Il y a quelqu’un qui est gâté sans le savoir

Le centre hospitalier régional de Red Deer. Oyaté y travaille depuis septembre dernier (c’est d’ailleurs de cette époque que date la photo; les fleurs ne sont pas encore installées cette année, mais les feuilles sont en route). Lorsque mon horaire le permet, je m’y rends pour aller y dîner ou souper en sa compagnie. Oui, il est gâté. Et il ne s’en aperçoit que lorsque ses collègues le lui soulignent. Mais je ne m’en plains pas; si je m’y rends, c’est que ça nous permet de passer du temps ensemble, parfois en compagnie de certaines de ses collègues de travail qu’il apprécie.

L’hôpital vu du nord-ouest. Non, ce n’est pas une oeuvre d’art architectural, mais la conception est rigoureusement logique. Les étages de soins (aux murs beiges) sont divisés en six unités chacun, séparés par de vastes salles servant au repos des patients et des visiteurs. Ces salles sont visibles par les grandes baies vitrées tout en haut. L’entrée principale se trouve sur la façade sud, où le sol est au niveau du toit de la partie brune, car le bâtiment est construit sur une pente.

Lorsque je vais le rejoindre durant ses quarts de travail de soir, nous allons généralement manger au «Café VA» (V.A. signifiant Volunteer Association, ou association des bénévoles, car une partie des profits est versée à cette association). Lorsque c’est pour le dîner (et donc généralement la fin de semaine), nous prenons le repas dans ce jardin qui jouxte son unité de soins:

Ce n’est pas désagréable comme endroit, en général, et c’est plutôt calme. C’est en fait une cour intérieure qui sépare les unités. La fontaine au milieu émet des glouglous qui couvrent les conversations feutrées, mais celles-ci ne le sont pas toujours, certains patients, surtout âgés, ont une audition qui requiert un volume de voix assez élevé.

Dans l’aile raccordant le corps principal de bâtiment de l’hôpital à l’agrandissement terminé en 2005, il y a ces escaliers curieusement enfermés dans de hauts murs de verre. On se croirait dans un établissement pénitenciaire. Pourtant, ces hautes rembardes de verre et de métal n’étaient pas présents dans le projet initial tel qu’on peut le voir sur le site de la firme d’architecture. Il faut croire qu’il y a eu quelques accidents, mais ça fait assez claustrophobique. Tiens… ça aurait pu figurer à la photo du mois.

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3 commentaires sur « Il y a quelqu’un qui est gâté sans le savoir »

  1. Pourquoi gaté ????
    Chez nous , en Gaule sinistrée ( au sens latin ) : travailler en Centre Hospitalier est considéré comme le bagne ? Enfin … d’aprés nos syndicats …??

  2. Ce n’est certes pas le cas ici, même si les conditions de travail pourraient évidemment être meilleures. Non, je fais référence au fait que je passe prendre mes repas avec lui pendant qu’il travaille.

  3. Et bien voilà illustré dans cet article ma définition de ce que j’entends par amour. Non pas une passion ardente, mais une attention quotidienne et le petit pas volontaire de plus que l’on va faire pour l’autre. Magnifique, ça me rend heureuse.

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