Laryngite

Ingrédients potionHier matin, je me suis réveillé avec une gorge en feu… En fait, ça avait commencé la veille, par une gorge irritée par ce que je pensais être une gorgée d’eau qui n’avait pas vraiment bien passé. Cependant, au milieu de la nuit, j’ai été réveillé plusieurs fois parce que j’avais de la difficulté à respirer. Je n’étais pas congestionné comme lorsqu’on héberge un rhinovirus. Non. Seulement une gorge particulièrement enrouée, enflée et douloureuse. Ce pourrait être le résultat d’une réaction allergique ou, ce qui correspondrait davantage aux autres symptômes (migraine violente, entre autres), à une attaque virale. Pourtant, les cours étant terminés, ma voix se repose un peu…

Donc, tout de suite après avoir déjeûné, je rassemblais les ingrédients ci-haut, que l’on reconnaîtra comme étant les composants essentiel d’une tisane spéciale pour gorge irritée. Le gingembre se râpe particulièrement bien s’il est congelé, soit dit en passant (et ça se conserve très longtemps):
Gingembre râpéIl faisait très beau… il m’a été difficile de m’enfermer une fois de plus au sous-sol pour m’avancer dans la correction des travaux de mes étudiants, mais il fallait bien me sacrifier. Oyaté, cependant, en a profité pour ressortir les chaises de jardin où il s’est confortablement installé pour lire les articles nécessaires à la rédaction de son dernier examen. Plus tard, c’est monsieur Edgar qui a décidé de profiter du siège.

Edgar chaiseUne chaise vide, après tout, ce n’est qu’une invitation à se faire combler par un félin!

Un autre signe de l’arrivée du printemps

Ice Cream Shoppe pre-opening

J’ai déjà mentionné les fleurs qui commencent à ressurgir du sol, mes propriétaires qui repeignent la clôture et les pneus d’été… et voici que, depuis une semaine environ, on voit cette enseigne dans la porte du petit bar laitier tout près de notre maison, qui n’est ouvert que durant l’été. Ça approche!

Pas surpris

Thomas Mulcair après l'annonce du résultat du vote concernant son remplacement à la tête du NPD, Edmonton, 2016. Image tirée du site de Radio-Canada. Cliquez pour accéder à l'article original.
Thomas Mulcair après l’annonce du résultat du vote concernant son remplacement à la tête du NPD, Edmonton, 2016. Image tirée du site de Radio-Canada. Cliquez pour accéder à l’article original.

Soyons clairs: j’ai toujours soutenu le Nouveau Parti Démocratique (NPD), un parti de centre-gauche pour nos amis d’outre-mer. J’ai voté NPD, contre vents et marées, avant que ce soit «populaire». Je ne suis pas nécessairement d’accord avec tous les éléments du programme du parti, mais il demeure le parti avec lequel j’ai le plus d’atomes crochus au plan idéologique. Cela remonte à très longtemps et provient partiellement du fait que je suis issu d’une famille ouvrière, mais aussi que j’ai toujours été profondément convaincu que l’un des rôles d’un gouvernement dans un État moderne consiste à redistribuer la richesse, ce que le système capitaliste laissé à lui-même ne fera jamais.

Lors des dernières élections fédérales, j’ai même affiché (pour la première fois) mes convictions en devenant membre du parti et en installant une affiche sur la pelouse (laquelle, à ma grande surprise, n’a été ni enlevée, ni vandalisée). Je savais que, dans la circonscription où j’habite, mon vote serait symbolique, mais peu importe. J’étais quand même déçu du chef du parti, surtout lorsqu’il a commencé à prendre peur et à rediriger le parti davantage vers le centre que vers la gauche. Cela ne me surprenait pas: il est issu du parti libéral du Québec, l’équivalent provincial du parti conservateur fédéral. Qu’il soit au NPD est une contradiction en soi. Qu’il prenne autant le contrôle des orientations politiques d’un parti axé sur une base de gauche m’inquiétait. Mais c’était quand même mieux que l’alternative. Je l’avoue: c’est avec un certain soulagement que j’ai vu les libéraux de Justin Trudeau prendre le pouvoir. Et jusqu’ici, ils ont à tout le moins pointé dans une direction qui corrige plusieurs des abus des dix dernières années de règne conservateur.

