Visite guidée en préparation de l’événement de l’année 2019

Voilà, il est terminé! Il est ouvert! Enfin, ça fait un moment, maintenant, que le Centre des Jeux du Canada Garry W. Harris a ouvert ses portes au collège, mais je n’avais pas encore eu le temps de vous partager les photos de notre visite effectuée lors de la journée portes ouvertes pour le personnel le 21 août dernier. Depuis, l’édifice est utilisé quotidiennement; des gens utilisent le centre d’entraînement, les gymnases et l’aréna. Il y a même eu quelques compétitions, question de roder le bâtiment avant son utilisation lors des Jeux d’hiver du Canada qui s’y tiendront en février prochain. Pour vous situer un peu, sur la photo ci-haut, prise du coin nord-ouest, on peut voir, à gauche, l’espace occupé par le gymnase de compétition, au milieu, celui occupé grosso modo, par les salles d’entraînement et, à droite (le bloc de briques rouges), l’espace d’enseignement, au-dessus duquel se trouve une terrasse accessible de la salle d’entraînement. Au fond, derrière le « grand hall » vitré, se trouve l’aréna. Pour s’y retrouver, on peut consulter les plans du bâtiment ici.Le « grand hall », vu de l’intérieur (du sud vers le nord). C’est plutôt spectaculaire comme espace et cela permet de s’orienter assez facilement dans le bâtiment. À l’intérieur de ce « grand hall », un escalier plutôt majestueux qui permet à la fois de se rendre d’un étage à l’autre (à l’extérieur comme à l’intérieur), mais aussi de se rassembler informellement. C’est un type d’équipement que l’on retrouve sur plusieurs campus et qui est destiné à servir d’espace d’étude ou de conversation pour les étudiant(e)s. À l’étage, on trouve aussi un casse-croûte qui permettra de ravitailler les spectateurs lors de compétitions, puisque les gradins s’ouvrent sur cet espace. Face à cet escalier monumental, le kiosque d’accès aux espaces d’entraînement (gymnase et autres) pour lesquels un droit d’entrée est nécessaire. Au fond à gauche, on trouve l’accès aux espaces d’enseignement.Le gymnase de compétition, aux gradins rétractables. C’est petit comparativement à ceux que l’on trouve sur les campus universitaires (généralement des gymnases triples), mais c’est une immense amélioration sur les espaces dont nous disposions auparavant. Au fond, on trouve les bannières des diverses compétitions remportées par les équipes du collège au fil des ans. À l’étage, autour du gymnase de compétition, une piste d’entraînement de deux cents mètres, qui communique avec la salle d’entraînement physique. Ladite salle d’entraînement et ses multiples machines toutes neuves… Dont celles que je préfère pour l’entraînement cardio-vasculaire: l’aviron. Il n’y en avait qu’une seule dans notre anciennes salle de conditionnement physique. Peut-être souscrirai-je à un abonnement… Vus de la salle d’entraînement, on peut voir quatre courts de balle-au-mur. Je croyais cette forme d’exercice en voie de disparition, mais ce n’est apparemment pas le cas. En fait, le collège est l’un des deux endroits en ville où l’on peut s’adonner au racketball et au squash; l’autre est une salle d’entraînement privée. Au-dessus de l’entrée sud du grand hall, et communiquant avec la salle d’entraînement, on trouve ce studio multifonctionnel destiné à des activités de groupes et au yoga (très populaire ici). Cette terrasse se trouve au-dessus des salles de classes. Cela ne sera pas nécessairement très utilisé durant les Jeux d’hiver, je le crains. D’ailleurs, en été, il y fait trop chaud en plein jour pour y passer beaucoup de temps. On s’affairait à y placer du mobilier qui allait servir ce soir-là pour une activité protocolaire. Comme il faut, pour se rendre sur la terrasse, passer par la salle de conditionnement physique et qu’il n’y a pas de café à proximité, on se doute que cela sera sous-utilisé, surtout