Photocopillage

PhotocopieurIl y a quelques années, le collège s’est doté de nouveaux photocopieurs multifonctions, qui servent à la fois de photocopieurs, de numériseurs, d’imprimantes pour nos stations informatiques ou nos ordinateurs branchés au réseau du collège et, dans certains cas, de télécopieurs (oui, il y a encore des personnes qui utilisent cette technologie oh so nineties. En 2012, j’ai commencé un projet que je caressais de longue date: numériser les très très nombreux articles photocopiés durant mes études supérieures, question de sauver de l’espace et de libérer les énormes classeurs que je trimballe à chaque déménagement. À l’époque, nous pensions peut-être nous relocaliser vers Edmonton.

C’est un projet qui est grandement simplifié par les nouveaux appareils à notre disposition, mais qui reste laborieux. Je ne peux m’y adonner que pendant l’été ou pendant les soirées durant l’année scolaire, question de ne pas être constamment dérangé par d’autres utilisateurs de ces appareils. Aussi, j’ai rarement le temps nécessaire pour cette activité durant l’année scolaire, si bien qu’il y a trois grosse boîtes qui traînent dans mon bureau depuis quatre ans. J’ai décidé que je m’en débarrassais cette année.

DocumentsL’ami Boris reconnaîtra peut-être ces articles, sur lesquels il a dûment écrit la référence lorsqu’ils les a photocopiés pour moi au centre de documentation de l’Institut Raymond-Dewar alors que j’étais étudiant au doctorat. Il s’agit d’articles publiés dans les American Annals of the Deaf entre 1847 et 1930. Pas tous les articles, oh que non… mais quand même quelques centaines, qui occupaient presque un tiroir complet de mon classeur latéral. Je numérise donc les articles avant de me défaire de la copie papier.

Et en farfouillant pour écrire cet article je viens de découvrir que les volumes 1 à 38 ont été rendus disponibles en ligne… cela ne me permet pas d’accéder à tous les articles que j’ai photocopiés, mais je vais pouvoir retrouver quelques articles que je regrette de ne pas avoir demandés à l’époque.

Dossiers AADAprès avoir numérisé les articles, j’obtiens une série de fichiers impossibles à différencier… et qu’il me faut ensuite renommer et classer pour retrouver l’information nécessaire. Cependant, au préalable, je dois aussi passer les fichiers par PaperPort, question d’en corriger l’orientation et de les rendre lisibles à l’écran.

Paperport DesktopEn haut de l’écran, on voit des articles correctement orientés; plus bas, ceux qui n’ont pas encore été traités. Tout ceci prend un certain temps…

Et les articles des AAD ne sont pas les seuls à passer au numériseur. J’ai également des milliers de pages de documents d’archives photocopiés à traiter, ainsi que tous les numéros de la revue L’ami des sourds-muets, publiée de 1908 à 1975. J’ai donc des heures de plaisir devant moi!

Art sur campus

Arche entréeHier, j’ai profité du beau temps pour faire quelques clichés sur le campus entre deux ateliers. Elles ne sont pas présentées dans l’ordre où je les ai prises, mais plutôt du sud au nord. D’abord, l’arche d’entrée du campus, emblématique, qui marque le passage formel de la ville au campus.

QuadLà, on se trouve essentiellement dans le «quad», l’espace formel entre les principaux bâtiments académiques. Au fond, des bâtiments qui datent des débuts de l’Université, qui célèbre cette année son cinquantième anniversaire de fondation. Je ne publie pas de photo rapprochée de la sculpture en inox parce qu’il y avait une lectrice à son pied.

Typographe HeraldDans le corridor de l’un des bâtiments que l’on voit au fond de la photo précédente, il y a une série de grotesques en terre cuite tirées de l’édifice du Calgary Herald construit de 1911 à 1913 et démoli en 1972 pour faire place à la tour Telus (qui fut pendant longtemps le plus haut édifice à Calgary). Celle-ci, qui représente un typographe, est particulièrement amusante.

