Foire sur le patrimoine franco-albertain 2017

Le soleil se couche tôt présentement…

Je suis à Edmonton aujourd’hui dans le cadre de la Foire sur le patrimoine franco-albertain. Il s’agit là d’une rencontre toujours stimulante et intéressante de personnes intéressées par le patrimoine. Évidemment, la plupart des participant.e.s ont des cheveux blancs, mais l’intérêt est toujours là!

Cliquez sur l’image pour accéder au site de la SHFA.

 

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Politique de services en français en Alberta

Le Ministre de la culture et responsable du Secrétariat francophone de l'Alberta, Ricardo Miranda, annonçant le lancement des consultations en vue de la création d'une politique sur les services en français dans la province durant le Congrès de la francophonie, Edmonton, le samedi 15 octobre. Photo: Radio-Canada. Cliquez sur l'image pour accéder au site original.
Le Ministre de la culture et responsable du Secrétariat francophone de l’Alberta, Ricardo Miranda, annonçant le lancement des consultations en vue de la création d’une politique sur les services en français dans la province durant le Congrès de la francophonie, Edmonton, le samedi 15 octobre. Photo: Radio-Canada. Cliquez sur l’image pour accéder au site original.

C’est officiel: la province de l’Alberta, à l’instar du Manitoba, de la Saskatchewan, de Terre-Neuve-et-Labrador et du Yukon, va se doter d’une politique des services en français. Les consultations publiques en vue de la création et de la mise en place de cette politique commencent immédiatement et se dérouleront au cours des prochains mois. Ceci répond à une requête de longe date de l’ACFA et fut le clou du Congrès de la francophonie de cette fin de semaine. On a hâte de voir à quoi cela va ressembler.

Article sur ce sujet par Radio-Canada Alberta. Site du Secrétariat francophone de l’Alberta.

Congrès annuel

affiche-acfa-shawCe n’est évidemment pas la première fois que je participe au congrès annuel de l’ACFA (autrefois Rond-Point). Cependant, on n’a pas tous les jours 90 ans! En effet, c’est en 1926, à l’hôtel Macdonald, à deux pas de l’endroit où se tient le congrès depuis quelques années, qu’était fondée l’Association canadienne-française de l’Alberta. Hier soir, le congrès s’ouvrait par un grand banquet, auquel plus de deux cents personnes étaient attendues.

La sénatrice Claudette Tardif s'adresse aux congressistes en conférence d'ouverture du banquet.
La sénatrice Claudette Tardif s’adresse aux congressistes en conférence d’ouverture du banquet.

Cette année, l’ACFA a aussi une raison de plus de célébrer: la réception, tout récemment, tu Prix du 3-juillet-1608 attribué par le Conseil supérieur de la langue française et remis à «une organisation œuvrant en Amérique du Nord qui, avec persévérance, vitalité et dynamisme, rend ou a rendu des services exceptionnels à une collectivité de langue française et à l’ensemble de la francophonie nord-américaine*.» Le trophée et le certificat qui l’accompagne ont été rendus visibles aux congressistes.

prix-3-juillet prix-3-juillet-certificatPour l’occasion de cet anniversaire important, plusieurs ancien(ne)s président(e)s se sont déplacé(e)s, et ce malgré le temps plus que maussade:presidencesNous avons eu droit à un repas somptueux:

menu-banquet-acfa gateau-acfaMalheureusement, ce gâteau a fait fausse note pour moi, mais bon… on ne se plaint pas. Je ne suis pas resté pour la soirée dansante, puisque je traîne toujours cet atroce rhume qui a commencé la semaine dernière et que je n’ai donc pas encore l’énergie voulue… Mais au moins, cette année, la maladie ne m’a pas empêché de participer au congrès, comme ce fut le cas l’année dernière et l’année précédente.

Les médias y étaient aussi… voir le reportage de Radio-Canada. Et pendant le banquet, la vidéo-hommage suivante a été dévoilée:

Présence francophone à Grande-Prairie

acfagpJ’étais à Grande-Prairie pour une série de rencontres dans le cadre de mon nouveau rôle comme président du Réseau Santé Albertain. Par conséquent, je devais rencontrer certains intervenants dans le domaine de la santé, mais aussi des intervenants communautaires. C’est ainsi que j’ai pu apprécier les signes visibles de la présence francophone dans une ville qui, pour avoir un nom français, n’est pas visiblement francophone «sur la rue».

Ainsi donc, j’ai rencontré la toujours sympathique directrice de l’ACFA régionale, Michelle Margarit, dans son bureau qui se situait juste de l’autre côté des voies ferrées par rapport à l’hôtel où nous logions. Évidemment, les lectrices et lecteurs de longue date de ce blogue savent que je suis loin d’être étranger à l’ACFA, ayant siégé à la fois au C.A. de la régionale de Red Deer puis au C.A. provincial. Dans mon nouveau rôle, j’essaie de rebâtir des ponts qui n’étaient plus beaucoup fréquentés entre nos deux organismes.

ecole-nouvelle-frontiereLe même après-midi, je me rendais dans le sud-ouest de la ville, où se trouve l’École Nouvelle-Frontière, pour y rencontrer l’une de mes anciennes collègues du C.A. provincial de l’ACFA et directrice générale du Conseil scolaire du Nord-Ouest, Brigitte Kropielnicki. Ce fut une rencontre très agréable. J’ai aussi rencontré divers autres intervenants qui m’ont permis de constater qu’il y avait de l’espoir, mais aussi du dynamisme, dans ce nord-ouest de la province trop souvent oublié.

ecole-nouvelle-frontiere-intC’est plutôt tranquille dans les écoles au mois d’août… le calme avant la tempête!

