A propos Doréus

Historien, prof, amoureux de la bonne chère, mais surtout de mon Oyaté... Être gai, francophone et socialiste en Alberta, ce n'est pas toujours très drôle, mais il y a tant de beautés à découvrir! Comme je préfère l'émerveillement aux plaintes, ce blogue parle d'à peu près tout sauf de politique.

Toute bonne chose a une fin

Décoration chambre juillet 2015Évidemment, c’est le mois d’août. Cela signifie, on ne sera pas surpris de l’apprendre, que les vacances achèvent et que l’on s’apprête à reprendre le collier. Pour ma part, ça fait déjà deux semaines que je passe pas mal de temps à préparer mes plans de cours, les sites qui leur sont associés… et donc je suis en transition «tranquille» vers le début des cours. Je termine aussi la rédaction d’un compte rendu que je devais rédiger… en 2012. J’ai quand même pris du repos, passé plusieurs journées à ne pas même allumer un ordinateur et à lire.

Je n’ai toutefois pas réussi à repeindre la clôture, qui en a bien besoin. On va essayer de faire ça avant l’automne. Les projets de rénovation ont été très modestes au cours de l’été; j’ai donné un coup de main à un ami qui rénovait sa salle de bains et qui avait besoin de quelqu’un pour la repeindre.

Nous avons toutefois acquis, au cours de nos quelques excursions du mois de juillet, de nouvelles images qui ont trouvé place sur les murs de notre chambre. Au début du mois, nous étions à Vancouver (puis à Kelowna). Nous avons rapporté quelques reproductions d’art autochtone de la Côte Ouest qui nous représentent chacun. Et puis, lors de la foire à Edmonton (où nous avons connu une mésaventure), nous avons rencontré quelques artisans, dont l’art a séduit Oyaté. Nous avons donc dorénavant de l’art autochtone représentant quatre régions culturelles différentes… ce qui ne représente surtout pas l’ensemble de la production artistique autochtone canadienne.

Oh! Et je me prépare à vivre ma dernière rencontre du conseil d’administration de l’ACFA en fin de semaine. Quatre ans, ça passe vite! Cependant, j’ai décidé de ne pas me représenter, parce que j’ai vraiment d’autres chats à fouetter et que je dois prendre un peu de repos de l’engagement dans la communauté francophone pour le moment.

Le p’tit nouveau

Loki boîte Bonjour! C’est moi, le p’tit nouveau de la maisonnée, arrivé le 15 juin dernier. Il paraît que je n’étais pas prévu au programme et que ce n’est que parce que mes nouveaux esclaves humains passaient par hasard dans la boutique de produits pour animaux où l’on m’avait amené que je me trouve aujourd’hui à régner sur un empire qui comprend quatre autres félins et deux humains. Bon. J’essaie de régner, là, parce qu’il y a bien le gros Rusty (Odin?) qui m’a remis à ma place à quelques reprises… puis le petit Edgar (Thor?) qui le seconde… les deux autres ne semblent pas trop savoir quoi faire de moi jusqu’à présent: on se feule quand on se rencontre. Ils sont gros mais ils n’ont pas l’air bien méchants. Ce sont aussi des jumeaux… si j’arrive à les contrôler, peut-être que j’aurai enfin le contrôle sur toute la maisonnée?

Me voilà en train de tenter de téter une peluche… il paraîtrait que l’on m’a retiré à l’attention de ma mère un peu trop tôt. Ça explique peut-être aussi pourquoi je suis aussi attiré par les humains de la maisonnée et moins par les autres chats. Il faut dire que j’ai eu une jeunesse rocambolesque. Après m’avoir trouvé abandonné sur la rue, on a d’abord pensé que j’étais une fille et ce n’est que lorsqu’on m’a envoyé chez le vétérinaire pour me faire enlever mes organes reproducteurs qu’on s’est rendu compte que j’étais un petit garçon à qui on avait déjà enlevé lesdits organes. J’avais donc deux noms: un féminin et l’autre masculin… Tout aussi disgracieux l’un que l’autre, d’ailleurs.

Lorsque j’ai été adopté, quelqu’un avait eu la «brillante» idée de m’affubler d’un morceau de tissu autour du cou, d’où le fait que ma belle fourrure était plutôt usée, comme on peut le deviner sur la photo du haut. Ça repousse lentement.

Il ne me reste plus qu’à faire la paix avec les jumeaux… mais auparavant, une petite sieste s’impose.

Loki dort Je suis juste trop adorable…

Amélanches!