Je n’étais pas présent au congrès national du NPD en fin de semaine à Edmonton. Ce n’était pas par manque d’intérêt, mais je n’avais pas 500$ à débourser en frais d’inscription, sans compter les autres frais (hébergement et autres) afférents à un séjour de trois jours dans la capitale. De plus, même si je suis un supporter, je ne suis pas une bête politique et je doute que j’aurais aimé être au milieu d’une assemblée ultra-partisane. Toutefois, si j’y avais été, j’aurais moi aussi voté avec les 52% qui ont donné leur pied au derrière du chef Mulcair et qui demandent un remplacement. Ce sera une période pénible et déchirante, surtout avec l’adoption par le congrès national du programme proposé intitulé Un bond en avant (Mao, quelqu’un?) pour discussion. Il est clair que le NPD albertain n’est pas d’accord avec une politique qui minera davantage la confiance du gouvernement provincial auprès de l’électorat albertain, à moins que le NPD provincial prenne franchement ses distances d’avec le parti national.

Rachel Notley au congrès 2016 du NPD à Edmonton. Image tirée du site anglais de Radio-Canada. Cliquez sur l'image pour accéder au site.
Rachel Notley au congrès 2016 du NPD à Edmonton. Image tirée du site anglais de Radio-Canada. Cliquez sur l’image pour accéder au site.

Les tensions étaient clairement exposées par les réactions contradictoires réservées à la première ministre provinciale Rachel Notley et celle réservée à Mulcair. Alors que Notley a reçu une ovation monstre, Mulcair, pour sa part, a eu droit à un appui beaucoup plus réservé.

Ceci dit, j’aurais bien aimé être là pour entendre cet exposé, toujours aussi lucide et cinglant, de Stephen Lewis, en clôture du congrès. Pour qui ne voudrait pas se taper la demi-heure de vidéo, lire le compte-rendu que Neil MacDonald en fait ici. Et voilà… c’est le début d’une course à la chefferie qui risque d’être fort intéressante à suivre­.

C’est le printemps!

Printemps 2016

Voilà! Les jacinthes sont sorties de terre! Bien entendu, il s’agit de la façade sud de la maison, mais quand même! Les tulipes et les delphiniums commencent aussi à sortir de terre. Les jacinthes, toutefois, répandent un parfum absolument divin. On remarquera aussi que j’ai enlevé les contre-fenêtres hivernales… ça permet d’aérer un peu le sous-sol. Aaaah!

À classer (à nouveau) sous: Traduction bête et méchante

Plateau pour bottes

Il y avait cet après-midi chez un détaillant dont je ne révélerai pas le nom une boîte contenant ces plateaux pour chaussures. La traduction se passe de commentaire. Mais je souffre chaque fois…

Pâques de passage

Foothills

Ça, c’est la façade principale du centre hospitalier universitaire spécialisé Foothills, de Calgary. J’en connais désormais beaucoup trop de recoins à mon goût. Pas parce que j’ai moi-même eu à requérir à leurs services, mais plutôt parce que mon cher et tendre et moi nous y retrouvons trop souvent à notre goût par suite de malheurs (pour utiliser un mot le plus neutre possible) qui se produisent dans sa famille. Encore ce vendredi, nous avons quitté Red Deer d’urgence pour nous rendre au chevet d’un oncle atteint au foie. Pendant que j’étais assis dans le corridor d’où j’ai pris cette photo du pavillon principal, j’ai téléphoné à ma mère (un de ces appels semi-réguliers, question qu’elle sache que je suis encore en vie et que je pense à elle).

