Aïe!

Migraine
Représentation artistique de la migraine tirée de «Dangerous Minds». Cliquez sur l’image pour la voir sur le site original.

Il y avait quelque temps que la migraine m’avait plutôt laissé tranquille… à part quelques épisodes bien mineurs. Il y a quelques jours, mon ami Le Chimiste a affiché sur Fesse-de-Bouc un lien vers la page de laquelle sont tirées les images illustrant cet articulet. Il s’agit de représentations visuelles de ce qu’est la migraine et la douleur qu’elle provoque.

Comme pour donner raison à ces images et comme si elles avaient inspiré mon système nerveux central, la voilà de retour aujourd’hui, à tel point que j’ai dû annuler mon cours du soir… ironiquement le cours d’histoire de la santé. J’ai réussi à enseigner le cours d’histoire de la Guerre Froide cet après-midi de peine et de misère (bon, il faut dire que Margaret Thatcher me donnerait une migraine assortie d’urticaire dans mes meilleurs jours), mais je marchais assez péniblement pour retourner à mon bureau par la suite, victime de vertiges et de nausées assez désagréables. Pas question de tenter d’être cohérent pour le cours du soir. Qu’est-ce donc que je fais devant un écran? Il faut bien que je travaille… au moins, à la maison, je ne risque pas de m’effondrer ou encore de vomir devant les étudiants. Et si ça devient trop pénible, une pause assortie de minets accueillants aide à faire passer la douleur.

Autre migraineJ’ai toujours eu des maux de tête dans ma vie, même s’ils étaient auparavant plus rares et surtout pas de type migraine. En général, cela venait du stress… ou encore des efforts constants que je dois faire pour compenser mes problèmes de vision. J’ai beau porter des verres correcteurs, mon niveau d’astigmatisme est trop élevé pour être complètement rectifié. Donc, je souffre de céphalées. C’est peu de temps avoir commencé à enseigner dans le milieu universitaire que j’ai connu la migraine. La vraie. Celle qui rend pratiquement incapable de fonctionner. Je n’ai heureusement jamais vécu celle qui vous couche dans une pièce sombre, incapable de faire quoi que ce soit pendant des jours et des jours, mais il y a des moments où ce n’est pas très loin. Aujourd’hui, c’était la lumière ambiante qui était particulièrement difficile à soutenir. Lorsque je suis rentré à la maison, je me suis empressé d’enlever mes lentilles cornéennes. Cela a soulagé un peu la pression, mais pas entièrement.

Je suis donc à la maison à tenter de travailler. J’ai de la correction à terminer en cette session qui se termine bientôt. Je vous laisse sur cette vidéo qui exprime fort bien, sur le plan scientifique, ce qu’est la migraine… sauf que le présentateur est un peu trop dynamique pour moi en ce moment.

Advertisements

11 commentaires sur « Aïe! »

  1. Je ne savais pas que la serotinine pouvait être une cause des migraines. Voilà pourquoi je n’en ai pratiquement plus depuis une année: je prends des anti-depresseurs. Bon courage!

  2. C’est passé… même si ma p’tite tête est bien sensible aujourd’hui aussi. Je suis de ceux qui sont sensibles aux changements de température et de pression atmosphérique, et le printemps n’est vraiment pas très gentil avec ma p’tite tête… et le reste.

  3. J’ai eu des années durant des migraines cataméniales, tous les mois, deux à trois jours, à mourir.
    Mon fils a commencé à en avoir aussi, mais il semble que ce sont plutôt des névralgies d’Arnold. Il est allé chez un osthéopathe et cela a calmé les choses.
    Je suis de tout coeur avec toi pour ces moments abominables.

  4. Merci. C’est à peu près passé… même si j’ai passé la journée d’aujourd’hui (enfin, d’hier quand tu liras ceci) avec une douleur au cou et cette curieuse céphalée latente qui provoque parfois des étourdissements. J’ai hâte que ça passe vraiment… parce que j’ai autre chose à faire, quand même!

  5. Dynamique ? J’aurais dit « prise de tête » au sens propre, parce qu’il m’a étourdie.On se souviendra que mon talon d’Achille est plutôt le vertige. Même si ce qu’il dit n’est pas dénué d’intérêt, sa vitesse d’élocution est propre à donner le tournis.
    La médecine n’a ni trouvé l’origine, ni donné de solution pour les vertiges dont je souffrais, mais il semble que j’ai trouvé une voie intéressante, car ils se font plus rares et tant mieux.
    C’est l’application des principes décrits dans un gros pavé de 770 pages sur le lien entre l’alimentation et les maux chroniques. Même si la lecture est un peu complexe, il est extrêmement intéressant de voir que ce que mangent les poules nous affecte indirectement par l’intermédiaire de la composition chimique des œufs. D’où l’intérêt de sélectionner avec beaucoup d’attention ceux que nous achetons, ou bien… d’adopter des poules.

