Crossiron Mills

Crossiron1J’ai déjà parlé du centre d’achats pour lequel l’Alberta est connue de par le monde depuis les années 1980 et qui se trouve dans la capitale. Ce centre d’achats fut pendant longtemps le plus grand de la planète. Bien que situé dans un milieu urbain (ou, disons de banlieue), celui-ci se veut un monde en soi, incluant plusieurs centaines de magasins, mais aussi des attractions touristiques, une piscine à vagues, une patinoire intérieure, un hôtel, et même un parc d’attractions avec des manèges. On y trouve un peu de tout.

Calgary, pourtant une ville prospère, n’avait pas de centre comparable jusqu’à tout récemment. Et pourtant, la ville s’enorgueillit de posséder le premier (ou le seul) exemplaire de quelques chaînes prestigieuses, surtout au centre d’achats Chinook, dans le sud de la ville.

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Photo tirée du site du centre d’achats Crossiron Mills. Cliquez sur l’image pour accéder au site original.

C’était avant l’ouverture, au début de la décennie, du centre d’achats Crossiron Mills, juste au nord de Calgary, près du hameau de Balzac. La construction de cet immense mail de 674 acres d’étendue a entre autres requis l’acquisition de droits d’approvisionnement en eau du bassin versant de la rivière Red Deer. Ce centre d’achats intérieur n’est en fait que la portion la plus visible d’un développement commercial qui comprend un mail, mais aussi plusieurs autres commerces de grande surface aux alentours, qui occupent l’espace de deux «sections» entières (soit deux milles carrés).

Crossiron3 Sur cette photo satellite tirée de Google, on peut voir le mail à gauche, près de l’autoroute 2, puis une série de terrains en développement qui s’étalent à l’est, incluant une piste de course de chevaux et un casino et d’autres commerces.

Crossiron2Nous nous arrêtons assez souvent à cet endroit, particulièrement en hiver, lorsqu’il n’y a pas vraiment d’autres endroits où marcher pour digérer un souper. Ce n’est toutefois pas mon centre d’achats préféré, puisqu’on y trouve surtout des commerces de vêtements sans grand intérêt. Il y a quand même une grande librairie d’une chaîne canadienne connue. L’intérieur a été pensé, pour que les clients s’y retrouvent, en six neighbourhoods (quartiers) thématiques, qui déterminent le décor: sports, ressources, fossiles, mode, sports, ranch, et divertissement. Je trouve intéressant que l’on ait cherché à créer un environnement d’inspiration urbaine (photo d’en-tête) dans la section «divertissement» alors que rien n’est moins urbain que cet espace artificiel planté en pleine campagne.

Jusqu’ici, donc, cet «attrait» n’est qu’un centre commercial bien ordinaire, sans grand intérêt et dont l’accès, aux temps d’affluence, est particulièrement pénible puisqu’il n’y a qu’une route pour y accéder en venant du nord (deux en venant du sud) et que celle-ci peut devenir très congestionnée. J’ignore ce qu’il deviendra avec le temps, mais j’ai peu d’espoir que sa croissance amènera un regain d’options de magasinage intéressantes.

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