durant l’année scolaire.L’une des salles de classe, encore toute neuve et prête à recevoir son premier contingent d’étudiant(e)s. Au rez-de-chaussée, en marge du grand hall, on trouve un autre espace de rencontres et d’étude informel, jouxtant le gymnase de compétition. Et justement, qui dit gymnase de compétition dit aussi vestiaires. On en retrouve plusieurs, dont ceux-ci, destinés aux équipes du collège. Comme on peut le voir, il n’y a pas beaucoup d’espace pour les personnes ne s’identifiant pas à un sexe particulier dans les compétitions sportives. L’absence de lieux permettant aux personnes transgenres de se changer a été soulevé trop tard dans le processus de planification… Avec pour résultat que les seuls espaces accessibles aux personnes transgenres sont ces deux vestiaires individuels aussi équipés de tout e qui est nécessaire aux personnes à mobilité réduite, et qui se trouvent au fond d’un corridor difficile à trouver. Un autre corridor qui n’est normalement pas accessible au public mène aux vestiaires des équipes de hockey. Comme ils étaient encore tout neufs et inoccupés, on n’y trouvait pas encore l’odeur caractéristiques de ces endroits. Les casiers individuels des joueurs de hockey. C’était ma première visite d’un vestiaire du genre et l’efficacité du design de chacun de ces espaces m’a frappé. C’était assez fascinant. Des vestiaires, on a accès aux bancs des joueurs, en bordure de la patinoire. Oui, la photo a bel et bien été prise le 21 août, par une chaude journée d’été. Évidemment, la surface est réfrigérée et on s’affairait à la préparer (avec les lignes et tout) pour l’ouverture au public le lendemain.L’équipe d’arrosage s’affairait donc à appliquer des couches minces d’eau sur la surface. Un travail de patience! Par la suite, cette resurfaceuse (mieux connue sous la marque de commere Zamboni au Canada), sera utilisée pour l’entretien de la glace. Si cela vous intéresse, le fonctionnement de cet appareil est expliqué sur le site du fabriquant. On trouve aussi dans cette petite salle, jouxtant la patinoire, un dispositif pour recueillir la «neige» recueillie sur la glace par la resurfaceuse.On trouve des estrades sur deux des quatre côtés de la patinoire. Celle-ci est d’ailleurs à géométrie variable: elle peut être utilisée selon les dimensions règlementaires de la Ligue Nationale de Hockey (normes nord-américaines) ou selon les dimensions internationales. La bande du fond peut être éloignée ou rapprochée au besoin. La surface de glace vue du nord-ouest. On voit les bancs des joueurs tout en bas des gradins. À l’extérieur, à proximité des entrées nord et sud du grand hall, on trouve ces espaces de rangement pour vélos, très en évidence, afin d’encourager la mobilité active. Pour l’instant, ce n’est pas très utilisé… Cette vue prise de la terrasse montre le trottoir menant au campus principal du collège, couvert de panneaux solaires, dont j’ai déjà parlé ici. J’ai eu à parcourir ce passage à quelques reprises durant la session d’automne pour me rendre à des réunions au centre des Jeux; ça allonge un peu le trajet, mais heureusement, mon bureau est tout près. Autre initiative à caractère «écologique», ce bassin de rétention des eaux de pluie qui a été construit dans la foule du projet. On peut d’ailleurs voir le site dans son ensemble dans un article précédent. Vu d’un buton près de l’étang, le centre sportif (vu du nord) a presque l’air perdu dans la prairie vallonnante… Et comme nous y étions à la fin d’un été de sécheresse, les herbe destinées à couvrir le sol étaient encore bien maigres. Enfin, la nuit, on pourrait difficilement manquer l’édifice, dont les immenses baies vitrées, éclairées de diverses couleurs selon les saisons, s’imposent au regard. On voit ici le centre sportif du deuxième étage du bâtiment principal du collège.

