Présence francophone à Grande-Prairie

acfagpJ’étais à Grande-Prairie pour une série de rencontres dans le cadre de mon nouveau rôle comme président du Réseau Santé Albertain. Par conséquent, je devais rencontrer certains intervenants dans le domaine de la santé, mais aussi des intervenants communautaires. C’est ainsi que j’ai pu apprécier les signes visibles de la présence francophone dans une ville qui, pour avoir un nom français, n’est pas visiblement francophone «sur la rue».

Ainsi donc, j’ai rencontré la toujours sympathique directrice de l’ACFA régionale, Michelle Margarit, dans son bureau qui se situait juste de l’autre côté des voies ferrées par rapport à l’hôtel où nous logions. Évidemment, les lectrices et lecteurs de longue date de ce blogue savent que je suis loin d’être étranger à l’ACFA, ayant siégé à la fois au C.A. de la régionale de Red Deer puis au C.A. provincial. Dans mon nouveau rôle, j’essaie de rebâtir des ponts qui n’étaient plus beaucoup fréquentés entre nos deux organismes.

ecole-nouvelle-frontiereLe même après-midi, je me rendais dans le sud-ouest de la ville, où se trouve l’École Nouvelle-Frontière, pour y rencontrer l’une de mes anciennes collègues du C.A. provincial de l’ACFA et directrice générale du Conseil scolaire du Nord-Ouest, Brigitte Kropielnicki. Ce fut une rencontre très agréable. J’ai aussi rencontré divers autres intervenants qui m’ont permis de constater qu’il y avait de l’espoir, mais aussi du dynamisme, dans ce nord-ouest de la province trop souvent oublié.

ecole-nouvelle-frontiere-intC’est plutôt tranquille dans les écoles au mois d’août… le calme avant la tempête!

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Quelques vues de Grande-Prairie

grande-prairie3Voici quelques vues générales de cette ville, la cinquième en importance en termes de population en Alberta. D’abord, ce courtier immobilier qui de toute évidence a dû s’établir dans ce qui fut soit un bureau de poste ou une banque…

grande-prairie2 grande-prairie8Il se trouve de l’autre côté de la rue par rapport à ce vaste édifice qui rassemble les services provinciaux. Comme j’y avais des réunions, j’ai eu la chance d’en voir l’intérieur aussi… qui n’avait aucun intérêt particulier. L’intégration d’une fontaine et de jeux d’eau entre l’édifice principal et le palais de justice était toutefois intéressant. Les deux édifices sont reliés par une passerelle.

grande-prairie4Nous avons pris notre premier repas là. Pas extraordinaire comme bouffe, atmosphère nulle et beaucoup trop cher. Mais bon… nous avions faim et nous essayions d’éviter les restaurants de chaînes qui sont plutôt la norme à Grande-Prairie.

grande-prairie5Tout près de là (en fait, tout ça se situe au centre-ville), on trouve le marché. Celui-ci n’est ouvert que le mercredi, mais on peut manger dans la foire alimentaire presque tous les jours. Je suppose que c’est le genre d’espace dont Red Deer rêve lorsque l’on parle de marché intérieur.

grande-prairie6J’ignore si c’est le fait du gel et dégel… ou si les ingénieurs ont particulièrement de la difficulté à mettre les bases de lampadaires au niveau à Grande-Prairie, mais un peu partout au centre-ville, on voit ces lampadaires surélevés (ou des bases seules, ce qui est particulièrement dangereux si on ne les voit pas).

grande-prairie7Toujours au centre-ville, l’aréna. Le nom peut surprendre… mais il s’agit d’un commanditaire. Installer l’aréna au centre-ville aide à garder à celui-ci une vitalité que celui de Red Deer n’a pas.

grande-prairie10Juste en bordure du centre-ville, un parc riverain et un trécel ferroviaire en bois… semblable à celui qui a brûlé à Mayerthorpe ce printemps.

grande-prairie15Trécel utile pour l’affichage d’avis importants… Non, je n’ai rencontré ni ours, ni orignal.

grande-prairie11grande-prairie12Le parc riverain est également le lieu où l’on trouve des installations sportives et le musée historique. Je n’ai pas eu le temps de le visiter… ce sera pour une prochaine fois!

grande-prairie13grande-prairie14Le patrimoine semble toutefois quelque peu négligé dans cette ville de passage… comme en témoigne cet édifice, une ancienne gare destinée à devenir un centre patrimonial. Ou peut-être que ce projet a cédé la place à un autre centre d’interprétation historique, situé pas tellement loin et soutenu par la Ville…

Je continuerai des explorations plus détaillées… notamment celle du collège, dans les prochains jours.

