Réunion inaugurale

SHFA BannerComme je le disais hier, j’étais de passage à Edmonton pour une réunion. Il s’agissait du conseil d’administration de la Société historique francophone de l’Alberta (SHFA), auquel j’été élu en novembre dernier, à l’occasion de la Foire annuelle sur l’histoire francophone en Alberta, qui avait porté sur le thème de la réconciliation, surtout en ce qui concerne la controverse autour de la Murale Grandin à Edmonton. J’étais membre du C.A. de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) lorsque celle-ci, en 2013, a officiellement entériné la création de la SHFA en tant qu’entité autonome de la francophonie, et chef de file du dossier patrimoine. Comme je le disais en août dernier, après quatre ans au C.A. de l’ACFA, j’ai décidé de ne pas me représenter, en grande partie parce que je préférais consacrer mes énergies à cette société naissante, et que je ne pouvais pas siéger au conseil des deux organismes simultanément.

Le dossier patrimonial m’intéresse à la fois de par ma profession, mais aussi parce qu’il s’agit d’une passion, particulièrement lorsqu’il s’agit de l’histoire de groupes minoritaires. Notre réunion, qui se déroulait à la salle historique du Campus Saint-Jean, fut marquée au coin de la complicité, mais aussi des discussions tout ce qu’il y de plus sérieuses. J’aime déjà bien ce petit groupe de passionnés et je sens que cet engagement sera significatif pour moi. J’ai eu le plaisir de revoir certaines vieilles connaissances, puis de rencontrer d’autres personnes vues une seule fois, à la Foire sur le patrimoine franco-albertain à l’automne.

Oh! Et puis-je confier que de vivre un C.A. qui ne dure que six heures d’une journée est infiniment préférable à un C.A. qui dure deux journées entières réparties d’un vendredi soir à un dimanche midi? Je ne regrette aucunement mon choix d’avoir quitté le C.A. de l’ACFA, même si les dossiers qui s’y débattaient comptent évidemment beaucoup pour la francophonie dans son ensemble.

En reconstruction

J’aurais pu vous asséner une autre photo de notre cour arrière enneigée. En effet, depuis mardi dernier, nous sommes sous la neige. Pour vrai. Et il y a de fortes chances qu’elle reste avec nous pour un bout de temps.

Bon. On en revient, donc, et la vie continue.

Mais pourquoi ce long silence sur ce blogue? Curieusement, le blogue reflète souvent en négatif la vie: lorsqu’il ne se passe pas grand-chose, j’ai le temps d’écrire (si tant est que j’ai quelque chose à dire). Présentement, j’aurais tout plein de choses à raconter, mais je n’arrive pas à trouver le temps de les raconter sur cette plate-forme. La vraie vie, donc, entre en compétition avec cette écriture. Il faudrait que je demande à Alfred, sur la photo, d’écrire pour moi… mais bon. Les papates de minet ne se prêtent pas très bien à l’écriture sur clavier.

Oscar s’est aussi porté volontaire, entre deux parties de hockey-croquette, mais, comme ses papates sont encore plus du genre «raquette» que son frère, pas pratique non plus.

Rusty… m’enfin… m’a fait rapidement comprendre que, en tant que «chat Alpha» de la maisonnée, ce serait plutôt mon rôle comme serviteur de Sa Majesté féline de faire la chronique de ses siestes et de ses collations que pour lui de raconter mes insipides journées. Non mais… de qui on se moque, ici?

Ça va. J’ai compris. Alors, en résumé, voici le mois dernier, à l’envers. Je suis en train de procéder à une tâche assez lourde et chronophage: la remise à jour du site internet de notre département sur le site du collège. Évidemment, c’est à la fois l’avantage et l’inconvénient de la Toile: la dictature de l’information à jour. Comme nous n’avons pas d’employé(e) dédié(e) à cette tâche, il fallait trouver quelqu’un pour le faire. Pourquoi moi? Eh bien… Nous avons des petits ennuis d’inscriptions au collège, ce qui fait qu’un de mes cours a été annulé cet automne. Je n’avais donc plus une charge de travail à temps plein et il fallait trouver quelque chose pour m’occuper qui soit équivalent à un cours. J’ai donc créé un outil de sondage en ligne pour savoir quels étaient les besoins, reçu une courte formation sur le logiciel Sharepoint qui supporte notre site, reçu les autorisations nécessaires, et, depuis, je m’amuse. Il y a maintenant un échéancier qui s’approche: la fin de semaine prochaine se tiendra la journée portes ouvertes au collège et il faut que le nouveau portail de notre site ainsi que les biographies d’enseignants soient remis à jour. En fait, il me fallait concevoir une interface graphique plus agréable pour l’entrée de notre site départemental. Ça avance.

