Quelques joies de l’enseignement… entre deux corrections!

World War I as a Bar Fight topCette image forme l’en-tête d’un «poster» beaucoup plus long et que vous pouvez voir dans son ensemble en cliquant sur l’image elle-même. Elle provient du site QuickMeme, l’un de ces sites qui génèrent souvent ce presque pourriel à caractère soit prétendument inspirant ou mieux (et plus souvent) humoristique que l’on voit répété sur les réseaux sociaux et les blogues… Et me voilà qui fait de même en communiquant ce message. Toutefois, si j’en parle, c’est parce que ce texte m’a servi dans l’enseignement. Et dans un acte d’auto-promotion gratuit, je vous redirige vers mon blogue professionnel, où j’en parle plus longuement (en anglais).

Ceci dit, il semblerait que j’ai enfin trouvé l’inspiration et/ou le filon pour commencer à vraiment tirer profit de cet autre blogue. On verra ce que ça donnera. J’espère que cela stimulera mes neurones qui sont en mal d’une piste pour orienter mon projet de recherche naissant sur la didactique de l’histoire au premier cycle universitaire.

Et retour à la correction…

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2 commentaires sur « Quelques joies de l’enseignement… entre deux corrections! »

  1. Enseigner est une tâche difficile, je le conçois. Les étudiants ne retiennent facilement que ce qui correspond à leur logique. Le reste demande plus d’attention, plus de travail, et aussi des remises en question. Dans l’exemple illustré par la rixe entre clients d’un bar, il s’agit de ramener à quelque chose de simple (pour ne pas dire simpliste) un mécanisme en réalité extrêmement compliqué. En gros, l’explication serait que seul l’orgueil disproportionné des uns et des autres, appelé parfois patriotisme dans un excès de langage, est responsable de cette guerre.
    Le résultat est intéressant du point de vue de la méthode et si je n’avais pas fait moi même des recherches sur les origines des conflits armés, j’aurais pu dire que c’est un résumé plausible. C’est en tous cas conforme à ce que bon nombre d’étudiants ont retenu de leurs cours d’histoire et ça arrange bien nos dirigeants qui pensent que moins le peuple est informé et plus ils peuvent éternellement le manipuler.
    Le défi est donc de trouver une façon aussi ludique, mais se rapprochant plus de la vérité, pour rendre attrayante cette histoire qui est la nôtre à tous.

  2. Évidemment, il ne s’agit pas là d’un récit circonstancié des origines et du déroulement de la Grande Guerre… mais davantage d’une parabole. Si j’enseignais un cours sur l’histoire de la guerre elle-même (plutôt qu’un cours d’histoire mondiale qui s’étend de 1750 à nos jours), j’irais davantage dans les ramifications socio-politiques de la chose, qu’il faut explorer en plus grande profondeur pour comprendre à la fois les origines de ce conflit et ses conséquences.
    Ceci dit, tu touches à un aspect important du travail historique: celle de la construction d’une trame narrative parfois consensuelle, parfois conflictuelle, qui donne sens et permet d’expliquer des phénomènes qui nous sont devenus étranges sinon étrangers à cause de la distance temporelle et culturelle. Et en même temps, les mêmes dynamiques qui mènent, par exemple, à des conflits armés, ont une tendance à se répéter. Le cours inclut évidemment une longue discussion de l’impérialisme, du colonianisme, et des diverses formes de nationalisme sous-jacents à l’arrivée de la Guerre. Nous touchons aussi à l’élément humain, la réalité de l’expérience du front comme celle des civils ayant à vivre avec les conséquences de la guerre. Cela dit, vue d’un point de vue canadien, la Grande Guerre a un sens fort différent (et l’expérience qu’en a fait le pays est fort différente aussi) de ce qu’ont vécu Français, Belges, Allemands et Russes (pour ne nommer que ceux-là) sur le terrain.

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