Amuse-gueules

Voici deux courtes vidéos que j’ai prises au défilé de la Fierté 2018 à Edmonton, samedi dernier. Comme ces deux courtes prestations se prêtaient davantage à la vidéo qu’à la photo, j’ai rapidement sorti mon ordiphone pour en capturer un court moment.

Ce que les anglophones appellent une Colour Guard.

Puis un groupe de cornemuses… J’aime beaucoup la cornemuse. C’est un instrument parfait pour les défilés et les parades.

Prochaine mise à jour à ce sujet (il y a plus de 500 photos à traiter), après-demain ou samedi.

 

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Là où l’on me trouvera aujourd’hui…

Trajet du défilé de la Fierté à Edmonton aujourd’hui. Cliquez sur l’image pour accéder au site.

Il y aura donc une mise à jour avec photos plus tard ce soir d’ici quelques jours! Il y a beaucoup de photos à traiter… En voici quand même une, pour vous mettre l’eau à la bouche:

En attendant, je vous invite à visionner ce court reportage de Radio-Canada sur l’événement et sur la manifestation qui a brièvement interrompu le flot du défilé (et qui nous a permis de tout voir malgré le fait que nous sommes arrivés sur place avec un peu de retard à cause de la difficulté que nous avons eu à stationner). Disons que l’événement a énormément pris de l’ampleur depuis ma première visite, il y a dix ans. D’une vingtaine de groupes, le défilé est passé à plus de cent vingt. Il n’était plus possible de tout voir, puis de remonter le défilé pour le revoir une fois encore. Ce fut très amusant (tout comme la soirée passée à jouer à des jeux de société avec nos amies d’Edmonton).

À bientôt, donc, pour les photos. Entretemps, je vous avais préparé quelques articles à l’avance…

 

Fierté collégiale

FiertéRDC2016Je ne pouvais pas être présent à l’événement hier, mais le collège, pour la première fois dans son histoire, a hissé le drapeau de la Fierté près de son entrée principale lors d’une petite cérémonie qui s’est tenue hier matin. J’étais au collège cet après-midi et il y était toujours! Comme quoi il peut y avoir du progrès lorsque la volonté y est. Je crois que le crédit est dû à la présidente de l’association étudiante, Maryanne McGrath, qui s’identifie à la communauté LGBTQ2. Maryanne a d’ailleurs mis en ligne une courte vidéo de l’événement sur sa page Fesse-de-Bouc.

Red Deer s’affirme

Rainbow RD2016J’ai pris cette photo au crépuscule; l’éclairage n’était pas fameux, mais Red Deer suit la tendance cette année: deux passages cloutés au centre-ville ont été peints aux couleurs de l’arc-en-ciel pour marquer la semaine de la Fierté qui commence samedi. La peinture a été appliquée ce matin, et a donné lieu a une petite cérémonie protocolaire:

Craig Curtis, Gérant de la Ville, Dianne Wyntjes, Conseillère municipale, Joel Graham, coordonnateur des événements de la Société de la Fierté de Red Deer, Paul Harris, commerçant et conseiller municipal, Serge Gingras, co-président de la Société de la Fierté de Red Deer et Lynne Mulder et Ken Wong, conseillers municipaux. Photo: Josh Hall, RDNewsNOW. Cliquez sur l'image pour accéder à l'article original.
Craig Curtis, Gérant de la Ville, Dianne Wyntjes, Conseillère municipale, Joel Graham, coordonnateur des événements de la Société de la Fierté de Red Deer, Paul Harris, commerçant et conseiller municipal, Serge Gingras, co-président de la Société de la Fierté de Red Deer, ainsi que Lynne Mulder et Ken Wong, conseillers municipaux. Photo: Josh Hall, RDNewsNOW. Cliquez sur l’image pour accéder à l’article original.

Les activités de la semaine de la Fierté 2016 commencent samedi par un «fruit float» (une descente de la rivière sur des embarcations gonflables) et incluent une variété d’activités. Pas de défilé ici; cela a déjà été essayé sans grand succès, mais peut-être qu’un jour… Depuis le début des activités de la Fierté il y a cinq ou six ans, les activités augmentent d’année en année.

