Khof! Khof! La Colombie-Britannique brûle!

Fumée sur Red Deer le 15 août 2018. Vue vers le centre-ville du haut de la rive nord de la rivière, sur l’avenue Gaetz en direction sud. Photo gracieuseté d’Oyaté.

… et nous en subissons les conséquences.

Image tirée du site du service des incendies de forêt de la Colombie-Britannique. Cliquez sur l’image puis sur « Interactive Wildfire Map » pour accéder à la carte interactive actualisée.

En fait, hier, la province voisine a déclaré un état d’urgence provincial à cause des plus de six cents feux qui ravagent les forêts. Les conditions météorologiques actuelles n’annoncent rien de bon en vue d’une amélioration potentielle. Ici… peut-être d’ici quelques jours si les vents changent. Là-bas, c’est autre chose. Pour l’instant, la province entière est sous un écran de fumée.

Image tirée du site d’Environnement-Canada. Cliquez sur l’image pour accéder aux prévisions actuelles.

Évidemment, je ne m’aventurerai pas à spéculer hasardeusement sur les causes de ces feux ou sur les conséquences éventuelles. Cependant, si, tel qu’on peut le penser, cela est la nouvelle «normalité», c’est une situation on ne peut plus inquiétante. D’autant plus que la sécheresse actuelle dans le sud de la province (et à Red Deer) pourrait aussi laisser la place à des feux de broussailles (sans compter les problèmes pour les fermiers). Pour l’instant, l’effet sur la qualité de l’air est notre principal problème…

Image tirée du site d’Environnement-Canada. Cliquez sur l’image pour accéder au site.

 

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Virage vert?

Depuis le mois d’avril, nous avons droit à un nouveau service: la Ville recueille désormais les déchets domestiques compostables séparément des autres ordures ménagères. Ce qui était depuis quelques années un projet-pilote semble avoir été concluant et on nous a livré ces bacs verts en mars. On y met à peu près tout ce qui se décompose, ce qui, chez nous, veut dire tout sauf les sacs de plastique et autres rares déchets non compatibles. L’espoir de la ville était de réduire d’environ 40 pourcent des déchets domestiques; chez nous, c’est maintenant environ 90 pourcent de nos déchets qui vont soit au recyclage, soit en compost. En gros, la cueillette hebdomadaire compte ce bac vert, accompagné une semaine sur deux par le bac de recyclage et environ une fois par mois par la poubelle, qui contient surtout des sacs de plastique et autres emballages non recyclables. Je cherche donc quelqu’un qui voudrait acquérir le composteur domestique installé il y a dix ans et qui ne donnait pas vraiment le rendement escompté. Quelqu’un pourra l’utiliser ailleurs.

Ce changement n’est pas négligeable. Il n’y a toutefois pas d’information directement accessible à savoir où vont ces déchets compostables. Une recherche rapide indique qu’une ferme de la région, Stickland Farms, traite le compost d’ici en plus de celui qui vient d’Edmonton et de Calgary. J’ose espérer que ce n’est pas qu’un exercice de greenwashing et qu’on n’envoie pas le tout à l’enfouissement… J’ose espérer.

Temps orageux

CIel albertain 30 juinPeut-être avez-vous entendu parler via les sites de nouvelles que la météo dans les Prairies est, ces temps derniers, propice aux manifestations plutôt brutales. Ça attire même les chasseurs de tornades qui, habituellement, se concentrent sur l’Ouest étatsunien. Pendant la fin de semaine de la fête du Canada, pas moins de cinq tornades ont été répertoriées dans le sud de la province. Bon… ce n’est aucunement rare chez nous en été, et c’est le résultat des conditions géographiques particulières des Prairies qui sont propices à ce phénomène. Jusqu’ici, rien à s’inquiéter pour nous… mais nous voyons parfois des formations nuageuses spectaculaires, comme celle-ci, prise près de Carstairs par Oyaté alors que nous rentrions de Calgary le 30 juin dernier.

Fait sec!