Oh! Et bonne année 2019 à tous!

Publicités

Red Deer est fière

Comme c’est le cas depuis trois ans, Central Alberta Pride a marqué deux passages cloutés qui traversent l’artère principale du centre-ville pour marquer le début de la semaine de la fierté gaie. Cette année, les marques sont restées plutôt indemnes; j’ai pris cette photo le soir-même de leur installation, jeudi dernier, et on n’y avait pas encore fait de traces de pneus autres que celles normalement causées par le passage des véhicules. C’est un progrès, en quelque sorte.

Il est également impossible à quiconque regarde vers le centre-ville d’ignorer l’éclairage de Executive Place qui marque également la semaine de la Fierté.

Diverses activités ont été organisées, le tout commençant par un après-midi de célébration au parc des étangs Bower. Plusieurs sont à caractère familial et davantage célébratoires que revendicatrices… mais c’est quand même beaucoup mieux qu’il y a quelques années. Jusqu’ici, nous n’avons pas participé aux activités… on verra d’ici la fin de la semaine!

Journée nationale des Autochtones 2018

Logo-en-tête publié sur le site de Radio-Canada. Source inconnue.

Hier, c’était la Journée nationale des Autochtones au Canada, une célébration qui devrait en fait être jour férié au même titre que la Fête du Canada (généralement boudée par les Autochtones pour son sens colonial). Pour la première fois, Oyaté et moi nous sommes rendus à l’une des activités locales: un mini powwow qui se tenait dans l’un des grands hôtels de la ville en conclusion d’une journée de conférence.

C’était, disons-le franchement, bien modeste et cela reflétait les perspectives autochtones urbaines, mais c’est quand même un pas dans la bonne direction pour l’éducation de la population non-autochtone, qui était nombreuse. Nous y avons aussi revu des amis et connaissances que nous n’avions pas vus depuis un bout de temps. D’ici quelques semaines nous serons présents à de «vrais» powwows sur réserve. Pour moi, cela marquait un bon début de vacances.

Il y a un an…

Hier, il y a un an, nous étions là. Il s’agit de la scène du théâtre Babs Asper du Centre National des Arts d’Ottawa, où l’on s’apprêtait à présenter une version révisée de la pièce «The Making of Treaty Seven», dont j’avais pu voir la version originale à Calgary il y a quelques années. C’était la veille de notre retour d’un séjour de deux semaines à Ottawa qui avait commencé par la réunion du Conseil d’administration de la Société santé en français et qui s’était étiré d’une petite visite chez et à des amis répartis entre Ottawa, Gatineau et Montréal. Tiens, j’y pense… pendant ce séjour, je me suis aussi rendu là, pour une première visite:

Il s’agit de l’Abbaye Val-Notre-Dame, à Saint-Jean-de-Matha, au nord de ma ville d’origine. C’est là que les moines Trappistes auparavant établis à Oka depuis le dix-neuvième siècle (et j’ai déjà parlé ici) sont déménagés en 2009. Depuis le temps que je voulais m’y rendre… et je n’en avais pas encore eu l’occasion. La nouvelle Abbatiale est toute de rigueur et de simplicité. J’y suis resté pour l’Office de None avant de prendre la route pour aller rendre visite à mes parents.

Église abbatiale de l’Abbaye Val-Notre-Dame. Cliquez sur l’image pour voir l’ancienne Abbatiale à Oka, que cette église a remplacée.

Mais revenons à nos moutons du 20 juin 2017. Au moment où nous allions nous attabler pour souper avec des amis avant le spectacle, j’ai reçu un message texte de nos amies qui s’occupaient des occupants à quatre pattes de la maison, lequel message contenait cette image:

J’ai pris un moment à reconnaître notre cour arrière… qui contenait soudain un arbre supplémentaire. Un coup de vent (pas une tornade) s’est abattu sur Red Deer en fin d’après-midi l’année dernière, faisant tomber des arbres dans un corridor s’étendant du nord-ouest au sud-est entre le centre d’achat Parkland et le quartier Vanier Woods. Nous étions dans la ligne de tir. Soit dit en passant, nos amies et les chats avaient trouvé refuge au sous-sol au pire de la tempête.

 

Un an plus tard, dans notre cour arrière, il ne reste plus qu’à peindre un petit bout de clôture qui a dû être remplacé l’année dernière… et aussi à convaincre la proprio de nos voisins de faire couper l’arbre qui est resté debout (et qui pourrait tomber à peu près à tout moment). De plus, c’est un détestable érable à giguère qui nous donne une invasion de détestables bestioles à l’automne.

La pivoine est toujours aussi merveilleusement en fleurs, comme on peut le constater… Nos propriétaires ont très rapidement fait le nécessaire et enlevé l’arbre dans les jours suivant la tempête.