AmélanchesPour vous faire patienter (vous avez pu deviner que les deux derniers articles sont en lien l’un avec l’autre), je dois vous dire que je n’ai pas chômé (faînéanté un peu, peut-être, flemmardé à l’occasion, mais pas chômé) depuis notre retour de Vancouver le 15 juillet. D’abord, il y avait les deux amélanchiers du jardin qui étaient couverts de fruits. Il fallait s’y mettre avant que les oiseaux raflent tout.

Amélanches sur balance Le résultat de la première récolte (j’en ai cueilli un autre kilo environ depuis), une fois les fruits bien lavés. Le poids n’inclut évidemment pas celui du récipient: c’est donc 1,607 kg de fruits. J’en ai tiré deux tartes et demie (plus une tarte et demie préparée à partir d’une confiture de bleuets que j’avais réservée au congélateur).

Et comme nous avons eu un printemps extrêmement sec et ensoleillé, les fruits sont particulièrement sucrés cette année. Les fleurs que l’on trouvait sur les arbustes au printemps annonçaient une récolte généreuse. Cela ne fut pas démenti.

J’irai peut-être faire un tour chez mon producteur habituel pour en chercher davantage afin de compléter ma modeste récolte… j’attends de savoir ce que ma belle-mère a pensé de cet essai!

Je ne sais pas trop quoi en penser…

Gougueule a décidé de rendre disponible à ses usagers certaines des données géographiques que cette firme collecte via, bien sûr, la géolocalisation des appareils connectés, principalement les ordiphones, que possèdent ses usagers. Quelque part, c’est amusant: on peut retourner dans le temps (jusque quelque part fin 2013) et retracer ses pas… C’est aussi, comment dire, quelque peu inquiétant: on se sent presque traqué.

Google Map July 11 2015La photo ci-haut représente ce que Gougeueule a retenu de mes déplacements à Vancouver le samedi 11 juillet dernier, après la fin de la session de formation d’une semaine que j’ai suivie au Museum of Vancouver dans le cadre du Historical Thinking Institute. C’était d’ailleurs la raison de ma présence à Vancouver.

On peut donc voir, sur cette carte (et sur l’itinéraire qui apparaissait à gauche de la carte mais que je n’ai pas inclus dans l’illustration) que j’ai passé la matinée à l’Université de la Colombie Britannique (où nous présentions nos travaux de fin de cours), puis que je suis revenu à l’appartement que je louais avec W près de Kitsilano, avant d’aller dîner avec lui (ça, Google ne le saurait qu’en combinant nos deux télémétries) chez Max’s Deli et de visiter ensemble l’exposition sur c̓əsnaʔəm au centre culturel Musqueam. Par la suite, nous avons fait un peu de tourisme dans Gastown, puis sur l’île Granville, où nous avons acheté quelques souvenirs et accessoires qui serviront à l’enseignement. Nous avons ensuite pris le chemin de Vancouver-Nord pour y souper, et enfin revenir à notre condo loué.

Un outil amusant permettant de me remémorer ce que j’ai fait un certain jour? De quoi me permettre de prouver à mon employeur que j’emploie «bien» le temps qui m’est imparti pour mon développement professionnel? Ou un moyen de filature un peu inquiétante?

C’est tellement précis que, si on zoome au plus près, on peut voir son propre parcours à l’intérieur d’un centre d’achats. Dans l’itinéraire, les lieux apparemment visités apparaissent et Gougeueule nous invite à confirmer (ou à changer) ces lieux… de quoi nous apporter de la publicité de plus en plus ciblée, quoi (car on sait tous que c’est la source principale de profit de cette entreprise qui offre ses services «gratuitement». Il est bon de se rappeler que lorsqu’un service est offert à titre gracieux, ça veut tout simplement dire que le produit est son utilisateur et non l’inverse. Évidemment, ça marche par points de repère, et la route pour se rendre d’un endroit à l’autre est souvent un peu approximative (surtout si elle est parcourue un peu rapidement, en voiture, par exemple), mais c’est quand même impressionnant.

Quant à la collecte de données, elle est évidemment automatique. On peut choisir de ne pas les voir, mais il est impossible d’empêcher Gougueule de les recueillir. Cette nouvelle fonctionnalité permettant aux usagers de voir ce qui a été recueilli est, en quelque sorte, un effort de transparence… mais qui en révèle des tonnes sur les données qui sont recueillies sur nous par les outils technologiques que nous utilisons.

Pour en savoir davantage: Consulter et gérer son historique Google Maps et l‘article de Radio Canada qui m’a appris l’existence de cette nouvelle fonction (lu, évidemment, sur mon ordiphone).