En panne

Affiche panne RDCDrôle de dynamique au collège aujourd’hui. Hier après-midi, autour de 16 heures si ma mémoire est bonne, il y a eu une brève interruption de courant au collège. J’étais en classe, enseignant quelque chose sur la crise économique des années 1930 au Canada quand la lumière est disparue et, comme c’était une pièce sans fenêtres, nous nous sommes retrouvés dans le noir. Quelques secondes plus tard, la lumière revenait. Mais pas l’ordinateur. Oui, il a été possible de le rallumer, ainsi que le projecteur, mais ma présentation PowerPoint sur support «nuagique»… eh bien… inaccessible. Pas de connexion réseau. Kaputt. Bon. On a continué quand même; il ne faut pas faire un drame pour ça.

Ça m’a quand même empêché d’avoir accès, en soirée, aux travaux de mes étudiants que j’avais l’intention de corriger, et qui se trouvent sur Blackboard, le système de gestion de cours numérique. Rien à faire de ce côté-là, donc. Mes étudiants doivent donc attendre le rétablissement de nos serveurs.

Je savais avant de me rendre au collège ce matin que les communications électroniques n’avaient pas encore été rétablies… parce que ma messagerie électronique ne fonctionnait pas sur mon ordiphone. Je ne m’en plains pas trop. Une journée sans courriels n’est pas forcément une mauvaise journée ou encore moins une journée perdue. En fait, sans courriel, sans connexion internet, j’ai pu travailler à d’autres projets. De toutes façons, j’enseigne six heures le mardi et donc j’ai peu de temps pour autre chose que la classe.

Évidemment, c’est là que les choses se corsent un peu. Heureusement, je n’avais pas besoin de vidéos ou autres ressources en ligne aujourd’hui. Sinon, il aurait fallu adapter quelque peu le programme. Il y avait bien une salle de classe qui, étant dotée d’une station VDI (Virtual Desktop Interface) plutôt que d’un ordinateur conventionnel, ne me permettait simplement pas d’utiliser l’équipement… à moins d’apporter mon ordinateur portable du bureau, ce que j’ai fait.

Ironie du sort, c’est aujourd’hui que devait avoir lieu l’exercice semestriel de mesures d’urgence. Étant donné que toutes les communications du collège dépendent du bon fonctionnement du réseau internet (nos téléphones de bureau sont de type VOIP — Voice Over Internet Protocol), toutes les communications étaient interrompues, sauf bien entendu pour les cellulaires, qui ne dépendent pas du réseau interne. Donc, pas de téléphones et d’intercom, et ainsi, pas d’exercice. Cela a d’ailleurs fait paniquer une de mes collègues, qui a décidé d’annuler ses cours de la journée sous prétexte que cela n’était pas sécuritaire: «il pourrait y avoir un tueur dans les murs et on ne serait pas avertis». J’ai eu beau lui rappeler que, il y a trois ans, nous n’avions aucun de ces systèmes internes de communication, rien à faire. D’après, moi, elle souffrait plutôt de paresse professionnelle, mais cela est peut-être un jugement téméraire de ma part.

CarosseIl y a quelques jours… c’était Cendrillon qui s’invitait sur mon bureau… ou presque. À la prochaine!

Mise à jour: ce matin (6 mars) au réveil, du courriel m’attendait… donc les systèmes sont à nouveau fonctionnels. C’est un certain soulagement. Ce l’est moins pour l’un de mes collègues qui travaillait sur sa thèse au moment de la coupure de courant et qui a perdu toutes ses corrections. Frustrant, cela est.

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11 commentaires sur « En panne »

  1. L’être humain est devenu dépendant des machines qu’il a inventées. Qu’une catastrophe arrive qui prive la population d’électricité et ce sont ceux qui savent faire du feu qui deviendront les privilégiés.

  2. Il y a beaucoup de cela… et pourtant, nous n’avons pas ces machines qui, avouons-le, sont bien pratiques, depuis très longtemps. Nous devenons dépendant avec une rapidité surprenante!

  3. Ma longue expérience en Afrique m’a fait connaitre les  » Back up Power supply  » et les Onduleurs qui prenaient le relais , parfois plusieurs fois par jour ..
    Au CANADA , à forte population écologique , on ne pratique pas le Générateur à Dynamo ??
    Tous les étudiants en train de pédaler , ça aurait une de ces allures !!!!
    En Afrique , on le faisait pas , à cause de la repentance colonialiste ….

  4. On utilisait donc des Back up Power Supply ( Groupes électrogénes pour les gaulois ) extrémement polluants et bruyants ……. et nos ordis ne sautaient pas grace aux onduleurs .
    En AFRIQUE , on est plus malin qu’à Red Deer ……. niac , niac , niac ….;

  5. Enfin …. je viens de regarder la Vidéo Viméo de votre CEO …. vraiment ! tous les fonctionnaires du Monde peuvent se donner la main …. même langue de bois ! Je pensais qu’on avait les seuls en Gaule ? mais , non !
    A propos je suis aussi sur Vimeo en tant que Crétinologue pour ma société :  » Stupid Idiot Research , inc . » SIR pour les intimes ……………… 😀

  6. J’avoue que 3000 étudiants en train de pédaler, ça pourrait être amusant. En fait, c’est une série de transformateurs qui ont dégringolé en série, suite à la défaillance d’un système de branchement du collège au réseau électrique de la ville. La chose s’était déjà produite il y a 3 ans et au moment de remplacer l’équipement, «on» n’avait pas écouté les recommandations des spécialistes du collège et «on» a installé une pièce d’équipement inadéquate pour la tâche. D’où, défaillance lundi soir et effet domino sur les autres systèmes. Les systèmes électroniques ont été fermés pour éviter la perte de données qu’une surcharge soudaine de courant pourrait entraîner. Présentement, une section entière du collège est alimentée par un groupe électrogène d’urgence temporairement installé à l’extérieur, en attendant les pièces de remplacement.
    Quant à la comparaison africaine, elle me rappelle mon expérience d’Haïti. Comme les pannes sont fréquentes et attendues, on s’équipe en conséquence. Ici, les pannes sont extrêmement rares… et donc on pense pouvoir se dispenser d’équipements d’urgence dont le coût ne semble pas justifié au regard de leur fréquence prévue d’utilisation… Oh et la langue de bois est une caractéristique internationale des chefs d’entreprise et des politiques, non?

  7. C’est curieux, mais pour moi, blackboard, ça évoque le scritch-scritch de la craie blanche et poussiéreuse de la petite école…

  8. Ah! C’était le bon temps! Aujourd’hui, c’est plutôt le système interne de gestion des cours en ligne. J’en reparlerai sur mon blogue professionnel. C’est quelque chose que je n’ai pas connu comme étudiant… et je me demande en fait comment j’aurais apprécié en tant qu’étudiant.

  9. Est-ce que « paresse professionnelle » peut être un synonyme de « feignasse », un terme utilisé sur le corps enseignant pour arriver sur mon blog !

  10. Exactement. Et l’extrait de BD sur ton blogue est délicieux… Il me rappelle quelqu’un que je ne nommerai pas.

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