Il fut un temps…

Lorsque j’enseignais à l’Université d’Ottawa tout en demeurant à Longueuil (d’avril 2004 à septembre 2006), il m’est arrivé d’enseigner sept heures et demie dans une journée (trois cours de 90 minutes d’affilée, une pause, puis un cours de trois heures en soirée. Avec ça, je me tapais l’aller-retour Longueuil-Ottawa. J’ai aussi eu près de 600 étudiants à ma charge (et une armée de dix assistants de correction). Et puis voilà… aujourd’hui, je travaille dans la même ville où je vis et je viens d’enseigner mes six heures (un bloc de deux cours de 90 minutes et un cours en soirée de 3 heures) et j’ai l’énergie bien basse… Et je n’ai qu’une soixantaine d’étudiants au total.

Ça doit être l’âge…

Donc, je vous reviens bientôt. Parce que, malgré tout, je m’amuse bien avec tout ça.

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4 commentaires sur « Il fut un temps… »

  1. Je n’avais pas soupçonné, avant de devenir enseignant, à quel point animer un cours est épuisant. C’est une bonne idée de faire des cours de 90 minutes. Dans mon université, nous travaillons par créneaux de 2 heures, ce qui est long pour les étudiants comme pour l’enseignant. Je fais une « pause questions » de 5 minutes à mi-parcours. Les étudiants peuvent sortir de l’amphi, ou discuter, ou venir me poser des questions qu’ils n’ont pas osé poser à haute voix devant les autres, bien que les les encourage à le faire.

  2. Boris… on se comprend.
    Olivier c’est effectivement beaucoup plus énergivore que ça en a l’air lorsqu’on est étudiant… Bon, il faut dire qu’il y a quand même des compensations. Quant à la durée des cours, le rythme des cours ici est déterminé par leur valeur en crédits. Un crédit correspond, grosso modo, à une heure de cours par semaine. Comme les cours que j’enseigne valent trois crédits (comme la plupart des cours dans les Humanités), ils vont au rythme de trois heures par semaine. Ils peuvent se répartir soit en trois périodes d’une heure, en deux périodes de 90 minutes, ou en une période de trois heures par semaine. Personnellement, je trouve 60 minutes trop court pour aller au fond des questions dans un cours d’histoire, donc je requiers deux périodes de 90 minutes ou encore une période de trois heures pour les cours du soir. Durant la session de printemps, qui est compressée, les cours se donnent au rythme (infernal) de six heures par semaine… à raison de deux blocs de trois heures. Ça leur fait beaucoup de matériel à absorber très rapidement, et ça laisse peu de temps (sur six semaines) pour développer des projets de recherche significatifs.
    Dr. CaSo, on se comprend aussi…

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