Cuisine d’hiver: Soupe de pois chiches

J’aime bien les pois chiches. Ils sont nutritifs sans être bourratifs et se prêtent à de multiples utilisations. Je cherchais donc l’autre jour une recette de soupe qui inclurait cet ingrédient. J’achète mes pois chiches secs, ce qui veut évidemment dire que je dois les faire tremper; ce n’est pas le genre de recette qui s’improvise à la dernière minute (à moins d’avoir des pois chiches en boîte à portée de main).

La recette de cette soupe savoureuse vient d’ici… modifiée légèrement par mes bons soins (et doublée en volume). Les ajouts sont indiqués en italique.

  • 2 tasses (500 ml) de pois chiches secs, réhydratés, soit environ 4 tasses (1 litre) de pois chiches (ou 2 boîtes de pois chiches en conserve).
  • 2 cuillères à table (30 ml) d’huile végétale à cuisson (canola ou autre)
  • 2 cuillères à table (30 ml) d’huile d’olive
  • Viande de poulet cuite (j’ai aussi préparé la chose avec des morceaux de saucisse épicée)
  • 4 carottes coupées en dés
  • 2 oignons coupés en dés
  • 3 branche de céleri coupées en dés
  • 4-5 gousses d’ail pressées ou hachées finement
  • 3 litres de bouillon de poulet (ou de bouillon de légumes si on veut une recette entièrement végétarienne)
  • 2 cuillères à thé (10 ml) d’origan
  • 1 cuillère à thé (5 ml) de cumin moulu
  • 1 cuillère à thé (5 ml) de sambhar masala
  • 5 feuilles de laurier
  • Zeste râpé de 2 citrons
  • Un soupçon de sauce piquante (Tabasco, Sriracha, ou autre) au goût
  • Le jus des deux citrons ajoutés en fin de cuisson
  • Sel et poivre (ajouter au moment de servir; le sel empêche les pois chiches d’absorber le liquide et de s’attendrir)
  • ½ tasse (125 ml) de persil frais haché ajouté au moment de servir

Faire tomber l’oignon dans les huiles à feu moyen. Ajouter les carottes et le céleri et sauter pendant environ 2-3 minutes. Ajouter l’ail, le cumin et l’origan et faire revenir un autre 2-3 minutes. Ajouter le bouillon, les pois chiches (la viande si on utilise) et les autres assaisonnements (sauf le sel) et amener à ébullition, puis réduire le feu. Mijoter de 45 minutes à une heure, jusqu’à ce que les pois chiches soient attendris. Assaisonner avec le sel, le poivre et le jus de citron. On peut ajouter du persil frais haché et un soupçon d’huile d’olive au moment de servir.

Produit environ 6 litres de soupe. Se congèle merveilleusement.

On remarquera que la soupe telle que servie ci-haut contient des dés de pommes de terre. Il s’agit là d’un ajout fait à une portion de la soupe peu avant de servir. J’ai donc fait réchauffer environ 1 litre de soupe auquel j’ai ajouté 500 ml de bouillon et deux pommes de terre coupées en petits dés, cuites pendant 20 minutes dans la soupe. Je ne recommande pas leur ajout si on ne consomme pas tout de suite, puisque les pommes de terre tourneront en purée.

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Pâte feuilletée et Bonne année!

J’avais le goût de vols-au-vent pour notre repas de la veillée de la Saint-Sylvestre. Le problème? Cette pâtisserie, que l’on peut obtenir facilement à peu près n’importe où au Québec, est introuvable (et apparemment inconnue) ici. Il faudrait donc que je m’essaie.

Cette fois, j’ai décidé de faire la pâte feuilletée moi-même. Avant de me lancer, j’ai consulté diverses recettes pour voir quels principes s’appliquaient, quelles proportions d’ingrédients, etc. Par souci scientifique, j’ai décidé d’essayer deux recettes différentes, l’une tirée du site de Ricardo Larrivée et l’autre, du livre de James Peterson Cooking (Berkeley and Toronto: Ten Speed Press, 2007), p. 476. Je ne vous donne même pas la seconde recette, qui s’est avérée complexe (il fallait préparer une détrempe à base d’huile qui devait reposer douze heures avant d’y intégrer le beurre), difficile à travailler, et qui a à peine levée. Tous ces efforts (sans compter trois quarts de livre de beurre) pour rien, mais bon… c’était l’approche scientifique. Par contre, la recette de Ricardo, que je vous mets ici, se travaille bien, a fonctionné à merveille et donne une bonne quantité (1,5 kg) de pâte.

