Crêpes pour un déjeuner robuste

CrêpesJe n’avais jamais, jusqu’ici, fait de crêpes épaisses (des pancakes, ou crêpes de «chantier» comme on dirait chez nous). Pardon… j’avais, dans mon enfance, préparé ces crêpes de ce genre à partir d’un mélange commercial, mais ce fut la première fois, ce matin, que je m’y suis mis à partir d’ingrédients maison. Et c’était bien meilleur! Bon… Elles n’ont pas toutes la même dimension, parce que je m’amusais à expérimenter la dimension optimale en les préparant, mais on voit ce que ça donne.

La recette vient de Cooking, par James Peterson, p. 396. J’ai ajouté le sucre et la vanille pour le goût, mais ce n’est pas nécessaire. On peut aussi intégrer au mélange des baies, des fruits secs ou des pépites de chocolat ou les saupoudrer sur la pâte après l’avoir versée dans la poêle.

Pour les préparer, on a besoin de:

  • 2 tasses (500 ml) de farine blanche tout-usage
  • 2 c. à thé (10 ml) de poudre à pâte (levure chimique en poudre)
  • ¼ c. à thé (une pincée, quoi) de sel
  • 3 œufs
  • 2 tasse (500 ml) de lait
  • 1 c à table (15 ml) de beurre fondu
  • 1 c. à table (15 ml) de sucre
  • 1 c. à thé (5 ml) d’essence de vanille

On mélange d’abord les ingrédients secs de manière à bien répartir la levure et le sel dans la farine. Ensuite, on ajoute les œufs et la moitié du lait et l’on touille. J’ai fait un puits au centre de la farine et intégré la chose lentement comme lorsque je prépare toute autre pâte. On délaie ensuite avec le reste du lait afin d’obtenir une pâte homogène. On ajoute les autres ingrédients et l’on touille bien. Comme le liquide active la levure chimique, on s’empresse ensuite de verser le mélange sur une crêpière ou une poêle bien chaude et légèrement graissée. Lorsque les bords sont secs et que le centre est couvert de bulles, on retourne.

Ça se fait très rapidement… et c’est un petit délice avec du sirop d’érable, du beurre de noisettes, ou ce que vous voudrez. Vous pouvez même préparer plusieurs crêpes, les laisser refroidir et en faire un gâteau en les «collant» les unes aux autres avec du glaçage, de la crème chantilly, des fruits frais…

Et comme d’habitude, on compte un œuf par personne et on adapte les proportions des autres ingrédients. La recette telle quelle fait assez de crêpes pour servir de repas à trois personnes ou de complément de repas à quatre ou six convives. Les crêpes peuvent se réchauffer, mais contrairement à leurs cousines plates, elles sont bien meilleures fraîchement préparées.

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16 commentaires sur « Crêpes pour un déjeuner robuste »

  1. Ah! Intéressant. Je me doutais bien que ce ne pouvait être une simple invention nord-américaine. En anglais, on distingue crepes (la chose plate) des pancakes la chose gonflée, mais en français canadien, les deux s’appellent des crêpes.
    Pour la prononciation, j’aurais dû préciser que «chantier» en patois local se prononce quelque chose comme «’hhanquié», la première syllable s’approchant du «j» espagnol et le «i» n’étant presque pas prononcé.

  2. En Gaulois courant : Y a aussi l’expression  » CLAFOUTIS  » …. pour les crépes épaisses , mais ces crépes épaisses sont toujours fourrées aux cerises ou aux pruneaux !

  3. à défaut : des  » Frisbies  » ….mais on peut s’en prendre plein la  » goule  » sur nos plages sans les avaler pour autant . :))

  4. «Étouffe-chrétien» tiens, tiens! Ça ne marche pas avec les gens d’autres religions? Et suis-je à risque, puisqu’ici, le sens du mot «chrétien» veut dire «protestant évangélique», alors que je suis catholique?
    Et que dire de l’expression étatsunienne flapjack pour décrire ces choses?

  5. Ta tentative d’attirer ici ta cousine semble avoir échoué… trop discrète? (la tentative, pas la cousine)

  6. Que nenni, Doréus, je viens régulièrement visiter cet endroit sympathique, ainsi d’ailleurs que Brainstorming où sévit mon cousin, le blogueur fou à qui parler mais qui ne répond jamais, comme une banque française dont je tairai le nom dont la particularité est de recruter ses conseillers à peine débranchés de la mamelle de leur mère.

    Pour parler de ce qu’autour de moi, en Normandie on appelle un crépiau, petite crêpe épaisse qui ressemble fort à celles-ci, on y met plutôt un trait de calva que des pommes. C’est plutôt une recette de grand-mères et elles nous racontent comment elles ont gavé leur marmaille avec ces « mate-faim » encore appelés familièrement « bourre-cochon » pendant la dernière guerre.

    Il en existe deux versions, la version salée, dans laquelle on verse la pâte sur des lardons préalablement revenus à la poêle, et la version sucrée, qu’on peut améliorer avec du chocolat fondu ou de la confiture après cuisson.

    J’ai effectivement ma propre recette de crêpe normande, que je fais avec une galette de sarrasin et une garniture de pommes cuites au cidre et à la crème, mais ceci est une autre histoire que je conterai peut-être sur « Norman dit ».

  7. Krn, je savais bien que tu te manifesterais un de ces quatre… surtout après une double provoc’! J’avais pensé faire des crêpes au bacon en versant la pâte sur du bacon dans le poêlon, mais je n’en avais pas à portée de main… d’où ces crêpes bien simples. Quant à la recette de crêpes au sarrasin, disons que je serais intéressé…

  8. Pas de souci pour la recette au sarrasin et aux pommes, je vais me procurer de quoi faire et je donnerai les détails un jour prochain.

  9. Miam! Soit dit en passant, les crêpes (appelées «galettes») au sarrasin sont aussi un classique chez les Canadiens-français.

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