À classer sous: Traduction bête et méchante

Raide mortNous étions chez de charmantes amies pour souper hier soir. En allant aux sanitaires (oui, ça arrive!), j’aperçois cette bombe aérosol qui était placée avec son côté français visible sur une tablette. Rassurez-vous, je ne fouillais pas sous le lavabo; la bombe aérosol était placée directement devant mes yeux sur une tablette à côté de la toilette. Voilà qu’on a de l’insecticide pour insectes (on s’en doute!), mais nous avons aussi des insectes domestiques! Par opposition à quoi? À des insectes «sauvages»? Et qui s’amuse à domestiquer des insectes (mis à part les laboratoires)?

Décidément… «Insecticide pour usage domestique», c’était trop difficile.

Je me demande aussi pourquoi, en anglais on a préféré «insect killer» à «insecticide»; est-ce que le niveau d’éducation générale est devenu tellement bas qu’on ne comprend plus ce mot? Ou bien est-ce une de ces concessions à la culture de la violence qui nous a envahis depuis 2001? Ça surprend un peu, surtout que la marque de commerce à elle seule est quasiment synonyme d’insecticide en Amérique du Nord.

Le souper, quant à lui, fut délicieux. La soirée, hilarante. Et la partie de cartes, épique. La photo de gauche est d’ailleurs un peu floue à cause de l’éclairage de la salle de bains, mais aussi parce qu’elle a été prise à trois heures du matin, alors que nous nous apprêtions à repartir.

Un rien de nostalgie

Memories

Café Memories, rue Clarence, dans le Marché By à Ottawa. Photo tirée de Google Street View.

J’ai de nombreux souvenirs de ce café du vieux marché d’Ottawa, un lieu que j’ai souvent fréquenté durant mes années d’études, surtout en agréable compagnie. Nous y allions pour prendre un chaleureux dessert, un quelconque café décadent… tout en papotant. C’est là que j’ai dégusté mes premiers cafés à base d’expresso. J’y ai appris et partagé des confidences; j’y ai aussi beaucoup ri. Je me souviendrai toujours, entre autres, de cette soirée où, en compagnie d’amis, mon coloc (et excellent ami aussi) et moi y dégustions je ne sais plus trop quelle somptueuse sucrerie. Soudain, devant l’air distrait de mon coloc, l’un des convives avait lancé, dans son authentique accent britannique: «How short was the skirt?», imaginant (probablement avec raison) que mon coloc avait les yeux fixés sur une jolie jeune demoiselle… Éclats de rires tout autour de la table et regard ébahi du principal intéressé, revenant à la réalité.

Nous y allions l’hiver pour nous réchauffer; les vitres givrées du plancher au plafond nous faisant apprécier la douce chaleur de l’intérieur, où trônait un gigantesque comptoir avec ses sections réfrigérées dans lesquelles s’alignaient des douzaines de gâteaux faits maison, le tout sous un plafond de tôle en relief datant d’un autre âge. C’était le genre d’endroit un peu bohême et sympathique où l’on pouvait croiser autant les habitants du lieu que les touristes. Les toilettes, pas toujours d’une propreté irréprochable, étaient couvertes d’affiches annonçant des prestations d’artistes locaux comme d’autres plus prestigieux. En été, sa terrasse était incomparable… du moins jusqu’à ce que le gouvernement étatsunien construise la monstruosité architecturale bunkeresque qui lui sert d’ambassade au milieu des années 1990, bloquant toute la vue vers la colline parlementaire.

Eh bien! J’apprends ce soir en feuilletant les nouvelles de la capitale (ça m’arrive), que le café a récemment déménagé. Qui plus est, le déménagement a été motivé par l’état de délabrement du bâtiment, qui, paraît-il, a «atteint la fin de sa vie utile». Et voilà que le Conseil municipal a autorisé sa démolition. Ce qui le remplacera n’est pas encore décidé, parce que le bâtiment proposé jure vraiment avec l’environnement bâti. Surtout, l’édifice illustré dans l’article en lien n’a rien de la chaleur de l’original…

Bon. Ça me fait un endroit de moins à visiter lors de mon prochain passage à Ottawa, apparemment. Ça fait partie de la vie, mais ça ne me rajeunit pas (les souvenirs dont je parle datent maintenant d’une vingtaine d’années!). Il me reste toujours, une rue plus loin, une délicieuse gelateria qui n’a pour seul inconvénient d’être trop occupée durant les mois d’été… mais où les souvenirs abondent aussi.

Aïe!

Migraine

Représentation artistique de la migraine tirée de «Dangerous Minds». Cliquez sur l’image pour la voir sur le site original.

Il y avait quelque temps que la migraine m’avait plutôt laissé tranquille… à part quelques épisodes bien mineurs. Il y a quelques jours, mon ami Le Chimiste a affiché sur Fesse-de-Bouc un lien vers la page de laquelle sont tirées les images illustrant cet articulet. Il s’agit de représentations visuelles de ce qu’est la migraine et la douleur qu’elle provoque.

