Temps orageux

CIel albertain 30 juinPeut-être avez-vous entendu parler via les sites de nouvelles que la météo dans les Prairies est, ces temps derniers, propice aux manifestations plutôt brutales. Ça attire même les chasseurs de tornades qui, habituellement, se concentrent sur l’Ouest étatsunien. Pendant la fin de semaine de la fête du Canada, pas moins de cinq tornades ont été répertoriées dans le sud de la province. Bon… ce n’est aucunement rare chez nous en été, et c’est le résultat des conditions géographiques particulières des Prairies qui sont propices à ce phénomène. Jusqu’ici, rien à s’inquiéter pour nous… mais nous voyons parfois des formations nuageuses spectaculaires, comme celle-ci, prise près de Carstairs par Oyaté alors que nous rentrions de Calgary le 30 juin dernier.

Calgary by Night (2)

Photo: Oyaté
Photo: Oyaté

Mardi soir, nous étions conviés au cinéma Globe pour la projection du documentaire «The Pass System», suivi d’une discussion avec le réalisateur, Alex Williams. Ce fut une rencontre enrichissante, qui s’est poursuivie par une conversation avec une autre personne ayant assisté au film. Nous commençons à établir des liens.

Photo: Oyaté (volontairement surexposée pour faire «disparaître» les taxis)
Photo: Oyaté (volontairement surexposée pour faire «disparaître» les taxis)

Par la suite, bien préparés cette fois (lire: bien habillés, car nous avions eu froid la veille), nous avons parcouru quelques rues du centre-ville pour une autre séance de photographie nocturne.

Tête 1Cette fois, plutôt que de porter sur l’ensemble du centre-ville, notre regard s’est porté sur des détails, comme les sculptures plus haut, sur la 8e Avenue (Stephen Avenue) et la tête (l’œuvre de l’artiste espagnol Jaume Plensa est intitulée Wonderland) qui trône sur l’esplanade devant l’édifice Bow.

Tête3
Photo: Oyaté
Tête2
Photo: Oyaté

Encore une fois, nous nous sommes amusés avec angles de prise de vue et les réglages de nos appareils.

Horloge
Photo: Oyaté

Ensuite, Oyaté a décidé de s’attaquer au défi de prendre une photo de cette horloge tout près de l’édifice Bow. L’éclairage est plaisant à l’œil, mais difficile à reproduire en photo.

Tour3
Photo: Oyaté

Finalement, nous nous sommes tous deux essayés à prendre la Tour de Calgary en photo, avec son éclairage dont les couleurs et intensités changent constamment.

Tour1 Tour2Et j’ai découvert que mon appareil a tendance à faire une «réflexion» des lumières trop brillantes. Causé par la lentille? Il me faudra rechercher la cause de cet anneau fantôme.

Chose certaine, ces deux soirées photographiques ont beaucoup plu à mon cher et tendre! Il se sent dorénavant beaucoup plus à l’aise avec son appareil.

Calgary by Night (1)

Centre-ville
Photo: Oyaté

Il y a deux ans, Oyaté s’est équipé d’un bon appareil photo, mais il n’a jamais vraiment eu la chance d’expérimenter… jusqu’à maintenant. Il a décidé de s’attarder à comprendre le fonctionnement d’un appareil reflex et à s’amuser avec ses diverses fonctions. Lundi et mardi soir, donc, nous avons fait de la photo nocturne. Lundi, ce fut de deux promontoires offrant de bonnes vues du centre-ville.

Photo: Oyaté
Photo: Oyaté

Cela lui a permis de se familiariser avec l’utilisation d’un trépied, mais aussi de jouer avec les réglages tels que la vitesse d’obturation et la sensibilité du capteur (les valeurs ISO).

Pont de la rue du Centre. Photo: Oyaté.
Pont de la rue du Centre. Photo: Oyaté.

Ou encore l’utilisation du zoom pour prendre des photos de sites difficiles, comme ce pont suréclairé, sans en perdre les détails intéressants.

SaddledomeJe n’ai pas été en reste… même si je me suis surtout amusé de l’autre promontoire, situé au sud-est du centre-ville, surplombant le site du Stampede.

