Khof! Khof! La Colombie-Britannique brûle!

Fumée sur Red Deer le 15 août 2018. Vue vers le centre-ville du haut de la rive nord de la rivière, sur l’avenue Gaetz en direction sud. Photo gracieuseté d’Oyaté.

… et nous en subissons les conséquences.

Image tirée du site du service des incendies de forêt de la Colombie-Britannique. Cliquez sur l’image puis sur « Interactive Wildfire Map » pour accéder à la carte interactive actualisée.

En fait, hier, la province voisine a déclaré un état d’urgence provincial à cause des plus de six cents feux qui ravagent les forêts. Les conditions météorologiques actuelles n’annoncent rien de bon en vue d’une amélioration potentielle. Ici… peut-être d’ici quelques jours si les vents changent. Là-bas, c’est autre chose. Pour l’instant, la province entière est sous un écran de fumée.

Image tirée du site d’Environnement-Canada. Cliquez sur l’image pour accéder aux prévisions actuelles.

Évidemment, je ne m’aventurerai pas à spéculer hasardeusement sur les causes de ces feux ou sur les conséquences éventuelles. Cependant, si, tel qu’on peut le penser, cela est la nouvelle «normalité», c’est une situation on ne peut plus inquiétante. D’autant plus que la sécheresse actuelle dans le sud de la province (et à Red Deer) pourrait aussi laisser la place à des feux de broussailles (sans compter les problèmes pour les fermiers). Pour l’instant, l’effet sur la qualité de l’air est notre principal problème…

Image tirée du site d’Environnement-Canada. Cliquez sur l’image pour accéder au site.

 

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Magasinage d’aéroport à Edmonton

Vous vous souvenez de mes explorations magasinatoires à Calgary, il y a de cela quelques années? Vous savez aussi probablement qu’on trouve à Edmonton l’un des plus grands centres d’achats au monde, et ce depuis les années 1980. De plus, on ne cesse de parler de la crise du centre d’achats traditionnel… et à Edmonton et Calgary, deux centres d’achats d’un certain âge sont en passe de se réinventer complètement pour s’adapter au goût du jour.

Pourtant, depuis deux ans environ, on pouvait voir sortir de terre, tout près de l’aéroport d’Edmonton, en bordure de l’autoroute, la structure de ce qui ne pouvait être autre chose qu’un centre d’achats. La forme me rappelait des centres d’achats de type outlet, comme ils disent dans la langue de Shakespeare: des magasins de grandes marques qui vendent supposément à rabais. J’ai eu l’occasion d’en visiter un à Kanata, en banlieue d’Ottawa, et un près de Mirabel, en banlieue nord de Montréal. Oyaté aime bien ces endroits… moi beaucoup moins (il faut dire que magasiner pour des fringues, ce n’est pas mon fort).

À Edmonton, juste à l’entrée sud de la ville, on trouve déjà un vaste parc de magasins, dont certains sont qualifiés d’outlet stores. Pourquoi donc les Edmontoniens se déplaceraient-ils 18 kilomètres plus au sud pour aller magasiner? C’est le pari qu’a pris l’administration de l’aéroport international d’Edmonton, qui a inclus dans son plan de développement 2010-2035 l’ajout d’un volet commercial à proximité de l’aéroport. Le 2 mai dernier, le centre d’achats en question a ouvert ses portes; nous y avons fait un bref arrêt en touristes lors d’un passage récent par la capitale.

Voici donc le centre Premium Outlet Collection. On y trouve surtout des magasins de vêtements, mais aussi quelques autres offrant des spécialités non-vestimentaires. Tous les magasins ne sont pas encore ouverts, mais il y avait une certaine affluence. Il était en effet assez difficile de ne pas prendre des gens en photo en essayant de photographier le mobilier coloré et amusant qu’on y a installé.

Nous n’y étions pas pour nous restaurer, mais il y a une foire alimentaire sans grande imagination, qui offre la nourriture rapide que l’on trouve dans presque tous les centres d’achats nord-américains.

La galerie marchande qui, contrairement aux centres de Kanata et Mirabel, n’est pas à l’extérieur, mais bien couverte comme dans un centre commercial typique (climat d’Edmonton oblige?) ressemble donc à plusieurs autres. L’éclairage naturel domine toutefois, ce qui est un peu rafraîchissant. Le plan est logique et simple:

Plan tiré du site du centre d’achats: cliquez sur l’image pour y accéder.

