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Nous sommes bien rentrés cet après-midi, après presque cinq jours passés à Edmonton. Ce fut un feu roulant… je m’en suis rendu particulièrement compte quand, sur la route, Oyaté m’a demandé quelque chose en référence au souper de jeudi soir… et que ni l’un, ni l’autre de nous ne pouvait se rappeler où nous avions pris notre réfection vespérale jeudi… Je m’en souviens maintenant grâce à Fesse-de-bouc, mais c’est un signe… que nous n’avons pas vraiment eu le temps de nous reposer!

J’avais une réunion au Campus Saint-Jean mercredi après-midi qui a ouvert le bal. Arrivés (légèrement en retard) pour ladite réunion, nous avons ensuite pris un souper rapide dans le coin avant d’amorcer trois jours aux archives provinciales. Pendant que je m’esquintais à retrouver des traces de l’histoire du collège (pour le projet historique dans le cadre des célébrations du cinquantième anniversaire de sa fondation, qui s’en viennent),  Oyaté, lui, travaillait sur un certain prince danois de fiction. Il a passé beaucoup de temps à l’hôtel pour ce faire. Rédiger une dissertation sur un thème littéraire n’étant pas vraiment dans ses activités préférées, il prenait parfois des pauses qui lui permettaient d’aller explorer les environs.

Nous avions en fait rendez-vous chez des amis pour le souper de jeudi, mais cela n’aura pas eu lieu… et de toutes façons, je me rends compte que cela n’aurait pas été possible étant donné ce qui m’est arrivé aux archives cet après-midi là. Et oui, mon œil semble parfaitement rétabli de son choc avec une carte d’identité. Ce soir-là, entre deux compresses froides, j’ai réussi à m’avancer pas mal dans ma correction… et j’ai un projet d’article sur mon blogue professionnel concernant l’impact de la remise des travaux par voie électronique plutôt que sur papier, mais je n’ai pas eu le temps de la rédiger encore.

J’ai passé toute la journée de vendredi aux archives… et ils ont dû me mettre dehors à la fermeture de la salle de lecture à 16 h 30. Je commençais, comme disent les anglophones, à hit pay dirt… il faudra donc que je retontisse un de ces quatre pour terminer la lecture d’une pile de documents qui ne me sont parvenus qu’à 15 h 30 et qu’il faudra que je recommande une fois de plus de la voûte. Mais c’est la vie. Le temps de faire la connexion avec Oyaté qui était pris dans la circulation, un petit souper rapide, et la série de réunions qui compose la rencontre du conseil d’administration de l’ACFA commençait dès 18 h. Ce fut une fin de semaine très productive pour le conseil. Le tout s’est déroulé dans la bonne humeur et nous nous sommes quittés plutôt satisfaits ce midi.

Nous avions aussi planifié de longue date une célébration hier soir pour souligner les 40 ans d’une amie et collègue de classe d’Oyaté dans son programme précédent. Nous avions rendez-vous à un sympathique restaurant italien où nous avions pensé aller prendre notre souper du Jour de l’An (mais évidemment c’était alors plein). Nous sommes arrivés à 18 heures; nos amies nous ont rejoint une vingtaine de minutes plus tard. J’ai cru sentir un refroidissement dans l’attitude de la serveuse lorsqu’elle s’est rendue compte que nous étions deux couples gais, mais ce pourrait être simplement une mauvaise perception. Le restaurant, qui était plutôt tranquille à notre arrivée, s’est rapidement rempli… et est devenu plutôt bruyant. Mais enfin, on s’y attend un samedi soir. C’était animé mais pas désagréable, et ce malgré un groupe d’une trentaine de personnes qui occupait tout un côté du restaurant.

La nourriture était excellente bien qu’un peu chère. Le service approximatif (je n’ai jamais vu une serveuse avoir autant de difficulté à déboucher une bouteille et nous avons dû lui demander de nous apporter du pain lorsque notre commande a commencé à se faire attendre…) En fait, nos entrées sont arrivées rapidement, mais les plats principaux (pourtant tous relativement rapides à préparer) ont pris deux heures à nous arriver! On nous avait prévenu qu’il manquait du personnel en cuisine, mais là, c’était quelque peu exagéré. Et le proprio n’a pas eu la présence de venir nous voir (alors qu’il allait à peu près à toutes les autres tables) pour aider à faire passer la chose. Donc je ne suis pas certain que j’y retournerai malgré une expérience gustative plutôt agréable, ce qui est assez rare à Edmonton.

Nous avons terminé la soirée en enterrant l’un des deux bars gais d’Edmonton… Il ne reste donc plus qu’un seul établissement gai dans toute la ville. Il y a d’ailleurs une vague de fermeture de ces lieux de rassemblement en Alberta ces temps derniers. Probablement pour des raisons économiques. C’était plein… pas particulièrement agréable (musique sans intérêt et foule très jeune cherchant davantage l’oubli que l’amusement), mais nous avons eu du plaisir à voir des gens se faire couvrir de peinture phosphorescente avant d’aller danser et briller sous la lumière noire…

Bon. Je retourne à mes corrections, car la semaine de relâche est bien finie… Nous sommes fort heureux de retrouver nos fils à quatre pattes et une chambre sans tapis pour nous assécher les narines et la gorge. Et j’envoie aussi mes excuses aux quelques personnes de la capitale que je n’ai pas pu trouver le temps de voir durant cette visite… qui, mis à part la soirée de samedi, en fut vraiment une de travail. Je rentre sans avoir pu me reposer, mais bon. Ça viendra. Je vais me contenter des câlins félins.

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