Pride 2016 Activities
Mise à jour, 9 août: Comme on peut le voir sur la photo prise hier soir, un imbécile s’est amusé à ajouter sa touche véhiculaire personnelle sur l’un des passages cloutés (et cela s’est produit assez tôt hier, apparemment, car Oyaté a vu ces traces au milieu de l’après-midi). La Société de la Fierté avait ceci à dire sur sa page Face-de-Bouc aujourd’hui:Pride Update 2016-8-9Je doute qu’une plainte formelle soit portée… mais on verra et on peut toujours espérer.

Fierté à Edmonton

Fierté Edmonton 2016
Photo: CBC. Cliquez sur l’image pour accéder à l’article original.

C’était aujourd’hui le défilé de la Fierté à Edmonton. Ce défilé, dont j’ai déjà parlé au tout début de ce blogue, a beaucoup crû depuis: une centaine de groupes défilaient cette année, ce qui marque certes un changement de l’atmosphère sociale en Alberta. De plus, la première ministre provinciale, Rachel Notley, y était. Je crois que c’est la première fois que le chef du gouvernement s’y trouve. L’année dernière, celui qui n’était pas encore le premier ministre fédéral y était aussi.

Rachel Notley, première ministre provinciale, Linda Duncan, députée fédérale et Don Iveson, maire d'Edmonton à la Fierté de 2015. Photo: Radio-Canada. Cliquez sur l'image pour accéder au site original.
Rachel Notley, première ministre provinciale, Linda Duncan, députée fédérale d’Edmonton-Strathcona et Don Iveson, maire d’Edmonton à la Fierté de 2015. Photo: Radio-Canada. Cliquez sur l’image pour accéder au site original.

Malheureusement, même si j’avais prévu m’y rendre, j’ai dû, une fois de plus, louper le défilé pour cause de réunion qui s’est étirée au-delà du temps imparti. En fait, je n’ai pu y être qu’en 2008 et 2011. Ce n’est que partie remise pour l’année prochaine!

Ça rappe!

Je parlais récemment de la controverse soulevée par les nouvelles lignes directrices du gouvernement albertain en ce qui concerne l’inclusion des élèves transgenres (et autres) dans les écoles.

Non seulement cela a-t-il entraîné la distribution, principalement par des groupes subventionnés par les églises évangéliques, de dépliants remplis de mésinformation à propos du fait que cela allait entraîner la perte de contrôle des enfants par leurs parents (et donc détruire la sacro-sainte famille), mais voilà qu’une «mère préoccupée» a produit, il y a quelques jours, une vidéo où elle rappe pour dénoncer le nouveau règlement auquel les conseils scolaires doivent se conformer d’ici jeudi. On trouve un lien vers cette vidéo dans cet article de Radio-Canada anglais.

Ce matin, les nouvelles nous annonçaient une contre-offensive venant cette fois d’un père d’Edmonton, qui soutient le droit à l’égalité, vidéo qu’on trouve à l’en-tête de cet article. Je ne peux qu’espérer qu’un jour ce soit un non-problème… et que tous pourront trouver un milieu qui les soutienne, peu importe leur identité sexuelle ou de genre, dans le monde éducatif. Mais ça risque de prendre du temps.

 

Retour

Nous sommes bien rentrés cet après-midi, après presque cinq jours passés à Edmonton. Ce fut un feu roulant… je m’en suis rendu particulièrement compte quand, sur la route, Oyaté m’a demandé quelque chose en référence au souper de jeudi soir… et que ni l’un, ni l’autre de nous ne pouvait se rappeler où nous avions pris notre réfection vespérale jeudi… Je m’en souviens maintenant grâce à Fesse-de-bouc, mais c’est un signe… que nous n’avons pas vraiment eu le temps de nous reposer!

J’avais une réunion au Campus Saint-Jean mercredi après-midi qui a ouvert le bal. Arrivés (légèrement en retard) pour ladite réunion, nous avons ensuite pris un souper rapide dans le coin avant d’amorcer trois jours aux archives provinciales. Pendant que je m’esquintais à retrouver des traces de l’histoire du collège (pour le projet historique dans le cadre des célébrations du cinquantième anniversaire de sa fondation, qui s’en viennent),  Oyaté, lui, travaillait sur un certain prince danois de fiction. Il a passé beaucoup de temps à l’hôtel pour ce faire. Rédiger une dissertation sur un thème littéraire n’étant pas vraiment dans ses activités préférées, il prenait parfois des pauses qui lui permettaient d’aller explorer les environs.

