Vu. Ri.

C’était dans la vitrine de la boutique Wish List, sur la rue Whyte, à Edmonton, alors que nous revenions d’aller voir le très beau film God’s Own Country au cinéma Princess hier soir. Ce film n’est pas vraiment humoristique, mais profond.

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Art urbain

4AVEart1Mon article d’hier parlait des commerces qui jalonnent la 4e Rue à Calgary, mais je n’ai pas parlé des diverses œuvres d’art urbain qui enjolivent la promenade. Ci-haut, «Dream Fragment», par Franklyn Heisler, inaugurée en 1992.

4AVEart2On nous invite plus loin à un repos décoratif…

4AVEart3Un moyen pratique (et efficace) pour décourager les graffiti sur le mobilier urbain utilitaire : décorer.

4AVEart4Ici, la grenouille survivante des trois qui ornaient auparavant ce banc, intitulé «Hanging Out», par Peter Smith.

4AVEart5Plus discrète, cette poignée de porte faite de ce qui ressemble à des anciens boulons soudés ensemble ajoute quand même une touche de fantaisie.

4AVEart6Enfin, ces trois sculptures monumentales «Welcoming the Sentinels of Time» par Ferdinando Spina, ornent le coin de la 4e Rue et de la 24e Avenue.

On remarque que plusieurs des œuvres, installées au début des années 1990, lors de ce qui fut de toute évidence une campagne de revitalisation de l’artère, auraient besoin de rafraîchissement… si la vie commerciale semble dynamique le long de cette artère, l’activité artistique semble s’être un peu endormie.

Réunion inaugurale

SHFA BannerComme je le disais hier, j’étais de passage à Edmonton pour une réunion. Il s’agissait du conseil d’administration de la Société historique francophone de l’Alberta (SHFA), auquel j’été élu en novembre dernier, à l’occasion de la Foire annuelle sur l’histoire francophone en Alberta, qui avait porté sur le thème de la réconciliation, surtout en ce qui concerne la controverse autour de la Murale Grandin à Edmonton. J’étais membre du C.A. de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) lorsque celle-ci, en 2013, a officiellement entériné la création de la SHFA en tant qu’entité autonome de la francophonie, et chef de file du dossier patrimoine. Comme je le disais en août dernier, après quatre ans au C.A. de l’ACFA, j’ai décidé de ne pas me représenter, en grande partie parce que je préférais consacrer mes énergies à cette société naissante, et que je ne pouvais pas siéger au conseil des deux organismes simultanément.

Le dossier patrimonial m’intéresse à la fois de par ma profession, mais aussi parce qu’il s’agit d’une passion, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’histoire de groupes minoritaires. Notre réunion, qui se déroulait à la salle historique du Campus Saint-Jean, fut marquée au coin de la complicité, mais aussi des discussions tout ce qu’il y de plus sérieuses. J’aime déjà bien ce petit groupe de passionnés et je sens que cet engagement sera significatif pour moi. J’ai eu le plaisir de revoir certaines vieilles connaissances, puis de rencontrer d’autres personnes vues une seule fois, à la Foire sur le patrimoine franco-albertain à l’automne.

Oh! Et puis-je confier que de vivre un C.A. qui ne dure que six heures d’une journée est infiniment préférable à un C.A. qui dure deux journées entières réparties d’un vendredi soir à un dimanche midi? Je ne regrette aucunement mon choix d’avoir quitté le C.A. de l’ACFA, même si les dossiers qui s’y débattaient comptent évidemment beaucoup pour la francophonie dans son ensemble.

Vu: émouvant

Ces jours-ci, en Alberta, il y a des gens qui paniquent. Imaginez-vous: le gouvernement néo-démocrate a décidé de rendre effective une loi (laquelle a en fait étonnamment été votée par le précédent gouvernement conservateur juste avant le déclenchement des élections du printemps dernier ) en établissant un cadre règlementaire obligeant les conseils scolaires à faire des accommodements pour leurs étudiant(e)s transgenres. Les conseils scolaires doivent se conformer à la nouvelle loi d’ici la fin du mois, en permettant la création d’«alliances gaies-hétérosexuelles» (essentiellement des clubs offrant un espace de sécurité aux jeunes qui se questionnent sur leur sexualité et qui se rencontreraient hors des heures de cours). Les conseils scolaires catholiques vocifèrent… et les groupes religieux font circuler d’immondes dépliants homophobes qui veulent évidemment «protéger les enfants». Je ne mets pas de lien ici, parce que je vais immédiatement me faire trollifier et je n’ai pas de temps à perdre avec tout ça.

