fut très simple. Celles des fenêtres fut autrement compliqué. En fait, cela est dû au fait que les fenêtres coulissantes de ces chambres ne sont pas conçues de la manière standard. Elles ne sont pas dotées de bordures à ressort qui permettent d’enlever le panneau extérieur de manière à installer la moustiquaire. Il est donc impossible, dans ces conditions, d’installer un cadre de moustiquaire qui s’ajuste correctement à l’ouverture, puisqu’il doit être au moins aussi étroit que la hauteur ou la largeur de l’ouverture afin d’entrer dans son logement.Il m’a donc fallu faire preuve de créativité et installer ces bâtons de bois qui permettent d’asujettir les nouvelles moustiquaires. Cela ne suffisant pas à les empêcher de bouger latéralement (laissant également un jeu qui permettait aux insectes de s’introduire), j’ai également scellé le pourtour des moustiquaires des chambres avec le même produit employé pour hiverniser les fenêtres. Faut le faire… Mais au moins ça tient et nous pourrons désormais ouvrir les fenêtres sans crainte. Et c’est moins inesthétique que le ruban gommé qu’avaient employé mes propriétaires à ce même usage.

Mon prochain projet: permettre d’ouvrir la dernière fenêtre potentiellement ouvrable mais présentement scellée de manière permanente, qui est au-dessus de l’évier de la cuisine.

Cliquez sur l’image pour voir l’extérieur.
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3 commentaires sur « Petits bricolages »

  1. Parce qu’en plus, au moindre soleil printanier des hordes de moustiques déferlent sur le pays ;-). Est-ce courant en Alberta les maisons individuelles sans volets extérieur ? Dans mon village il y a environ 400 logements dont 20 ont été cambriolés au cours des 12 derniers mois, et encore s’agit-il d’un village tranquille… Chez nous, ce ne sont pas (que) les moustiques qui passent par les fenêtres, y compris lorsque la maison est occupée.

  2. Et bien voilà ! la faible différence de longueur m’avaient fait penser qu’il y aurait bien un cadre dans cette affaire-là, mais je le voyais en séparation dans le jardin, pour abriter quelque chose de particulier, par exemple. Il est vrai que l’habitude des moustiquaires n’est pas très développée chez nous. Dommage car avec la chaleur, ça fait deux jours que ces sales bêtes prennent mes bras pour un restaurant gastronomique. Au moins, vous voilà joliment protégés.

  3. Olivier, ici, les volets extérieurs n’existent pas, sinon parfois pour enjoliver les côtés des fenêtres. Mais ils ne ferment à peu près jamais s’il y en a. Une chose qui m’avait surpris lorsque je suis allé à Chicago, c’était que chaque maison ou presque, dans la ville elle-même (pas en banileue) était entourée de murs qui faisaient que pour entrer dans son logement, on se sentait en prison. Pas de volets, mais des murs et des portes blindées… Ici, il n’y a que du vitrage eet de la pelouse. Il y a bien sûr d’occasionnels cambriolages, mais ce n’est pas particulièrement commun.
    Krn; des bras pour restaurant gastronomique… Intéressant comme image… moins plaisant à vivre, j’en suis certain.

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