Comme pour donner raison à ces images et comme si elles avaient inspiré mon système nerveux central, la voilà de retour aujourd’hui, à tel point que j’ai dû annuler mon cours du soir… ironiquement le cours d’histoire de la santé. J’ai réussi à enseigner le cours d’histoire de la Guerre Froide cet après-midi de peine et de misère (bon, il faut dire que Margaret Thatcher me donnerait une migraine assortie d’urticaire dans mes meilleurs jours), mais je marchais assez péniblement pour retourner à mon bureau par la suite, victime de vertiges et de nausées assez désagréables. Pas question de tenter d’être cohérent pour le cours du soir. Qu’est-ce donc que je fais devant un écran? Il faut bien que je travaille… au moins, à la maison, je ne risque pas de m’effondrer ou encore de vomir devant les étudiants. Et si ça devient trop pénible, une pause assortie de minets accueillants aide à faire passer la douleur.

Autre migraineJ’ai toujours eu des maux de tête dans ma vie, même s’ils étaient auparavant plus rares et surtout pas de type migraine. En général, cela venait du stress… ou encore des efforts constants que je dois faire pour compenser mes problèmes de vision. J’ai beau porter des verres correcteurs, mon niveau d’astigmatisme est trop élevé pour être complètement rectifié. Donc, je souffre de céphalées. C’est peu de temps avoir commencé à enseigner dans le milieu universitaire que j’ai connu la migraine. La vraie. Celle qui rend pratiquement incapable de fonctionner. Je n’ai heureusement jamais vécu celle qui vous couche dans une pièce sombre, incapable de faire quoi que ce soit pendant des jours et des jours, mais il y a des moments où ce n’est pas très loin. Aujourd’hui, c’était la lumière ambiante qui était particulièrement difficile à soutenir. Lorsque je suis rentré à la maison, je me suis empressé d’enlever mes lentilles cornéennes. Cela a soulagé un peu la pression, mais pas entièrement.

Je suis donc à la maison à tenter de travailler. J’ai de la correction à terminer en cette session qui se termine bientôt. Je vous laisse sur cette vidéo qui exprime fort bien, sur le plan scientifique, ce qu’est la migraine… sauf que le présentateur est un peu trop dynamique pour moi en ce moment.

Que dit la boussole?

Position dans le paysage politiqueCe blogue ne se farcit pas souvent de politique… ceci dit, mes lectrices et lecteurs réguliers connaissent probablement déjà assez bien mes prises de position idéologiques. Je ne pouvais pas m’empêcher, à l’approche des élections provinciales au Québec, de tenter une fois de plus l’expérience de la Boussole électorale.

Comme on pourrait s’y attendre, je me trouve à gauche de l’échiquier. Toutefois, n’étant pas souverainiste pour deux sous, je me retrouve aussi très loin de Québec Solidaire (auquel je m’identifierais si ce n’était de leur concession démagogique au nationalisme ambiant.

Accord avec partisAyant des priorités s’approchant du développement durable et de la conscience sociale, il n’y a que le Parti Vert pour lequel je pourrais consentir à voter. Aux deux derniers scrutins provinciaux auxquels j’ai participé au Québec, n’ayant d’autre option que le PLQ ou le PQ, j’avais dû annuler mon vote. Ma conscience ne pouvait me permettre d’autre option. Parfois, j’ai aussi voté pour l’un quelconque des tiers partis farfelus qui décorent parfois le paysage politique québécois.

Chefs de partisDes chefs de partis, je ne connais pas celui du Parti Vert, d’où le 0 qu’il a obtenu à mon classement… Je n’ai toutefois aucune confiance en Pauline Marois, ni en Philippe Couillard….

Voilà. C’était mon petit grain de sel en cette saison électorale. Ici aussi, ça barde. Notre première ministre provinciale s’est vue contrainte à démissionner cette semaine. Ça ne nous amènera pas d’élections, mais le débat entre la droite et la droite plus à droite que la droite va reprendre de plus belle.

De la visite pour la relâche

KhanC’est aujourd’hui ma première journée de «relâche» scolaire. Lundi est jour férié, et donc on nous met en relâche hivernale pendant la même semaine (ce qui sauve de l’argent à l’administration collégiale, qui autrement devrait nous payer une journée de plus). On ne peut pas vraiment parler de «spring break», puisque le printemps est loin d’être arrivé, même si la température est moins polaire depuis quelques jours. Khan nous est arrivé cet après-midi pour passer la semaine chez nous. Il vient habituellement passer trois semaines pendant les Fêtes de fin d’année, alors que sa maîtresse va en visite chez ses parents. Cependant, celle-ci n’a pas pu prendre ses vacances habituelles pour cause de chirurgie; son séjour chez nous pendant les Fêtes a donc duré environ deux semaines, le temps de l’opération et d’un début de convalescence. L’amie X a décidé de profiter de la relâche de février pour aller visiter ses parents à Ottawa, ce qui nous a valu une deuxième visite féline. Comme il avait vu ses «cousins» récemment, l’adaptation n’a pas pris de temps et il était à l’aise dans la maison en moins d’une heure.