«Tourtière» végétarienne

Que fait-on au temps des Fêtes lorsque des non-carnivores se pointent le nez? Trop souvent, nos tablées des Fêtes de fin d’année font la part belle aux protéines animales, mais les végétarien(ne)s doivent se contenter de la salade et des pommes de terre…

Nous avons quelques amis végétariens et cela m’a amené, avec les années, à apprendre certaines techniques et à improviser des adaptations aux recettes que je prépare souvent, dont, ici, la tourtière. Celle-ci fut un succès particulier, si bien que je voulais noter la recette ici, surtout pour ne pas l’oublier.

J’ai aussi utilisé une nouvelle recette de pâte à tarte (que l’on trouve ici) en réduisant la quantité de sucre à 1 cuiller à thé (5 ml). La garniture (pour une tourtière de 8 pouces (20 cm) de diamètre est donc composée de:

Une vingtaine de champignons de Paris moyens débités en morceaux (on pourrait évidemment utiliser une combinaison de champignons divers pour varier les saveurs.

  • Un demi-oignon haché fin
  • Une gousse d’ail (ou plus, au goût)
  • Une cuiller à thé de beurre (environ) avec une touche d’huile végétale
  • Une lampée de jus de citron
  • Une tasse (250 ml) de pois chiches cuits
  • Assaisonnements au choix (du cumin, du sel, du poivre et du piri-piri dans mon cas)
  • Un demi-paquet (125 grammes) de tofu coupé en dés d’environ un demi-centimètre
  • Un reste de pommes de terres et de carottes rissolées

Comme on peut le voir par la liste des ingrédients, il y avait là une certaine dose d’improvisation, mais je cherchais à ce que cela soit goûtu. On pourrait évidemment modifier la chose; entre autres, j’y ajouterais des morceaux de noix rôties pour la texture et pour le goût, mais mon cher et tendre ne peut présentement pas en manger, appareil orthodontique oblige.

Donc, dans une grande poêle on fait revenir à feu vif dans un peu de beurre et d’huile (pour éviter que le beurre brunisse), les champignons, l’ail et l’oignon. À mi-cuisson, on assaisonne de cumin. En fin de cuisson, lorsque les champignons sont bien dorés, on ajoute les pois chiches et on arrose de jus de citron. Comme je préparais deux tourtières, j’ai répété l’opération deux fois; il importe de ne pas remplir la poêle lorsque l’on fait revenir des champignons, sinon ceux-ci vont bouillir dans leur jus plutôt que de dorer. Laisser chambrer les champignons dans un bol, puis les déposer dans le bol du robot culinaire.

Sans rincer la poêle, verser une lampée d’huile et y faire revenir le tofu à feu moyen-vif, jusqu’à ce qu’il prenne une belle couleur dorée. Ajouter aux champignons dans le robot culinaire. J’avais un reste de pommes de terre et de carottes rissolées d’un repas précédent que j’ai aussi ajoutées. Celles-ci ont contribué à la consistance du pâté en plus de donner un petit goût sucré (les carottes). Assaisonner de sel, poivre, et piri-piri. Pulser à quelques reprises (il importe que le mélange soit grumeleux et ne devienne pas une pâte lisse). Garnir une abaisse de pâte et recouvrir d’une autre abaisse. Enfourner dans un four préchauffé à 350° F (175°C) pendant 30 à 40 minutes, jusqu’à ce que la croûte soit dorée. Servir bien chaud et napper d’une béchamel au lait (ou d’une autre sauce de son choix).

Un délice, je vous dis!

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Adieu Daphné. Bienvenue, Edna!

On se souviendra que, en 2015, Volkswagen est entré dans une crise liée à certains modèles de moteurs diésel. Notre Clio, une Golf TDI 2011 était concernée. À l’été 2016, en attendant que la chose se règle, nous nous étions procuré un Tiguan que nous avions prénommé Daphné. Cela nous avait amené à faire certaines concessions, mais en même temps de gagner quelque peu en espace de rangement et toussa…

Ceci dit, bien que Daphné remplissait fort honnêtement son office, elle avait quelques caractéristiques qui ne nous plaisaient pas entièrement. Entre autres, l’espace de chargement n’était pas tout-à-fait suffisant, sa consommation d’essence (du super, s’il vous plaît!) pouvait porter sur le pantagruélique, surtout en comparaison de notre diésel précédente et son moteur deux-litres aurait pu être un peu plus performant, ce qu’une transmission automatique n’aidait pas. Par contre, nous avons appris à apprécier d’avoir quatre roues motrices sur nos belles routes glacées en hiver (avec les pneus d’hiver aussi, bien entendu). Aussi, lorsque, à la mi-novembre, j’ai reçu par surprise un de ces appels que font les concessionnaires pour nous enfirouaper en nous encourageant à changer de véhicule à tout bout de champ, je ne leur ai pas directement raccroché au nez. J’ai plutôt pris rendez-vous pour le lendemain en demandant d’essayer une Golf SportWagen manuelle.

Bon… Pour faire une longue histoire courte, autant Oyaté que moi avons été séduits par le comportement routier de la SportWagen. Cependant, pour obtenir les options que nous aurions voulu sur un véhicule entièrement neuf, notre vendeur nous a offert un modèle très légèrement usagé d’une autre version de la Golf dont je n’osais pas rêver: une Alltrack. Il s’agit en fait d’une SportWagen légèrement relevée et munie d’une traction intégrale. J’en rêvais en fait depuis la sortie du modèle en 2017, mais le prix était quelque peut rédhibitif. Cependant, ce modèle très légèrement usagé (un peu plus de 7000 km au compteur) devenait abordable. Bon, ce n’est pas la couleur que j’aurais voulue, mais je peux me faire au noir. Surtout, Edna (c’est son nom) est dotée de ceci:

Enfin! Retour au contrôle! J’étais un peu rouillé, mais ça revient vite. L’intérieur est presque luxueux… et surtout le coffre immense. J’apprécie aussi particulièrement ses phares au xénon (c’est la première fois que je me sens en confiance la nuit) dont le faisceau tourne selon la direction du volant.

Nous avons également pu transférer le système de haut-parleurs à basses fréquences qu’Oyaté avait fait installer à bord de Daphné sans frais. Puisque nous étions chez l’installateur, nous l’avons aussi équipée, comme nous voulions le faire pour Daphné mais ne l’avions finalement jamais fait, d’une caméra de tableau de bord (dashcam). La chose nous est apparue essentielle suite à un accident arrivé à Clio à Edmonton en 2015 et où la caméra aurait pu éviter des débats et discussions avec nos assureurs. Il n’est pas impossible que certaines vidéos des idioties qui se produisent régulièrement sur les routes albertaines aboutissent ici…

Le plaisir de la conduite est tel qu’Oyaté n’arrête pas de dire que nous avons besoin de faire un long road trip durant l’année! Nous avons pu l’essayer, chaussée de ses tout nouveaux pneus à neige, dans des conditions moins qu’optimales il y a quelques jours pour aller chercher, au beau milieu d’une tempête de neige, un chiot pour notre nièce chez un éleveur perdu dans la campagne albertaine. Edna s’est comportée à merveille! Et Bones est arrivée à destination sans encombre.