Saddledome close up

Photos célébratoires de Saint-Sylvestre

Feu de joieCette photo a été prise en septembre 2011, alors que nous célébrions la fin de cours d’Oyaté et que, cérémonieusement, nous brûlions, dans notre foyer extérieur, les uniformes d’hôpital que lui et ses collègues de classe avaient dû porter durant leur formation. Nous avons appris que le polyester-coton brûle allègrement! J’ai envoyé cette photo à mon amie Dr CaSo parce que, sur son blogue, elle organise tous les mois un sympathique article collaboratif intitulé Photo de Truc. Le mois dernier, pour son thème « photographiez-moi un truc qui fait craquer« , choisi par isaquarel, j’avais été le premier à envoyer une photo (bien que j’avais sagement attendu, espérant que d’autres seraient plus rapides sur la gâchette que moi), ce qui me désignait pour choisir le thème de décembre. J’ai dû réfléchir au thème, parce que ça ne me vient pas naturellement, les thèmes imposés. Puis, pensant à ce qui s’en venait alors, la période des Fêtes, je me suis dit que le thème de la célébration serait de saison. Je n’avais évidemment pas d’idée de ce que je pourrais (éventuellement, y’a pas d’obligation) contribuer au thème. Puis cette idée du feu de joie m’est venue. Surtout, je dirais, à cause de ceci:

Neige 3 décembre 2013C’est notre cour arrière. Le 3 décembre dernier. Après la troisième chute de neige de la saison. Et il en est tombé encore. À gauche, devant les cèdres qui se trouvent le long de la clôture, on peut voir un petit buton de neige. Oui… C’est là que se trouve notre foyer extérieur. C’est la première fois depuis que je vis ici que je vois de la neige monter jusqu’au rebord du foyer et le cacher entièrement. En fait, depuis, il est tombé une quinzaine de centimètres supplémentaires, et on ne voit presque plus la trace du foyer. Ça me donne la nostalgie des moments de célébration autour d’un feu de joie… par des températures plus clémentes, comme ce fut le cas lors de la soutenance de thèse d’une collègue en 2008.

ChampagneOn a aussi ça en cave… un reste de ce dernier événement célébratoire en 2011. Ça pourrait toujours aider à célébrer, sinon la Saint-Sylvestre, du moins quelque chose qui méritera de l’être… on espère bientôt.

Et bonne année 2014 à tous!

En cette journée internationale de la langue maternelle…

Ciel d'EdmontonLa vue du ciel de l’endroit où je me trouve… il y a de cela à peine quelques minutes (juste le temps de transférer le fichier dans l’ordinateur, puis de le traiter). Un beau ciel de soleil couchant sur le centre-ville d’Edmonton. Le tout vu du 17e étage d’un hôtel. Si on clique sur l’image, on voit la vue un peu plus complète (et prise à une vitesse d’exposition plus lente), qui permet de voir ce qu’il y a en-dessous de ce ciel… le panorama de stationnements qui s’étendent sur des centaines de mètres carrés, entre la 105e et la 108e Avenue, dans ce centre-ville qui a connu de meilleurs moments et où les promoteurs immobilier attendent de toute évidence une reprise pour élancer leurs constructions dans le ciel. Il y a bien quelques édifices à condominiums de luxe qui se construisent dans les alentours, mais cet espace est encore largement en friche… Ça me rappelle le centre-ville de Montréal au tournant des années 1990.

Edmonton by NightPendant que je vous écrivais ceci, le soleil a continué sa course descendante… En regardant un peu plus vers le nord-ouest on a quand même une vue qui n’est pas désagréable, avec Saint-Albert, tout au loin, en fond de scène…

Je suis ici pour quelques jours par un concours de circonstances. Il y aura rencontre régulière du Conseil d’Administration de l’ACFA pendant la fin de semaine, ça, je le sais depuis plus d’un an. C’est d’ailleurs l’ACFA qui a fait nos réservations pour cette chambre dans les hauteurs. Puis, une autre réunion est récemment apparue pour hier… Comme c’est la semaine de relâche, j’en ai profité pour faire le pont et aller faire un peu de recherche pour le projet de célébration du cinquantenaire du collège aux Archives provinciales, que j’aime bien. Et j’y trouve des renseignements intéressants qui complètent ce dont nous disposons localement. Comme le service des archives (plus administratives qu’historiques) du collège n’existe que depuis 1988, les premiers vingt-cinq ans de l’institution ne sont pas très bien documentés. Les archives gouvernementales pallient un peu. Jusqu’ici, j’ai pu écumer les principaux inventaires de fonds qui contiennent des renseignements, mais je n’ai pas terminé, loin de là.