Apparence présente du site, avant révisions. Cliquez sur l’image pour voir une capture du projet en cours.

Dans le cadre du même projet, j’ai dû remettre à jour la liste du personnel en ligne et créer un nouveau modèle de présentation pour les biographies du personnel, qui se présentaient jusqu’à tout récemment sous la forme de document PDF. J’ai commencé par refaire ma propre biographie comme essai et il me reste à refaire tout le monde…

J’ai aussi, bien entendu, des cours à enseigner, des travaux à corriger et d’autres bidules. Ce serait la relative routine si ce n’était du fait que j’ai décidé, cette année, de changer quelques choses importantes. Premièrement, tous les travaux sont dorénavant remis via la plate-forme électronique Blackboard que le collège utilise plutôt que sur papier. Cela a un effet pervers: je n’ai plus de pile de travaux qui m’attend, me rappelant constamment à mon devoir. Oups! L’avantage indéniable pour les étudiants est qu’ils reçoivent un travail électronique sur lequel j’écris lisiblement, parce que mes commentaires sont dactylographiés. Quiconque a déjà eu à déchiffrer mes pattes de mouches comprendra.

Quoi d’autre? Il y a eu le mariage de la sœur d’Oyaté le 6 octobre, lequel était organisé, dirions nous, un peu à la dernière minute et qui nous a donné un peu de stress lorsque nous avons été appelés à décorer la salle la veille de l’événement. Nous étions prévenus, mais nous n’avions aucune idée des dimensions de l’endroit ou de ce dont la salle avait l’air, nous empêchant d’acheter les fournitures à l’avance (c’était à Cochrane, à 200 km de chez nous). Ce fut tout de même un très bel événement et la température, bien que fraîche, fut clémente.

La fin de semaine suivante, nous étions à Edmonton pour Rond-Point, le rassemblement annuel de la francophonie albertaine. En tant que membre du C.A. provincial de l’ACFA, j’avais certaines responsabilités dans les activités de cette fin de semaine. En fait, j’ai loupé le banquet justement à cause du projet de remise à jour du site web départemental, parce que je devais animer une séance de consultation à notre réunion départementale de ce même vendredi. Bon. Tant pis. La journée de samedi s’est déroulée en divers ateliers fort intéressants, puis en une assemblée générale (la raison d’être du rassemblement), suivie d’une soirée reconnaissance… un peu longue à mon goût mais nécessaire pour renforcer le sens d’appartenance communautaire.

Entre tout ça, il faut bien entretenir la maison, travailler… se préparer à l’hiver (j’aurai une anecdote à raconter un de ces jours à propos d’une rencontre chez notre marchand de pneus habituel). Et depuis quelques jours, nous soigner, car j’ai eu droit à une gastro-entérite la semaine dernière, et maintenant c’est Oyaté qui est au prises avec un rhume assez violent. Mais nous sommes vivants et nos chats se portent à merveille, même Monsieur Edgar que je ne suis pas parvenu à capturer pour vous montrer sa belle bouille aujourd’hui.

David Jalbert

Chaque année, l’ACFA régionale de Red Deer organise, dans le cadre du mois de la francophonie, un spectacle avec un artiste québécois. Il y a quelques années, j’ai ainsi pu voir Michel Rivard et connaître Martin Deschamps. Si vous êtes dans la région demain soir, ne manquez pas le Galala (spectacle d’élèves de l’école La Prairie et des écoles d’immersion) qui sera suivi d’un spectacle de l’artiste québécois David Jalbert.