La fête franco-albertaine bat son plein!

Gribbit, la mascotte de la Fête franco-albertaine. Photo tirée de la page Facebook de la FFA. Cliquez sur l'image pour accéder au fichier original.
Gribbit, la mascotte de la Fête franco-albertaine. Photo tirée de la page Facebook de la FFA. Cliquez sur l’image pour accéder au fichier original.

Nous ne pouvons malheureusement pas y être, puisque nous participons à deux powwows en fin de semaine (et qu’on ne peut pas être partout en même temps), mais la Fête franco-albertaine, le grand rassemblement de camping familial des francophones de la province, bat son plein, toujours au David Thompson Resort, à l’ouest de Red Deer. Bonne poursuite à un événement dont la popularité ne se dément pas! Pour ma part, je n’ai participé à cette Fête qu’une seule fois, en 2009, lorsqu’elle se tenait à Saint-Paul.

Pour d’autres détails, n’hésitez pas à consulter (et à aimer!) leur page sur Fesse-de-Bouc.

Pendant ce temps, nous…

Poster tiré de la page facebook du powwow Enoch. Cliquez sur l'image pour accéder au fichier original.
Poster tiré de la page facebook du powwow Enoch. Cliquez sur l’image pour accéder au fichier original.
Poster tiré de la page Facebook du Powwow Alexis. Cliquez sur l'image pour accéder au fichier original.
Poster tiré de la page Facebook du Powwow Alexis. Cliquez sur l’image pour accéder au fichier original.

Francophones à Calgary

FrancoCalgaryEn lien avec l’article publié hier, Radio-Canada publie aujourd’hui une carte présentant le nombre et la proportion de francophones que l’on trouve dans les divers quartiers de Calgary. Cliquez sur l’image ci-haut pour consulter la carte.

Là, je ne suis pas surpris du tout

Il y a quelques jours, je parlais de la saga du déménagement de l’école francophone de Red Deer. C’est sans grande surprise que j’apprends aujourd’hui, via Radio-Canada (suivez le lien, il y a une vidéo!) que le Conseil Scolaire Centre-Nord devra trouver un nouveau site que celui qui avait été choisi. En fait, le lendemain de la réunion du conseil municipal (lundi), le journal local se faisait l’écho de la décision unanime prise par nos élus, mais comme il faut maintenant être abonné pour avoir accès à l’article… On peut cependant lire un article semblable chez notre autre journal local. Bon. Ce n’est vraiment pas surprenant étant donné la levée de boucliers que le projet de construction dans le quartier Anders avait soulevé auprès des résidents. Il s’agit largement d’une réaction émotive, où il y a peu de place pour le débat raisonné; le conseil municipal n’avait vraiment pas le choix de se plier à la volonté populaire, si mal éclairée qu’elle ait pu être.

J’avais abordé la chose dans une discussion impromptue avec deux conseillers municipaux rencontrés l’autre jour et je savais que le conseil se sentait quelque peu coincé, à la fois par la réaction des résidents et par l’empressement du gouvernement à annoncer ses intentions pour l’établissement de la nouvelle école sur le site choisi, et ce avant même que le conseil ait pu se prononcer. Le gouvernement provincial étant en mode pré-électoral (depuis plusieurs mois, d’ailleurs), ils sont très pressés de pouvoir lancer les projets pour s’en servir pour mousser leur campagne. L’investissement dans l’éducation passe toujours bien auprès de la population.

L’opposition des résidents tient particulièrement au fait qu’ils craignent que la présence d’une école offrant les cours de la neuvième à la douzième année (le cours secondaire), alors que le site est désigné pour l’établissement d’une école offrant la maternelle à la huitième année, entraîne une réduction de la valeur foncière de leurs propriétés. En gros, ils craignent que la présence d’adolescents (et particulièrement d’adolescents en âge de conduire) entraîne une circulation accrue et des problèmes de vandalisme. Bon… ça se comprendrait s’il s’agissait d’une grosse école polyvalente, mais l’école francophone prévoit accueillir au plus une trentaine d’élèves de ces niveaux.

À cette objection, plusieurs ajoutent un commentaire tenant au fait que l’école est francophone et donc que leurs enfants ne pourront pas y aller, alors que s’il s’agissait d’une école publique (anglophone), ils y enverraient leurs enfants. Dans cet argument, plusieurs résidents glissent aussi des commentaires vaguement racistes… c’est là que le bât blesse pour les francophones. Mais bon, l’intolérance n’est quand même pas chose nouvelle à Red Deer et déjà, que l’on reconnaisse en général (et au conseil municipal) l’importance de l’éducation en français, c’est déjà un grand pas. On souffre toujours, cependant, du syndrome «pas dans ma cour» et ces réactions viscérales sont aussi exagérées que s’il s’agissait d’un centre de réinsertion sociale d’ex-détenus.

Aujourd’hui, le journal local que l’on ne peut lire qu’avec un abonnement rapporte que le Conseil scolaire aurait décidé, malgré les inconvénients et la petitesse du site, d’installer la nouvelle école sur le site de l’actuelle école La Prairie. Je n’ai pas encore eu confirmation de la nouvelle via mes réseaux habituels… C’est cependant la seule solution envisageable… à moins d’exiler l’école hors de la ville.