Arche biblioCette autre arche se trouve sur le chemin qui mène de la nouvelle bibliothèque (que l’on voit au fond, avec les derniers étages de l’ancienne qui dépassent) à l’édifice de kinésiologie. Je ne sais pas trop quelle symbolique on essaie de représenter à part l’effort collectif…

Arche et lapin… mais ça laisse ce lapin de glace. En passant, je trouvais un peu frustrant de ne pas voir de plaques indiquant l’auteur de la plupart de ces œuvres… ou bien elles étaient bien cachées.

Gymnaste poutreEn voyant cette statue d’une gymnaste à la poutre, je n’ai pu m’empêcher de penser à Nadia Comaneci, la jeune Roumaine qui a remporté une série de notes parfaites aux Olympiques de Montréal en 1976. Il y a une plaque au pied de la statue, mais elle n’identifie que l’artiste (Marc Mellon), les donateurs et la date d’installation, 1980.

EEELDurant l’après-midi, j’avais une rencontre (fort intéressante; un panel sur la réconciliation par l’éducation) dans cet édifice récemment construit sur le campus.

Ondulations EEELCes structures (sculptures?) de part et d’autre de l’entrée rappellent évidemment la géologie de la région.

Atrium EEELÀ l’intérieur, un immense atrium qui s’étend sur trois niveaux et qui sert de merveilleux espace social…

Atrium EEEL autre vue… mais aussi, on le devine, d’espace pour des présentations plus formelles.

Entrée KNSS UCEnfin, cette sculpture moderne, faite de cinq «A» majuscules les uns dans les autres donne accès, du nord, au centre des sports. Intéressant sans être éblouissant sur le plan esthétique. Devant, on aperçoit une des vasques utilisées pour la flamme olympique lors des Jeux d’hiver de 1988, qui se sont entre autres déroulés sur le campus. Le bâtiment à droite sur la photo est l’anneau de glace où ont eu lieu les compétitions de patinage de vitesse, entre autres.

Chat à deux étages

Chat à deux étagesDepuis que nous avons installé le condo à félins dans le salon, il y a deux semaines, il est beaucoup plus utilisé que lorsqu’il était au sous-sol. Voici les frères Chatamazoff (Alfred en haut et Oscar en bas) dans la position du «chat à deux étages». Il y avait un bout de temps que j’avais réussi à croquer les deux frérots dans la même photo. Nous les avons depuis un peu plus d’un an maintenant… ils approchent l’âge de deux ans environ et, comme on peut le voir, ils ont bien fait leur place dans la maisonnée.

Dans un tout autre ordre d’idées, aujourd’hui, c’était la conférence étudiante de notre département. J’animais le dernier atelier de la journée, qui fut fort intéressant (sur un projet de recherche en collaboration entre le collège et un organisme local pour les femmes immigrantes). Maintenant, il faut que je rentre pour nourrir mon homme.

Retour

Nous sommes bien rentrés cet après-midi, après presque cinq jours passés à Edmonton. Ce fut un feu roulant… je m’en suis rendu particulièrement compte quand, sur la route, Oyaté m’a demandé quelque chose en référence au souper de jeudi soir… et que ni l’un, ni l’autre de nous ne pouvait se rappeler où nous avions pris notre réfection vespérale jeudi… Je m’en souviens maintenant grâce à Fesse-de-bouc, mais c’est un signe… que nous n’avons pas vraiment eu le temps de nous reposer!

J’avais une réunion au Campus Saint-Jean mercredi après-midi qui a ouvert le bal. Arrivés (légèrement en retard) pour ladite réunion, nous avons ensuite pris un souper rapide dans le coin avant d’amorcer trois jours aux archives provinciales. Pendant que je m’esquintais à retrouver des traces de l’histoire du collège (pour le projet historique dans le cadre des célébrations du cinquantième anniversaire de sa fondation, qui s’en viennent),  Oyaté, lui, travaillait sur un certain prince danois de fiction. Il a passé beaucoup de temps à l’hôtel pour ce faire. Rédiger une dissertation sur un thème littéraire n’étant pas vraiment dans ses activités préférées, il prenait parfois des pauses qui lui permettaient d’aller explorer les environs.

