Il y a un an…

Hier, il y a un an, nous étions là. Il s’agit de la scène du théâtre Babs Asper du Centre National des Arts d’Ottawa, où l’on s’apprêtait à présenter une version révisée de la pièce «The Making of Treaty Seven», dont j’avais pu voir la version originale à Calgary il y a quelques années. C’était la veille de notre retour d’un séjour de deux semaines à Ottawa qui avait commencé par la réunion du Conseil d’administration de la Société santé en français et qui s’était étiré d’une petite visite chez et à des amis répartis entre Ottawa, Gatineau et Montréal. Tiens, j’y pense… pendant ce séjour, je me suis aussi rendu là, pour une première visite:

Il s’agit de l’Abbaye Val-Notre-Dame, à Saint-Jean-de-Matha, au nord de ma ville d’origine. C’est là que les moines Trappistes auparavant établis à Oka depuis le dix-neuvième siècle (et j’ai déjà parlé ici) sont déménagés en 2009. Depuis le temps que je voulais m’y rendre… et je n’en avais pas encore eu l’occasion. La nouvelle Abbatiale est toute de rigueur et de simplicité. J’y suis resté pour l’Office de None avant de prendre la route pour aller rendre visite à mes parents.

Église abbatiale de l’Abbaye Val-Notre-Dame. Cliquez sur l’image pour voir l’ancienne Abbatiale à Oka, que cette église a remplacée.

Mais revenons à nos moutons du 20 juin 2017. Au moment où nous allions nous attabler pour souper avec des amis avant le spectacle, j’ai reçu un message texte de nos amies qui s’occupaient des occupants à quatre pattes de la maison, lequel message contenait cette image:

J’ai pris un moment à reconnaître notre cour arrière… qui contenait soudain un arbre supplémentaire. Un coup de vent (pas une tornade) s’est abattu sur Red Deer en fin d’après-midi l’année dernière, faisant tomber des arbres dans un corridor s’étendant du nord-ouest au sud-est entre le centre d’achat Parkland et le quartier Vanier Woods. Nous étions dans la ligne de tir. Soit dit en passant, nos amies et les chats avaient trouvé refuge au sous-sol au pire de la tempête.

 

Un an plus tard, dans notre cour arrière, il ne reste plus qu’à peindre un petit bout de clôture qui a dû être remplacé l’année dernière… et aussi à convaincre la proprio de nos voisins de faire couper l’arbre qui est resté debout (et qui pourrait tomber à peu près à tout moment). De plus, c’est un détestable érable à giguère qui nous donne une invasion de détestables bestioles à l’automne.

La pivoine est toujours aussi merveilleusement en fleurs, comme on peut le constater… Nos propriétaires ont très rapidement fait le nécessaire et enlevé l’arbre dans les jours suivant la tempête.

Nous avions été relativement épargnés en fait de dommages: un arbre du voisin dans la cour arrière et la partie haute de cette épinette du Colorado (aussi des mêmes voisins) qui est tombée en façade, près de la plate-bande installée il y a quelques années. Le problème, toutefois, c’est que, dans sa chute, l’épinette a fait tomber le fil d’alimentation électrique de la maison, nous coupant complètement le courant. Bon… c’est l’été, on ne mourra pas de froidure, mais à notre retour à la maison (le lendemain), il n’y avait toujours pas de courant… en fait, nous avons été quatre jours sans électricité à cause de problèmes de communication entre nous, nos propriétaires et l’administration municipale. Le tout s’est finalement résolu le 25 juin lorsque, de guerre lasse et alors qu’on annonçait que le courant avait été rétabli partout, j’ai téléphoné à la Ville (c’était un dimanche) pour leur demander s’il fallait m’équiper pour le camping, parce que là, vraiment… Quelques minutes plus tard, ceci est apparu:

Quelques minutes plus tard, nous avions à nouveau de l’électricité et nous pouvions aller chercher nos denrées périssables des congélateurs qui avaient temporairement pris pension chez notre propriétaire et chez une amie.

Un an plus tard, si la plupart des propriétés privées ont été réparées et les arbres élagués ou enlevés, il reste, sur les terrains municipaux, plusieurs vestiges (souches, troncs renversés et autres) et c’est en partie parce que le budget de la Ville ne permet pas leur enlèvement à court terme… Par exemple, ces peupliers, près de la piste d’athlétisme où nous nous entraînons, tels qu’on les voyait fin juillet 2017:

Sont toujours là. Ils ont même réussi à feuillir à nouveau cette année!

Comme quoi la nature est forte! Et si je vous parle de tout cela, c’est que Fesse-de-Bouc m’a rappelé ces événements via le fil de souvenirs…

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Lupins

Il avait plu la semaine dernière, lorsque j’ai remarqué un reflet étrange au centre des feuilles des lupins qui commençaient à s’épanouir dans la plate-bande de la cour arrière. En m’approchant, j’ai pu constater qu’il s’agissait de gouttes de pluie emprisonnées… Fascinant. Bon, la lumière n’étais pas excellente, mais j’ai fait ce que j’ai pu.

Virage vert?

