Réflexions du Nouvel-An, 4

Parc derrière l'hôtel de ville de Saint-Albert, Août 2013
Parc derrière l’hôtel de ville de Saint-Albert, Août 2013

Rétroliens: première, deuxième et troisième partie de cette récollection.

Les médias sociaux

Je ne peux pas terminer cette série de réflexions sans toucher mot des autres médias sociaux qui ont un impact sur ma vie. Alors que la blogosphère semble parfois s’étioler, la vie continue ailleurs… d’abord dans la réalité dure et crue (mais ô combien agréable parfois), mais aussi sur d’autres plateformes de communication virtuelles. Comme bien d’autres, ma vie virtuelle n’a pas lieu que sur les deux blogues que je tiens.

J’ai un compte sur Fesse-de-Bouc depuis presque le début de la disponibilité de ce site hors de Harvard. En novembre 2006, répondant à l’invitation d’un ancien étudiant (plus par curiosité qu’autre chose), je crée un profil. À l’époque, le réseau était essentiellement restreint aux réseaux universitaires, si bien qu’on y retrouvait surtout des étudiants dans la jeune vingtaine qui partageaient leurs photos de festivités de fins de semaines. Cela manquait décidément d’intérêt et j’ai désactivé mon profil. C’était toutefois à l’époque où il était impossible de complètement effacer son profil; comme je l’ai appris lorsque je l’ai réactivé, en 2011, il était malgré tout visible et j’avais des demandes d’amitié virtuelle.

Pourquoi ai-je réactivé la chose? Deux motifs liés à mes activités socio-professionnelles. Le motif immédiat était de pouvoir rester en contact avec le comité d’organisation des festivités du centenaire de Red Deer (qui a eu lieu en 2013). Toutefois, ce n’était que le déclencheur. L’autre motif était de pouvoir rester plus facilement en contact avec les trois groupes étudiants dont je suis le (ou l’un des) responsable facultaire: le groupe des Premières Nations, celui de la Fierté et celui, bien entendu, des étudiant-e-s en histoire. Oui, quand je m’ennuie au travail, je m’occupe de groupes étudiants.

Curieusement, c’est via Fesse-de-Bouc que j’ai retrouvé ces liens avec mes familiers (famille et amis d’avant mon expatriation) que je cherchais à entretenir lorsque j’ai lancé ce blogue. Je suppose qu’ils préfèrent les messages brefs et l’interactivité sur cette plateforme à un blogue plus détaillé et riche en photos. Eh bien… tant qu’on peut maintenir un lien, ce n’est pas tant la manière qui importe que le lien lui-même, si ténu soit-il. J’ai toujours des réserves face à Fesse-de-Bouc et à la monétisation que cette entreprise fait de ses utilisateurs, mais ça fait partie du jeu et ça requiert donc une vigilance concernant les réglages de confidentialité.

À quoi me sert donc Fesse-de-Bouc? À envoyer des messages rapides, souvent sans grande importance. À prendre des nouvelles de mes cousin-e-s et autres à qui je ne parle pas aussi souvent que je le voudrais (et que je n’ai pas revu en personne depuis mon départ vers l’Ouest). À envoyer des photos prises par ordiphone sans les passer par Photoshop pour témoigner de certains moments qui m’apparaissent potentiellement intéressants. Je refile aussi assez souvent des liens qui m’intéressent et qui pourraient intéresser certains des membres de mes cercles amicaux et familiaux. Je vois malheureusement beaucoup de contenu dans mon fil d’actualité qui ne m’intéresse vraiment pas (et qui me fait parfois douter du sens critique de certains de mes contacts), mais c’est aussi la vie. Le rôle de ce média est donc différent de celui de ce blogue, où je partage surtout des textes un peu plus fouillés et des photographies sélectionnées autant pour des raisons esthétiques que dans un but de reportage.

Parlant photographies, celles qui ont servi à illustrer cette série d’articulets n’ont évidemment rien à voir avec la choucroute. Ce sont des photos prises l’été dernier, lors de la visite d’un ami (dont je reparlerai bientôt). Je les ai choisies pour me rappeler que, sous le mètre de neige qui nous écrase, il y a bien, quelque part, de la verdure… et que celle-ci reviendra bien un jour. Déjà les jour commencent perceptiblement à allonger de quelques minutes (on le remarque quand on doit se lever aux aurores ou avant pour aller enseigner). Ça redonne espoir.

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4 commentaires sur « Réflexions du Nouvel-An, 4 »

  1. J’ai longtemps résisté à la pression fesse de bouc. J’ai fini par y créer un compte, dont le premier but était d’avoir des nouvelles de mes enfants qui ne communiquaient plus que par ce moyen, dont j’étais donc exclue. Ce réseau m’a tout de même permis de retrouver de vrais amis depuis longtemps perdus de vue, la vraie vie, le travail, les enfants, les déménagements nous avaient éloignés. Ceci dit, les liens des uns et des autres, si on n’y prend pas garde, ont tendance à allonger le temps qu’on aurait souhaité y consacrer.
    J’ai relevé, dans ce billet, le mot « articulet » qui me plait bien. Ce sera la nouveauté 2014.
    Encore une bonne année.

  2. J’en suis venu à la conclusion que, malgré ses défauts, cela reste un outil de communication utile. En fait, ça me sert aussi d’aggrégateur de fils de nouvelles que je peux consulter sur mon ordiphone.

  3. Ordiphone. C’est la première fois que je rencontre ce mot dont j’ai immédiatement compris le sens :-). J’en ai un mais je l’appelle smartphone car c’est le terme utilisé en France.

  4. Les Franco-Canadiens ont l’obsession de la francisation… ça doit être la menace constante de l’assimilation qui nous y porte. J’ai toutefois appris ce mot d’un Français (qui a vécu, il est vrai, dix ans à Montréal) et je le préfère à l’expression anglaise, si ce n’est que parce qu’un téléphone ne peut pas être «intelligent», du moins pas au stade actuel du développement de nos technologies.

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