En reconstruction

J’aurais pu vous asséner une autre photo de notre cour arrière enneigée. En effet, depuis mardi dernier, nous sommes sous la neige. Pour vrai. Et il y a de fortes chances qu’elle reste avec nous pour un bout de temps.

Bon. On en revient, donc, et la vie continue.

Mais pourquoi ce long silence sur ce blogue? Curieusement, le blogue reflète souvent en négatif la vie: lorsqu’il ne se passe pas grand-chose, j’ai le temps d’écrire (si tant est que j’ai quelque chose à dire). Présentement, j’aurais tout plein de choses à raconter, mais je n’arrive pas à trouver le temps de les raconter sur cette plate-forme. La vraie vie, donc, entre en compétition avec cette écriture. Il faudrait que je demande à Alfred, sur la photo, d’écrire pour moi… mais bon. Les papates de minet ne se prêtent pas très bien à l’écriture sur clavier.

Oscar s’est aussi porté volontaire, entre deux parties de hockey-croquette, mais, comme ses papates sont encore plus du genre «raquette» que son frère, pas pratique non plus.

Rusty… m’enfin… m’a fait rapidement comprendre que, en tant que «chat Alpha» de la maisonnée, ce serait plutôt mon rôle comme serviteur de Sa Majesté féline de faire la chronique de ses siestes et de ses collations que pour lui de raconter mes insipides journées. Non mais… de qui on se moque, ici?

Ça va. J’ai compris. Alors, en résumé, voici le mois dernier, à l’envers. Je suis en train de procéder à une tâche assez lourde et chronophage: la remise à jour du site internet de notre département sur le site du collège. Évidemment, c’est à la fois l’avantage et l’inconvénient de la Toile: la dictature de l’information à jour. Comme nous n’avons pas d’employé(e) dédié(e) à cette tâche, il fallait trouver quelqu’un pour le faire. Pourquoi moi? Eh bien… Nous avons des petits ennuis d’inscriptions au collège, ce qui fait qu’un de mes cours a été annulé cet automne. Je n’avais donc plus une charge de travail à temps plein et il fallait trouver quelque chose pour m’occuper qui soit équivalent à un cours. J’ai donc créé un outil de sondage en ligne pour savoir quels étaient les besoins, reçu une courte formation sur le logiciel Sharepoint qui supporte notre site, reçu les autorisations nécessaires, et, depuis, je m’amuse. Il y a maintenant un échéancier qui s’approche: la fin de semaine prochaine se tiendra la journée portes ouvertes au collège et il faut que le nouveau portail de notre site ainsi que les biographies d’enseignants soient remis à jour. En fait, il me fallait concevoir une interface graphique plus agréable pour l’entrée de notre site départemental. Ça avance.

Apparence présente du site, avant révisions. Cliquez sur l’image pour voir une capture du projet en cours.

Dans le cadre du même projet, j’ai dû remettre à jour la liste du personnel en ligne et créer un nouveau modèle de présentation pour les biographies du personnel, qui se présentaient jusqu’à tout récemment sous la forme de document PDF. J’ai commencé par refaire ma propre biographie comme essai et il me reste à refaire tout le monde…

J’ai aussi, bien entendu, des cours à enseigner, des travaux à corriger et d’autres bidules. Ce serait la relative routine si ce n’était du fait que j’ai décidé, cette année, de changer quelques choses importantes. Premièrement, tous les travaux sont dorénavant remis via la plate-forme électronique Blackboard que le collège utilise plutôt que sur papier. Cela a un effet pervers: je n’ai plus de pile de travaux qui m’attend, me rappelant constamment à mon devoir. Oups! L’avantage indéniable pour les étudiants est qu’ils reçoivent un travail électronique sur lequel j’écris lisiblement, parce que mes commentaires sont dactylographiés. Quiconque a déjà eu à déchiffrer mes pattes de mouches comprendra.

Quoi d’autre? Il y a eu le mariage de la sœur d’Oyaté le 6 octobre, lequel était organisé, dirions nous, un peu à la dernière minute et qui nous a donné un peu de stress lorsque nous avons été appelés à décorer la salle la veille de l’événement. Nous étions prévenus, mais nous n’avions aucune idée des dimensions de l’endroit ou de ce dont la salle avait l’air, nous empêchant d’acheter les fournitures à l’avance (c’était à Cochrane, à 200 km de chez nous). Ce fut tout de même un très bel événement et la température, bien que fraîche, fut clémente.

La fin de semaine suivante, nous étions à Edmonton pour Rond-Point, le rassemblement annuel de la francophonie albertaine. En tant que membre du C.A. provincial de l’ACFA, j’avais certaines responsabilités dans les activités de cette fin de semaine. En fait, j’ai loupé le banquet justement à cause du projet de remise à jour du site web départemental, parce que je devais animer une séance de consultation à notre réunion départementale de ce même vendredi. Bon. Tant pis. La journée de samedi s’est déroulée en divers ateliers fort intéressants, puis en une assemblée générale (la raison d’être du rassemblement), suivie d’une soirée reconnaissance… un peu longue à mon goût mais nécessaire pour renforcer le sens d’appartenance communautaire.

Entre tout ça, il faut bien entretenir la maison, travailler… se préparer à l’hiver (j’aurai une anecdote à raconter un de ces jours à propos d’une rencontre chez notre marchand de pneus habituel). Et depuis quelques jours, nous soigner, car j’ai eu droit à une gastro-entérite la semaine dernière, et maintenant c’est Oyaté qui est au prises avec un rhume assez violent. Mais nous sommes vivants et nos chats se portent à merveille, même Monsieur Edgar que je ne suis pas parvenu à capturer pour vous montrer sa belle bouille aujourd’hui.

Advertisements

10 commentaires sur « En reconstruction »

  1. Pas dans l’immédiat, mais le Collège en entier est entré dans un exercice de redéfinition de ses priorités institutionnelles suite à la création du dernier plan stratégique (auquel j’ai participé l’an dernier). Nous sommes à un point où soit nous décidons d’investir dans les sciences humaines pour en faire un secteur viable, soit nous décidons (ce qui pourrait bien se produire) de mettre l’accent sur la formation «utile» — c’est-à-dire une formation professionnelle menant à un emploi spécifique — et de laisser mourir la formation générale dans nos murs. De mon point de vue, ce dernier choix serait regrettable, mais pas inenvisageable, donc à plus long terme, mon emploi pourrait être menacé. Cette diminution d’effectifs affecte cependant mon collègue historien, qui arrive cette année à son évaluation en vue de l’obtention de la permanence (que j’ai obtenue en 2010). Le doyen a été très clair à l’effet que dans la situation actuelle, rien n’est garanti quant à l’avenir de son poste.

  2. Les chats ont la faculté de nous faire dire plein de choses à leur place, de s’imposer et de s’installer dans notre vie et finalement l’art de nous faire croire que ce sont eux les « MAITRES »

  3. que de belles nouvelles ! apparemment voila bien occupés tous les 2, et comme dit ma mere « on se reposera quand on sera mort » donc bon courage pour tous vos projets, et a tres vite de vous revoir !! oyaté a-t-il une reponse pour sa candidature ?

  4. C’est vrai ça ! Edgar ? Ou as tu garé Edgar !!!! C’est la dictature des REDCATS à RED DEER …………………………………………………. 😉

Les commentaires sont fermés.