Mangé: Un club sandwich

Je ne vous raconterai pas comment on prépare un club sandwich. Ce classique à trois étages de la cuisine des diners nord-américains a de nombreuses variations. Ici, il s’agissait d’un poulet-bacon-laitue-tomate-fromage sur pain multigrains. Avec mayonnaise maison. Rien à voir, bien entendu, avec les assiettes gargantuesques servies au restaurant éponyme du Village gai de Montréal, mais bon. Oyaté a apprécié.

J’avait du poulet cuit au frigo qui attendait qu’on fasse quelque chose de lui. Après être rentré du travail fourbu (je suis dans les corrections et il y a un comité que je préside qui m’épuise) je me suis installé pour lire dans le salon, avec parfois un chat sur les genoux. J’ai repris mon retard dans la lecture de quelques magazines, puis je me suis lancé dans la lecture (un rien plus sérieuse) d’une édition fort savante du Journal de prison d’Antonio Gramsci, avant de retomber dans la littérature plus légère:

On sait déjà que j’ai vu et bien apprécié le film (en lien si l’on clique sur la couverture du livre). Comme je l’écrivais plus haut, il y avait du poulet au frigo… mais pas beaucoup d’inspiration ni de motivation dans mon cerveau. Puis, à la page 27, je lis ceci:

« Mayonnaise, like hollandaise, is a process of forcing egg yolks to absorb a fatty substance, oil, in this case, and to hold it in thick and creamy suspension. » (Louisette Bertholle, Simone Beck, and Julia Child, Mastering the Art of French Cooking, vol. 1.)

« It’s hard to make mayonnaise by trial and error » (The Joy of Sex)

Il n’en fallait pas plus pour que l’inspiration se manifeste et que la motivation suive. Et là, je sens une douce lourdeur… Retour aux corrections… C’est curieux, Gramsci, lui, ne m’inspirait aucune envie de cuisiner; allez savoir pourquoi.

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7 commentaires sur « Mangé: Un club sandwich »

  1. Puisque tu te fais de la mayonnaise maison, puis-je te suggérer de la faire avec du vinaigre Balsamique? Je fais ça de temps en temps, et c,est très bon!

  2. hum……. quel délice. le club sandwich bien fait est vraiment un délice qui parait si simple mais que je trouve si délicat pour obtenir une bonne balance des gouts 🙂

  3. Boris, ce ne serait effectivement pas mauvais du tout.
    Dr. CaSo, on pourrait… si ce n’est qu’Oyaté, lorsqu’il travaille, préfère éviter l’ail et les oignons, proximité avec les patients oblige.
    Marine, ce peut effectivement être bien plus qu’une manière de passer des restes, si on s’y met. Et les variations sont infinies.

  4. On avait dans notre petit coin du Vercors un « resto » inspiré canadien qui nous servait de forts honorables club sandwichs, mais malheureusement l’établissement a été racheté et depuis cède à la facilité de faire comme les autres… dommage, cela nous changeait des sempiternelles Tartiflette et autres raclettes.
    J’aurais bien voulu tester le tien qui à l’air particulièrement savoureux et connaissant tes qualités cuisinières il ne devait pas qu’en avoir l’air 😉

  5. Miam !
    Le dernier club que j’ai mangé : Montréal… et il était vraiment mauvais…
    Si seulement j’avais fait un tour à la Casa del Doréissimo, sans doute aurais je eu un souvenir impérissable, mais dans le bon sens…

  6. Olivier, pour l’essai, je suis certain que tu pourrais reproduire la chose… peut-être en mieux avec du pain frais et un fromage local… Curieux de te lire, quand même, car ici, ce serait plutôt «changer du sempiternel steak-légumes-pommes de terre»…
    Alex, y’aurait toujours moyen de s’arranger pour te réconcilier avec ce sandwich. Le problème est que la plupart des restaurants préparent leurs sandwiches avec de la dinde ou du poulet pressé plutôt qu’avec de la véritable viande de poulet rôti…

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