Petit article à saveur festive

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Il ne manquait pas de dindes dans notre congélateur à l’approche des Fêtes cette année. Le système de points de notre épicerie y avait pourvu: nous pouvons obtenir les volatiles bien congelés contre points sonnants et trébuchants à l’approche de l’Action de Grâce puis de Noël. C’est l’une des meilleures utilisations possibles de ces points, une meilleure plus-value que les articles que nous avons précédemment obtenus: une friteuse, un gril à panini et une cafetière entre autres. Ces trois dindes auraient coûté cinquante dollars chacune… et nous les avons eues gratuitement. Elles se feront cuire au cours de l’année… car si nous avions de la volaille, nous n’avions pas, pour la première fois depuis très longtemps, d’invités pour les festivités de Noël. Le REPOS!

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Malgré le (ou peut-être à cause du) manque d’invités pour se joindre à nous, quelque chose de rouge et d’assez imposant est venu en visite… Non, pas le Père Noël, mais cet accessoire de cuisine dont je rêve depuis que je suis à l’université. Mon batteur à main avait justement rendu l’âme récemment après avoir réalisé une ultime recette de sucre à la crème pour des étudiants qui organisaient une vente de pâtisseries en guise de levée de fonds pour l’association des étudiants en histoire. En fait, j’ai découvert qu’il ne fonctionnait plus lorsque je m’apprêtait à fouetter une autre production de la même friandise pour mes étudiants pour la dernière journée de cours, cette fois (journée qui a bien failli ne pas avoir lieu, d’ailleurs, pour cause de tempête de neige qui a fermé le collège la veille pour la deuxième fois en cinquante ans d’existence). J’ai dû fouetter le tout à la main, ce qui a donné un mélange à la consistance décidément plus ferme, mais tout aussi délicieux. J’avais quelque peu mal aux bras, toutefois…

Quelques jours avant la Nativité, nous étions donc, Oyaté et moi, à notre pharmacie habituelle et, pendant que nous attendions que nos prescriptions soient prêtes, nous avons, comme d’habitude, arpenté les allées de ce qui est en fait beaucoup plus qu’une pharmacie. C’est le genre d’établissement qui, comme Jean-Coutu au Québec, combine à la fois pharmacie, épicerie-dépanneur, vente de cosmétiques et d’accessoires d’entretien domestique, service photos… et, en plus de ce qu’on trouve chez Jean-Coutu, il y a aussi une section électronique (l’ordinateur sur lequel j’écris le présent message vient de cet endroit) et une vaste section d’accessoires de cuisine. Et là, choc: les mélangeurs sur socle KitchenAid étaient en solde. Considérablement en solde. J’ai pu comparer les divers modèles et j’ai en fait conclu que le modèle professionnel que je lorgnais à l’origine ne me convient finalement pas. C’est surtout à cause du mécanisme de retrait du bol contrôlé par levier, plutôt que d’avoir une tête mélangeuse basculante comme ceux des modèles Architect et Artisan, dont je me suis finalement équipé. L’appareil que j’ai acheté est tout de même plus puissant que le modèle de base et doté d’un bol de 4,7 l, qui suffit amplement à mes besoins domestiques. Et il est rouge. Bon. Il faudrait maintenant que je repeigne la cuisine, parce que le rouge de l’appareil jure un peu avec le rouge des murs mais… rassurez-vous, je ne suis pas fou à ce point-là.

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J’ai tout de suite mis l’animal à l’épreuve de la mayonnaise, qu’il a passée avec brio! Les club-sandwiches que nous avons ensuite réalisés étaient somptueux. J’ai aussi réalisé un glaçage au chocolat particulièrement soyeux pour garnir notre gâteau d’anniversaire quelques jours en retard… et de la pâte à tartes pour les tourtières qui s’annonçaient malgré tout.

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Aujourd’hui, j’avais encore affaire à cette même pharmacie et, cette fois, c’étaient les robots culinaires qui étaient considérablement en solde. Je n’ai pas pu résister à la tentation de glisser ma carte de crédit dans le lecteur. Je viens de m’en servir pour préparer tous les légumes qui entreront dans la préparation d’un pâté à la dinde demain, ainsi que de la pâte nécessaire à le mettre en croûte. Je suppose que la blessure que je me suis faite à l’épaule en pelletant les bordées de neige du mois dernier m’ont encouragé à la paresse… ou est-ce le poids des années qui m’appelle à plus de confort? Je ne sais… mais ce que je sais, c’est que je n’ai pas bientôt fini de cuisiner!

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9 commentaires sur « Petit article à saveur festive »

  1. Quand je regarde la photo du haut, ça me rappelle qu’il faudrait bien que je me décide à dégivrer le congélateur, ce que je fais généralement en hiver, parce qu’il est si facile de tout expédier au garage pendant que l’appareil est arrêté… Mais j’ai quelque peu la flemme.

  2. Je monte la mayonnaise au fouet à main, Je n’ai donc pas de souci pour assortir la couleur du robot avec le bleu de la cuisine. Je fais encore la cuisine à l’ancienne, mais je dois reconnaître que ce robot doit faire gagner de précieuses minutes. Peut-être assez pour rédiger de temps en temps un petit article supplémentaire… La neige de Red Deer nous manque un peu.

  3. Je montais ma mayonnaise avec un batteur à main (je n’ai pas la patience de le faire à la main). Effectivement, la chose permet de gagner du temps, surtout pour la mise en place avant l’assemblage des recettes. Évidemment, ça a un coût…

  4. En même temps, on a bien le droit de se faire plaisir de temps en temps… Et puis un ustensile de cuisine, c’est « pour la bonne cause » quand on s’en achète. Par effet de bord, c’est pour tout le monde, pas que pour soi :).

  5. En fait, la mayo balsamique, c’est plutôt beige que gris, mais bon. Moi, je trouve ça excellent, surtout mélanger avec une boite de thon, du céleri et des poivron de toutes les couleurs…

  6. En fait, comme le balsamique est légèrement sucré, si tu contrebalance avec du cheddar fort râpé (plus de gout qu’en tranche, selon moi), «la» sandwich au thon n’en que meilleure, selon moi. En fait, la mayonnaise balsamique est une version gourmet (et INFINIMENT meilleure) du Fouet Miraculeux!

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