Nous avions en fait rendez-vous chez des amis pour le souper de jeudi, mais cela n’aura pas eu lieu… et de toutes façons, je me rends compte que cela n’aurait pas été possible étant donné ce qui m’est arrivé aux archives cet après-midi là. Et oui, mon œil semble parfaitement rétabli de son choc avec une carte d’identité. Ce soir-là, entre deux compresses froides, j’ai réussi à m’avancer pas mal dans ma correction… et j’ai un projet d’article sur mon blogue professionnel concernant l’impact de la remise des travaux par voie électronique plutôt que sur papier, mais je n’ai pas eu le temps de la rédiger encore.

J’ai passé toute la journée de vendredi aux archives… et ils ont dû me mettre dehors à la fermeture de la salle de lecture à 16 h 30. Je commençais, comme disent les anglophones, à hit pay dirt… il faudra donc que je retontisse un de ces quatre pour terminer la lecture d’une pile de documents qui ne me sont parvenus qu’à 15 h 30 et qu’il faudra que je recommande une fois de plus de la voûte. Mais c’est la vie. Le temps de faire la connexion avec Oyaté qui était pris dans la circulation, un petit souper rapide, et la série de réunions qui compose la rencontre du conseil d’administration de l’ACFA commençait dès 18 h. Ce fut une fin de semaine très productive pour le conseil. Le tout s’est déroulé dans la bonne humeur et nous nous sommes quittés plutôt satisfaits ce midi.

Nous avions aussi planifié de longue date une célébration hier soir pour souligner les 40 ans d’une amie et collègue de classe d’Oyaté dans son programme précédent. Nous avions rendez-vous à un sympathique restaurant italien où nous avions pensé aller prendre notre souper du Jour de l’An (mais évidemment c’était alors plein). Nous sommes arrivés à 18 heures; nos amies nous ont rejoint une vingtaine de minutes plus tard. J’ai cru sentir un refroidissement dans l’attitude de la serveuse lorsqu’elle s’est rendue compte que nous étions deux couples gais, mais ce pourrait être simplement une mauvaise perception. Le restaurant, qui était plutôt tranquille à notre arrivée, s’est rapidement rempli… et est devenu plutôt bruyant. Mais enfin, on s’y attend un samedi soir. C’était animé mais pas désagréable, et ce malgré un groupe d’une trentaine de personnes qui occupait tout un côté du restaurant.

La nourriture était excellente bien qu’un peu chère. Le service approximatif (je n’ai jamais vu une serveuse avoir autant de difficulté à déboucher une bouteille et nous avons dû lui demander de nous apporter du pain lorsque notre commande a commencé à se faire attendre…) En fait, nos entrées sont arrivées rapidement, mais les plats principaux (pourtant tous relativement rapides à préparer) ont pris deux heures à nous arriver! On nous avait prévenu qu’il manquait du personnel en cuisine, mais là, c’était quelque peu exagéré. Et le proprio n’a pas eu la présence de venir nous voir (alors qu’il allait à peu près à toutes les autres tables) pour aider à faire passer la chose. Donc je ne suis pas certain que j’y retournerai malgré une expérience gustative plutôt agréable, ce qui est assez rare à Edmonton.

Nous avons terminé la soirée en enterrant l’un des deux bars gais d’Edmonton… Il ne reste donc plus qu’un seul établissement gai dans toute la ville. Il y a d’ailleurs une vague de fermeture de ces lieux de rassemblement en Alberta ces temps derniers. Probablement pour des raisons économiques. C’était plein… pas particulièrement agréable (musique sans intérêt et foule très jeune cherchant davantage l’oubli que l’amusement), mais nous avons eu du plaisir à voir des gens se faire couvrir de peinture phosphorescente avant d’aller danser et briller sous la lumière noire…

Bon. Je retourne à mes corrections, car la semaine de relâche est bien finie… Nous sommes fort heureux de retrouver nos fils à quatre pattes et une chambre sans tapis pour nous assécher les narines et la gorge. Et j’envoie aussi mes excuses aux quelques personnes de la capitale que je n’ai pas pu trouver le temps de voir durant cette visite… qui, mis à part la soirée de samedi, en fut vraiment une de travail. Je rentre sans avoir pu me reposer, mais bon. Ça viendra. Je vais me contenter des câlins félins.

