Adieu Loki

C’est soudain. J’ai du mal à m’en remettre et j’écris ce message — comme je l’ai fait sur Fesse-de-bouc — par désir de catharsis, surtout que je sais que le lectorat de ce blogue s’est réduit à peau de chagrin. Voilà. Cet après-midi, nous avons dit adieu à Loki. Ce fut brutal: hier encore, il était enjoué et il nous suivait partout, comme à son habitude. En soirée, il a semblé avoir du mal à passer une boule de poils (comme Corentin, il «chantait» lorsque ça se produisait). Comme j’ai retrouvé ladite boule de poils sur le plancher ce matin, je ne me suis pas trop inquiété… jusqu’à ce que je remarque qu’il ne ne me suivait pas partout dans la maison. Il était resté prostré sur le lit et il pleurnichait lorsqu’on essayait de le prendre. Rendez-vous chez la vétérinaire à 16 heures. En plus, il s’agissait de notre première présence à une nouvelle clinique. Je pensais à un possible blocage intestinal ou à quelque chose de grave mais non fatal du genre.

Il a été étrangement silencieux pendant le voyage. Il ne voulait pas sortir de sa cage de transport, ce qui n’était décidément pas dans ses habitudes. Il avait aussi uriné sur le coussin dans sa cage, ce qui fut utile pour un test d’urine, mais encore une fois très inhabituel. Toutefois, cela permettait d’éliminer l’hypothèse d’un blocage urinaire. En examinant ses gencives, la vétérinaire l’a trouvé pâle. C’est en palpant son abdomen qu’elle a identifié une masse dure de la grosseur du poing et le verdict est tombé: tumeur probablement cancéreuse. Oui, il aurait été possible de l’hospitaliser et de tenter une chirurgie, mais sans échographie, impossible de savoir à quoi la masse était attachée. La vétérinaire dit que la tumeur avait probablement grossi au cours des dernières semaines et probablement rompu un vaisseau sanguin, amenant la léthargie soudaine. Devant un pronostic incertain et des coûts trop élevés, la seule solution — celle qui allait le moins prolonger la souffrance de Loki — était l’euthanasie.

Je ne m’en suis pas encore remis, je l’avoue. Je pleure à chaque fois que je pense à ces petits gestes qu’il posait et qui lui étaient uniques. Par exemple, il aimait à déposer les souris-jouets dans les bols de nourriture après les avoir chassées. Il y en avait encore une dans un bol ce matin. Au moment de donner leur nourriture en boîte aux autres chats ce soir, impossible de ne pas remarquer qu’il n’était pas là pour demander à haute voix et de manière insistante à recevoir sa pitance. Malgré la présence des autres chats, la maison semble vide sans lui. Ça va me prendre plusieurs jours avant de m’en remettre. Trois ans, c’est trop peu. J’espère seulement qu’il aura été heureux avec nous.

Loki2018-5-17

La dernière photo, à la clinique, peu avant les derniers adieux.

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Loki ébouriffé

Oui, j’ai un peu le poil de travers et mes yeux expriment une certaine insatisfaction. Oui, je suis bien dehors… mais vous remarquerez peut-être quelque chose dans mon dos. On le voit à peine sur la photo, mais il y a un câble vert qui me rattache à la corde à linge. On m’a permis — exceptionnellement — de venir faire un petit tour au jardin ce dimanche (toujours enneigé sauf les bordures de l’allée) en compagnie de mes frères Edgar et Rusty. Mais c’était attaché et sous bonne garde. Décidément, depuis cette fois où j’ai tenté de sauter la clôture, on ne me fait pas confiance… Et pourtant, refuseriez-vous quoi que ce soit à ce joli minois, vous? Hmmm?

Edgars

Saurez-vous résister à l’envie de bailler? Edgar vous met au défi… et rigole (au milieu).

Photos par mon cher et tendre.

Tévéminou en commun

Parce que la nostalgie des grands espaces, ça se partage!

Rusty rêve de s’épivarder

Cette photo a été prise hier, alors que Rusty, perché sur l’allège de la fenêtre de la salle de bains, regardait la cour ensoleillée… mais aussi très enneigée. Contrairement à son frère Edgar, il n’est pas friand de sortir lorsqu’il fait trop froid…

Rusty semblait vouloir me dire: « Non, mais, quand nous ramèneras-tu le printemps? » Bon… on nous promet un réchauffement pour les prochains jours.

Entretemps, nous avons passé une partie de l’après-midi à enlever le petit banc de neige que la Ville avait déposé devant notre trottoir et devant la maison de la voisine (enceinte) dans la matinée. Ce fut notre exercice de la journée.

Mais c’est qu’on a froid, nous!

Pelotonnés l’un contre l’autre, hier après-midi, Edgar et Rusty, devant une bouche de calorifère… Rien de trop beau pour la classe féline!

OscarFroid
Oscar ne voulait pas être laissé pour compte lorsque les deux autres ont laissé le coussin vacant… on ne peut tout de même pas laisser se perdre cette merveilleuse chaleur lorsqu’il fait -20° dehors…

Tout en poils!

La famille féline au repos. Impossible de faire le lit… Tout le monde il est beau. Tout le monde il est fin. Tout le monde il est poilu…