ID PAAMa journée de travail a toutefois été écourtée aujourd’hui par cet objet. Il s’agit d’une carte d’identification que tout chercheur doit porter pendant son séjour aux archives. En l’enlevant avant d’aller dîner, je me la suis envoyée directement dans l’œil… Qui eût cru qu’une carte d’identification pourrait devenir objet contondant et source d’accident de travail? Mes lentilles cornéennes ne m’aiment plus depuis ce moment… Je me suis soigné à l’aide de compresses bien froides (après avoir retiré les lentilles, bien entendu). On verra comment ça ira demain, mais il faudra donc que je passe la journée aux archives, moi qui aurait pensé n’y aller qu’en matinée. Je passe donc mon temps (si l’on peut s’exprimer ainsi) en corrigeant les travaux de mes étudiants, lesquels me suivent désormais partout, car ils sont envoyés électroniquement.

Messieurs N et E s'aimentIls nous manquent… cruellement. Ainsi que les deux frères. Nous les reverrons bientôt. En attendant, Mademoiselle X en prend bien soin.

Quant au titre… effectivement, c’est aujourd’hui la journée internationale de la langue maternelle, ce que le comité du centenaire de la ville de Red Deer a voulu souligner dans ses célébrations. Oyaté et moi avons bien essayé entre nous de ne communiquer en n’utilisant que notre langue maternelle, mais cela n’a pas duré; l’anglais nous est encore nécessaire pour communiquer… C’est bien malheureux.

Vu: Une évidence

C’était sur la route vers Edmonton la semaine dernière. Il faut pas pousser pépé dans les orties, paraît-il… Merci à Oyaté pour la photo prise pendant que je conduisais.

Gueule de Glace

Avec le changement d’heure à l’heure avancée ici mais pas encore en Europe (si je ne m’abuse), je ne sais plus trop à quelle heure il faut que je publie pour que ça sorte à midi, heure de Paris. Si je me suis gouré, je vous demande donc pardon.

Le thème de ce mois-ci, choisi par Blogosth est: glace. Comme on s’en doute, ce ne sont pas les occasions de photographier de la glace qui manquent dans mon coin de pays… sauf cette année. Nous avons eu un hiver doux et sans beaucoup de neige, donc la glace est difficile à trouver, sinon depuis quelques jours, car nous avons eu droit, la semaine dernière, à une véritable tempête de neige qui nous a déposé une vingtaine de centimètres sur la tête, quelque chose d’exceptionnel dans le coin. Cependant, avec le redoux que nous vivons depuis, c’est presque déjà entièrement fondu.

La photo que je vous offre date du samedi 6 avril 1996 (oui, je sais, ce n’est pas hier). C’était un amas de neige en bord de rue en train de fondre à Rigaud (en banlieue ouest de Montréal, au Québec). J’étais là pour une Montée Pascale, activité dont je vous parlerai probablement un jour, mais qui ramènera sûrement des souvenirs agréables à l’ami Boris. Donc, ce banc de neige, en fondant de manière plus ou moins aléatoire, avait creusé cette impressionnante «gueule», qui n’a probablement pas duré beaucoup plus longtemps et que j’ai été bien chanceux de capter sur pellicule, car c’était bien de cela qu’il s’agissait à l’époque: j’avais un appareil argentique. Aujourd’hui, je prendrais probablement une vingtaine de photos numériques, représentant la chose sous tous ses angles… mais alors, je n’avais qu’un budget très limité. Ça reste assez impressionnant (la chose mesurait un bon mètre de long).

Ceci sera ma dernière participation à la Photo du Mois… L’aventure fut amusante et le défi parfois difficile.