Litières

Tout le monde connaît l’expression «comme du pipi de chat», expression souvent utilisée pour décrire des breuvages imbuvables. Pour une raison que j’ignore, d’ailleurs, puisque je n’ai (heureusement) aucune idée du goût de l’urine féline. Toutefois, avec quatre dans la maisonnée, il s’est produit suffisamment d’accidents pour que je sache ce que cela sent…

La «chambre» du sous-sol (qui ne sert pas à coucher, du moins en général) est une petite pièce au plancher malheureusement recouvert de tapis, qui nous sert de pièce d’acclimatation pour nouveaux minets. Tous y sont passés, dont, récemment, les frères Oscar et Alfred. J’avais auparavant toujours réussi, par la suite, à retirer de la pièce (une fois les chats bien introduits à la maisonnée) la caisse à litière temporaire que j’y avais mis le temps pour les chats de s’habituer les uns aux autres. Mais là… pas moyen de l’enlever complètement. Cette caisse — il y en avait deux à l’origine — est l’une des plus populaires de la maison. Malheureusement, monsieur Edgar avait décidé que, dans cette caisse-là à tout le moins, il aurait des problèmes à viser… je l’ai pris sur le fait à deux reprises en train de marquer le bas du mur. J’avais temporairement résolu le problème en installant cette pellicule plastique après avoir soigneusement désodorisé et désinfecté l’endroit. Cependant, cet arrangement était loin d’être parfait.

Comme il n’était pas question d’installer un bac couvert, plus susceptible de causer des problèmes plus graves, j’ai réfléchi longuement à la question avant de penser à acheter un bac de rangement en plastique de grandeur comparable… mais aux parois plus élevées. C’est ce que j’ai fait hier, alors que, forcé par le clapet brisé de la toilette à me rendre chez Le Pneu Canadien, je pouvais contempler un assortiment généreux de ces bacs.

Un bac de rangement, un couteau utilitaire, une règle, un feutre… et le tour était joué. Il m’a toutefois fallu reprendre ma ligne après m’être rendu compte que la disposition du bac, puisqu’il était plus long que l’original, fonctionnerait mieux dans l’autre sens. Heureusement, l’alcool à friction efface très efficacement le feutre sur le plastique.

On recommence dans le bon sens, donc.

Après quelques passages et repassages avec le couteau, j’avais droit à une coupe très nette… et à deux pièces de plastique. Il suffisait alors de mettre en place, de remplir avec la litière du bac original (pour conserver l’odeur) et d’attendre son utilisation. Le nouveau bac n’avait pas été placé pendant plus de trente secondes quand Rusty a décidé de l’inaugurer. Succès! Je n’ai évidemment pas pris de photo de la performance, d’abord parce qu’un chat a quand même sa dignité… puis parce que je ne voulais pas l’effrayer avec le flash et ainsi créer une réticence face à ce nouvel environnement.

J’ai décidé de placer le couvercle (qu’il faut acheter avec le bac, que l’on en ait besoin ou non) devant le bac, question de minimiser les dégâts. On verra si cela améliorera les choses.

Comme j’avais un bout de plastique de rebut, j’ai décidé de m’en servir dans l’atelier (la pièce en face), où des débordements accidentels se produisent parfois, avec des conséquences moins néfastes étant donné le plancher de béton. Jusqu’ici, c’est un succès. Il est possible qu’éventuellement je remplace ces bacs doubles qui se trouvent dans l’atelier et dans la chambre des fournaises (nous avons cinq bacs au total, pour quatre chats) par de très grands bacs, mais je n’ai pas pris de décision ferme…

Certains diront peut-être que j’ai fait ce petit projet par esprit de procrastination… Et pourtant. J’ai quand même réussi à corriger tous mes travaux avant mon cours de ce matin… C’est le temps de l’année.

