Soupe de courge

Crème courgeC’est le temps de la cuisine-réconfort. C’est aussi la saison des courges. Vous savez, ces fruits de la famille des cucurbitacées qui apparaissent à cette époque dans les épiceries et dont personne ne semble savoir quoi faire sinon s’en servir à des fins décoratives? Oui. Celles-là. Justement, anecdote personnelle, alors que j’achetais d’autres courges ce soir et que, pour une fois, je n’étais pas seul au rayon des courges, les autres clients, un couple d’Asiatiques, me voyant prendre avec entrain trois courges Butternut (ou courge musquée) me demandent: «Mais qu’est-ce que vous en faites?» Je leur réponds: «De la soupe!» et je leur explique brièvement le procédé. C’est assez simple. Il y a en fait deux méthodes qui ne sont différentes que par le fait que l’une des options appelle à d’abord faire cuire les courges avant de les peler (ce qui est infiniment plus facile) et l’autre, à les peler avant de les faire cuire. Les deux recettes desquelles cette soupe a été inspirée sont disponibles ici et chez Julie van Rosendaal, qui m’inspire souvent des recettes simples à réaliser avec les moyens du bord… mais si savoureuses!

Les ingrédients sont semblables dans les deux recettes, seule la méthode diffère et seulement au début du processus. Je fais ici les proportions pour une courge moyenne; on ajuste au besoin (je fais généralement une recette de trois courges, ce qui me donne deux bonnes marmites, donc environ huit litres de soupe:

Soupes de courgeDonc, les ingrédients sont les suivants:

  • 1 courge musquée (courge Butternut)
  • 1 oignon en dés
  • 1 pomme, pelée, épépinée, et coupée en dés grossiers (j’ai essayé diverses variétés et on y va avec ce que l’on préfère ou ce que l’on a sous la main)
  • Un peu de beurre (pour faire revenir l’oignon et la pomme)
  • 1 litre (4 tasses) de bouillon de volaille (j’ai toujours du bouillon de poulet ou de dinde sous la main, préparé avec les restes de volaille rôtie. Le bouillon du commerce fait aussi l’affaire, préférablement sans sel ajouté)
  • 250 ml (1 tasse) de crème à battre (35%) ou de crème sûre, (mais pas celle à basse teneur en gras!)
  • 45 ml (3 c. à table) de sirop d’érable
  • Herbes et épices: Sauge, muscade, cannelle, clou de girofle, sel, poivre

Pour la première méthode (la recette du chef Guiseppe di Gennaro) est celle que j’ai préparé pendant deux ans. On commence par peler les courges pour ensuite les épépiner et les couper en dés que l’on réserve. C’est beaucoup de travail… ça ne se pèle pas facilement, ces courges-là, quand elles sont crues. J’y ai d’ailleurs laissé un économe.

Courges musquéesL’autre méthode, qui simplifie le processus au départ, exige de couper les courges longitudinalement, de les épépiner, de les arroser d’huile et de sirop d’érable (qu’il n’est pas nécessaire d’ajouter plus tard à la recette), et de les faire rôtir sur une plaque au four à 425°F (212°C) pendant 20 à 30 minutes, jusqu’à ce qu’elles soient souples mais pas tout à fait cuites. Laisser refroidir et peler, puis couper en dés. C’est nettement plus simple.

Ensuite, les deux méthodes se rejoignent: faire suer ensemble, dans le beurre, l’oignon et les pommes. Ajouter les morceaux de courge, le bouillon (préférablement chaud), la crème et les assaisonnements, puis laisser mijoter une petite demi-heure, jusqu’à ce que les morceaux de courge soient bien tendres. Passer ensuite au mélangeur et déguster! Ça se congèle à merveille et c’est un délice.

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10 commentaires sur « Soupe de courge »

  1. Dans mon jardin, je cultive différentes variétés de courges. Zéro pesticide et seulement 0.15 micro sieverts par heure de radioactivité, soit 1.5 fois la radioactivité ambiante chez moi. J’ai acheté un compteur Geiger à toutes fins utiles… Je sélectionne mes courges sur la base de deux critères : photographique et gastronomique :-). Celles de cette année seront à découvrir mercredi sur mon blog. Je n’ai encore jamais planté de Butternuts.

  2. Pas trop certain du niveau de radioactivité ici… et de plus mes courges ont grandi quelque part ailleurs en Alberta (celles qui sont disponibles au supermarché en cette saison). À d’autres moments de l’année, elles viennent du Mexique. Je redécouvre le plaisir des courges cette année; pour la première fois, j’ai fait cuire de la courge spaghetti et je me demande pourquoi j’ai attendu aussi longtemps avant d’essayer!

  3. Olivier ! Ou peut on acheter un compteur Geiger ? et combien ça coute ? car j’ai acheté un FUJI X 100 aprés Fukushima et mangé des girolles d’Ukraine …et je suis fluorescent la nuit ! Sérieux , j’ai envie de mesurer ça 🙂

  4. J’ai un petit modèle Radex RD1212 acheté chez Amazon. J’ai mesuré les trompettes ramassées dans ma région, elles sont moins radioactives que mes potirons :-).

  5. Merci Olivier ! ça faisait longtemps que je voulais m’acheter ce genre de testeur que je croyais réservé aux spécialistes du nucléaire .NB: l’histoire de mon Fuji X 1OO fabriqué dans la région de Fukushima irradiée aprés le Tsunami n’est pas une blague . Depuis le nuage de Tchernobyl qui s’était arrété juste à la frontiére Française ( selon nos éminents experts …) J’ai des doutes …….. ;-(

  6. 0,09 micro sieverts/ heure ….:-D RAS !!!! C’est moins radioactif qu’en Bourgogne , Olivier ;))

  7. A propos de courges ou affiliées : Connaissez vous le Pâtisson ? Un vrai régal cuit et servi en vinaigrette ! Ici , en Picardie ça se consomme … enfin ! …pour les connaisseurs 🙂

  8. La couleur m’a étonnée. Je fais parfois du potage avec de la courge butternut. Il est vrai que j’y mets une carotte, en plus de l’oignon (et pas de sirop d’érable, courge, carotte et oignon en eux-même sont déjà un peu sucrés) et j’obtiens une couleur carrément orangée, même après ajout de la crème. J’y ajoute aussi généreusement du persil haché, pour faire joli et faire le plein de petites vitamines pour l’hiver.

  9. Krn, pour la couleur de la courge, ça varie beaucoup par ici, selon les variétés que l’on semble retrouver en épicerie. Leur chair varie d’une couleur semblable à celle du beurre (qui donne ce que l’on peut voir sur ma photo) à une s’approchant de l’abricot mûr. Évidemment, j’ai déjà pensé y ajouter des carottes qui donneraient une couleur franchement plus orange.
    Quant à l’ajout de sirop d’érable, il s’agit bien là d’être fidèle à mes origines…

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