Les ingrédients sont les suivants:

Pour la détrempe (pâte de base):

  • 750 ml (3 tasses) de farine tout usage
  • 5 ml (1 c. à thé) de sel
  • 125 ml (1/2 tasse) de beurre non salé, fondu
  • 250 ml (1 tasse) d’eau froide

Beurre:

  • 500 ml (2 tasses) de beurre non salé, ramolli
  • 125 ml (1/2 tasse) de farine tout usage

La préparation est très simple, même si cela prend un peu de temps. Je cite les instructions de Ricardo. J’ai fait sept tours:

Détrempe:

Mélanger la farine et le sel. Creuser un puits au centre et y verser le beurre et l’eau. Bien mélanger avec les mains pour former de grosses miettes de pâte. Pétrir ensuite la pâte jusqu’à ce qu’elle soit homogène. Former un carré de 15 cm (6 po). Couvrir d’une pellicule de plastique et réfrigérer.

Beurre:

Mélanger le beurre et la farine. Déposer le mélange sur une pellicule de plastique et former un carré de 15 cm (6 po) et réfrigérer 1 heure.

Préparation:
Abaisser la pâte en un rectangle de 46 x 20 cm (18 po x 8 po). Déposer le carré de beurre au centre du rectangle et rabattre un côté de la pâte sur le carré de beurre. Rabattre l’autre côté. Avec les doigts, sceller les deux extrémités pour emprisonner le beurre.

Retourner le carré de pâte sens dessus dessous. À l’aide d’un rouleau, exercer de petites pressions sur la pâte, de haut en bas, pour ramollir le beurre puis abaisser la pâte en un rectangle de 46 X 20 cm (18 X 8 po). Rabattre vers l’intérieur les extrémités pour former un paquet à trois épaisseurs (comme on plie une lettre). Ceci forme le premier tour. Recouvrir de pellicule de plastique et réfrigérer une heure.

Répéter l’opération précédente 6 autres fois en prenant soin de réfrigérer 1 heure entre chaque opération (on peut généralement faire deux tours entre chaque réfrigération, pourvu que la pâte ne s’étire pas.

La pâte se conserve jusqu’à deux jours au frigo et trois mois, bien emballée dans un sac hermétique, au congélateur. J’ai découpé la chose en quatre parts; il m’en a fallu deux pour préparer les vols-au-vent suivants.

Pour faire des vols-au vent, j’ai d’abord découpé des cercles avec un emporte-pièce, puis, pour chaque cercle « de base », j’ai découpé deux autres cercles dont le centre était évidé à l’aide d’un emporte-pièce circulaire plus petit. On empile ensuite deux cercles évidés sur un cercle plein en ayant soin de badigeonner le dessus avec un peu de lait (ne pas laisser couler de lait ou de glace à l’œuf (si on utilise) sur les côtés, ce qui pourrait empêcher la pâte de lever.

On enfourne une vingtaine de minutes à 375° ou 400° F (180° à 200° C), jusqu’à ce que la pâte ait bien levé et que le dessus soit doré. j’avais mis un « chapeau » témoin pour voir la levée d’une pâte simple.

J’ai néanmoins fait une petite erreur: j’ai fait cuire mes vols-au-vent avec la partie intérieure complète plutôt que d’évider la chose et de faire cuire les « chapeaux » séparément. Cela a donné une pâte qui avait levé mais qui n’était pas cuite au centre. Faites cuire les chapeaux séparément. On évide, on garnit de quelque chose de délicieux (ici, de la dinde à la King) et on déguste.

Oh! Et bonne année 2018 à toutes celles et à tous ceux qui lisent (occasionnellement) ce blogue qui paraît épisodiquement depuis dix ans!

Repas festif

C’était la fin de semaine de l’Action de Grâces et cela commande une dinde. Plus modeste cette année (environ vingt livres seulement), mais qui nous a quand même donné de la belle viande pour plusieurs repas à venir. Je ne l’ai pas farcie cette année, la faisant plutôt cuire sur une mirepoix que l’on peut apercevoir au fond de la rôtissoire, avec un oignon en quartiers dans la cavité. Plus rapide et tout aussi savoureux… Mais, rien de bien remarquable là-dedans… c’est plutôt le dessert qui a retenu notre attention:

Le glaçage aux petits fruits était au départ une blague: en réponse à une question de mon cher et tendre qui me demandait comment j’allais glacer le gâteau préparé la veille, je lui ai répondu: purple. C’était une réponse qui se voulait absurde, mais qui lui a donné l’idée de me demander de faire un glaçage aux petits fruits… délicieux! J’ai simplement pris des fruits congelés (bleuets, mûres et framboises) les ai passé au mélangeur avant de les incorporer à une recette de glaçage. Il a fallu ajouter un peu plus de sucre à glacer pour compenser pour le liquide supplémentaire, mais ce fut un délice.

