La saison des orages

ÉlagueurCet après-midi, pendant que je m’affairais au jardin, nos voisins de l’autre côté de la ruelle avaient la visite d’une équipe d’élagueurs, qui enlevait l’immense arbre qui se trouvait au centre de leur cour arrière. Je parle bien à l’imparfait, car cet arbre, qui avait deux troncs principaux divisés près du sol, s’est à moitié effondré hier soir, démolissant la clôture séparant cette propriété et celle à l’est. Je n’ai pas eu la présence d’esprit de photographier l’arbre écrasé, mais j’ai pris ce petit cliché de l’un des ouvriers qui achevait l’ouvrage.

Nuages orageHier soir, c’est ça qui nous est arrivé au-dessus de la tête. Pas un orage particulièrement fort ou prolongé, mais qui semble avoir provoqué des nuages en entonnoir dans la région. Pas de tornade ou de grêle ici, mais beaucoup de pluie et des vents assez forts… d’où un arbre en moins.

South Edmonton Common

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Crédit photo: Google Maps. Cliquez sur l’image pour accéder au site.

Il y a peu, je vous parlais d’un centre commercial au nord de Calgary qui ne m’inspire pas grand-chose… en voici un autre, semblable tout en étant différent, dans le sud d’Edmonton. Il s’agit encore une fois d’un outlet mall (je n’arrive pas à trouver de traduction), soit un centre d’achats où l’on trouve supposément des articles de qualité à prix réduits. Mon expérience est que les prix sont rarement vraiment réduits de façon substantielle et qu’il s’agit surtout de magasins spécialisés de grandes marques. voici quelques exemples de ce centre d’achats différent de celui de Calgary en ce qu’il n’y a pas de mail intérieur et qu’on trouve surtout de l’asphalte. On peut se promener à pied (par beau temps) mais la plupart des gens prennent leur véhicule pour se rendre d’un commerce à l’autre sur le site… ce qui se comprend, étant donné l’étendue massive du site (320 acres) et son aménagement qui n’incite nullement à la promenade.

SEC2Commençons par le commerce où je me retrouve le plus souvent lorsque nous nous y rendons. Il s’agit d’une librairie d’une chaîne bien connue au Canada. Cette succursale n’est ni particulièrement bien fournie ni médiocre; quelque part entre les deux. J’y trouve assez souvent de la nourriture intellectuelle.

SEC4Près de la librairie, j’ai pris cette photo d’un des panneaux signalétiques qui tentent de rendre l’espace un peu plus agréable pour les piétons… ou de donner l’impression qu’il s’agit là d’un aménagement véritablement urbain. Le triomphe du trompe-l’œil, quoi.

SEC3Comme on peut le voir, le centre est composé de ces blocs de commerces entourés de terrains de stationnement. Là où le bât blesse lorsqu’on est à pattes, c’est de se rendre d’un bloc à l’autre.

SEC1Prise d’à peu près le même endroit que la photo précédente, celle-ci montre les commerces en arc de cercle qui forment l’autre bout du stationnement.

SEC5Depuis peu, devant le cinéma et juste au sud de la librairie, on peut voir un chantier de construction destiné à abriter des restaurants, question à retenir, entre autres, les clients du cinéma plus longtemps sur le site. Il y a déjà plusieurs autres restaurants autour, mais il semblerait qu’un centre d’achats à ciel ouvert n’a pas le potentiel de rétention qu’un mail fermé, où l’on peut vagabonder pendant des heures et perdre la notion du temps. Il fallait donc «humaniser» l’expérience pour retenir la clientèle, je suppose.

SEC6Le mégaplex en question, qui projette le pire et le moins pire d’Hollywood. N’allez pas espérer même une salle qui projetterait du cinéma de répertoire. À ce sujet, l’Alberta est très mal servie.

SEC7Au sud du cinéma, une autre enfilade de commerces. On a quand même cherché à ne pas faire une longue boîte; les blocs géométriques de couleurs tentent de briser la monotonie de l’architecture de cette grande boîte à marchandise. Aussi, une tour sert de repère.

SEC8Dans cette enfilade, une pizzeria et un café d’inspiration italiennes, avec chacun leur petite terrasse enfermée par des brise-vents. Rien pour créer une atmosphère conviviale, malgré l’intention.