En cette journée internationale de la langue maternelle…

Ciel d'EdmontonLa vue du ciel de l’endroit où je me trouve… il y a de cela à peine quelques minutes (juste le temps de transférer le fichier dans l’ordinateur, puis de le traiter). Un beau ciel de soleil couchant sur le centre-ville d’Edmonton. Le tout vu du 17e étage d’un hôtel. Si on clique sur l’image, on voit la vue un peu plus complète (et prise à une vitesse d’exposition plus lente), qui permet de voir ce qu’il y a en-dessous de ce ciel… le panorama de stationnements qui s’étendent sur des centaines de mètres carrés, entre la 105e et la 108e Avenue, dans ce centre-ville qui a connu de meilleurs moments et où les promoteurs immobilier attendent de toute évidence une reprise pour élancer leurs constructions dans le ciel. Il y a bien quelques édifices à condominiums de luxe qui se construisent dans les alentours, mais cet espace est encore largement en friche… Ça me rappelle le centre-ville de Montréal au tournant des années 1990.

Edmonton by NightPendant que je vous écrivais ceci, le soleil a continué sa course descendante… En regardant un peu plus vers le nord-ouest on a quand même une vue qui n’est pas désagréable, avec Saint-Albert, tout au loin, en fond de scène…

Je suis ici pour quelques jours par un concours de circonstances. Il y aura rencontre régulière du Conseil d’Administration de l’ACFA pendant la fin de semaine, ça, je le sais depuis plus d’un an. C’est d’ailleurs l’ACFA qui a fait nos réservations pour cette chambre dans les hauteurs. Puis, une autre réunion est récemment apparue pour hier… Comme c’est la semaine de relâche, j’en ai profité pour faire le pont et aller faire un peu de recherche pour le projet de célébration du cinquantenaire du collège aux Archives provinciales, que j’aime bien. Et j’y trouve des renseignements intéressants qui complètent ce dont nous disposons localement. Comme le service des archives (plus administratives qu’historiques) du collège n’existe que depuis 1988, les premiers vingt-cinq ans de l’institution ne sont pas très bien documentés. Les archives gouvernementales pallient un peu. Jusqu’ici, j’ai pu écumer les principaux inventaires de fonds qui contiennent des renseignements, mais je n’ai pas terminé, loin de là.

ID PAAMa journée de travail a toutefois été écourtée aujourd’hui par cet objet. Il s’agit d’une carte d’identification que tout chercheur doit porter pendant son séjour aux archives. En l’enlevant avant d’aller dîner, je me la suis envoyée directement dans l’œil… Qui eût cru qu’une carte d’identification pourrait devenir objet contondant et source d’accident de travail? Mes lentilles cornéennes ne m’aiment plus depuis ce moment… Je me suis soigné à l’aide de compresses bien froides (après avoir retiré les lentilles, bien entendu). On verra comment ça ira demain, mais il faudra donc que je passe la journée aux archives, moi qui aurait pensé n’y aller qu’en matinée. Je passe donc mon temps (si l’on peut s’exprimer ainsi) en corrigeant les travaux de mes étudiants, lesquels me suivent désormais partout, car ils sont envoyés électroniquement.

Messieurs N et E s'aimentIls nous manquent… cruellement. Ainsi que les deux frères. Nous les reverrons bientôt. En attendant, Mademoiselle X en prend bien soin.

Quant au titre… effectivement, c’est aujourd’hui la journée internationale de la langue maternelle, ce que le comité du centenaire de la ville de Red Deer a voulu souligner dans ses célébrations. Oyaté et moi avons bien essayé entre nous de ne communiquer en n’utilisant que notre langue maternelle, mais cela n’a pas duré; l’anglais nous est encore nécessaire pour communiquer… C’est bien malheureux.