Adieux

Le commerce au détail souffre. Aujourd’hui, c’était le jour de la fermeture de la succursale Sears à Red Deer, après une lente agonie ayant suivi un déménagement en grande pompe il y a environ huit ans. Sans avoir été un client régulier du grand magasin étatsunien, c’était l’une des dernières chaînes proposant des produits de bonne qualité à prix décent dans le marché local. Il ne nous reste plus que la Compagnie de la Baie d’Hudson, qui semble choisir de plus en plus de se présenter comme une marque plus haut de gamme… ou bien, à l’autre bout du spectre, l’inénarrable chaîne prédatrice basée à Bentonville, Arkansas que je refuse de fréquenter à moins d’une situation d’extrême urgence.

Nous avons aussi perdu, il y a quelques jours, notre tout dernier commerce de location / vente de DVDs. Là, nous étions des clients réguliers, surtout pour nous procurer à prix décent des films récents prévisionnés. La fermeture a été annoncée soudainement, puis la grande braderie a commencé au début de septembre. Nous en avons bien sûr profité pour nous procurer une vingtaine de titres, surtout tirés de leur fonds de film moins récents. Il semblerait que dorénavant nous devrons nous rendre à Edmonton ou Calgary pour nous procurer des DVDs usagés. La réouverture de Sunrise Records là où se trouvait HMV nous permet de nous en procurer des neufs ou des plus anciens à prix réduit. Il est possible qu’il reste un club vidéo à Lacombe (à une quinzaine de kilomètres d’ici), mais nous n’avons pas encore eu le temps d’aller vérifier…

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Crossiron Mills: nouvelle foire alimentaire (mais pas vraiment de nouveaux aliments)

Crossironfood1Il n’y a pas très longtemps, je parlais de ce centre commercial au nord de Calgary, dont le dernier ajout en date était une foire alimentaire. Voilà, comme nous avons pu le voir l’autre jour, elle est maintenant ouverte.

Crossironfood2À l’intersection des deux axes de corridor qui s’y croise, un puits de lumière et un immense «lustre» trônent.

L’ancienne foire alimentaire, pour sa part, a été fermée et murée. Je ne sais pas ce qui s’y annonce.

Mise à jour sur le centre-ville

StantecIl y a très longtemps que je n’ai pas fait de mise à jour concernant l’évolution du centre-ville de mon patelin. Il ne s’y passe rien de bien spectaculaire; le changement est plutôt évolutif et axé sur la restauration. Cependant, il y a quelques signes de renouveau potentiellement prometteur. D’abord, depuis quelques années, la tour initialement nommée «Executive Place» et construite pendant les années d’abondance, mais terminée au début de la récession, a commencé à se remplir. L’an dernier, la firme d’ingénérie Stantec y a déménagé et en occupe maintenant plusieurs étages. Le projet d’un restaurant en terrasse au dixième étage semble toutefois avoir été abandonné; en lieu et place, il y a quelques mois, un bar-restaurant de chaîne a ouvert ses portes au rez-de-chaussée et semble connaître un certain succès. Si cela amène du monde au centre-ville hors des heures de bureau, tant mieux.

Ross PatioLa construction de la tour Stantec avait amené la fermeture pendant plusieurs années des voies de droite de la rue Ross (qui est à sens unique). Elles devaient rouvrir une fois la construction terminée, mais le conseil municipal a plutôt décidé de rendre permanent cet obstacle à la circulation en créant un espace public autour du cénotaphe. Pendant l’été, celui-ci se prolonge à l’ouest jusqu’à la prochaine intersection pour former le «Ross Street Patio», où se trouve un piano public. Il n’y a pas beaucoup d’animation, en général, mais il y a des soirées avec artistes. Le tout semble avoir eu suffisamment de succès pour que l’initiative se poursuive. Je ne peux pas dire que les automobilistes apprécient.

En bordure de cet espace, les commerces n’ont souvent pas la vie très longue, sauf certains qui sont établis depuis longtemps. Ceci dit, deux restaurants semblent remporter un certain succès: To the Lost et Red Boar Smokery, juste à côté (que l’on peut apercevoir à droite sur la photo ci-haut).

DoseIl y a environ cinq ans, le café Dose a ouvert ses portes au deuxième étage de Sunworks. L’endroit ne m’a jamais plu à cause de son proprio prétentieux qui a une conception à la fois bien personnelle et élitiste du café. Ceci dit, les quelques fois où j’y suis allé, le café était bon sans être exceptionnel. Il y a deux ou trois ans, le café a déménagé sur la «Petite Gaetz» au centre-ville et l’espace qu’il occupait auparavant est maintenant occupé par un comptoir-lunch et café, le Coconut Room, qui constitue une amélioration sur Dose.

