Sur la route avant de reprendre le collier: Okotoks

La ville d’Okotoks, une banlieue-dortoir au sud de Calgary, doit son nom à ce phénomène géologique: un bloc erratique dont les caractéristiques géologiques permet d’en identifier l’origine dans les Rocheuses aux environs de Jasper, à quelque 500 kilomètres au nord-ouest.

Comme ce panneau explicatif sur le site l’explique, le rocher a voyagé à dos de glacier avant d’être déposé, par la fonte de son moyen de transport, au beau milieu de la prairie. Et on ne peut pas le manquer lorsqu’on voyage le long de la route tout près (je n’avais pas prévu voir ce rocher dont je connaissais l’existence). Il y a un belvédère et un sentier qui en fait le tour. Et évidemment, il y a des gens qui y grimpent (comme on peut le voir sur la photo ci-haut), car on ne peut tout de même pas respecter ce lieu sacré pour les peuples autochtones des environs.

Vu par satellite, le rocher est quand même imposant. On le voit ici au milieu du quart de section qu’il occupe (chaque côté du carré mesure un demi-mille, soit environ 805 mètres). Mais c’est quand on s’en approche qu’on en apprécie toute la majesté et la force tranquille…

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3 commentaires sur « Sur la route avant de reprendre le collier: Okotoks »

  1. Est il bien précisé par des panneaux que le lieu est sacré pour les peuples premiers ? Car sinon, vouloir grimper sur un rocher est une pulsion naturelle à laquelle je ne résiste pas lorsque l’occasion se présente et que ce n’est pas trop dangereux.
    Ces routes toutes droites, sur la photo aérienne, sont impressionnantes. En France, il faut remonter loin dans la passé pour voir des routes aussi droites, les fameuses voies romaines.

  2. Oh! C’est très clairement indiqué sur les panneaux explicatifs… mais les gens ne lisent pas les panneaux, évidemment. Il y a de très anciens pictographes sur les rochers. C’était la même chose près des cheminées de fées vues il y a deux ans, où de très nombreux panneaux indiquaient qu’il était dangereux de s’en approcher parce que ça accélère l’érosion… et il y avait également, à cet endroit, des interprètes qui jouaient aussi le rôle d’agents de sécurité, mais pas en nombre suffisant, de toute évidence… Les gens sont plutôt idiots face à ce genre d’«attraction».

  3. J’aime beaucoup l’histoire de la cassure de ce rocher. En plus de nous rappeler que toute matière abrite une forme de vie, elle nous montre le côté solidaire des êtres entre eux face au danger. Nous pensons que c’est une légende, mais il y a là de la vérité. Les chauves-souris attaquent effectivement en groupe les prédateurs qui mettent en danger l’une des leurs. Il faut croire que Napi, comme tous les siens faisait tellement partie des peuples naturels de la terre qu’elles l’ont considéré comme un frère.

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