On voit l’abondance des espaces de stationnement… une nécessité, étant donné l’éloignement de ce centre d’achats de tout service de transports en commun.

On y trouve aussi plusieurs panneaux indiquant les vols en partance et en arrivée, ce qui montre bien que l’on a voulu que ce centre d’achats soit pratique pour les clients de l’aéroport: passagers en attente de départ ou personnes venant cueillir des voyageurs. Chose certaine, la circulation automobile dans le coin risque d’augmenter considérablement à certaines époques de l’année… Ça ne réinvente pas le genre, mais on verra ce que ça donnera! Les résidents de Leduc et des environs ne se plaignent probablement pas de ne pas devoir se rendre à Edmonton pour aller magasiner. L’endroit est en pleine expansion (il y a un autre immense édifice en construction à proximité). L’administration aéroportuaire a décidément fait un pari sur un avenir prospère.

Rusty rêve de s’épivarder

Cette photo a été prise hier, alors que Rusty, perché sur l’allège de la fenêtre de la salle de bains, regardait la cour ensoleillée… mais aussi très enneigée. Contrairement à son frère Edgar, il n’est pas friand de sortir lorsqu’il fait trop froid…

Rusty semblait vouloir me dire: « Non, mais, quand nous ramèneras-tu le printemps? » Bon… on nous promet un réchauffement pour les prochains jours.

Entretemps, nous avons passé une partie de l’après-midi à enlever le petit banc de neige que la Ville avait déposé devant notre trottoir et devant la maison de la voisine (enceinte) dans la matinée. Ce fut notre exercice de la journée.

Petite chronique estivale

Non, nous n’avons pas acheté une voiture supplémentaire. En fait, la Jetta blanche était une voiture de location pour nous rendre à l’aéroport de Calgary début juin pour prendre l’avion vers Ottawa. Comme nous allions êtres partis deux semaines, il en coûtait moins de louer des véhicules pour nous rendre, puis pour revenir, que de payer deux semaines de stationnement. Toutefois, ce soir-là, on aurait dit que nous venions d’ouvrir notre propre concession Volkswagen. Elle fut un charme à conduire, cette Jetta, soit dit en passant. Aussi, les jours de Clio (la Golf rouge, à gauche) sont désormais comptés. Nous avons enfin, plus d’un an après l’annonce d’un programme de compensation pour les propriétaires de véhicules diésel «truqués», une date à laquelle nous la rendrons au concessionnaire. Elle a passé l’hiver au garage… et ne sera bientôt plus des nôtres.

Le pont de la paix à Calgary, le soir de notre séjour avant le départ. La lumière était trop parfaite. On voit toutefois que si le plan originel de Calatrava avait été suivi et que l’intérieur avait été peint en blanc, cela aurait encore mieux…

Survol d’une ville et d’un symbole bien connus après escale à Pearson.

Il y avait de bien bons desserts (et de bons souvenirs) à Ottawa…

Preuve que les traditions établies localement trouvent toujours un écho global à notre époque. Un pont piétonnier qui enjambe le canal Rideau «croule» sous les cadenas d’amour comme le Pont des Arts à Paris.

En Alberta, j’ai trop souvent la nostalgie des fromages. Nous nous sommes quelque peu payé la traite chez Vineyards, à Ottawa.

À notre retour, toutefois, mauvaise surprise. Une tempête s’est abattue sur Red Deer le 20 juin. Les dommages chez nous ont été somme toute mineurs: un arbre a détruit deux sections de clôture de la cour arrière et un autre, à l’avant, s’est abattu sur la ligne d’alimentation électrique de la maison. Résultat: cinq jours sans électricité à vivre comme au camping. Les chats ne s’en sont pas plaint. Nos propriétaires se sont une fois de plus montrés plus que diligents.

Après notre retour, nous avons passé quatre jours excitants comme bénévoles aux WIN Games (World Indigenous Nations Games) qui se déroulaient dans des communautés autochtones aux alentours d’Edmonton. Ci-haut, le grand chef Wilton Littlechild, idéateur de cette compétition, durant les cérémonies d’ouverture, puis la compétition de souque à la corde entre la délégation du Panama et une équipe canadienne, et enfin un «Haka» par la délégation Maorie durant les cérémonies de clôture.

