Vu: euh…

KikaisJe n’allais pas publier d’article sur cette quatrième pièce de sculpture qui occupe la vitrine où se trouvent Donald Sutherland, une chaise de Cicansky et une maison qui marche. C’est Patton qui, par son commentaire sur la maison qui marche, qui m’inspire à publier cette image de… euh… Kikais que ça s’appelle.

Kikais étiquetteL’artiste, Michael Steiner, est un sculpteur abstrait d’origine étatsunienne. La pièce semble faire partie d’une vogue de sculptures semblables qui ont, il y a un temps, envahi le collège, dans une tentative probablement futile d’unir les efforts de nos départements de soudure et d’arts plastiques. Certaines de ces pièces sont fort intéressantes. D’autres, comme celle-ci, sont franchement boaf.

Maintenant, vous avez tout vu de cette vitrine… Il faudra que je me promène un peu pour vous faire voir les exemples d’art étudiant qui ont été installés à divers endroits du collège.

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5 commentaires sur « Vu: euh… »

  1. Kikais… bon. L’œuvre a au moins un nom, car il semble que Michael Steiner soit de ceux qui négligent de baptiser leurs « bébés », lesquels se retrouvent donc dans les catalogues avec la mention « untitled ». J’ai vu plusieurs de ses productions, dont une dite « Amun » qui ressemblait à s’y méprendre à la maquette en bronze d’un rouleau de vieille moquette.

    Evidemment, je suis un peu moqueuse, c’est là le moindre de mes défaut. Et pour répondre à mon cousin, oui, le bronze peut toujours être recyclé et c’est probablement ce qui arrivera au moment où, l’artiste disparu aura encombré suffisamment de réserves de musées et d’institutions diverses et que ses héritiers n’auront que faire de ses rouleaux de moquette miniatures et autres kikais de bronze.

    Mon avis personnel est que l’art est un moyen d’expression et qu’à ce titre, il peut en disparaître la plus grande partie, de la même manière que les paroles s’envolent et que les moments magiques de nos vies, jamais immortalisés sinon dans nos souvenirs, s’évanouissent avec le temps. J’ai moi-même mis au feu la plupart de mes carnets de dessin devenus inutiles.

    Au sujet des puces et du silence de la cousine, je répondrai après mûre réflexion sur mon blog, car il arrive que le feu qui couve sous la cendre se révèle être encore capable d’enflammer la campagne. Qu’on se le tienne pour dit.

  2. Dans un autre contexte, ça pourrait avoir un certain effet… là c’est ce que certains, dont moi, appellent du «plop art»: une oeuvre d’art contemporaine, d’on ne sait trop qui (Le monsieur Steiner m’est illustrissimement inconnu), placé en un certain endroit pour on ne sait trop quelle raison…

  3. Patton, oui… ça se recycle. On l’espère effectivement. Quant à savoir pourquoi on a choisi d’exposer cette pièce à cet endroit, comme le suggère Boris, on se le demande.
    Krn, ton commentaire m’a bien fait rigoler ce matin. Merci. J’imagine assez bien qu’il ait pu produire des pièces ressemblant à de la vieille moquette. On ne peut que souhaiter que, comme tu le suggères, le temps épure ce qui sera conservé.

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