Nous avions été relativement épargnés en fait de dommages: un arbre du voisin dans la cour arrière et la partie haute de cette épinette du Colorado (aussi des mêmes voisins) qui est tombée en façade, près de la plate-bande installée il y a quelques années. Le problème, toutefois, c’est que, dans sa chute, l’épinette a fait tomber le fil d’alimentation électrique de la maison, nous coupant complètement le courant. Bon… c’est l’été, on ne mourra pas de froidure, mais à notre retour à la maison (le lendemain), il n’y avait toujours pas de courant… en fait, nous avons été quatre jours sans électricité à cause de problèmes de communication entre nous, nos propriétaires et l’administration municipale. Le tout s’est finalement résolu le 25 juin lorsque, de guerre lasse et alors qu’on annonçait que le courant avait été rétabli partout, j’ai téléphoné à la Ville (c’était un dimanche) pour leur demander s’il fallait m’équiper pour le camping, parce que là, vraiment… Quelques minutes plus tard, ceci est apparu:

Quelques minutes plus tard, nous avions à nouveau de l’électricité et nous pouvions aller chercher nos denrées périssables des congélateurs qui avaient temporairement pris pension chez notre propriétaire et chez une amie.

Un an plus tard, si la plupart des propriétés privées ont été réparées et les arbres élagués ou enlevés, il reste, sur les terrains municipaux, plusieurs vestiges (souches, troncs renversés et autres) et c’est en partie parce que le budget de la Ville ne permet pas leur enlèvement à court terme… Par exemple, ces peupliers, près de la piste d’athlétisme où nous nous entraînons, tels qu’on les voyait fin juillet 2017:

Sont toujours là. Ils ont même réussi à feuillir à nouveau cette année!

Comme quoi la nature est forte! Et si je vous parle de tout cela, c’est que Fesse-de-Bouc m’a rappelé ces événements via le fil de souvenirs…

Lupins

Il avait plu la semaine dernière, lorsque j’ai remarqué un reflet étrange au centre des feuilles des lupins qui commençaient à s’épanouir dans la plate-bande de la cour arrière. En m’approchant, j’ai pu constater qu’il s’agissait de gouttes de pluie emprisonnées… Fascinant. Bon, la lumière n’étais pas excellente, mais j’ai fait ce que j’ai pu.

Virage vert?

Depuis le mois d’avril, nous avons droit à un nouveau service: la Ville recueille désormais les déchets domestiques compostables séparément des autres ordures ménagères. Ce qui était depuis quelques années un projet-pilote semble avoir été concluant et on nous a livré ces bacs verts en mars. On y met à peu près tout ce qui se décompose, ce qui, chez nous, veut dire tout sauf les sacs de plastique et autres rares déchets non compatibles. L’espoir de la ville était de réduire d’environ 40 pourcent des déchets domestiques; chez nous, c’est maintenant environ 90 pourcent de nos déchets qui vont soit au recyclage, soit en compost. En gros, la cueillette hebdomadaire compte ce bac vert, accompagné une semaine sur deux par le bac de recyclage et environ une fois par mois par la poubelle, qui contient surtout des sacs de plastique et autres emballages non recyclables. Je cherche donc quelqu’un qui voudrait acquérir le composteur domestique installé il y a dix ans et qui ne donnait pas vraiment le rendement escompté. Quelqu’un pourra l’utiliser ailleurs.

Ce changement n’est pas négligeable. Il n’y a toutefois pas d’information directement accessible à savoir où vont ces déchets compostables. Une recherche rapide indique qu’une ferme de la région, Stickland Farms, traite le compost d’ici en plus de celui qui vient d’Edmonton et de Calgary. J’ose espérer que ce n’est pas qu’un exercice de greenwashing et qu’on n’envoie pas le tout à l’enfouissement… J’ose espérer.

Adorable, mais…

Près de chez nous il y a une série de maisons qui hébergent des personnes ayant des problèmes de santé mentale (un résultat du processus de désinstitutionnalisation qui a culminé par la fermeture complète, il y a quelques années, du Centre Michener tout près). À l’Halloween et à Noël, toutes ces maisons se lancent dans une frénésie de décoration absolument adorable qui a pour résultat de donner une rue très festive.

C’est devant l’une de ces maisons que nous avons vu, lors de nos pérégrinations vespérales (nocturnes, disons), cette décoration un peu particulière. C’est très joli… mais qu’est-ce au juste? Un chat? Un chien? Un bébé renne? Un amalgame étrange entre divers quadrupèdes qui donne un résultat que l’on pourrait assimiler à l’ornithorynque? Vos suggestions sont les bienvenues!