Un dernier indice…

GPRCCet édifice se trouve dans la ville qui constitue notre destination. Points bonis si vous connaissez le nom de l’architecte et celui de l’édifice.

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Panem et circenses II

Rogers Place 1J’en ai déjà parlé il y a quelques mois, mais la Place Rogers, le nouvel aréna d’Edmonton, est presque complété. L’autre jour, il se trouvait que nous étions à proximité, et j’en ai profité pour prendre quelques clichés.

Rogers Place 2Le terrain autrefois occupé par la gare d’autocars a été vidé et on s’affaire à connecter le tout. On s’affaire ces jours derniers à tester la surface de glace. Aussi, à moins de deux mois de l’ouverture officielle, la programmation des premiers spectacles qui auront lieu dans cet amphithéâtre se dévoile. Je ne détesterais pas aller faire un tour lors de la journée portes ouvertes du 10 septembre, même s’il risque d’y avoir une affluence monstre. Cependant, le nouvel intérêt de mon cher et tendre pour l’équipe de hockey locale (j’y reviendrai) pourrait rendre la chose possible…

Autour de l’édifice législatif

Federal3Comme on sait, hier, j’étais à la Législature provinciale pour une rencontre officielle. Je ne pouvais pas ne pas en profiter pour me promener un peu après la rencontre (d’autant plus que mon cher et tendre était parti s’épivarder dans le sud de la ville et que ça lui prendrait un temps fou pour revenir au centre-ville me quérir). J’étais particulièrement attiré par la nouvelle place publique qui a été inaugurée l’année dernière devant l’«édifice fédéral» nouvellement rénové. Je mets «édifice fédéral» entre guillements parce que, pour confondre les visiteurs, il s’agit en fait d’un édifice du gouvernement provincial depuis que les services fédéraux ont été relocalisés un peu plus à l’ouest, à la Place du Canada.

Federal4La place publique a été aménagée avec goût, formant un espace où il est possible de se rassembler, de se rafraîchir, et même de profiter un peu de la verdure.

Federal8Elle a été construite au-dessus d’un vaste espace de stationnement souterrain, mais on ne le devinerait pas à s’y promener.

Federal10Le soir, ces pylônes dotés de dizaines de projecteurs à diodes électroluminescentes éclairent brillamment cet espace.

Federal2L’édifice fédéral lui-même, situé à l’est de la place publique, a été doté d’une nouvelle entrée, ce qui tourne l’édifice sur lui-même, créant un lien avec l’espace public qui se trouvait à l’origine derrière l’édifice. L’atrium a été construit comme un édicule, en retrait de l’édifice, ce qui permet de respecter la pureté de ses lignes art-déco…

Federal11… sauf quelques exceptions.

Federal9L’atrium est résolument contemporain et comprend un mur végétalisé.

Federal12Je suis en fait arrivé dans cet édifice via le centre d’accueil des visiteurs (maintenant rénové) qui fait face à l’édifice législatif et qui se trouve en contrebas (la maquette de la Législature en Lego est toujours là). L’effet de ce mur de verdure et de ces fontaines était saisissant.

Federal1La façade originale de l’édifice, côté est, a été restaurée avec soin, même si l’environnement urbain est quelque peu ingrat. On peut voir sur le toit ce qui avait originalement été conçu pour devenir un appartement de luxe pour une première ministre précédente… et qui a causé scandale quand les plans ont été rendus publics. L’espace a été reconverti en salles de rencontres apparemment peu utilisées.

Federal5Les inscriptions originales figurent toujours au fronton, mais les portes de ce côté de l’édifice sont devenues des sorties de secours (j’avoue que ça rend la lisibilité architecturale de l’édifice problématique pour qui arriverait de ce côté). Pour finir, quelques détails architecturaux:

Federal13 Federal7 Federal6

Calgary by Night (2)

Photo: Oyaté
Photo: Oyaté

Mardi soir, nous étions conviés au cinéma Globe pour la projection du documentaire «The Pass System», suivi d’une discussion avec le réalisateur, Alex Williams. Ce fut une rencontre enrichissante, qui s’est poursuivie par une conversation avec une autre personne ayant assisté au film. Nous commençons à établir des liens.

Photo: Oyaté (volontairement surexposée pour faire «disparaître» les taxis)
Photo: Oyaté (volontairement surexposée pour faire «disparaître» les taxis)

Par la suite, bien préparés cette fois (lire: bien habillés, car nous avions eu froid la veille), nous avons parcouru quelques rues du centre-ville pour une autre séance de photographie nocturne.

Tête 1Cette fois, plutôt que de porter sur l’ensemble du centre-ville, notre regard s’est porté sur des détails, comme les sculptures plus haut, sur la 8e Avenue (Stephen Avenue) et la tête (l’œuvre de l’artiste espagnol Jaume Plensa est intitulée Wonderland) qui trône sur l’esplanade devant l’édifice Bow.

Tête3
Photo: Oyaté
Tête2
Photo: Oyaté

Encore une fois, nous nous sommes amusés avec angles de prise de vue et les réglages de nos appareils.

Horloge
Photo: Oyaté

Ensuite, Oyaté a décidé de s’attaquer au défi de prendre une photo de cette horloge tout près de l’édifice Bow. L’éclairage est plaisant à l’œil, mais difficile à reproduire en photo.

Tour3
Photo: Oyaté

Finalement, nous nous sommes tous deux essayés à prendre la Tour de Calgary en photo, avec son éclairage dont les couleurs et intensités changent constamment.

Tour1 Tour2Et j’ai découvert que mon appareil a tendance à faire une «réflexion» des lumières trop brillantes. Causé par la lentille? Il me faudra rechercher la cause de cet anneau fantôme.