River 2016-5-10Mardi soir, pendant que mon cher et tendre faisait son jogging sur la piste d’athlétisme de l’école secondaire voisine, je me payais une promenade vigoureuse qui m’a fait traverser (et re-traverser) la rivière. Je n’ai pu qu’être frappé par le fait que le niveau de l’eau est bien bas… Nous sommes encore au début de ce qui constitue généralement la «saison des pluies» en Alberta (de la mi-mai à la mi-juin) et qui coïncide généralement avec la fonte des neiges dans lese montagnes, mais c’est quand même inquiétant. La sécheresse persistante commence à affecter les arbres à Calgary. Et on nous prévoit du beau temps plutôt persistant, ce qui n’est pas pour déplaire, mais nous aurions besoin de bonnes averses et les fermiers s’inquiètent avec raison. Et il est interdit de faire des feux à ciel ouvert à la grandeur de la province depuis la semaine dernière. La ville de Red Deer vient de déclarer une interdiction municipale pour ne pas être en reste.

Carte des zones de sécheresse disponible sur le site de l’Outil de surveillance de sécheresse du ministère de l’agriculture et de l’agroalimentaire du Canada. Cliquez sur l’image pour accéder au site et obtenir des cartes comparatives remontant à 2003.

Promenade lacustre printanière

Gaetz Lakes 17
Cet après-midi, suite à la suggestion d’Oyaté, nous sommes allés nous promener à un endroit tout près de notre maison, mais où ni lui, ni moi n’avions jamais mis les pieds: au sanctuaire d’oiseaux des lacs Gaetz. Il faisait beau et doux et j’ai décidé d’apporter mon appareil-photo, inspiré en partie par le talent photographique d’Olivier.

Gaetz Lakes 16

Le sanctuaire est situé autour de ce qui fut un méandre de la rivière abandonné par celle-ci, laissant derrière deux «lacs» (plutôt des étangs) alimentés par les sources des alentours. Vu des airs, ça ressemble à ceci:

Gaetz Lakes Google MapsOn peut voir la rivière qui coule toujours dans le coin supérieur gauche de cette photo, qui nous permet aussi d’apprécier que ce méandre abandonné est bel et bien entouré par la ville. À l’ouest, sur le terrain de ce qui fut une base militaire pendant les deux Guerres mondiales, des parcs et plusieurs établissements scolaires. Au nord, hors du champ de la carte, une artère majeure, la 67e rue. À l’est, le quartier résidentiel récent de Clearview et au sud de celui-ci les bâtiments abandonnés du centre psychiatrique Michener. Le site est bordé sur sa périphérie sud et ouest par un dénivelé boisé assez abrupt. Le sentier public fait le tour des lacs; l’ancienne péninsule entre les deux n’est pas accessible, sauf dans sa partie nord, où se trouve le centre d’accueil, que l’on peut voir dans la première photo. Notre périple s’est déroulé dans le sens antihoraire et les photos qui suivent sont présentées dans cet ordre.

Gaetz Lakes 1 Gaetz Lakes 2La plate-forme d’observation située à l’extrémité nord du lac ouest, où nous avons terminé notre visite. On voit que la nature ne s’est pas encore réveillée. Le sentier, gravelé, était d’ailleurs boueux par endroits mais surtout partiellement couvert de neige et de glace… et franchement scabreux dans la partie accidentée au sud des lacs; là, des crampons d’escalade auraient été nécessaires.

Gaetz Lakes 3 Gaetz Lakes 4

Je ne suis pas certain d’aimer cette œuvre d’art, pas tant à cause de ce qu’elle est, mais surtout parce qu’elle défigure un peu le milieu naturel et je ne comprends pas pourquoi on l’a installée là, dans un milieu protégé. Bon… Je connais l’artiste et je lui en parlerai la prochaine fois que je la reverrai.

Gaetz Lakes 5 Gaetz Lakes 7Il y a une hutte de castors dans le lac ouest. Elle semble y être depuis longtemps; il y avait un panneau explicatif au belvédère (on la voit ici de deux angles différents). Cette hutte est même visible sur les photos satellitaires si l’on zoome suffisamment.