Sweet CravingsLes petits cafés et casse-croûtes qui étaient une rareté au centre-ville il y a quelques années font de plus en plus leur apparition et font maintenant compétition à ce qui est un peu leur ancêtre, la cupcakerie Babycakes (dont j’ai parlé ici), toujours tenue par nos amies un peu à l’écart du centre-ville. Il y en un autre, face à Sunworks et au Patio Ross que je n’ai pas photographié.

Cool BeansCelui-ci, le café Cool Beans, a ouvert ses portes dans un autobus anglais en 2011 dans un coin plutôt ingrat au sud du centre-ville. Il a récemment déménagé sur le site d’un édifice incendié il y a environ une décennie et qui a été rempli peu avant le déménagement du bus sur le site. Il n’est ouvert que l’été, mais il permet des rassemblements intéressants, notamment celui de vendeurs ambulants les vendredis midis. Je n’y suis pas encore allé… mais je trouve l’idée géniale.

RemixEnfin, au cours de ma courte promenade de cet après-midi, j’ai aperçu ce commerce ouvert récemment et qui s’annonce comme offrant des objets principalement recyclés. Une vingtaine d’artisans locaux y offrent des meubles anciens réparés ou transformés pour leur offrir une nouvelle fonction, ainsi que de l’artisanat plus loufoque, comme des chandeliers faits de bouts de tuyau de cuivre. Bon… c’est couci-couça, il y a beaucoup de babioles importées de Chine, mais surtout beaucoup trop d’enseignes diverses ayant soit des pensées pseud0-inspirante, soit des versets bibliques.

Voilà… une petite promenade d’après-midi alors que je pensais aller chercher mes orthèses podiatriques enfin prêtes et que je me suis heurté à une porte close.

Crossiron Mills: Art commercial

Crossironart1Lors de la publication mon article récent (et fort critique) sur le centre d’achats Crossiron Mills, je n’avais pas osé prendre de photos, surtout à l’intérieur; il y a toujours des gardiens de sécurité pour vous accoster et vous rappeler qu’ils ne veulent pas que l’on prenne de photos. Lors d’un passage récent et près de l’heure de fermeture, j’ai osé. Je vous propose donc quelques vues du centre d’achats.

CrossironBassPro La photo ci-haut, illustre le premier magasin à avoir ouvert ses portes dans le mail alors encore incomplet. Il s’agit d’un magasin particulier, dont l’aménagement intérieur est assez exceptionnel et vise clairement à créer une ambiance propice à inspirer les acheteurs.

CrossironBassProIntOn aime ou pas… personnellement, ce n’est pas trop mon genre, surtout l’emphase mise sur la chasse plutôt que le plein-air. Je n’ai cependant pas pu m’empêcher de sourire en lisant l’inscription sur le linteau de la porte d’entrée: «Bienvenue pêcheurs, chasseurs, et autres menteurs».

CrossironBassProEntObservons donc les œuvres monumentales qui indiquent les cinq autres entrées du centre d’achats, chacune correspondant (parfois vaguement) au thème des «quartiers» auxquels ils mènent.

Crossiron1fashionOn devine qu’il s’agit là de l’entrée du quartier de la mode, encore que je trouve le choix vaguement sexiste… comme si la mode n’était que féminine; aurait-il coûté beaucoup plus cher d’avoir deux figures?

Crossiron2WesternL’entrée centrale de la façade ouest (du côté de l’autoroute) et qui est en quelque sorte l’entrée «principale» de ce côté: le quartier «ranch».

Crossiron3ResourcesPlus au nord, on trouve l’entrée du quartier dit des ressources.

Crossiron4FossilsSur la face est du centre d’achats, il y a deux entrées (celle du quartier des spectacles est en construction). Celle-ci, vue de l’intérieur (le centre d’achats allait fermer) représente vaguement une cage thoracique… et marque l’entrée du quartier des fossiles.

Crossiron6sportEnfin, la porte numéro six donne accès au quartier des sports. Pratique pour se retrouver, ces représentations monumentales donnent également une certaine identité au centre d’achats. À l’intérieur, le décor reprend aussi des thèmes propres à chacun des quartiers. Je vous présente quelques œuvres choisies; à vous de deviner où elles se trouvent!

Crossironart2 Crossironart3 Crossironart4 Crossironart5 Crossironart6 Crossironart7 Crossironart8 Crossironart9

Il s’agit là moins d’une réalisation artistique que d’une machine interactive pour démontrer le fonctionnement d’un puits de pétrole.

Crossironart10 Crossironart11 Crossironart12Ce faux bloc de glace contenant un consommateur de café est un drôle de commentaire dont on ne sait pas s’il se veut satirique à propos de la société de consommation (pas plus que l’empilade de compressions plus haut). Fait à noter, aucune des réalisations artistiques n’est signée et il n’y a pas de plaques explicatives.

