Enfin!

Carolyn Bennett, Ministre des affaires autochtones et du nord du Canada. Photo: Loey Felipe (ONU). Cliquez sur l'image pour accéder au site original.
Carolyn Bennett, Ministre des affaires autochtones et du nord du Canada. Photo: Loey Felipe (ONU). Cliquez sur l’image pour accéder au site original.

L’une des promesses électorales des Libéraux de Justin Trudeau (élus en octobre dernier, pour ceux qui n’auraient pas suivi l’actualité que ce blogue n’a pas couvert à ce moment) a enfin été réalisée. Le gouvernement canadien adopte enfin sans restriction la Déclaration des Nations-Unies sur les droits des Peuples Autochtones. Celle-ci a été adoptée en 2007, mais à l’époque, le Canada, les États-Unis, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, tous des pays aux passés et présents coloniaux, avaient refusé d’entériner la Déclaration. Le Canada avait finalement apposé sa signature sur le document en 2010, en soulignant toutefois que le document ne devait servir qu’à établir des principes généraux, n’ayant donc aucune force législative.

En pratique, ce que cela veut dire reste à être mis à l’épreuve législative et judiciaire, mais en affirmant la nouvelle position du gouvernement canadien à l’ONU aujourd’hui, la ministre des affaires autochtones affirmait que cela voudrait dire l’application intérale de la section 35 de la Loi constitutionnelle de 1982 qui stipule:

Const 1982 Art 35
L’adoption sans réserve de la Déclaration de l’ONU oblige également le gouvernement à consulter les communautés autochtones de manière significative afin d’obtenir leur consentement en matière législative, ainsi qu’en ce qui concerne le développement des ressources du territoire. Cela amorce un changement fondamental et répond également au quatre-vingt-douzième «appel à l’action» de la Commission de Vérité et Réconciliation du Canada, dont le rapport final a été présenté en décembre dernier. L’avenir nous dira jusqu’à quel point ce geste à priori symbolique deviendra une réalité. Cependant, il s’agit d’un geste significatif en vue de la réconciliation et on peut espérer.

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