Cochon

Nous avions des invitées à souper ce soir. Je ne savais pas trop ce que j’allais faire et hier, le frigo me regardait de l’air glauque de ses tablettes vides… Après deux semaines à apprêter des restes, nous en étions venus à bout. Il ne restait plus rien de frais dans la maison, sinon quelques pommes, citrons et limettes. Il me allait donc aller faire un tour à l’épicerie; d’où un éventail de possibilités quasi-infini pour le souper.

Du porc. Il me semblait qu’il y avait longtemps que ça avait croisé notre table. Une longe de porc. Rôtie. La recette de base est ici et ceci est une modification de cette autre recette. Cette fois, je n’avais pas sous la main une somptueuse longe de porc entière (ça ne doit pas être la saison à mon épicerie régulière et je n’avais pas envie de me rendre chez Costco). J’ai acheté un filet de porc d’un kilo que je croyais être une pièce de viande, mais à ma surprise, il s’agissait de deux morceaux. Je les ai ouverts, j’ai déposé de fines tranches de pommes (épluchées, cette fois) saupoudrées d’un soupçon de muscade (une excellente idée en rétrospective) sur un des morceaux ouverts. J’ai ensuite recouvert de l’autre pièce (aussi ouverte), formant un «sandwich» où la viande faisait office de pain.

Comme il me restait encore beaucoup de tranches de pommes, j’en ai recouvert le dessus, puis j’ai déposé des tranches de bacon sur le tout avant de retourner la pièce. Pour ce faire sans que le tout s’écrapoutisse partout sur le comptoir de cuisine (ce qui eût été tragique, convenons-en), j’ai tiré inspiration des chefs de sushis: j’ai déposé la ficelle qui serait nécessaire au bridage du rôti sur sa longueur, puis j’ai recouvert le tout d’une feuille de pellicule plastique avant de retourner le tout. J’ai ensuite déposé d’autres tranches de pommes sur l’autre face du sandwich, avant de refermer les tranches de jambon, puis de ficeler soigneusement.  Les tranches de pommes déposées sur le dessus du rôti pendant sa cuisson ont donné de savoureuses «croustilles» de pommes… Comme lit de cuisson, j’ai rempli mon plat de pommes de terre grelot, de cubes de navet et d’oignon en morceaux grossiers. Une fois cuit (avec un soupçon de bouillon de poulet), ce lit nous a donné un somptueux accompagnement au plat de viande.

Une heure et demie au four à 325 degrés Farenheit (180 degrés Celcius). Pendant ce temps, j’ai préparé une petite entrée… Oyaté voulait des nachos.

C’est tout ce qui restait après notre repas… car j’ai oublié de prendre une photo au sortir du four… nous avions faim. Les invitées avaient promis d’apporter un dessert, mais elles ont plutôt apporté une bouteille de vin. Pour dessert, nous avons donc refait ceci, avec de la levure plutôt que de la poudre à pâte, cette fois. Délicieux.

Publicités

Celui-là, je ne peux pas vous en donner la recette

Je ne peux pas partager la recette de ce délicieux gâteau aux pommes… mais Oyaté était impressionné. Bon. Normalement, la pâte devrait être davantage levée, mais je n’avais pas de levure instantanée et donc j’ai dû compenser en utilisant de la levure chimique… mais c’est vraiment délicieux. Et là, il faut que je me retienne pour ne pas aller m’en tailler un autre morceau.

Merci Marine!

Salade estivale

C’était début août… Il faisait chaud. Oyaté voulait une salade César au poulet (ou du moins quelque chose d’approchant).

Pour commencer, il faut un pain croûté que l’on tranche et on badigeonne les tranches d’huile d’olive avant de les enfourner quelques minutes à four moyen (350 degrés Farenheit, soit 180 degrés Celcius environ), le temps de faire très légèrement dorer le pain afin qu’il devienne croustillant.

Après avoir laissé reposer le pain rôti, on tranche en cubes et voilà!

Pendant ce temps-là, j’avais fait griller du poulet sur le barbecue. J’ai terminé la cuisson au four qui était déjà allumé en badigeonnant de bouillon, question de ne pas trop assécher la viande, d’où la tôle à biscuits avec papier parchemin.

Poulet qui s’est ensuite fait couper sans pitié en morceaux grossiers…

Idem pour le bacon qu’avait fait cuire Oyaté, car une salade César n’est pas une salade César sans morceaux de vrai bacon.

Autre ingrédient essentiel: le parmesan fraîchement râpé. Merci Oyaté.

On mélange ensuite la laitue romaine déchirée à la main (et non découpée au couteau), les croûtons, le bacon, le parmesan et la sauce (commerciale, malheureusement et dont on ne noie pas la salade). Et c’est prêt. Il n’y a plus qu’à déposer dans les assiettes creuses et à ajouter le poulet sur le tout… quelques grains de poivre fraîchement moulu, de la fleur de sel, et on dévore.