Il s’agit là du concert de fermeture de la troisième édition du Carnaval de Red Deer. C’est donc un rendez-vous à l’église Crossroads à 18 h 30 le 24 mars. Les billets, au coût de 15$ pour les membres de l’ACFA et 20$ pour les non-membres, sont en vente au local de la Régionale de l’ACFA ou à la porte.

Là, je ne suis pas surpris du tout

Il y a quelques jours, je parlais de la saga du déménagement de l’école francophone de Red Deer. C’est sans grande surprise que j’apprends aujourd’hui, via Radio-Canada (suivez le lien, il y a une vidéo!) que le Conseil Scolaire Centre-Nord devra trouver un nouveau site que celui qui avait été choisi. En fait, le lendemain de la réunion du conseil municipal (lundi), le journal local se faisait l’écho de la décision unanime prise par nos élus, mais comme il faut maintenant être abonné pour avoir accès à l’article… On peut cependant lire un article semblable chez notre autre journal local. Bon. Ce n’est vraiment pas surprenant étant donné la levée de boucliers que le projet de construction dans le quartier Anders avait soulevé auprès des résidents. Il s’agit largement d’une réaction émotive, où il y a peu de place pour le débat raisonné; le conseil municipal n’avait vraiment pas le choix de se plier à la volonté populaire, si mal éclairée qu’elle ait pu être.

J’avais abordé la chose dans une discussion impromptue avec deux conseillers municipaux rencontrés l’autre jour et je savais que le conseil se sentait quelque peu coincé, à la fois par la réaction des résidents et par l’empressement du gouvernement à annoncer ses intentions pour l’établissement de la nouvelle école sur le site choisi, et ce avant même que le conseil ait pu se prononcer. Le gouvernement provincial étant en mode pré-électoral (depuis plusieurs mois, d’ailleurs), ils sont très pressés de pouvoir lancer les projets pour s’en servir pour mousser leur campagne. L’investissement dans l’éducation passe toujours bien auprès de la population.

L’opposition des résidents tient particulièrement au fait qu’ils craignent que la présence d’une école offrant les cours de la neuvième à la douzième année (le cours secondaire), alors que le site est désigné pour l’établissement d’une école offrant la maternelle à la huitième année, entraîne une réduction de la valeur foncière de leurs propriétés. En gros, ils craignent que la présence d’adolescents (et particulièrement d’adolescents en âge de conduire) entraîne une circulation accrue et des problèmes de vandalisme. Bon… ça se comprendrait s’il s’agissait d’une grosse école polyvalente, mais l’école francophone prévoit accueillir au plus une trentaine d’élèves de ces niveaux.

À cette objection, plusieurs ajoutent un commentaire tenant au fait que l’école est francophone et donc que leurs enfants ne pourront pas y aller, alors que s’il s’agissait d’une école publique (anglophone), ils y enverraient leurs enfants. Dans cet argument, plusieurs résidents glissent aussi des commentaires vaguement racistes… c’est là que le bât blesse pour les francophones. Mais bon, l’intolérance n’est quand même pas chose nouvelle à Red Deer et déjà, que l’on reconnaisse en général (et au conseil municipal) l’importance de l’éducation en français, c’est déjà un grand pas. On souffre toujours, cependant, du syndrome «pas dans ma cour» et ces réactions viscérales sont aussi exagérées que s’il s’agissait d’un centre de réinsertion sociale d’ex-détenus.

Aujourd’hui, le journal local que l’on ne peut lire qu’avec un abonnement rapporte que le Conseil scolaire aurait décidé, malgré les inconvénients et la petitesse du site, d’installer la nouvelle école sur le site de l’actuelle école La Prairie. Je n’ai pas encore eu confirmation de la nouvelle via mes réseaux habituels… C’est cependant la seule solution envisageable… à moins d’exiler l’école hors de la ville.

C’est une invitation!

Du 6 au 8 juillet 2012 dans le décor enchanteur du David Thompson Resort, à l’ouest de Nordegg. Pour le concours de vidéos, c’est ici. Ma mère sera en visite… qui sait, on ira peut-être y faire un tour!