Prix national d’enseignement pour l’un de nos profs!

Mon collègue Wei Zhao et moi avons commencé à travailler au collège en même temps. Il arrivait alors de Terre-Neuve, où il avait enseigné à l’Université Memorial. Le voici récipiendaire du prix «or» en enseignement de l’Association canadienne des collèges communautaires. Il est vraiment un collègue exceptionnel qui a su tirer parti de tout ce qui pouvait améliorer son enseignement.

Félicitations!

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7 commentaires sur « Prix national d’enseignement pour l’un de nos profs! »

  1. C’est super. Je crois que tout le Collège de Red Deer va profiter de cette récompense, car il est reconnu que les honneurs ont un impact important non seulement sur ceux qui les reçoivent mais aussi sur ceux qui les entourent.

  2. Je vois là toute la différence entre les Universités du  » Nouveau Monde  » et celles des  » Gaulois  » ( je précise bien : Gaulois – pas Européenne -Dieu merci pour l’Europe ! ) .
    La Technologie est mise en valeur , et non conspuée comme une discipline matérielle au service des
     » exploiteurs capitalistes  » ….. Eh oui , les Gaulois ont des traditions !!!
    Chez nous , plus un Prof est abscons , plus il est apprécié et peut pérorer devant un auditoire d’autant plus subjugué qu’il ne comprend rien à ce galimatia .
    Mais …. des chercheurs qui servent à quelquechose !!! Pouahh ! …
    PS : Votre NIGEL ressemble curieusement à un certain EINSTEIN ? Enfin … tout est relatif !!!….

  3. Krn, effectivement. C’est d’ailleurs une source de fierté pour tout le monde. Et comme Wei est tout en simplicité, ça ne peut que le rendre plus populaire.
    Patton, tant que la technologie ne devient pas une fin en soi qui surpasse en imporance d’autres éléments de l’apprentissage, elle demeure un outil fort utile. Quant à Nigel, je pense que c’est une ressemblance qu’il cultive…

  4. Je trouve ça bien de mettre à l’honneur l’enseignement en distinguant des enseignants qui font un travail remarquable.
    Comment les enseignants sont ils évalués chez vous ? En France, les enseignants du secondaire (jusqu’au niveau Bac) sont évalués par des inspecteurs qui s’entretiennent avec eux et assistent à leurs prestations. J’ignore avec quelle fréquence. Dans mon cursus scolaire, j’ai du voir 3 ou 4 fois un inspecteur dans une salle de classe.
    Dans l’enseignement supérieur, où je travaille, il n’y a pas d’inspection de ce genre. Les enseignants ne sont évalués que lorsqu’ils demandent une promotion, sur la base d’un rapport qu’il ont écrit eux-mêmes.
    L’évaluation des enseignements par les étudiants est en train de se mettre en place mais fait débat. Certains collègues pensent que si les enseignants donnent une note aux étudiants (contrôle continu, examens…) et que les étudiants donnent une note à leurs enseignants, il y a un risque de biais réciproque. L’étudiant recevant une bonne note serait enclin à bien noter son prof, et/ou inversement. Le raisonnement ne me semble pas absurde, mais je trouve important de connaitre le ressentit de mes étudiants concernant mes pratiques pédagogiques. Je leur soumets à la fin de chaque semestre des questionnaires anonymes, en ligne. Moins de la moitié des étudiants se donnent la peine de répondre. C’est à peu près le nombre d’étudiants qui viennent en cours !
    Je pense que les pratiques pédagogiques des enseignants de fac devraient être évaluées par des spécialistes en sciences de l’éducation.

  5. Ah! Les enseignants de niveau universitaire sont évalués principalement par les étudiants à travers des sondages «anonymes» (généralement une dizaine de questions à choix de réponses et des commentaires qui, suivant l’institution, sont parfois retranscrits pour préserver l’anonymat ou remis tels quels à l’enseignant. La «note» reçue peut influer sur les demandes de promotion ou de permanence, mais en général ne peuvent pas remettre en question l’emploi d’un enseignant à moins que les évaluations fassent ressortir des problèmes majeurs. Chez nous, dans une perspective d’«auto-réflexion», chaque enseignant doit soumettre un rapport annuel évaluant ses pratiques d’enseignement (et les efforts faits d’année en année pour s’améliorer), sa participation aux activités administratives du département et/ou du collège, ainsi que son engagement communautaire (car cela fait partie de notre charge de travail).
    Je travaille dans un collège universitaire, donc un établissement où l’enseignement est considéré comme notre première responsabiltié et est valorisé conséquemment. Dans les universités, en général, la recherche est la seule activité vraiment valorisée (car elle apporte des subventions) dans l’évaluation et la promotion des professeurs. Dr. CaSo pourrait en parler plus abondamment que moi. Lorsque je travaillais à l’université, je constatais que, malgré l’existence d’outils ou de centres de soutien à l’enseignement, ceux-ci n’étaient pas très largement utilisés par le personnel. Mis à part les évaluations des enseignants, en général, la qualité de l’enseignement ne fait pas vraiment partie du processus de promotion ou de permanence.

  6. Merci pour ces précisions très intéressantes. Est-ce que, comme en France, les enseignants responsables d’un cours assurent également la conception des sujets d’examen et les corrections ? Les corrections sont elles « anonymes » ?

  7. Oui, nous assurons généralement la conception entière du cours, incluant examens et corrections. Ceci dit, pour les cours qui comptent plusieurs sections (introduction à la psychologie, par exemple), les enseignants utilisent souvent, soit des examens créés en commun, soit des banques d’examens fournies par les éditeurs de manuels (ce sont généralement d’horribles examens à choix multiple qui n’évaluent en fait que la mémorisation). Au collège, les enseignants se tapent l’ensemble de la correction; lorsque je travaillais dans une université, j’avais une armée d’«assistants à l’enseignement» qui se tapaient le plus gros de la correction dans mes cours et qui, donc, s’occupaient aussi d’une partie des relations avec les étudiant(e)s. J’ai eu, pendant une session, près de 600 étudiants répartis sur quatre cours (dont trois de première année). Résultat: j’avais dix correcteurs qui travaillaient pour moi.
    Les corrections sont rarement anonymes, quoique je ne devrais pas généraliser; je sais que certaines facultés de sciences utilisent ce genre d’évaluations.

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