Quelqu’un tenait à accompagner la salade de pain à l’ail… Quelques tranches épaisses de pain croûté, un savant mélange de beurre, d’ail râpé et de persil finement haché…

On saupoudre ensuite de parmesan râpé… on enfourne…

… et on déguste. Soit dit en passant, je ne prétends aucunement que cette recette est hypocalorique. Mais c’était bon!

 

 

Curiosité

Vu samedi, pendant une promenade vespérale et digestive après la pièce de théâtre et le souper qui s’ensuivit, cette église de l’Église des Saints du Dernier Jour (Mormons) sur l’avenue Whyte. Ce n’était pas la première fois que je la voyais. Et en un certain sens, elle n’est pas tout à fait typique des bâtiments de cette dénomination, du moins dans le style architectural. L’élégance y est… car les Mormons ont un certain goût pour le monumental classicisant d’inspiration Art-déco qui n’est pas déplaisant à l’œil. J’en prends pour exemple le Temple de Cardston, vu à l’été 2009.

Mais cette fois, ce qui m’a frappé, c’est l’objet de pierre qui coiffe le fronton de la porte (cliquez sur l’image pour voir un agrandissement en encart). Est-ce que les Mormons affectionnent particulièrement les rouleaux à pâtisserie? Ou cela a-t-il une fonction autre que décorative qui m’échappe? Quelqu’un peut-il éclairer ma lanterne?

Fringed!

Une des entrées du site du festival (à partir de Gateway Boulevard). Les affiches des diverses productions s’y retrouvent dans un désordre artistique de circonstance. Cliquez sur l’image pour accéder au site du festival.

Ça y est. Je peux dire que j’ai enfin officiellement assisté à une production dans le cadre du festival de théâtre Fringe, d’Edmonton. Il s’agit de l’un des plus anciens (sinon le plus ancien, mais ça reste à vérifier) festivals de théâtre «alternatif» d’Amérique du Nord et il en était à sa 31e édition cette année. On y trouve un peu de tout… des pièces à une personne presque improvisées à des productions un peu plus ambitieuses. Nous y allions pour voir (revoir dans mon cas) Bitchslap! par Darrin Hagen. J’avais vu cette pièce en 2008 à Red Deer et je ne pensais pas la revoir, mais quand j’ai appris qu’elle était présentée à nouveau (et que le prix des billets, à 12,50$ par personne, était plus qu’abordable), je me suis précipité.

Le site (et surtout l’affichage) est joyeusement bordélique, ce qui est plutôt surprenant dans une ville albertaine qui a habituellement des airs plus… disons… proprets (cliquez pour voir un détail).

Je devais être à Edmonton samedi matin pour une réunion (que j’ai finalement vécue par téléconférence du confort de mon salon). Toutefois, Oyaté était plus que content de sortir de «Dead Rear». Toutes les excuses sont bonnes. Une pièce de théâtre qui nous donnerait l’occasion de nous dilater la rate et qui pourrait être suivie d’un souper délicieux… il n’en fallait pas plus.

La pièce met en vedette deux travestis /drag queens qui jouent Bette Davis et Joan Crawford, deux actrices qui ont connu l’apogée de leur carrière dans le Hollowood des années trente et quarante. L’une (Crawford), la star; l’autre (Davis), l’actrice. La pièce est axée sur la rivalité entre les deux actrices ainsi que leurs efforts pour courtiser la presse (le personnage joué par Davina Stewart, seule femme sur cette scène, est une journaliste à potins) et porte largement sur le tournage du seul film qu’elles ont fait ensemble: «Whatever Happened to Baby Jane».

Évidemment, on se bidonne d’un bout à l’autre (de la pièce). L’une et l’autre ne manquent jamais une occasion de se lancer des injures (parfois directes, parfois moins). Les mimiques et intonations des acteurs sont également tordantes (Crawford prononçant «film» «fillem», par exemple, ou sa manière de s’asseoir à chaque fois dans la chaise roulante). Cette production des Guys in Disguise remporte d’ailleurs un succès mérité, avec des productions à divers endroits au Canada et même aux États-Unis.

La pièce était présentée au Varscona, où nous étions déjà allés pour assister à l’enregistrement d’une émission humoristique de Radio-Canada l’hiver dernier.  Ce théâtre aménagé dans une ancienne station de pompiers (et qui subira bientôt de très nécessaires travaux de rénovation) est l’un des rares édifices «traditionnels» dans lequel les représentations qui ont lieu au Fringe prennent place. La plupart des sites sont soit sous la tente, soit dans des cafés, restaurants et commerces avoisinants.