CrossironFoodCourtEnfin, la foire alimentaire existante, fort animée aux heures d’affluence; un peu moins une minute après la fermeture officielle du mail (à 21 heures).

 

 

Art urbain

4AVEart1Mon article d’hier parlait des commerces qui jalonnent la 4e Rue à Calgary, mais je n’ai pas parlé des diverses œuvres d’art urbain qui enjolivent la promenade. Ci-haut, «Dream Fragment», par Franklyn Heisler, inaugurée en 1992.

4AVEart2On nous invite plus loin à un repos décoratif…

4AVEart3Un moyen pratique (et efficace) pour décourager les graffiti sur le mobilier urbain utilitaire : décorer.

4AVEart4Ici, la grenouille survivante des trois qui ornaient auparavant ce banc, intitulé «Hanging Out», par Peter Smith.

4AVEart5Plus discrète, cette poignée de porte faite de ce qui ressemble à des anciens boulons soudés ensemble ajoute quand même une touche de fantaisie.

4AVEart6Enfin, ces trois sculptures monumentales «Welcoming the Sentinels of Time» par Ferdinando Spina, ornent le coin de la 4e Rue et de la 24e Avenue.

On remarque que plusieurs des œuvres, installées au début des années 1990, lors de ce qui fut de toute évidence une campagne de revitalisation de l’artère, auraient besoin de rafraîchissement… si la vie commerciale semble dynamique le long de cette artère, l’activité artistique semble s’être un peu endormie.

Commerces urbains

4AVE1Avec mes deux articles récents (ici et ) sur les centres commerciaux de banlieue qui décorent Calgary et Edmonton, vous pourriez penser que, d’une part, je n’aime pas les zones commerciales et, d’autre part, qu’on ne trouve rien d’intéressant que la banalité banlieusarde en Alberta. Jusqu’à un certain point, le second argument s’avère souvent: les artères commerciales centrales, tant à Calgary qu’à Edmonton, ont connu plusieurs années de crise dont elles ne se sont pas complètement relevées à cause des centres commerciaux et grandes surfaces de banlieue, surtout à cause de la facilité et de la gratuité du stationnement dans cette province où presque tout le monde possède un véhicule et s’en sert quotidiennement.

4AVE2Ceci dit, il existe quand même quelques rues intéressantes, où se trouvent surtout des commerces de format plus réduit, qui ne font pas tous partie de grandes chaîne. C’est le cas de la 4e Rue à Calgary, entre la rivière Elbow et la 17e Avenue. Mon petit reportage photographique portera sur la portion comprise entre la 21e et la 26e Avenue.

4AVE3 4AVE4 4AVE5 4AVE6La chaîne de restaurants-bars Original Joe’s a pris ses origines là, exactement. C’est le restaurant original, au coin de la 22e Avenue.

4AVE7Vous me direz que pour l’architecture, on repassera, mais il s’agit d’un magasin spécialisé dans le genre d’accessoires de luxe qu’on ne retrouvera malheureusement jamais dans ma demeure… mais comme rêver ne coûte rien, nous avons jeté un coup d’œil par la vitrine.

4AVE8Quoi de mieux que de se distinguer par ses véhicules de livraison…

4AVE9 4AVE10La rue est parsemée de bars et restaurants de divers types, ce qui assure une clientèle régulière et à toute heure, ce qui permet de soutenir d’autres services spécialisés qu’on ne retrouve pas autant sur d’autres artères de bars et restaurants comme Kensington ou sur la 17e Avenue.

4AVE11 4AVE12Cet ancien cinéma, construit en 1936, pendant l’âge d’or des grandes salles, a fermé en 1990. On lui a conservé ses lignes art-moderne, tout en le transformant en autre chose.

4AVE13 4AVE14C’est dans ce restaurant indien (pour touristes) que nous avons soupé. La bouffe était fort décente, même si elle n’avait pas le goût relevé auquel nous ont habitué d’autres établissements situés hors des zones touristiques. La faune qui le fréquentait fut une source de divertissement pendant tout le repas…

4AVE15 Vous voulez en savoir davantage sur ces restaurants et commerces? Un simple clic sur l’une ou l’autre des photos vous dirigera vers leur site respectif.

South Edmonton Common

SECGoogle
Crédit photo: Google Maps. Cliquez sur l’image pour accéder au site.

Il y a peu, je vous parlais d’un centre commercial au nord de Calgary qui ne m’inspire pas grand-chose… en voici un autre, semblable tout en étant différent, dans le sud d’Edmonton. Il s’agit encore une fois d’un outlet mall (je n’arrive pas à trouver de traduction), soit un centre d’achats où l’on trouve supposément des articles de qualité à prix réduits. Mon expérience est que les prix sont rarement vraiment réduits de façon substantielle et qu’il s’agit surtout de magasins spécialisés de grandes marques. voici quelques exemples de ce centre d’achats différent de celui de Calgary en ce qu’il n’y a pas de mail intérieur et qu’on trouve surtout de l’asphalte. On peut se promener à pied (par beau temps) mais la plupart des gens prennent leur véhicule pour se rendre d’un commerce à l’autre sur le site… ce qui se comprend, étant donné l’étendue massive du site (320 acres) et son aménagement qui n’incite nullement à la promenade.