Une phrase qu’elle a dite, et qui paraîtrait anodine dans d’autres circonstances, m’a choqué: «La vie est comme ça», voulant dire que des gens naissent et meurent tous les jours. C’est effectivement une de ces platitudes vaguement consolantes qu’on aime à se dire lorsque les choses vont mal. Cependant, si cette phrase aurait pu être dite sans problème d’un membre de ma famille immédiate (blanche), c’est tout autre chose lorsque cela est dit à l’endroit d’un Autochtone. Non, la vie ne devrait pas être comme ça. Nous ne devrions pas avoir à nous rendre au moins deux fois par année à ce centre hospitalier dont j’ai trop vu l’unité des soins intensifs depuis bientôt sept ans. J’en parle peu sur ce blogue par respect pour ma belle famille, mais certains lecteurs se souviendront que, l’été des inondations, nous avions dû nous rendre d’urgence au chevêt d’un cousin qui a depuis réussi à se suicider un peu plus d’un an après l’accident en question. Je vois de près (et c’est un privilège dont je me passerais) ce que veut dire être Autochtone au Canada: vivre avec les séquelles intergénérationnelles des pensionnats n’est pas rien. L’oncle en question, lui, a vécu le pensionnat. Cela l’a brisé. Ses deux fils l’ont précédé dans l’au-delà. Non, la vie ne devrait pas être comme ça.

Est-ce que le message d’espoir de Pâques me réconforte dans ces circonstances? Non. Il me semble bien creux et vide de sens.

Trente ans et de la poussière

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Je possède ce radio-réveil depuis 1986; ce fut un cadeau de Noël de la famille de ma mère à une époque où c’était encore un objet dispendieux. Si je ne m’abuse, il provient du défunt commerce Distribution aux consommateurs. Il me réveille fidèlement tous les matins depuis tout ce temps-là, avec son bourdonnement désagréable, sonore, et efficace, puis j’écoute les nouvelles avant de me lever… il m’arrive aussi de ne pas vraiment me réveiller tout-à-fait, ce qui m’amène à rêver aux nouvelles parfois… Mais bon. Cet appareil, bien qu’ancien, fait très bien son travail. Il me suit depuis très longtemps et c’est l’une des rares reliques de mon adolescence et il repose sur une table de nuit que mon père a fabriquée lorsqu’il étudiait la menuiserie; un souvenir d’enfance.

C’est une radio indestructible, donc, qui a survécu à moult déménagements et qui sert régulièrement à Monsieur Edgar… pour se faire les griffes en me réveillant en sursaut. C’est lors d’un de ces épisodes que ma radio a connu son premier réel dommage: Edgar tentait de me réveiller. Je l’ai saisi, mais il s’est agrippé aux rainures et a soulevé la radio de quelques centimètres avant de lâcher prise. Malheureusement, au moment où le chat, soulevé par ma main, a décidé de laisser tomber la radio, celle-ci ne se trouvait plus au-dessus de la table de chevet, mais bien au-dessus du vide entre celle-ci et le lit. Résultat: choc de l’appareil avec le sol.

Je l’ai remis sur la table de chevet puis me suis rendormi.

Toutefois, le soir suivant, j’ai constaté que, dans sa chute, le glissoir permettant de diminuer la luminosité de l’affichage de l’heure avait été poussé à l’intérieur du boîtier de l’appareil. Il était trop tard pour que je m’y attelle et j’ai donc plutôt tourné l’affichage pour qu’il ne me dérange pas. Certains s’en souviendront: j’ai un petit côté bricoleur. Le lendemain, j’ai donc démonté la chose pour voir ce qui n’allait pas et rectifier le problème. Et c’est là que j’ai pu voir de quoi trente ans de poussières avait l’air:

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J’étais surpris que le haut-parleur fonctionne encore! On voit le bouton endommagé à la gauche, sortant du côté du boîtier. J’ai pu constater qu’il fonctionnait toujours, mais qu’il fallait le tirer pour qu’il puisse remplir son office. Avant de réassembler le tout, un petit coup d’aspirateur s’imposait:

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Je n’ai pas pu récupérer la mousse qui entourait les touches; elle se désintégrait. Pour le reste, j’ai nettoyé et remis en place… et le tout fonctionne à nouveau.