Notre destination

Grande Prairie BienvenueVoici donc le but de notre voyage. Nous étions à Grande Prairie, dans le nord-ouest de la province. Je parle au passé parce que nous sommes désormais revenus; je vous faisais patienter parce que je n’avais pas beaucoup de temps pour écrire en voyage. Je vous en reparle davantage sous peu. À tout de suite!

Un dernier indice…

GPRCCet édifice se trouve dans la ville qui constitue notre destination. Points bonis si vous connaissez le nom de l’architecte et celui de l’édifice.

Sur la route…

Route43Elles sont bien droites, les routes albertaines. Et larges. Même dans le nord de la province. Oui, nous sommes sur la route. Où? Mystère…

La grande montée!

teleferique1Hier, nous sommes allés, en compagnie de ma belle-mère et des enfants dont elle a la charge, faire une petite visite au sommet de Sulphur Mountain, à Banff. Il y a longtemps qu’elle voulait faire l’expérience du téléférique… et cela nous donnait l’occasion de se revoir.

teleferique2Une fois qu’on a digéré le coût d’admission (décidément, ils ne se gênent pas!), la montée est impressionnante.

teleferique3La faune est complaisante.

teleferique4Et une fois en haut, la vue sur Banff, nichée auprès de Tunnel Mountain, est imprenable. On voit également jusque, au loin, le lac Minnewanka.

teleferique5Le centre-ville de Banff et ses rues incurvées. Le poste d’observation est clairement dans l’axe de l’avenue principale.

teleferique6On peut aussi voir le majestueux hôtel qui a fait la réputation de Banff comme centre touristique.

teleferique7Tout près, de l’autre côté de la rivière Bow, c’est le Centre des Arts de Banff qui se laisse à voir. Il s’agit là d’un lieu de réputation internationale, où des artistes font régulièrement des séjours en «retraite», mais on s’y produit aussi.

teleferique8Évidemment, lorsque l’on est en hauteur, on tend à regarder vers le bas, mais ce qui se trouve à hauteur d’œil présente aussi un certain intérêt.

teleferique9Le poste d’observation supérieur est encore en construction, mais il y a également une longue promenade aménagée en bois le long de la crête rocheuse qui permet d’explorer. C’était un peu plein de touristes près du poste d’arrivée des téléfériques, mais ça se dégageait à mesure qu’on s’éloignait.

teleferique10Un peu partout, des panneaux interprétatifs permettent de connaître les lieux qui nous entourent, notamment les noms donnés par les colons aux diverses montagnes. On fait peu référence à la toponymie autochtone.

teleferique11La diversité des touristes était impressionnante. Et nous étions là vers l’heure du souper (ce qui a réduit l’attente).

teleferique12Il s’agit également d’un lieu historique significatif… ça, je ne le savais pas. Le poste d’étude des rayons cosmiques n’est plus là, mais on en souligne la présence passée.

teleferique13Le principal vestige du passé est cette tour d’observation comme on en trouve un peu partout dans les Rocheuses et où nichent des gardes forestiers (celle-ci n’est plus utilisée à cette fin).

teleferique14La vue du poste d’observation est impressionnante. Ça mérite presque la quarantaine de dollars par personne qu’il faut payer.

teleferique15On peut aussi, par jours clairs, voir la vallée de la Bow qui s’étend vers l’ouest et le nord.

teleferique16De retour au poste de téléférique, on peut voir le chemin parcouru jusqu’à la tour d’observation. Et comme le bâtiment est en construction, il nous a fallu attendre dehors. Pas trop pire pour nous, mais les enfants et ma belle-mère gelaient ferme. Pas exactement des conditions idéales. On promet mer et monde lorsque le poste d’observation, son restaurant et ses divers services rouvriront.

teleferique17Le poste d’arrivée / départs. Les cabines contiennent quatre adultes et l’appareil a été fabriqué en Suisse.

teleferique18Et nous voilà sur le chemin du retour.