Depuis le mois d’avril, nous avons droit à un nouveau service: la Ville recueille désormais les déchets domestiques compostables séparément des autres ordures ménagères. Ce qui était depuis quelques années un projet-pilote semble avoir été concluant et on nous a livré ces bacs verts en mars. On y met à peu près tout ce qui se décompose, ce qui, chez nous, veut dire tout sauf les sacs de plastique et autres rares déchets non compatibles. L’espoir de la ville était de réduire d’environ 40 pourcent des déchets domestiques; chez nous, c’est maintenant environ 90 pourcent de nos déchets qui vont soit au recyclage, soit en compost. En gros, la cueillette hebdomadaire compte ce bac vert, accompagné une semaine sur deux par le bac de recyclage et environ une fois par mois par la poubelle, qui contient surtout des sacs de plastique et autres emballages non recyclables. Je cherche donc quelqu’un qui voudrait acquérir le composteur domestique installé il y a dix ans et qui ne donnait pas vraiment le rendement escompté. Quelqu’un pourra l’utiliser ailleurs.

Ce changement n’est pas négligeable. Il n’y a toutefois pas d’information directement accessible à savoir où vont ces déchets compostables. Une recherche rapide indique qu’une ferme de la région, Stickland Farms, traite le compost d’ici en plus de celui qui vient d’Edmonton et de Calgary. J’ose espérer que ce n’est pas qu’un exercice de greenwashing et qu’on n’envoie pas le tout à l’enfouissement… J’ose espérer.

Adorable, mais…

Près de chez nous il y a une série de maisons qui hébergent des personnes ayant des problèmes de santé mentale (un résultat du processus de désinstitutionnalisation qui a culminé par la fermeture complète, il y a quelques années, du Centre Michener tout près). À l’Halloween et à Noël, toutes ces maisons se lancent dans une frénésie de décoration absolument adorable qui a pour résultat de donner une rue très festive.

C’est devant l’une de ces maisons que nous avons vu, lors de nos pérégrinations vespérales (nocturnes, disons), cette décoration un peu particulière. C’est très joli… mais qu’est-ce au juste? Un chat? Un chien? Un bébé renne? Un amalgame étrange entre divers quadrupèdes qui donne un résultat que l’on pourrait assimiler à l’ornithorynque? Vos suggestions sont les bienvenues!

Féérie hivernale

Comme chaque année, le parc devant l’hôtel de ville prend des airs féériques pour la fin d’année. Le temps doux des derniers jours s’y prêtait et, lors de l’une de nos promenades vespérales, Oyaté et moi avons pris quelques clichés dans le parc… et quelques vidéos.

Il y a aussi une grande épinette maigrelette (elle pousse là, on ne l’y a pas apportée pour l’occasion) qui se fait décorer chaque année. Pourtant, cette année, il me semble qu’ils ont quelque peu raté l’effet… mais l’intention est là!

Adieux

Le commerce au détail souffre. Aujourd’hui, c’était le jour de la fermeture de la succursale Sears à Red Deer, après une lente agonie ayant suivi un déménagement en grande pompe il y a environ huit ans. Sans avoir été un client régulier du grand magasin étatsunien, c’était l’une des dernières chaînes proposant des produits de bonne qualité à prix décent dans le marché local. Il ne nous reste plus que la Compagnie de la Baie d’Hudson, qui semble choisir de plus en plus de se présenter comme une marque plus haut de gamme… ou bien, à l’autre bout du spectre, l’inénarrable chaîne prédatrice basée à Bentonville, Arkansas que je refuse de fréquenter à moins d’une situation d’extrême urgence.

Nous avons aussi perdu, il y a quelques jours, notre tout dernier commerce de location / vente de DVDs. Là, nous étions des clients réguliers, surtout pour nous procurer à prix décent des films récents prévisionnés. La fermeture a été annoncée soudainement, puis la grande braderie a commencé au début de septembre. Nous en avons bien sûr profité pour nous procurer une vingtaine de titres, surtout tirés de leur fonds de film moins récents. Il semblerait que dorénavant nous devrons nous rendre à Edmonton ou Calgary pour nous procurer des DVDs usagés. La réouverture de Sunrise Records là où se trouvait HMV nous permet de nous en procurer des neufs ou des plus anciens à prix réduit. Il est possible qu’il reste un club vidéo à Lacombe (à une quinzaine de kilomètres d’ici), mais nous n’avons pas encore eu le temps d’aller vérifier…

Cours toujours!

La course à pied commencée en avril tient toujours! Nous devons bien entendu y aller un peu plus tôt qu’au mois de juillet (le soleil se couche un peu plus tôt), mais on y reste plus longtemps. Au cours des derniers mois, nous avons couru sous la bruine, dans la fumée, sous la canicule, mais généralement dans des conditions plutôt favorables. Nous avons aussi pu assister à des travaux de rénovation de la piste qui se sont étendus sur plusieurs semaines. La fin de semaine dernière, j’ai battu mon record de tous les temps en complétant 25 tours de la piste, soit un peu plus de 10 kilomètres (nous courons sur les allées extérieures; la piste fait exactement 400 mètres sur la piste intérieure; mes 25 tours faisaient exactement 10 952 mètres, donc près de 11 km). Le plus long que j’avais couru jusque là était au collégial, en 1989, alors que nous avions un examen qui requérait de parcourir 8,8 km sur route.

Pour l’instant, je continue l’entraînement sur la piste caoutchoutée de l’école secondaire pour permettre à mes jambes et pieds de développer leur résistance et aussi parce qu’il est plus facile de mesurer la distance parcourue et de gérer l’effort. L’an prochain, je m’attaquerai à la course sur sentier (et en pentes).

Reste à décider ce que nous allons faire pour continuer l’exercice pendant la saison hivernale. J’espère qu’il n’arrive pas trop vite, parce que j’aime bien être à l’extérieur!

Les bienfaits? Meilleure condition cardio-respiratoire facilement visible, moins de fatigue générale et quinze livres (environ 7 kilos) perdues depuis avril. On ne se plaint pas!