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11 commentaires sur « Litières »

  1. Fouchepate, la chose existe déjà dans le commerce, dans une certaine mesure, mais je cherchais quelque chose de plus ouvert, question que les chats ne se sentent pas enfermés.
    Dr. CaSo, les litières couvertes sont bien pratiques pour les humains… pas vraiment pour les chats. En gros, elles concentrent les odeurs (imagine-toi entrer dans une salle de bains où la chasse d’eau n’a pas été activée depuis une journée entière et dont la porte est restée fermée… ou bien dans un «port-a-potty», ça donne une idée) ce qui rend l’expérience de l’excrétion particulièrement pénible pour les félins. Par conséquent, les chats peuvent développer une aversion à la litière et faire à côté… ce qui m’est déjà arrivé avec d’autres chats. J’ai déjà eu une litière couverte pour Corentin lorsque j’étais dans un petit appartement et que je n’avais pas vraiment le choix, mais ce n’est vraiment pas idéal.

  2. Comme on dit souvent; « C’est pas ballot »
    Je n’ai malheureusement plus de chat (pour l’instant) et l’idée est à mettre de coté
    Et je vois que le problème du couvercle obligatoire à l’achat de la caisse n’est pas qu’en France…ça m’agace au plus haut point.
    J’en ai jeté 10 l’autre jour après les avoir stockés de trop long mois

  3. J’avoue m’interroger: pourquoi l’idée est-elle «à mettre de côté»? Je sais que ce ne sont pas mes oignons, donc sens-toi parfaitement libre de répondre ou non.

  4. Oui mais il suffit d’enlever quotidiennement les crottes et boules de pipi et de ne pas obturer les aérations de la caisse pour que cela aère. Chamade n’aime faire ses besoins que dans une caisse fermée, pour être la plus discrète possible sans doute.
    Je pense qu’Olivier du Vercors se garde l’idée de côté (dans un coin de sa tête) pour le jour où il aura à nouveau un chat chez lui.

  5. Je trouve cela génial et je pique l’idée.
    Chanel étant âgée et ayant des difficultés à se baisser, les pipis se retrouvent régulièrement en dehors. Nous avons essayé plein de trucs, mais le vôtre est le plus ingénieux. Merci !

  6. Chat , alors ! Doreus , tu as le Premier Prix des Inventeurs du Concours Lépine ! Comme disait fouchepatte , dépéche toi de déposer un Brevet 😉 ….
    Un intellectuel qui sait AUSSI faire des travaux manuels ! Chez nous , c’est rarissimme …
    vu qu’on ( se prend ) tous pour des intellectuels 😀 …. en Gaule !

  7. Pas bête l’idée.
    Ici il y a 5 chats, alors pas de bac traditionnel, beaucoup trop petit mais en haut une boite à cd’i de 1m20 de long et en bas, un bac à sable pour enfants. Comme çà ils ont de la place … et moi autant de ménage. 🙂

  8. Valérie à tout dit.
    J’entends par « mettre de coté », le garder dans un coin de mon esprit pour le ressortir le jour ou un peluche reviendra dans nos murs.
    Aah, ces expressions qui peuvent « perturber » d’un coté comme de l’autre 😉

  9. Valérie, les litières sont nettoyées quotidiennement chez nous. Le problème avec les litières couvertes est qu’elles augmentent l’inconfort du félin parce que, même en enlevant crottes et pipi tous les jours, l’odeur, elle, ne disparaît pas. Et ils ont l’odorat délicat. L’utilisation de litières couvertes augmente la probabilité d’avoir des besoins hors de la caisse… Ce n’est pas moi qui le dit, mais les experts en comportement félin. Ceci dit, il est des circonstances où il est presque impossible de ne pas avoir une litière couverte (dans un petit appartement, en présence de jeunes enfants ou de chiens, par exemple, car ces derniers considèrent les crottes de chats comme des friandises).
    Judicaëlle, j’espère que cela aide à résoudre le problème!
    Patton, il ne faut pas oublier que l’intellectuel en question est fils de mécanicien et qu’il possède un atelier assez bien garni… Ça me garde les neurones actifs.
    Sereine, j’ai pensé à un bac commun, mais c’est plus facile de les répartir dans trois pièces du sous-sol pour éviter les conflits… Je suis toutefois en train de regrouper les bacs dans les deux pièces où il y a des doubles bacs (l’atelier et la salle de lavage) en installant des bacs plus grands conçus selon le même système.
    Olivier, je comprends mieux. Merci.

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