J’oubliais: à cet endroit, on ne croit pas que les personnes handicapées comptent. Il n’y avait que deux espaces de stationnement pour personnes handicapées (par miracle, ma belle-mère, qui ne peut marcher très loin, a réussi à en avoir un) et les toilettes étaient au sous-sol d’un édifice où il n’y a pas d’ascenseur. Pour notre part, il nous a fallu stationner notre véhicule à pres d’un kilomètre de distance, parce que le stationnement débordait. Je me suis plaint aux caissiers, mais on n’en a cure, de nos plaintes… et il n’est pas vraiment possible de le faire via leur site web.

Ceci dit, il s’agit là d’une attraction touristique presque incontournable. Je regrette presque de ne pas l’avoir fait avant…

Je ne sais pas trop quoi en penser…

Gougueule a décidé de rendre disponible à ses usagers certaines des données géographiques que cette firme collecte via, bien sûr, la géolocalisation des appareils connectés, principalement les ordiphones, que possèdent ses usagers. Quelque part, c’est amusant: on peut retourner dans le temps (jusque quelque part fin 2013) et retracer ses pas… C’est aussi, comment dire, quelque peu inquiétant: on se sent presque traqué.

Google Map July 11 2015La photo ci-haut représente ce que Gougeueule a retenu de mes déplacements à Vancouver le samedi 11 juillet dernier, après la fin de la session de formation d’une semaine que j’ai suivie au Museum of Vancouver dans le cadre du Historical Thinking Institute. C’était d’ailleurs la raison de ma présence à Vancouver.

On peut donc voir, sur cette carte (et sur l’itinéraire qui apparaissait à gauche de la carte mais que je n’ai pas inclus dans l’illustration) que j’ai passé la matinée à l’Université de la Colombie Britannique (où nous présentions nos travaux de fin de cours), puis que je suis revenu à l’appartement que je louais avec W près de Kitsilano, avant d’aller dîner avec lui (ça, Google ne le saurait qu’en combinant nos deux télémétries) chez Max’s Deli et de visiter ensemble l’exposition sur c̓əsnaʔəm au centre culturel Musqueam. Par la suite, nous avons fait un peu de tourisme dans Gastown, puis sur l’île Granville, où nous avons acheté quelques souvenirs et accessoires qui serviront à l’enseignement. Nous avons ensuite pris le chemin de Vancouver-Nord pour y souper, et enfin revenir à notre condo loué.

Un outil amusant permettant de me remémorer ce que j’ai fait un certain jour? De quoi me permettre de prouver à mon employeur que j’emploie «bien» le temps qui m’est imparti pour mon développement professionnel? Ou un moyen de filature un peu inquiétante?

C’est tellement précis que, si on zoome au plus près, on peut voir son propre parcours à l’intérieur d’un centre d’achats. Dans l’itinéraire, les lieux apparemment visités apparaissent et Gougeueule nous invite à confirmer (ou à changer) ces lieux… de quoi nous apporter de la publicité de plus en plus ciblée, quoi (car on sait tous que c’est la source principale de profit de cette entreprise qui offre ses services «gratuitement». Il est bon de se rappeler que lorsqu’un service est offert à titre gracieux, ça veut tout simplement dire que le produit est son utilisateur et non l’inverse. Évidemment, ça marche par points de repère, et la route pour se rendre d’un endroit à l’autre est souvent un peu approximative (surtout si elle est parcourue un peu rapidement, en voiture, par exemple), mais c’est quand même impressionnant.

Quant à la collecte de données, elle est évidemment automatique. On peut choisir de ne pas les voir, mais il est impossible d’empêcher Gougueule de les recueillir. Cette nouvelle fonctionnalité permettant aux usagers de voir ce qui a été recueilli est, en quelque sorte, un effort de transparence… mais qui en révèle des tonnes sur les données qui sont recueillies sur nous par les outils technologiques que nous utilisons.

Pour en savoir davantage: Consulter et gérer son historique Google Maps et l‘article de Radio Canada qui m’a appris l’existence de cette nouvelle fonction (lu, évidemment, sur mon ordiphone).