Sous ce glaçage se trouvait un gâteau à la vanille moelleux et délicieux, réalisé une fois de plus avec une recette de la toujours fiable Stephanie Jaworski, de Joy of Baking. J’avais fait l’expérience, la semaine précédente, de préparer ce gâteau simplement saupoudré de sucre à glacer et j’ai été convaincu. Voici la recette telle que présentée par Stephanie Jaworski (en anglais):

La recette de base est d’une simplicité enfantine et facilement modifiable. On pourrait, par exemple, ajouter des brisures de chocolat ou des petits fruits dans la pâte. J’ai personnellement doublé la recette pour réaliser deux gâteaux que j’ai ensuite coupés pour y insérer de la sauce aux bleuets maison. La recette originale est la suivante:

  • 1 ¼ tasse (165 grammes) de farine tout-usage
  • ¼ tasse (30 grammes) de farine d’amandes (ou d’amandes moulues), que l’on peut remplacer par ¼ tasse de farine tout-usage, mais la farine d’amande ajoute à la texture et au goût
  • 1 cuillerée à thé (4 grammes) de poudre à pâte (levure chimique)
  • ½ cuillerée à thé (2 grammes) de bicarbonate de soude
  • ½ cuillerée à thé (2 grammes) de sel
  • Zeste d’un citron (optionnel)
  • 2 gros œufs (100 grammes) à température ambiante
  • ½ tasse (120 ml/grammes) d’huile végétale neutre (carthame, maïs ou canola)
  • ¾ tasse (180 ml/grammes) de yaourt nature à température ambiante
  • 1 cuillerée à thé (4 grammes) d’essence de vanille
  • 1 tasse (200 grammes) de sucre blanc granulé

On mélange d’abord séparément les ingrédients secs et les ingrédients liquides (qui incluent ici le sucre). On combine ingrédients secs et liquides puis on verse dans un moule à gâteau de 8 pouces (20 centimètres) que l’on enfourne dans un four préchauffé à 350°F (175°C) pendant environ 40 minutes.

Mais qu’y avait-il donc entre les épaisseurs de gâteau? Une sauce aux bleuets préparée de la même manière que la recette de garniture pour tarte aux bleuets:

  • 4 tasses (1 l) de bleuets congelés
  • ¼ tasse (75 ml) de jus d’oranges et de citron
  • Zeste d’un citron
  • Un bâton de cannelle ou cannelle moulue
  • ¼ cuillerée à thé de piment de la Jamaïque
  • ¼ tasse de sucre blanc granulé
  • ¼ tasse de fécule de maïs

Faire bouillir ensemble les bleuets, les jus et les épices pendant une dizaine de minutes (pas besoin de décongeler les fruits). Dans un petit bol, mélanger le sucre et la fécule. Ajouter le mélange sucre et fécule aux petits fruits et laisser épaissir en mélangeant constamment. Laisser refroidir avant de garnir les épaisseurs de gâteau.

C’était un délice. Il en reste un peu… Ça se conserve très bien au frigo si nécessaire, étant donné qu’il s’agit d’un gâteau à l’huile et non au beurre.

Soupe courge et carottes

soupe-courge-carottesIl y a quelques jours, question d’utiliser les ingrédients de saison, j’ai préparé cette délicieuse variation sur le thème de la soupe à la courge musquée. La recette est essentiellement la même, sauf qu’on ajoute une bonne quantité de carottes (environ, au poids, une part de carottes pour quatre parts de courge; cependant, on pourrait facilement le faire avec d’autres proportions. Aussi, question de relever le goût, on ajoute une bonne quantité de gingembre moulu (pas frais; pour la cuisson longue, il est préférable d’utiliser le gingembre séché et moulu). On peut garnir d’un filet de crème et de persil au service… et il n’est pas interdit de servir cela avec des morceaux de bannique. Ça vous donne essentiellement un repas.

Rôti de l’Action de Grâces

roti1Il n’était pas question, cette année, que je prépare une dinde pour l’Action de Grâces. Moratoire de l’être aimé pour cause de surdose de dinde l’année dernière. Bon… Un p’tit rôti, donc? J’ai donc choisi de refaire une recette que j’aime beaucoup: la longe de porc aux pommes, une recette inspirée de Jehane Benoît. Cette fois, j’avais deux longes attachées côte à côte. J’ai défait le rôti, ai découpé chacune des longes pour y insérer des pommes après avoir assaisonné la viande de muscade, cannelle, piment de la Jamaïque et gingembre, puis j’ai rattaché le tout en bardant le rôti de bacon.

