Là où l’on me trouvera aujourd’hui…

Trajet du défilé de la Fierté à Edmonton aujourd’hui. Cliquez sur l’image pour accéder au site.

Il y aura donc une mise à jour avec photos plus tard ce soir d’ici quelques jours! Il y a beaucoup de photos à traiter… En voici quand même une, pour vous mettre l’eau à la bouche:

En attendant, je vous invite à visionner ce court reportage de Radio-Canada sur l’événement et sur la manifestation qui a brièvement interrompu le flot du défilé (et qui nous a permis de tout voir malgré le fait que nous sommes arrivés sur place avec un peu de retard à cause de la difficulté que nous avons eu à stationner). Disons que l’événement a énormément pris de l’ampleur depuis ma première visite, il y a dix ans. D’une vingtaine de groupes, le défilé est passé à plus de cent vingt. Il n’était plus possible de tout voir, puis de remonter le défilé pour le revoir une fois encore. Ce fut très amusant (tout comme la soirée passée à jouer à des jeux de société avec nos amies d’Edmonton).

À bientôt, donc, pour les photos. Entretemps, je vous avais préparé quelques articles à l’avance…

 

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Edmonton arc-en-ciel

Ce midi, c’était le départ du défilé de la fierté gaie à Edmonton. J’y suis déjà allé en 2008 et j’avais été quelque peu déçu. Cette année, la fête était belle et le défilé suffisamment long et festif pour que l’on veuille entrer dans la danse. Il s’est ouvert avec le passage du grand drapeau arc-en-ciel. Comme tout ceci partait directement du coin de rue où se trouve le collège où étudie mon cher et tendre, devinez qui a séché son cours dans l’après-midi (et qui n’a pas réussi à terminer sa préparation de cours pour lundi et mercredi)?

L’une des institutions gaies de la province, le camp Fyrefly, camp de leadership pour jeunes gais, était bien visible dès le début du défilé, avec son immense luciole gonflée.

L’Église unitarienne s’affichait avec ce char sur lequel se déroulait un «mariage» lesbien…

Une autre église chrétienne était présente: l’Église unie, dont trois assemblées étaient présentes. Bon… l’Église unie, c’est toujours un peu n’importe quoi sur le plan théologique (l’indécrottable catholique qui parle), mais ils ont au moins le mérite de vouloir être inclusifs.

Je pense que Jésus approuverait.

Bien que le VIH ne touche plus exclusivement (et de loin!) la communauté gaie, il reste que, trente ans après la découverte du virus, il y a encore un fort lien entre VIH et homosexualité. Les organismes de promotion de la santé étaient bien présents autour de la Place Churchill, où le défilé se terminait dans une fête communautaire.

Les rappels historiques et l’éducation avaient aussi leur place.

Il y en avait pour tous les goûts… Pas exactement mon genre, mais il y avait là beaucoup d’effort… et je ne peux imaginer la chaleur sous ce costume!

Évidemment, les couleurs de l’arc-en-ciel étaient bien présentes, comme dans ce groupe qui représentait le Centre de la fierté d’Edmonton.

Nos postiers, qui sont en grèves tournantes, étaient bien présents. Les syndicats et les mouvements politiques de gauche sont souvent associés au mouvement de la fierté… ce qui n’aide pas toujours la cause dans cette province réactionnaire, mais enfin.

Les seuls politiciens à se mouiller dans cette affaire sont d’ailleurs de gauche. Ici, Linda Duncan, seule députée néo-démocrate fédérale en Alberta, réélue le 2 mai dernier. En fait, elle est la seule députée qui ne représente pas le parti gouvernemental dont je n’ose écrire le nom sur ces pages.

Il en faut bien quelques unes…

Notre Martien préféré défendait la cause des personnes transgenre pour lesquelles le système de santé public albertain ne couvre plus les frais de chirurgie. C’est une bataille qui dure depuis longtemps.

Comme c’est toujours le cas, les bars remportent généralement le prix des chars les plus élaborés et animés. Ils mettent de l’ambiance.

Vers la fin du défilé, il y avait ces membres d’une chorale gaie… qui ne chantaient malheureusement pas.

Bien entendu, la communauté gaie albertaine compte aussi ses amateurs de rodéo. Ainsi, chaque année, un rodéo gai se tient à Strathmore, près de Calgary en juin. Ces cavaliers n’étaient qu’une partie du groupe qui représentait le rodéo.

Le dernier char passé, on se joint au défilé pour se rendre au carré Churchill (environ un kilomètre plus loin). On y avait dressé des kiosques d’information, des stands de rafraîchissements et une scène.

Sur la scène, deux co-animateurs, l’hymne national (dans les deux langues, mais interprété en American Sign Language deux fois dans la version anglaise, car les paroles de la version anglaise de notre hymne national ne correspondent nullement à celles de l’original français, ce que l’interprète gestuelle semblait ignorer), puis des musiciens.

Je n’ai pas réussi à le prendre pendant qu’il jonglait, celui-là. Tiens, ça me rappelle: essayez de dire trois fois et rapidement cette phrase que j’avais écrite lorsque je me pensais intelligent, au secondaire: «Sachant que Sasha sait que son chat sait chasser les souris sèches sur ses échasses, sachons nous aussi chasser ces échassiers sans s’échoir»… Je sais, ça ne veut rien dire.

Y’avait un monde fou. Il faisait beau. Il faisait chaud. Je regrettais de ne pas avoir apporté mon Tilley et d’avoir omis la crème solaire. Il faut dire que la pluie menaçait à Red Deer lorsque nous sommes partis ce matin à 6 heures, qu’il faisait plutôt frisquet et que la météo (à laquelle je sais pourtant qu’il ne faut jamais se fier ici) n’annonçait rien de bon pour Edmonton…

Pour celles et ceux que ça intéresse, le très respectable (ahem!) Edmonton Journal a publié un article et un album-photos du défilé.

Fin de semaine de fierté…

Drapeau arc-en-ciel

… et j’avais tant à faire et j’étais tellement fatigué que finalement je ne suis pas allé participer à la fierté d’Edmonton (défilé hier; j’y étais l’an dernier) ou encore à la première fin de semaine de la fierté à Lethbridge. Je me reprendrai à Calgary durant la fin de semaine de la Fête du Travail. Cependant, Bernadette a été lavée cet après-midi (enfin!) et j’ai effectué les nécessaires nombreuses petites retouches à la peinture endommagée par les cailloutis de l’hiver. Elle arbore dorénavant le petit autocollant aux six couleurs que je me suis procuré en février dernier à Montréal.

Bernadette avec autocollant

Ce sera ma contribution à la fierté pour le moment. Les obtus auront dorénavant deux raisons de vouloir m’occire: un porte-plaque qui indique mes origines du Québec et un autocollant multicolore… Sur ce, je retourne à mes corrections…