Nous avions en fait rendez-vous chez des amis pour le souper de jeudi, mais cela n’aura pas eu lieu… et de toutes façons, je me rends compte que cela n’aurait pas été possible étant donné ce qui m’est arrivé aux archives cet après-midi là. Et oui, mon œil semble parfaitement rétabli de son choc avec une carte d’identité. Ce soir-là, entre deux compresses froides, j’ai réussi à m’avancer pas mal dans ma correction… et j’ai un projet d’article sur mon blogue professionnel concernant l’impact de la remise des travaux par voie électronique plutôt que sur papier, mais je n’ai pas eu le temps de la rédiger encore.

J’ai passé toute la journée de vendredi aux archives… et ils ont dû me mettre dehors à la fermeture de la salle de lecture à 16 h 30. Je commençais, comme disent les anglophones, à hit pay dirt… il faudra donc que je retontisse un de ces quatre pour terminer la lecture d’une pile de documents qui ne me sont parvenus qu’à 15 h 30 et qu’il faudra que je recommande une fois de plus de la voûte. Mais c’est la vie. Le temps de faire la connexion avec Oyaté qui était pris dans la circulation, un petit souper rapide, et la série de réunions qui compose la rencontre du conseil d’administration de l’ACFA commençait dès 18 h. Ce fut une fin de semaine très productive pour le conseil. Le tout s’est déroulé dans la bonne humeur et nous nous sommes quittés plutôt satisfaits ce midi.

Nous avions aussi planifié de longue date une célébration hier soir pour souligner les 40 ans d’une amie et collègue de classe d’Oyaté dans son programme précédent. Nous avions rendez-vous à un sympathique restaurant italien où nous avions pensé aller prendre notre souper du Jour de l’An (mais évidemment c’était alors plein). Nous sommes arrivés à 18 heures; nos amies nous ont rejoint une vingtaine de minutes plus tard. J’ai cru sentir un refroidissement dans l’attitude de la serveuse lorsqu’elle s’est rendue compte que nous étions deux couples gais, mais ce pourrait être simplement une mauvaise perception. Le restaurant, qui était plutôt tranquille à notre arrivée, s’est rapidement rempli… et est devenu plutôt bruyant. Mais enfin, on s’y attend un samedi soir. C’était animé mais pas désagréable, et ce malgré un groupe d’une trentaine de personnes qui occupait tout un côté du restaurant.

La nourriture était excellente bien qu’un peu chère. Le service approximatif (je n’ai jamais vu une serveuse avoir autant de difficulté à déboucher une bouteille et nous avons dû lui demander de nous apporter du pain lorsque notre commande a commencé à se faire attendre…) En fait, nos entrées sont arrivées rapidement, mais les plats principaux (pourtant tous relativement rapides à préparer) ont pris deux heures à nous arriver! On nous avait prévenu qu’il manquait du personnel en cuisine, mais là, c’était quelque peu exagéré. Et le proprio n’a pas eu la présence de venir nous voir (alors qu’il allait à peu près à toutes les autres tables) pour aider à faire passer la chose. Donc je ne suis pas certain que j’y retournerai malgré une expérience gustative plutôt agréable, ce qui est assez rare à Edmonton.

Nous avons terminé la soirée en enterrant l’un des deux bars gais d’Edmonton… Il ne reste donc plus qu’un seul établissement gai dans toute la ville. Il y a d’ailleurs une vague de fermeture de ces lieux de rassemblement en Alberta ces temps derniers. Probablement pour des raisons économiques. C’était plein… pas particulièrement agréable (musique sans intérêt et foule très jeune cherchant davantage l’oubli que l’amusement), mais nous avons eu du plaisir à voir des gens se faire couvrir de peinture phosphorescente avant d’aller danser et briller sous la lumière noire…

Bon. Je retourne à mes corrections, car la semaine de relâche est bien finie… Nous sommes fort heureux de retrouver nos fils à quatre pattes et une chambre sans tapis pour nous assécher les narines et la gorge. Et j’envoie aussi mes excuses aux quelques personnes de la capitale que je n’ai pas pu trouver le temps de voir durant cette visite… qui, mis à part la soirée de samedi, en fut vraiment une de travail. Je rentre sans avoir pu me reposer, mais bon. Ça viendra. Je vais me contenter des câlins félins.