SEC9Parlant brise-vents, ces peupliers ont été plantés un peu partout, mais trop près les uns des autres et sans espace suffisant pour que la pluie alimente les racines. Ils ne survivront pas longtemps et il y a fort à parier qu’une fois morts, ils ne seront pas remplacés.

SEC10Au milieu de cette architecture homogène, les restaurants (de chaînes, s’entend) adoptent une signature architecturale différente… question d’offrir un repère visuel?

SEC11Ici, l’intersection de la 99e Rue et de deux voies d’accès aux stationnements. On remarquera qu’il n’y a aucun passage clouté et encore moins de feux de circulation. Les piétons doivent techniquement traverser aux intersections prévues à cet effet, sinon ils s’exposent à une contravention (voir l’article 59(1) du document en lien). Il y a près de 500 mètres entre les deux intersections où se trouvent des feux… il faut donc illégalement traverser la chaussée où il y a quatre voies de circulation, parfois fort occupées.

SEC14Ceci dit, il y a quelques arrêts d’autobus dans le coin…

SEC12SEC13De l’autre côté de la 99e Rue, ce sont d’autres commerces, cette fois de plus grande taille, qui attendent. Ils font dos au chemin de fer, de l’autre côté duquel on trouve la trè grande surface du géant suédois du meuble en kit.

SEC15Le futur centre d’alimentation et de diverstissement, vu de ce qui sera vraisemblablement sa façade.

SEC16Et au nord de la section parcourue, d’autres commerces de moyenne surface.

SEC17Et des commerces de plus grande surface, toujours entourés de stationnements.

SEC18À divers endroits, on trouve ces enseignes qui permettent de repérer les commerces des rues permettant l’accès aux stationnements.

SECGoogleZoomJe n’ai pas parcouru l’ensemble du site, mais plutôt fait le tour d’une section dans sa partie sud-est. Sur la carte, mon parcours approximatif est marqué en jaune. En rouge, on trouve le site du bâtiment en construction. Verdict: malgré l’attrait que présente ce centre commercial pour mon cher et tendre (il aime certains des magasins d’équipement et de vêtements de sport), je n’ai pour ma part aucun intérêt à y magasiner.

Plate-bande: ça continue!

PB2016Il y a quelques jours commençait un nouveau projet d’aménagement paysager: l’ouverture, devant la maison, d’une nouvelle plate-bande. En une soirée, Oyaté et moi avons dégagé deux cercles (de six et huit pieds de diamètre respectivement) liés par un «pont» en arc de cercle entre les deux. Il restait à finaliser l’aménagement en ajoutant du terreau et de la mousse de tourbe, ainsi qu’une bordure de plastique (je n’ai pas les moyens de mieux) pour en bien délimiter le pourtour. Comme il n’a pas plu pendant plusieurs jours, la terre était bien sèche et facile à déplacer.

PB2016-1Il fallait creuser le pourtour et, ce faisant, mélanger le nouveau terreau à la terre (d’excellente qualité) originale.

PB2016-2Ceci fait, il fallait ensuite insérer le pourtour de plastique, fixé à intervalles dans le sol par des clous, puis à remblayer. Encore une fois, j’ai eu droit à l’aide généreuse d’Oyaté pour ce travail physique.

PB2016-3Plus tôt dans la journée, j’étais allé me procurer les plants principaux des vivaces qui serviront de points d’ancrage visuel pour la plate-bande (le reste serait rempli par des vivaces transplantées d’ailleurs dans le jardin et, pour cette année, d’annuelles).

PB2016-4Et une première étape complétée. Il suffisait ensuite d’arroser copieusement. Très copieusement, car, comme je le disais plus haut, le sol était un peu sec.

Fournisseur

ParklandImpossible de ne pas toucher mot ici de ma pépinière (ou centre-jardin) préférée dans le coin: Parkland Nurseries and Garden Centre. Bien que plusieurs magasins et quincailleries à grande surface ouvrent des centres-jardins le printemps venu, la plupart sont plutôt utiles pour se procurer des fleurs annuelles à petit prix que pour la compétence de leur personnel (souvent saisonnier lui aussi) ou même la qualité de leurs plants (fort variables). De plus, quand on s’adresse à une grande surface, aucune garantie n’est fournie sur les plantes vivaces. L’expertise du personnel varie également beaucoup. Ceci dit, il m’arrive d’aller dans ces grandes surfaces pour m’y procurer l’équipement «dur» nécessaire à l’aménagement (des bordures et des outils, par exemple). Mais en ce qui concerne les plantes, je préfère me rendre à la pépinière.