Chose certaine, ces deux soirées photographiques ont beaucoup plu à mon cher et tendre! Il se sent dorénavant beaucoup plus à l’aise avec son appareil.

Calgary by Night (1)

Centre-ville
Photo: Oyaté

Il y a deux ans, Oyaté s’est équipé d’un bon appareil photo, mais il n’a jamais vraiment eu la chance d’expérimenter… jusqu’à maintenant. Il a décidé de s’attarder à comprendre le fonctionnement d’un appareil reflex et à s’amuser avec ses diverses fonctions. Lundi et mardi soir, donc, nous avons fait de la photo nocturne. Lundi, ce fut de deux promontoires offrant de bonnes vues du centre-ville.

Photo: Oyaté
Photo: Oyaté

Cela lui a permis de se familiariser avec l’utilisation d’un trépied, mais aussi de jouer avec les réglages tels que la vitesse d’obturation et la sensibilité du capteur (les valeurs ISO).

Pont de la rue du Centre. Photo: Oyaté.
Pont de la rue du Centre. Photo: Oyaté.

Ou encore l’utilisation du zoom pour prendre des photos de sites difficiles, comme ce pont suréclairé, sans en perdre les détails intéressants.

SaddledomeJe n’ai pas été en reste… même si je me suis surtout amusé de l’autre promontoire, situé au sud-est du centre-ville, surplombant le site du Stampede.

Saddledome close up

Art sur campus

Arche entréeHier, j’ai profité du beau temps pour faire quelques clichés sur le campus entre deux ateliers. Elles ne sont pas présentées dans l’ordre où je les ai prises, mais plutôt du sud au nord. D’abord, l’arche d’entrée du campus, emblématique, qui marque le passage formel de la ville au campus.

QuadLà, on se trouve essentiellement dans le «quad», l’espace formel entre les principaux bâtiments académiques. Au fond, des bâtiments qui datent des débuts de l’Université, qui célèbre cette année son cinquantième anniversaire de fondation. Je ne publie pas de photo rapprochée de la sculpture en inox parce qu’il y avait une lectrice à son pied.

Typographe HeraldDans le corridor de l’un des bâtiments que l’on voit au fond de la photo précédente, il y a une série de grotesques en terre cuite tirées de l’édifice du Calgary Herald construit de 1911 à 1913 et démoli en 1972 pour faire place à la tour Telus (qui fut pendant longtemps le plus haut édifice à Calgary). Celle-ci, qui représente un typographe, est particulièrement amusante.

Arche biblioCette autre arche se trouve sur le chemin qui mène de la nouvelle bibliothèque (que l’on voit au fond, avec les derniers étages de l’ancienne qui dépassent) à l’édifice de kinésiologie. Je ne sais pas trop quelle symbolique on essaie de représenter à part l’effort collectif…

Arche et lapin… mais ça laisse ce lapin de glace. En passant, je trouvais un peu frustrant de ne pas voir de plaques indiquant l’auteur de la plupart de ces œuvres… ou bien elles étaient bien cachées.

Gymnaste poutreEn voyant cette statue d’une gymnaste à la poutre, je n’ai pu m’empêcher de penser à Nadia Comaneci, la jeune Roumaine qui a remporté une série de notes parfaites aux Olympiques de Montréal en 1976. Il y a une plaque au pied de la statue, mais elle n’identifie que l’artiste (Marc Mellon), les donateurs et la date d’installation, 1980.

EEELDurant l’après-midi, j’avais une rencontre (fort intéressante; un panel sur la réconciliation par l’éducation) dans cet édifice récemment construit sur le campus.

Ondulations EEELCes structures (sculptures?) de part et d’autre de l’entrée rappellent évidemment la géologie de la région.

Atrium EEELÀ l’intérieur, un immense atrium qui s’étend sur trois niveaux et qui sert de merveilleux espace social…

Atrium EEEL autre vue… mais aussi, on le devine, d’espace pour des présentations plus formelles.

Entrée KNSS UCEnfin, cette sculpture moderne, faite de cinq «A» majuscules les uns dans les autres donne accès, du nord, au centre des sports. Intéressant sans être éblouissant sur le plan esthétique. Devant, on aperçoit une des vasques utilisées pour la flamme olympique lors des Jeux d’hiver de 1988, qui se sont entre autres déroulés sur le campus. Le bâtiment à droite sur la photo est l’anneau de glace où ont eu lieu les compétitions de patinage de vitesse, entre autres.

Maison Redpath: un deuil

Je croyais que ce genre de formule (riche investisseur foncier achète bien patrimonial — riche promoteur foncier laisse le bien patrimonial se dégrader au point où il n’est plus possible de le sauvegarder sous la bienveillante surveillance des autorités municipales — riche promoteur propose un projet et réussit à le faire passer à travers tous les filets règlementaires) n’arrivait qu’en Alberta…

Triste. Trente ans d’abandon. Et là, une disparition très prochaine. C’est le passé de ce qui fut la métropole industrielle du Canada qui s’envole avec ces maisons qu’on laisse se faire démolir.

Pour un peu de contexte et des images de ce qui reste de ce qui faut un joyau de l’architecture victorienne finissante, allez faire un tour ici. Oh… et un point de vue fort différent du mien, mais qui se vaut, peut se lire ici, avec des photos de l’emplacement.

Mise à jour: J’apprends en ce 18 février que le gouvernement provincial vient d’intervenir pour interrompre la démolition annoncée… le temps d’étudier davantage le caractère patrimonial de l’immeuble. Disons qu’il est un peu tard pour intervenir… mais on ne sait jamais.