Mes lectrices et lecteurs canadien(ne)s entendent parler des feux de forêt qui font rage depuis plus d’un mois en Colombie Britannique via les médias d’information. Ici, certains jours (c’est d’ailleurs encore le cas aujourd’hui), nous en respirons la fumée.

L’été nous apporte aussi, comme toujours, son lot de météo inquiétante. Ces nuages n’avaient bien sûr rien à voir avec la météo qui, il y a trente ans, a apporté une tornade dévastatrice sur Edmonton. Toutefois, lorsqu’ils nous sont passés au-dessus du crâne, environ une demi-heure après la prise de cette photo, la course était un peu plus ardue dans le vent et les petits grêlons. Et oui, je continue l’entraînement avec mon cher et tendre. Une dizaine de livres en moins depuis avril.

Le jardin fleurit toujours…

Congrès annuel

affiche-acfa-shawCe n’est évidemment pas la première fois que je participe au congrès annuel de l’ACFA (autrefois Rond-Point). Cependant, on n’a pas tous les jours 90 ans! En effet, c’est en 1926, à l’hôtel Macdonald, à deux pas de l’endroit où se tient le congrès depuis quelques années, qu’était fondée l’Association canadienne-française de l’Alberta. Hier soir, le congrès s’ouvrait par un grand banquet, auquel plus de deux cents personnes étaient attendues.

La sénatrice Claudette Tardif s'adresse aux congressistes en conférence d'ouverture du banquet.
La sénatrice Claudette Tardif s’adresse aux congressistes en conférence d’ouverture du banquet.

Cette année, l’ACFA a aussi une raison de plus de célébrer: la réception, tout récemment, tu Prix du 3-juillet-1608 attribué par le Conseil supérieur de la langue française et remis à «une organisation œuvrant en Amérique du Nord qui, avec persévérance, vitalité et dynamisme, rend ou a rendu des services exceptionnels à une collectivité de langue française et à l’ensemble de la francophonie nord-américaine*.» Le trophée et le certificat qui l’accompagne ont été rendus visibles aux congressistes.

prix-3-juillet prix-3-juillet-certificatPour l’occasion de cet anniversaire important, plusieurs ancien(ne)s président(e)s se sont déplacé(e)s, et ce malgré le temps plus que maussade:presidencesNous avons eu droit à un repas somptueux:

menu-banquet-acfa gateau-acfaMalheureusement, ce gâteau a fait fausse note pour moi, mais bon… on ne se plaint pas. Je ne suis pas resté pour la soirée dansante, puisque je traîne toujours cet atroce rhume qui a commencé la semaine dernière et que je n’ai donc pas encore l’énergie voulue… Mais au moins, cette année, la maladie ne m’a pas empêché de participer au congrès, comme ce fut le cas l’année dernière et l’année précédente.

Les médias y étaient aussi… voir le reportage de Radio-Canada. Et pendant le banquet, la vidéo-hommage suivante a été dévoilée:

Pas bô

entree-collegeJe sais… cette photo ne fera pas les annales de la photographie. Elle a été prise à la sauvette pendant que j’attendais dans le hall d’entrée du collège que mon cher et tendre vienne me cueillir avant que nous partions pour Edmonton. Oui… l’hiver semble être arrivé tôt cette année. On nous annonçait un cocktail particulièrement désagréable de neige, de pluie verglaçante… et tout et tout. Et nous avons eu tout ça. Hier, en fait, Environnement Canada avait émis un «bulletin météorologique spécial» nous annonçant cette météo d’apocalypse et, sachant qu’il me fallait aller à Edmonton aujourd’hui pour le Congrès de la francophonie albertaine, je me suis empressé d’aller faire installer les bottes d’hiver de Daphné. Et nous sommes arrivés à Edmonton en toute sécurité et avec un minimum de trépidation. Vive les Blizzak!

Un dernier indice…

GPRCCet édifice se trouve dans la ville qui constitue notre destination. Points bonis si vous connaissez le nom de l’architecte et celui de l’édifice.