Vu, donc, la fin de semaine dernière, ce petit bijou de film inspiré par la vie de Lili Elbe (précédemment un peintre paysagiste danois connu sous le nom d’Einar Wegener). Elbe fut la première personne transgenre à subir une série de chirurgies destinées à rendre son corps (masculin) conforme à son identité sexuelle (féminine). Je n’en dis pas plus sinon que c’était émouvant, bouleversant… et que ça devrait être vu par tous les sans-cœurs qui ont peur parce qu’ils ne peuvent comprendre ce que ça fait que de vivre dans le corps de quelqu’un d’autre qui n’est pas soi-même. Nous venons de louer pour revoir… et nous allons évidemment acheter le DVD.

Lien: L’histoire derrière le film (en anglais).

Vieillissement prématuré?

Billet 2014-4-11 Nous sommes allés voir le Capitaine hier soir. Comme nous le faisons souvent, nous nous sommes rendus au petit cinéma de la ville voisine, parce que le multiplex local me tape franchement sur les nerfs. Il y avait très peu de cinéphiles pour un vendredi soir, contrairement à la semaine dernière, lorsque le film a été présenté en première. Au guichet, l’un de mes étudiants qui, avant même que je l’aie vraiment vu, m’a salué en me disant «Bonsoir, Dr. P.!». Je lui rends sa salutation, lui demande deux billets pour le film (présenté uniquement en 3-D, ce qui est un gaspillage en ce qui me concerne, puisque je ne vois pas la troisième dimension), me demande 22 dollars, et c’était réglé. Puis je regarde le billet. J’ignore si c’était pour me faire une faveur qu’il nous a vendu des billets «Senior» (un rabais de 2,50$ par billet sur le prix régulier) ou par distraction (j’ose espérer qu’il ne pense pas que j’ai plus de 65 ans)…

Il faut préciser qu’il n’y a pas de vérificateur de billet à l’entrée de la salle, donc il pouvait sans risque nous vendre des billets à prix réduit.

Et le film? Une bonne détente de fin d’année scolaire.

Vu: euh…

KikaisJe n’allais pas publier d’article sur cette quatrième pièce de sculpture qui occupe la vitrine où se trouvent Donald Sutherland, une chaise de Cicansky et une maison qui marche. C’est Patton qui, par son commentaire sur la maison qui marche, qui m’inspire à publier cette image de… euh… Kikais que ça s’appelle.

Kikais étiquetteL’artiste, Michael Steiner, est un sculpteur abstrait d’origine étatsunienne. La pièce semble faire partie d’une vogue de sculptures semblables qui ont, il y a un temps, envahi le collège, dans une tentative probablement futile d’unir les efforts de nos départements de soudure et d’arts plastiques. Certaines de ces pièces sont fort intéressantes. D’autres, comme celle-ci, sont franchement boaf.

Maintenant, vous avez tout vu de cette vitrine… Il faudra que je me promène un peu pour vous faire voir les exemples d’art étudiant qui ont été installés à divers endroits du collège.

Vu: Une maison qui marche!

Walking HouseDonald Sutherland, dont je parlais il y a quelques jours, n’est pas seul dans sa vitrine. À côté de sa statue (qui fait environ 60 cm de haut), on trouve ce tout petit bronze d’une dizaine de centimètres de hauteur. Une «maison qui marche», réalisée en 1992 par l’artiste d’origine étatsunienne Catherine Widgery. Comme pour la sculpture de Joe Fafard représentant Donald Sutherland, il s’agit d’une autre pièce de la collection permanente du Collège.

Walking House from AboveDifficile à prendre en photo dans un éclairage un peu ingrat, mais sympathique et, comme disent les anglophones, whimsical. J’aime bien. C’est d’ailleurs une caractéristique de ses projets d’art public (dont plusieurs se trouvent au Canada). L’œuvre exposée au collège est, comme je le pensais en la voyant, une maquette d’une pièce de taille beaucoup plus considérable qui fait partie d’une installation extérieure intitulée «Parade» réalisée en 1993 sur le terrain de l’école secondaire Émilie-Gamelin, à La Prairie, près de Montréal. Ah! Les joies de Gougeule…