SEC2Commençons par le commerce où je me retrouve le plus souvent lorsque nous nous y rendons. Il s’agit d’une librairie d’une chaîne bien connue au Canada. Cette succursale n’est ni particulièrement bien fournie ni médiocre; quelque part entre les deux. J’y trouve assez souvent de la nourriture intellectuelle.

SEC4Près de la librairie, j’ai pris cette photo d’un des panneaux signalétiques qui tentent de rendre l’espace un peu plus agréable pour les piétons… ou de donner l’impression qu’il s’agit là d’un aménagement véritablement urbain. Le triomphe du trompe-l’œil, quoi.

SEC3Comme on peut le voir, le centre est composé de ces blocs de commerces entourés de terrains de stationnement. Là où le bât blesse lorsqu’on est à pattes, c’est de se rendre d’un bloc à l’autre.

SEC1Prise d’à peu près le même endroit que la photo précédente, celle-ci montre les commerces en arc de cercle qui forment l’autre bout du stationnement.

SEC5Depuis peu, devant le cinéma et juste au sud de la librairie, on peut voir un chantier de construction destiné à abriter des restaurants, question à retenir, entre autres, les clients du cinéma plus longtemps sur le site. Il y a déjà plusieurs autres restaurants autour, mais il semblerait qu’un centre d’achats à ciel ouvert n’a pas le potentiel de rétention qu’un mail fermé, où l’on peut vagabonder pendant des heures et perdre la notion du temps. Il fallait donc «humaniser» l’expérience pour retenir la clientèle, je suppose.

SEC6Le mégaplex en question, qui projette le pire et le moins pire d’Hollywood. N’allez pas espérer même une salle qui projetterait du cinéma de répertoire. À ce sujet, l’Alberta est très mal servie.

SEC7Au sud du cinéma, une autre enfilade de commerces. On a quand même cherché à ne pas faire une longue boîte; les blocs géométriques de couleurs tentent de briser la monotonie de l’architecture de cette grande boîte à marchandise. Aussi, une tour sert de repère.

SEC8Dans cette enfilade, une pizzeria et un café d’inspiration italiennes, avec chacun leur petite terrasse enfermée par des brise-vents. Rien pour créer une atmosphère conviviale, malgré l’intention.

SEC9Parlant brise-vents, ces peupliers ont été plantés un peu partout, mais trop près les uns des autres et sans espace suffisant pour que la pluie alimente les racines. Ils ne survivront pas longtemps et il y a fort à parier qu’une fois morts, ils ne seront pas remplacés.

SEC10Au milieu de cette architecture homogène, les restaurants (de chaînes, s’entend) adoptent une signature architecturale différente… question d’offrir un repère visuel?

SEC11Ici, l’intersection de la 99e Rue et de deux voies d’accès aux stationnements. On remarquera qu’il n’y a aucun passage clouté et encore moins de feux de circulation. Les piétons doivent techniquement traverser aux intersections prévues à cet effet, sinon ils s’exposent à une contravention (voir l’article 59(1) du document en lien). Il y a près de 500 mètres entre les deux intersections où se trouvent des feux… il faut donc illégalement traverser la chaussée où il y a quatre voies de circulation, parfois fort occupées.

SEC14Ceci dit, il y a quelques arrêts d’autobus dans le coin…

SEC12SEC13De l’autre côté de la 99e Rue, ce sont d’autres commerces, cette fois de plus grande taille, qui attendent. Ils font dos au chemin de fer, de l’autre côté duquel on trouve la trè grande surface du géant suédois du meuble en kit.

SEC15Le futur centre d’alimentation et de diverstissement, vu de ce qui sera vraisemblablement sa façade.

SEC16Et au nord de la section parcourue, d’autres commerces de moyenne surface.

SEC17Et des commerces de plus grande surface, toujours entourés de stationnements.

SEC18À divers endroits, on trouve ces enseignes qui permettent de repérer les commerces des rues permettant l’accès aux stationnements.

SECGoogleZoomJe n’ai pas parcouru l’ensemble du site, mais plutôt fait le tour d’une section dans sa partie sud-est. Sur la carte, mon parcours approximatif est marqué en jaune. En rouge, on trouve le site du bâtiment en construction. Verdict: malgré l’attrait que présente ce centre commercial pour mon cher et tendre (il aime certains des magasins d’équipement et de vêtements de sport), je n’ai pour ma part aucun intérêt à y magasiner.