Red Deer est fière

Comme c’est le cas depuis trois ans, Central Alberta Pride a marqué deux passages cloutés qui traversent l’artère principale du centre-ville pour marquer le début de la semaine de la fierté gaie. Cette année, les marques sont restées plutôt indemnes; j’ai pris cette photo le soir-même de leur installation, jeudi dernier, et on n’y avait pas encore fait de traces de pneus autres que celles normalement causées par le passage des véhicules. C’est un progrès, en quelque sorte.

Il est également impossible à quiconque regarde vers le centre-ville d’ignorer l’éclairage de Executive Place qui marque également la semaine de la Fierté.

Diverses activités ont été organisées, le tout commençant par un après-midi de célébration au parc des étangs Bower. Plusieurs sont à caractère familial et davantage célébratoires que revendicatrices… mais c’est quand même beaucoup mieux qu’il y a quelques années. Jusqu’ici, nous n’avons pas participé aux activités… on verra d’ici la fin de la semaine!

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Journée nationale des Autochtones 2018

Logo-en-tête publié sur le site de Radio-Canada. Source inconnue.

Hier, c’était la Journée nationale des Autochtones au Canada, une célébration qui devrait en fait être jour férié au même titre que la Fête du Canada (généralement boudée par les Autochtones pour son sens colonial). Pour la première fois, Oyaté et moi nous sommes rendus à l’une des activités locales: un mini powwow qui se tenait dans l’un des grands hôtels de la ville en conclusion d’une journée de conférence.

C’était, disons-le franchement, bien modeste et cela reflétait les perspectives autochtones urbaines, mais c’est quand même un pas dans la bonne direction pour l’éducation de la population non-autochtone, qui était nombreuse. Nous y avons aussi revu des amis et connaissances que nous n’avions pas vus depuis un bout de temps. D’ici quelques semaines nous serons présents à de «vrais» powwows sur réserve. Pour moi, cela marquait un bon début de vacances.

Il y a un an…

Hier, il y a un an, nous étions là. Il s’agit de la scène du théâtre Babs Asper du Centre National des Arts d’Ottawa, où l’on s’apprêtait à présenter une version révisée de la pièce «The Making of Treaty Seven», dont j’avais pu voir la version originale à Calgary il y a quelques années. C’était la veille de notre retour d’un séjour de deux semaines à Ottawa qui avait commencé par la réunion du Conseil d’administration de la Société santé en français et qui s’était étiré d’une petite visite chez et à des amis répartis entre Ottawa, Gatineau et Montréal. Tiens, j’y pense… pendant ce séjour, je me suis aussi rendu là, pour une première visite:

Il s’agit de l’Abbaye Val-Notre-Dame, à Saint-Jean-de-Matha, au nord de ma ville d’origine. C’est là que les moines Trappistes auparavant établis à Oka depuis le dix-neuvième siècle (et j’ai déjà parlé ici) sont déménagés en 2009. Depuis le temps que je voulais m’y rendre… et je n’en avais pas encore eu l’occasion. La nouvelle Abbatiale est toute de rigueur et de simplicité. J’y suis resté pour l’Office de None avant de prendre la route pour aller rendre visite à mes parents.

Église abbatiale de l’Abbaye Val-Notre-Dame. Cliquez sur l’image pour voir l’ancienne Abbatiale à Oka, que cette église a remplacée.

Mais revenons à nos moutons du 20 juin 2017. Au moment où nous allions nous attabler pour souper avec des amis avant le spectacle, j’ai reçu un message texte de nos amies qui s’occupaient des occupants à quatre pattes de la maison, lequel message contenait cette image:

J’ai pris un moment à reconnaître notre cour arrière… qui contenait soudain un arbre supplémentaire. Un coup de vent (pas une tornade) s’est abattu sur Red Deer en fin d’après-midi l’année dernière, faisant tomber des arbres dans un corridor s’étendant du nord-ouest au sud-est entre le centre d’achat Parkland et le quartier Vanier Woods. Nous étions dans la ligne de tir. Soit dit en passant, nos amies et les chats avaient trouvé refuge au sous-sol au pire de la tempête.

 

Un an plus tard, dans notre cour arrière, il ne reste plus qu’à peindre un petit bout de clôture qui a dû être remplacé l’année dernière… et aussi à convaincre la proprio de nos voisins de faire couper l’arbre qui est resté debout (et qui pourrait tomber à peu près à tout moment). De plus, c’est un détestable érable à giguère qui nous donne une invasion de détestables bestioles à l’automne.

La pivoine est toujours aussi merveilleusement en fleurs, comme on peut le constater… Nos propriétaires ont très rapidement fait le nécessaire et enlevé l’arbre dans les jours suivant la tempête.

