Enfin!

La première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, annonçant la nouvelle.

Vingt-cinq ans. Trois essais. Un fructueux.

C’est le temps que cela aura pris au collège de Red Deer pour recevoir, du gouvernement provincial, le droit d’offrir des programmes universitaires autonomes. L’annonce en a été faite cet après-midi — dans un auditorium bondé — par la première ministre, accompagnée du ministre de l’Éducation supérieure, des deux députées provinciales locales, ainsi que d’un nombre considérable de dignitaires locaux.

Cette annonce survient après que le collège régional de Grande-Prairie et ACAD (Alberta College of Art and Design, à Calgary) ont reçu le même privilège.

Concrètement, ce que cela voudra dire reste à déterminer, mais nous pourrons désormais offrir des cours et programmes autonomes. Présentement, nos programmes universitaires sont offerts en collaboration avec d’autres institutions universitaires de la province et donc chaque cours doit être approuvé par toutes les autres institutions.

Ça valait bien la peine de réveiller le blogue pour parler de cette grande nouvelle!

Demain, il y a une réunion générale du personnel pour préciser la forme que prendra la mise en place de ces programmes.

On en parle ici et .

Oh! Et c’est aussi le début du mois de la francophonie, proclamé et reconnu aujourd’hui officiellement par le gouvernement albertain.

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2 commentaires sur « Enfin! »

  1. En France, chaque université a ses propres programmes, mais qui doivent être validés tous les 4 ou 5 ans par le ministère de l’éducation supérieure avec une procédure particulièrement lourde qui dure près d’une année, avec plusieurs aller et retour des dossiers entre différents conseils et commissions.

  2. Ici aussi, il existe un organisme provincial (l’éducation est de juridiction provinciale au Canada) qui s’appelle Campus Alberta Quality Council dans notre cas. C’est un organisme chapeauté par le gouvernement provincial qui coordonne l’offre de programmes et en assure la qualité selon des standards définis en collaboration avec d’autres organismes semblables d’autres provinces ou, dans le cas de professions règlementées (en santé, par exemple), en partenariat avec les organismes règlementaires. Les prochaines années seront donc passées à faire avaliser nos programmes par CAQC, en plus de continuer à nous assurer que tous les cours peuvent être reconnus par les autres institutions d’enseignement postsecondaire dans la province. Le plus gros changement pour nous sera la possibilité de créer des cours uniques sans toujours devoir les « vendre » à d’autres institutions pour en assurer le transfert. J’espère aussi un jour pouvoir enseigner au-delà de la deuxième année du cours universitaire (qui en compte quatre).

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