Le Fringe, ce n’est pas que du théâtre. C’est aussi plusieurs acrobates et amuseurs publics qui se produisent sur l’ensemble du site… et le tout avec beaucoup d’humour.

Il y a aussi d’autres formes d’«art» (le psychic reading, c’est une forme de comédie, non?) et d’artisanat dans une foule de kiosques sur et autour du site.

Comme il y a foule et que les restaurants des environs ne suffiraient probablement pas à la tâche, des kiosques alimentaires parsèment également le site… ce qui rappelle un peu ce que nous voyons à chaque foire estivale.

Et même de la racinette à l’ancienne… J’ai été un peu surpris que mon cher et tendre, qui adore ce breuvage (que je déteste), ne se soit pas laissé tenter.

Pour évacuer tout ça, la ville vient de faire construire ces superbes toilettes publiques (le vitrage visant à éliminer le vandalisme).

Quant à nous, nous avons préféré souper dans un tranquille restaurant indien des environs (qui était plus occupé que d’habitude). On s’y fait accueillir par une vasque dans laquelle flottent des pétales de roses. Et si vous voulez savoir c’est où, cliquez sur l’image!

Comme une image (ou presque!)

Nos deux nouveaux félins ont beaucoup monopolisé à la fois ce blogue et Fesse-de-Bouc ces temps derniers… Ce n’était pas par favoritisme, mais surtout parce que Messieurs N et E se faisaient plus difficiles à croquer. Ce matin, confortablement assis dans mon fauteuil de travail du salon, j’étais en appel conférence avec l’ACFA lorsque ces deux-là se sont installés sur les étagères à disques et DVD. C’est fou ce qu’on peut faire avec un ordiphone: pendant que je participais à la conférence, que le téléphone était branché sur l’ordinateur qui se trouvait (et se trouve toujours) sur mes genoux, j’ai pu l’utiliser pour les prendre sur le vif, ces bibelots.

Alors là, donc, salutations. Et cet après-midi, nous partons vers la capitale pour goûter un peu du Fringe. Car il le faut bien.

En passant, la joie des conférences téléphoniques à la maison, c’est justement qu’on peut se retrouver entouré de félins qui cherchent à avoir toute notre attention alors qu’on participe à la réunion… et aussi qu’Oyaté me faisait le service du café. Et non, je n’étais pas en robe de chambre pendant la réunion.

Pour passer les restes

Tiens… il me reste quand même quatre de ces assiettes… Je les aime bien pour ce rebord intérieur qui permet, lorsque l’on fait un petit effort (ce qui ne fut pas le cas hier soir), d’obtenir une présentation remarquable.

Il y a quelques jours, nous avons organisé un petit souper à la mexicaine à la maison. Ce fut l’occasion, même si nous n’étions que quatre, de préparer de la nourriture pour douze (je suis comme ça… la logique canadienne-française veut qu’on s’assure qu’il y ait assez de nourriture pour bien bourrer tout le monde. Et qu’il en reste un peu, quand même.

On notera le superbe daiquiri aux fraises… malheureusement, Dr. CaSo n’était pas des nôtres ce soir-là.

Donc, nous avons encore quelques restes. Entre autres, des tortillas. Oui, ça se conserve longtemps, mais il ne faut quand même pas exagérer. J’ai aussi beaucoup acheté de poulet ces temps derniers… allez savoir pourquoi. Donc, j’avais quelques restes qui avaient besoin de se faire dévorer. J’ai donc décidé de faire une légère variation sur le thème du poulet à la King, enroulé dans des tortillas de farine de blé. J’ai donc préparé une béchamel un peu épaisse au bouillon de poulet, en prenant soin d’ajouter des oignons finement hachés au beurre servant à préparer le roux. J’ai également enrichi la sauce de crème sûre pour l’onctuosité de la chose. Une fois la sauce prête, j’y ai jeté des restes cuits de poulet avec des champignons et des poivrons en dés (la veille, j’avais préparé une salade tiède au poulet, champignons et pignons de pin).

J’ai ensuite garni les tortillas d’un peu de la mixture, les ai repliées pour en faire une enveloppe (que l’on scelle avec un cure-dents) sur laquelle j’ai déposé des tranches d’avocat et saupoudré du fromage râpé. Ayant déposé lesdites tortillas sur une tôle à biscuits garnie d’une feuille de papier parchemin, je les ai envoyées au four à 350 degrés (Fahrenheit, soit environ 175 degrés Celcius) pendant une dizaine de minutes (plus quelques minutes supplémentaires sous le gril).

En accompagnement: de la purée de pommes de terre et de patate douce et des légumes congelés… bon ce n’est pas gastronomique, mais c’est économique et c’était savoureux.