Politique de services en français en Alberta

Le Ministre de la culture et responsable du Secrétariat francophone de l'Alberta, Ricardo Miranda, annonçant le lancement des consultations en vue de la création d'une politique sur les services en français dans la province durant le Congrès de la francophonie, Edmonton, le samedi 15 octobre. Photo: Radio-Canada. Cliquez sur l'image pour accéder au site original.
Le Ministre de la culture et responsable du Secrétariat francophone de l’Alberta, Ricardo Miranda, annonçant le lancement des consultations en vue de la création d’une politique sur les services en français dans la province durant le Congrès de la francophonie, Edmonton, le samedi 15 octobre. Photo: Radio-Canada. Cliquez sur l’image pour accéder au site original.

C’est officiel: la province de l’Alberta, à l’instar du Manitoba, de la Saskatchewan, de Terre-Neuve-et-Labrador et du Yukon, va se doter d’une politique des services en français. Les consultations publiques en vue de la création et de la mise en place de cette politique commencent immédiatement et se dérouleront au cours des prochains mois. Ceci répond à une requête de longe date de l’ACFA et fut le clou du Congrès de la francophonie de cette fin de semaine. On a hâte de voir à quoi cela va ressembler.

Article sur ce sujet par Radio-Canada Alberta. Site du Secrétariat francophone de l’Alberta.

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Congrès annuel

affiche-acfa-shawCe n’est évidemment pas la première fois que je participe au congrès annuel de l’ACFA (autrefois Rond-Point). Cependant, on n’a pas tous les jours 90 ans! En effet, c’est en 1926, à l’hôtel Macdonald, à deux pas de l’endroit où se tient le congrès depuis quelques années, qu’était fondée l’Association canadienne-française de l’Alberta. Hier soir, le congrès s’ouvrait par un grand banquet, auquel plus de deux cents personnes étaient attendues.

La sénatrice Claudette Tardif s'adresse aux congressistes en conférence d'ouverture du banquet.
La sénatrice Claudette Tardif s’adresse aux congressistes en conférence d’ouverture du banquet.

Cette année, l’ACFA a aussi une raison de plus de célébrer: la réception, tout récemment, tu Prix du 3-juillet-1608 attribué par le Conseil supérieur de la langue française et remis à «une organisation œuvrant en Amérique du Nord qui, avec persévérance, vitalité et dynamisme, rend ou a rendu des services exceptionnels à une collectivité de langue française et à l’ensemble de la francophonie nord-américaine*.» Le trophée et le certificat qui l’accompagne ont été rendus visibles aux congressistes.

prix-3-juillet prix-3-juillet-certificatPour l’occasion de cet anniversaire important, plusieurs ancien(ne)s président(e)s se sont déplacé(e)s, et ce malgré le temps plus que maussade:presidencesNous avons eu droit à un repas somptueux:

menu-banquet-acfa gateau-acfaMalheureusement, ce gâteau a fait fausse note pour moi, mais bon… on ne se plaint pas. Je ne suis pas resté pour la soirée dansante, puisque je traîne toujours cet atroce rhume qui a commencé la semaine dernière et que je n’ai donc pas encore l’énergie voulue… Mais au moins, cette année, la maladie ne m’a pas empêché de participer au congrès, comme ce fut le cas l’année dernière et l’année précédente.

Les médias y étaient aussi… voir le reportage de Radio-Canada. Et pendant le banquet, la vidéo-hommage suivante a été dévoilée:

Présence francophone à Grande-Prairie

acfagpJ’étais à Grande-Prairie pour une série de rencontres dans le cadre de mon nouveau rôle comme président du Réseau Santé Albertain. Par conséquent, je devais rencontrer certains intervenants dans le domaine de la santé, mais aussi des intervenants communautaires. C’est ainsi que j’ai pu apprécier les signes visibles de la présence francophone dans une ville qui, pour avoir un nom français, n’est pas visiblement francophone «sur la rue».

Ainsi donc, j’ai rencontré la toujours sympathique directrice de l’ACFA régionale, Michelle Margarit, dans son bureau qui se situait juste de l’autre côté des voies ferrées par rapport à l’hôtel où nous logions. Évidemment, les lectrices et lecteurs de longue date de ce blogue savent que je suis loin d’être étranger à l’ACFA, ayant siégé à la fois au C.A. de la régionale de Red Deer puis au C.A. provincial. Dans mon nouveau rôle, j’essaie de rebâtir des ponts qui n’étaient plus beaucoup fréquentés entre nos deux organismes.

ecole-nouvelle-frontiereLe même après-midi, je me rendais dans le sud-ouest de la ville, où se trouve l’École Nouvelle-Frontière, pour y rencontrer l’une de mes anciennes collègues du C.A. provincial de l’ACFA et directrice générale du Conseil scolaire du Nord-Ouest, Brigitte Kropielnicki. Ce fut une rencontre très agréable. J’ai aussi rencontré divers autres intervenants qui m’ont permis de constater qu’il y avait de l’espoir, mais aussi du dynamisme, dans ce nord-ouest de la province trop souvent oublié.

ecole-nouvelle-frontiere-intC’est plutôt tranquille dans les écoles au mois d’août… le calme avant la tempête!

Notre destination

Grande Prairie BienvenueVoici donc le but de notre voyage. Nous étions à Grande Prairie, dans le nord-ouest de la province. Je parle au passé parce que nous sommes désormais revenus; je vous faisais patienter parce que je n’avais pas beaucoup de temps pour écrire en voyage. Je vous en reparle davantage sous peu. À tout de suite!