Gaetz Lakes 6

Des deux, l’étang (lac) ouest est le plus impressionnant et aussi le plus facile à apprécier parce que la vue en est assez dégagée sur une bonne portion du sentier. En revanche, la progression à flanc de colline le long du lac est ne le laisse pas voir beaucoup.

Gaetz Lakes 8 Gaetz Lakes 9La photo du petit pont permettant d’enjamber un marais a été prise de l’extérieur du parc, le long du sentier qui passe entre l’école polyvalente et le parc. Peu après le pont, on peut apprécier l’étang ouest dans toute sa splendeur… avec la hutte de castors à l’extrême droite.

Gaetz Lakes 11Un des rares ponts de vue sur l’étang est. Au loin, on voit des édifices du centre-ville: l’hôpital et la tour Executive Place, construite de 2007 à 2010 et qui commence à peine à être finalement occupée en bonne partie.

Gaetz Lakes 10 Gaetz Lakes 12Ça bourgeonne… j’implorais les arbres d’attendre un peu. Et oui, les castors ont fait leur travail ici il y a bien longtemps…

Gaetz Lakes 13 Gaetz Lakes 14 Gaetz Lakes 15Finalement, après avoir bouclé les quatre kilomètres du parcours, nous avons exploré le belvédère illustré au début de l’article. Une structure de bois assez amusante et où l’on trouve l’une des rares inscriptions en français sur un site de la ville… Mais une belle vue sur l’étang ouest.

Tout ça nous a fait un très agréable après-midi et nous nous sommes promis de revenir quand la neige aura terminé de fondre et que les feuilles auront poussé, ce qui permettra, espérons-le, d’estomper davantage les bruits urbains qui nous parvenaient à divers endroits du sentier.

Fontaine, je boirai de ton eau!

Bon… la photo n’est pas fameuse, car la fontaine est située dans un corridor mal éclairé et je n’avais pas mon véritable appareil photo; j’ai donc eu recours à mon téléphone, qui a tenté, tant bien que mal, de compenser l’obscurité par une granularité quelque peu dérangeante. Cliquez sur l’image pour voir une meilleure illustration d’une fontaine semblable en cours d’utilisation. Ceci dit, cet ajout au-dessus de la fontaine est très apprécié.

Il s’agit d’une fontaine permettant de remplir une bouteille d’eau que l’on peut ensuite transporter avec soi… évitant ainsi d’acheter de l’eau embouteillée. L’eau est refroidie comme celle de la fontaine en-dessous, ce qui n’est pas négligeable. Je traîne toujours, surtout depuis les deux dernières années, une bouteille quand j’enseigne. L’air albertain étant sec, si je ne le fais pas, je me retrouve rapidement avec une gorge sèche et un niveau accru de fatigue à la fin de la journée. Donc, j’espère que le collège se décidera rapidement à multiplier ces postes de remplissage à travers l’édifice, et pas seulement dans le Centre des Arts.

Tension, attention!

Source: Forces canadiennes via Le Devoir

Sur ma table de nuit se trouvait jusqu’à tout récemment le dernier numéro de la revue Canadian Geographic (publiée sous le titre Géographica en français). Le numéro d’octobre porte entièrement sur les conséquences des changements climatiques qui se sont amorcés et qui s’annoncent. On y parle ici et là des défis économiques, sociaux… et potentiellement politiques et stratégiques qui se posent face à un réchauffement planétaire que seuls des inconscients comme l’actuel premier ministre de notre pays et ses consorts persistent à nier.

Voici que, au hasard de mes vagabondages dans l’actualité, cet article du Devoir me tombe sous les yeux: on y mentionne un rapport publié par les Forces armées canadiennes qui fait le point sur plusieurs défis stratégiques qui s’annoncent… Si le gouvernement se plonge, comme la proverbiale autruche, la tête dans le sable, il semblerait que ce n’est pas le cas de tout le monde. Ce rapport, sortant de l’une des branches préférées de l’appareil gouvernemental pour les conservateurs au pouvoir, saura-t-il faire tourner quelques têtes?