  6. L’alimentation et le stress sont probablement les deux facteurs décisifs. Difficile effectivement de contrôler ce que lon ingurgite à moins d’élever sa nourriture soi-même… ce pour quoi nous n’avons généralement ni les ressources, ni le temps pour y consacrer. Il y a bien quelques éleveurs locaux qui font de l’élevage bio, mais il faut les trouver!

  7. L’élevage BIO …..J’aimerais qu’on précise ce que veut dire BIO …. Quand j’étais tout jeune , on mangeait BIO …???? sans engrais chimiques …. juste avec le compost des  » cabanes au fond du jardin « ….!!! Je ne précise pas la nature de ces engrais ( fumures ) naturelles , n’est ce pas …
    Depuis je ne mange pas BIO car je me refuse de payer 30% de plus un produit étiqueté BIO sans la moindre garantie , sauf celle de me faire entuber !!… La naïveté a des limites . Ma chére Maman ne mange plus BIO depuis 1958( début de l’alimentaire industriel) , elle a 102 ans et des analyses sanguines de jeune fille …. Bien sûr , le vieillissement est inéluctable mais : Aucune allergie , aucune carence et 0% BIO dans son alimentation …. Juste un petit commentaire sur ce sujet . En fait , tout est une question de gênes . Y a les chanceux …et les autres …That’s Life .

  8. Celà dit : je reconnais que – parfois- il y a une différence de gout . Ainsi , c’est à Lagos ( Nigeria) que j’ai dégusté les poireaux les plus tendres et gouteux de toute ma vie d’Ecolosceptique …Ils poussaient sur les bords de la Lagune dans la boue au milieu des débris divers et des rats crevés ! Avec un bilan Carbone quasi nul ( si l’on excepte les émissions de gas oil de mon 4×4 fumant , vu la piétre qualité des raffineries Nigérianes …) pour les ramener à domicile . Il est vrai que ma compagne – fine cuisiniére – les lavait préalablement dans une eau fortement javellisée , ne souhaitant pas ma mort à cette époque ….:) — D’une maniére générale , les légumes y étaient tous trés savoureux , si on y survivait …. grâce à cette fumure 100 % BIO ….. Conclusion = Il faut croire aux Anticorps et à la qualité de ses Gênes 🙂

  9. J’avoue que je ne suis pas fan des aliments soi-disant «bio», surtout s’ils sont des mêmes marques qui produisent les aliments non-«bio». Ça sent trop l’arnaque, et cela a été démontré. Toutefois, lorsque je le peux, j’essaie d’encourager les producteurs locaux qui peuvent facilement démontrer leurs processus de production. Cela a l’avantage additionnel d’encourager l’économie locale plutôt que d’envoyer son argent dans les poches de multinationales. Quant à l’effet santé… il faudrait probablement que je change plus que mon alimentation pour en ressentir les effets.

  10. Où ai-je écrit bio, Pig-cousin-zéro-zéro ? J’ai dit composition chimique et ça n’a rien à voir de près où de loin avec le bio.
    Pour ne donner qu’un exemple, du point de vue de l’équilibre acido-basique, il vaut mieux manger des raviolis en boîte premier prix avec un verre d’eau qu’un homard à l’américaine avec du champagne. De même qu’il vaut mieux avoir un travail peu fatigant et pouvoir prendre des vacances que de travailler à la chaîne et de faire des travaux chez soi pendant ses congés et c’est toujours une question d’acidification de l’organisme. Le repos est alcalin, le travail tue.

    Malgré tout, les ouvriers qui travaillent dur ont tout de même une sacrée veine. Ils peuvent s’offrir la boite de raviolis premier prix et remplir leur verre au robinet (si on ne leur a pas coupé l’eau, vu la grimpette des prix dans ce domaine depuis que Véolia a mis la main sur le secteur).

    Pour en revenir aux poules, le stress générant de l’acidité, plus les poules sont zen et mieux c’est. De plus, il est prouvé qu’on retrouve dans les œufs pondus en cage des traces des anti-dépresseurs donnés aux poules pour qu’elles puissent pondre malgré leurs conditions de détention et du colorant ajouté pour que le jaune soit plus foncé.
    Bon appétit.

Les commentaires sont fermés.