Une autre découverte

AllIndiaNous étions à Edmonton pour rencontrer la directrice du Secrétariat francophone. Nous avons fait quelques courses… puis il se faisait tard. Nous avions faim, mais nous avions été déçus de notre dernière expérience à notre resto indien habituel. Une petite recherche (l’application Yelp est bien utile lorsqu’on est ailleurs que chez soi; que faisions-nous avans les téléphones cellulaires?) et nous sommes tombés sur ce restaurant niché dans les profondeurs de Mill Woods, dans le sud-est de la ville, un quartier à la population indienne abondante.

C’est délicieux et fréquenté par la population locale. On y reviendra! Il y a aussi une épicerie spécialisée juste à côté, de quoi nous fournir en délicieusetés…

La fête franco-albertaine bat son plein!

Gribbit, la mascotte de la Fête franco-albertaine. Photo tirée de la page Facebook de la FFA. Cliquez sur l'image pour accéder au fichier original.
Gribbit, la mascotte de la Fête franco-albertaine. Photo tirée de la page Facebook de la FFA. Cliquez sur l’image pour accéder au fichier original.

Nous ne pouvons malheureusement pas y être, puisque nous participons à deux powwows en fin de semaine (et qu’on ne peut pas être partout en même temps), mais la Fête franco-albertaine, le grand rassemblement de camping familial des francophones de la province, bat son plein, toujours au David Thompson Resort, à l’ouest de Red Deer. Bonne poursuite à un événement dont la popularité ne se dément pas! Pour ma part, je n’ai participé à cette Fête qu’une seule fois, en 2009, lorsqu’elle se tenait à Saint-Paul.

Pour d’autres détails, n’hésitez pas à consulter (et à aimer!) leur page sur Fesse-de-Bouc.

Pendant ce temps, nous…

Poster tiré de la page facebook du powwow Enoch. Cliquez sur l'image pour accéder au fichier original.
Poster tiré de la page facebook du powwow Enoch. Cliquez sur l’image pour accéder au fichier original.
Poster tiré de la page Facebook du Powwow Alexis. Cliquez sur l'image pour accéder au fichier original.
Poster tiré de la page Facebook du Powwow Alexis. Cliquez sur l’image pour accéder au fichier original.

Rencontre au sommet

Hoffmann
Isabelle Laurin, directrice générale, ACFA, Jean Johnson, président, ACFA, L’honorable Sarah Hoffman, vice-première ministre et ministre de la Santé et votre pas très humble, en tant que président du Réseau santé albertain.

Sur cette photo, on peut me voir en compagnie de la directrice générale et du président de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) ainsi que de la ministre provinciale de la Santé. Pourquoi? Cet après-midi, j’ai été invité par le président de l’ACFA à me joindre à une rencontre qu’ils avaient obtenu avec la ministre pour discuter des préoccupations de la communauté francophone en santé.

Mais pourquoi moi? C’est que j’ai été élu, au début du mois de juin, à la présidence du Réseau santé albertain, un organisme communautaire soutenu par la Société santé en français qui promeut l’accès aux soins de santé pour les francophones en Alberta. Son énoncé de mission est le suivant (on peut le trouver sur cette page):

En tant que chef de file, le Réseau santé albertain influe sur les décisions touchant la santé et le mieux-être tant personnel que collectif des francophones de l’Alberta. En collaboration avec les 15 autres réseaux membres de la Société Santé en français, nous agissons à trois niveaux :

  • renforcer les liens avec les intervenants du domaine de la santé pour assurer une meilleure planification, coordination, offre et évaluation des soins de santé primaires offerts en français;
  • développer les capacités des groupes de santé, des professionnels d’expression française, des organismes et des institutions francophones, afin de favoriser la prise en charge de sa santé;
  • consolider l’efficience et l’efficacité opérationnelles du Réseau, et accroître ses compétences en matière de soins de santé primaires pour mieux répondre aux besoins.

Pour atteindre ces objectifs, le Réseau a besoin de partenaires dans la communauté, et l’ACFA est indéniablement notre allié politique le plus puissant. C’est d’ailleurs l’ACFA qui, en tant que, «porte-parole de la communauté francophone en Alberta», a reconnu le Réseau santé albertain en tant que chef de file pour le secteur de la santé. C’était toutefois la première fois depuis longtemps que nous nous présentions en délégation conjointe auprès d’un(e) élu(e).

La rencontre a été très sympathique; on sent très bien le changement de climat qui s’est produit depuis la défaite des conservateurs l’année dernière. On se sent accueilli et écouté. Et on se fait accueillir à coups de «bonjour!». Décidément, l’édifice législatif s’est humanisé. Ça fait du bien.

Legisl2016Notre rencontre ne résultait pas en engagements concrets; ce n’était pas le but. On nous consulte alors que divers secteurs de l’appareil gouvernemental amorcent une réforme. Et cela s’aligne avec le projet de lancer un jour pas trop éloigné une politique des services en français en Alberta. On verra ce que l’avenir nous réserve, mais l’espoir est à nouveau permis. Disons que c’est un autre contexte que celui dans lequel je me suis retrouvé jadis au sein du conseil consultatif régional en santé dont j’ai finalement démissionné avant la fin de mon mandat.