roti2J’ai ensuite déposé le tout sur une mirepoix riche en carottes avant d’enfourner à 325°F… la recette dit environ 35 minutes par livre; j’avais 2,7 kg (presque 6 lb) de viande, ce qui fait près de trois heures de cuisson. Le thermomètre, bien inséré dans la viande, permettait de vérifier la cuisson interne.

roti3J’ai fait cuire couvert de papier d’aluminium pendant la première heure pour éviter les éclaboussures intempestives, mais aussi pour éviter de brûler le bacon. Après une autre heure, j’ai badigeonné le dessus du rôti de ses jus de cuisson et d’un peu de sirop d’érable.

roti4Il aurait été souhaitable d’avoir quelques verdures… mais comme je me remets d’un bon rhume et que c’est le tour de mon conjoint d’en souffrir, on s’est contenté de pommes de terre ébouillantées puis légèrement frites. Pour la sauce, rien de plus simple: on filtre les jus de cuisson puis on les épaissit avec un roux, façon béchamel. Excellent. Et la viande était d’un tendre…

C’est le temps des recettes qui réchauffent!

chilisComme la froidure nous est subitement tombée dessus à l’instar d’un rhume que je traîne depuis mercredi, c’est le temps de la bouffe qui réchauffe et sustente. Il y quelques jours, j’ai vu cette recette faire son apparition sur le blogue d’une chroniqueuse culinaire calgaréenne que je suis régulièrement. Ses recettes ont l’avantage d’être basées sur le principe de ce qui se cuisine relativement facilement, avec des ingrédients préférablement de saison.

Dans l’assiette ci-haut, on peut voir, à droite, ma recette de chili ordinaire et, à gauche, cette nouvelle recette qui m’avait intrigué… surtout que c’est le temps des courges et que j’en achète donc plusieurs. J’ai aussi fait de la soupe de courge musquée mais aussi une version modifiée avec des carottes et beaucoup de gingembre. J’ai préparé les deux chilis en même temps; bon… ça faisait passablement de vaisselle, mais nous avons des plats préparés pour un bout de temps!

Je vous recopie la recette traduite telle quelle, bien que j’ai fait quelques entorses mineures que je note ici-bas. J’ai aussi doublé la recette.

  • Huile d’olive ou de canola
  • 1 oignon en dés
  • 1 carotte en dés
  • 1-2 branches de céleri en dés
  • 1 livre (454 g) de viande de dinde hachée
  • ¼ à ½ tasse de coriandre fraîche hachée
  • 2-4 gousses d’ail
  • 2 c. à soupe (30 ml) de poudre de chili
  • 1 c. à soupe (15 ml) de cumin en poudre
  • sel et poivre
  • 2-3 tasses (de 500 à 750 ml) de bouillon de poulet
  • 1 petite courge musquée (ou toute autre courge d’hiver) pelée et coupée en dés
  • 1 grosse pomme (préférablement sûre) pelée et coupée en dés
  • 1 boîte (398 ml) de tomates en dés
  • 1 boîte (398 ml) de lait de noix de coco [je n’en avais pas et je n’ai pas utilisé]
  • 1 boîte (540 ml) de haricots noirs égouttés [j’ai plutôt utilisé des haricots secs, réhydratés pendant la nuit, puis cuits à grosse ébullition pendant 30 minutes avant de l’intégrer à la recette; sinon, il aurait fallu laisser cuire le chili trop longtemps et la courge aurait tombé en pâte]

Dans une marmite ou une cocotte, faire tomber l’oignon, la carotte et le céleri à feu moyen-élevé pendant 4-5 minutes, puis ajoute la viande de dinde hachée et faire cuire complètement. Ajouter la coriandre, l’ail, la poudre de chili, le cumin, un peu de sel et de poivre et laisser cuire ensemble une autre minute.

Ajouter le bouillon, la pommes, les tomates, le lait de coco et les haricots. Faire mijoter 30 à 45 minutes, jusqu’à ce que la courge soit tendre et que le chili ait épaissi. Corriger l’assaisonnement au besoin.

Les deux chilis étaitent délicieux et avaient des personnalités bien différentes. Servi avec un peu de riz et une bonne bannique fraîche!

Tarte aux bleuets sans croûte

TartebleuetsJ’avais des bleuets… j’avais de la pâte à tartes préparée au réfrigérateur… et tout ce qu’il me fallait pour réaliser un petit dessert rapide.

Il suffit, d’abord, d’abaisser la pâte à tarte, puis d’en froncer un moule à quiche aux rebords assez hauts (car, comme toujours, les mélanges aux fruits gonflent en cuisant). Ensuite, j’y ai déposé de la garniture aux bleuets et, pour finir, une croustade à la farine (streusel).

Vite fait, bien fait… c’était un petit délice!