Nous avions été relativement épargnés en fait de dommages: un arbre du voisin dans la cour arrière et la partie haute de cette épinette du Colorado (aussi des mêmes voisins) qui est tombée en façade, près de la plate-bande installée il y a quelques années. Le problème, toutefois, c’est que, dans sa chute, l’épinette a fait tomber le fil d’alimentation électrique de la maison, nous coupant complètement le courant. Bon… c’est l’été, on ne mourra pas de froidure, mais à notre retour à la maison (le lendemain), il n’y avait toujours pas de courant… en fait, nous avons été quatre jours sans électricité à cause de problèmes de communication entre nous, nos propriétaires et l’administration municipale. Le tout s’est finalement résolu le 25 juin lorsque, de guerre lasse et alors qu’on annonçait que le courant avait été rétabli partout, j’ai téléphoné à la Ville (c’était un dimanche) pour leur demander s’il fallait m’équiper pour le camping, parce que là, vraiment… Quelques minutes plus tard, ceci est apparu:

Quelques minutes plus tard, nous avions à nouveau de l’électricité et nous pouvions aller chercher nos denrées périssables des congélateurs qui avaient temporairement pris pension chez notre propriétaire et chez une amie.

Un an plus tard, si la plupart des propriétés privées ont été réparées et les arbres élagués ou enlevés, il reste, sur les terrains municipaux, plusieurs vestiges (souches, troncs renversés et autres) et c’est en partie parce que le budget de la Ville ne permet pas leur enlèvement à court terme… Par exemple, ces peupliers, près de la piste d’athlétisme où nous nous entraînons, tels qu’on les voyait fin juillet 2017:

Sont toujours là. Ils ont même réussi à feuillir à nouveau cette année!

Comme quoi la nature est forte! Et si je vous parle de tout cela, c’est que Fesse-de-Bouc m’a rappelé ces événements via le fil de souvenirs…

Lupins

Il avait plu la semaine dernière, lorsque j’ai remarqué un reflet étrange au centre des feuilles des lupins qui commençaient à s’épanouir dans la plate-bande de la cour arrière. En m’approchant, j’ai pu constater qu’il s’agissait de gouttes de pluie emprisonnées… Fascinant. Bon, la lumière n’étais pas excellente, mais j’ai fait ce que j’ai pu.

Virage vert?

Depuis le mois d’avril, nous avons droit à un nouveau service: la Ville recueille désormais les déchets domestiques compostables séparément des autres ordures ménagères. Ce qui était depuis quelques années un projet-pilote semble avoir été concluant et on nous a livré ces bacs verts en mars. On y met à peu près tout ce qui se décompose, ce qui, chez nous, veut dire tout sauf les sacs de plastique et autres rares déchets non compatibles. L’espoir de la ville était de réduire d’environ 40 pourcent des déchets domestiques; chez nous, c’est maintenant environ 90 pourcent de nos déchets qui vont soit au recyclage, soit en compost. En gros, la cueillette hebdomadaire compte ce bac vert, accompagné une semaine sur deux par le bac de recyclage et environ une fois par mois par la poubelle, qui contient surtout des sacs de plastique et autres emballages non recyclables. Je cherche donc quelqu’un qui voudrait acquérir le composteur domestique installé il y a dix ans et qui ne donnait pas vraiment le rendement escompté. Quelqu’un pourra l’utiliser ailleurs.

Ce changement n’est pas négligeable. Il n’y a toutefois pas d’information directement accessible à savoir où vont ces déchets compostables. Une recherche rapide indique qu’une ferme de la région, Stickland Farms, traite le compost d’ici en plus de celui qui vient d’Edmonton et de Calgary. J’ose espérer que ce n’est pas qu’un exercice de greenwashing et qu’on n’envoie pas le tout à l’enfouissement… J’ose espérer.

Adorable, mais…

Près de chez nous il y a une série de maisons qui hébergent des personnes ayant des problèmes de santé mentale (un résultat du processus de désinstitutionnalisation qui a culminé par la fermeture complète, il y a quelques années, du Centre Michener tout près). À l’Halloween et à Noël, toutes ces maisons se lancent dans une frénésie de décoration absolument adorable qui a pour résultat de donner une rue très festive.

C’est devant l’une de ces maisons que nous avons vu, lors de nos pérégrinations vespérales (nocturnes, disons), cette décoration un peu particulière. C’est très joli… mais qu’est-ce au juste? Un chat? Un chien? Un bébé renne? Un amalgame étrange entre divers quadrupèdes qui donne un résultat que l’on pourrait assimiler à l’ornithorynque? Vos suggestions sont les bienvenues!

Féérie hivernale

Comme chaque année, le parc devant l’hôtel de ville prend des airs féériques pour la fin d’année. Le temps doux des derniers jours s’y prêtait et, lors de l’une de nos promenades vespérales, Oyaté et moi avons pris quelques clichés dans le parc… et quelques vidéos.

Il y a aussi une grande épinette maigrelette (elle pousse là, on ne l’y a pas apportée pour l’occasion) qui se fait décorer chaque année. Pourtant, cette année, il me semble qu’ils ont quelque peu raté l’effet… mais l’intention est là!