Parkland1Cette pépinière se trouve à peine à l’extérieur des limites municipales de Red Deer, à quelques minutes de route de chez nous. C’est un site mi-campagne, mi-urbain, entouré de développements domiciliaires de luxe.

Parkland2On y trouve des plantes et des arbustes locaux, mais aussi beaucoup de plantes provenant de fournisseurs extérieurs. Il y a une excellente sélection de plantes vivaces (les rosiers sont au premier plan ici), ainsi qu’une abondance de plantes potagères, de semences, et, bien entendu, d’annuelles à prix raisonnable. Les conseils qu’on peut y obtenir sont fournis par du personnel spécialisé et expérimenté. Bref, c’est toujours un plaisir de m’y retrouver, même si mon portefeuille en ressort rarement indemne.

Joyeux anniversaire!

Loki boîteJ’aurais dû publier ce message hier… mais j’ai plutôt parlé fleurs. Voici un an, le 15 juin 2015, cette nouvelle boule de poils à la bouille absolument charmante faisait son arrivée chez nous.

Loki2Depuis, il a pris ses marques et littéralement repris du poil de la bête. Nous ne savons pas quand son véritable anniversaire de naissance est donc, comme pour S.M. la Reine, nous «observons» son anniversaire à la date de son arrivée chez nous. Il avait supposément environ deux ans à son adoption, ce qui lui en donne maintenant trois (officiellement du moins; notre vétérinaire pense qu’il pourrait être un peu plus âgé).

Parce qu’on n’en a jamais assez

PB NettoyéeHier, je parlais d’un espace que nous venons de dégager pour une nouvelle plate-bande devant la maison. Cependant, le jardinage, on le sait, est une tâche qui n’a pas de fin. Lorsque j’ai emménagé à cette adresse, il y avait à l’endroit de ces hostas et muguets, un genévrier rampant qui, avec les années, était de moins en moins en forme. Il y a deux ans (je pense), je l’ai donc arraché, ce qui ne fut pas une sinécure; ça a de bonnes racines, ces plantes-là… même malades. En lieu et place, j’ai transplanté ces trois hostas, qui étaient à l’étroit là où je les avais originalement plantés, et des muguets, qui fleurissent à profusion sur le côté est de la maison. Toutefois, jusqu’à lundi, cette plate-bande était envahie de très décoratives «mauvaises herbes», qui étouffaient ce que je voulais être là. Il m’avait fallu les laisser pousser jusqu’à ce qu’apparaissent les plantes que je voulais pour faire un ménage clair sans arracher les plantes voulues. Donc, une séance de nettoyage intensive a été nécessaire. Il s’est aussi effectué dans les autres plates-bandes, mais c’était là que cela fut le plus visible. Cliquez sur l’image, et vous verrez une photo prise quelques jours plus tôt… Il reste du travail pour l’aménagement de cet espace, et ça viendra.

Pivoines1Ailleurs, par contre, ça s’éclate franchement. Les pivoines du patio ont atteint leur apogée. Leurs voisines, qui fleurissent pour la première fois cette année et dont je pensais attendre plus longtemps leur éclosion, sont également très belles:

Pivoines2 Pivoines2 gros planJ’aime particulièrement leur couleur, plus intense, même si leur parfum n’est pas aussi enivrant que les pivoines roses.

RosierParlant roses, le rosier que j’ai planté il y a quelques années, même s’il a connu quelques difficultés dues à la sécheresse de l’hiver, s’est bien remis et il a commencé sa longue floraison. Le delphinium qui le voisine n’a pas commencé, mais ceux qui longent la façade est de la maison sont en plein éclat:DelphiniumsVous devinez que, en ce qui concerne le développement de la nouvelle plate-bande en façade, il y aura quelques transplants… j’ai l’embarras du choix.

C’est commencé!

PB2Mon cher et tendre affirme que cette forme lui rappelle celle des Barbapapa (Barbamama en particulier)… Mais disons que ça a pris plus que «hup! hup! hup! barbatruc!» pour dégager cette forme composée de deux cercles et de deux arcs de cercle précisément mesurés sur la pelouse devant la maison. Quatre heures de travail… à deux. Mais je suis plutôt content du résultat. Il reste à garnir le tout, maintenant. À suivre!

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