Scène printanière au jardin

Jardin 2013-3-22Ouais… Il est seulement tombé une dizaine de centimètres hier, mais le jardin a quand même l’air de cela. Moins pire que le carambolage monstre qui fait le tour des fils de nouvelles et dont je vous parlais hier, mais quand même. Disons que j’ai déjà vu mieux en mars dans ce même jardin.

Il y en a un que ça n’a pas l’air de trop déranger…

Alfred 2013-3-22Bien au chaud à l’intérieur, vêtu de son manteau de fourrure permanent… Alfred ne s’en fait pas trop avec ce printemps qui s’attarde.

Et au moins, notre printemps est ensoleillé. Froid, mais ensoleillé.

Source: Environnement Canada. Cliquez sur l'image pour accéder au site.
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En reconstruction

J’aurais pu vous asséner une autre photo de notre cour arrière enneigée. En effet, depuis mardi dernier, nous sommes sous la neige. Pour vrai. Et il y a de fortes chances qu’elle reste avec nous pour un bout de temps.

Bon. On en revient, donc, et la vie continue.

Mais pourquoi ce long silence sur ce blogue? Curieusement, le blogue reflète souvent en négatif la vie: lorsqu’il ne se passe pas grand-chose, j’ai le temps d’écrire (si tant est que j’ai quelque chose à dire). Présentement, j’aurais tout plein de choses à raconter, mais je n’arrive pas à trouver le temps de les raconter sur cette plate-forme. La vraie vie, donc, entre en compétition avec cette écriture. Il faudrait que je demande à Alfred, sur la photo, d’écrire pour moi… mais bon. Les papates de minet ne se prêtent pas très bien à l’écriture sur clavier.

Oscar s’est aussi porté volontaire, entre deux parties de hockey-croquette, mais, comme ses papates sont encore plus du genre «raquette» que son frère, pas pratique non plus.

Rusty… m’enfin… m’a fait rapidement comprendre que, en tant que «chat Alpha» de la maisonnée, ce serait plutôt mon rôle comme serviteur de Sa Majesté féline de faire la chronique de ses siestes et de ses collations que pour lui de raconter mes insipides journées. Non mais… de qui on se moque, ici?

Ça va. J’ai compris. Alors, en résumé, voici le mois dernier, à l’envers. Je suis en train de procéder à une tâche assez lourde et chronophage: la remise à jour du site internet de notre département sur le site du collège. Évidemment, c’est à la fois l’avantage et l’inconvénient de la Toile: la dictature de l’information à jour. Comme nous n’avons pas d’employé(e) dédié(e) à cette tâche, il fallait trouver quelqu’un pour le faire. Pourquoi moi? Eh bien… Nous avons des petits ennuis d’inscriptions au collège, ce qui fait qu’un de mes cours a été annulé cet automne. Je n’avais donc plus une charge de travail à temps plein et il fallait trouver quelque chose pour m’occuper qui soit équivalent à un cours. J’ai donc créé un outil de sondage en ligne pour savoir quels étaient les besoins, reçu une courte formation sur le logiciel Sharepoint qui supporte notre site, reçu les autorisations nécessaires, et, depuis, je m’amuse. Il y a maintenant un échéancier qui s’approche: la fin de semaine prochaine se tiendra la journée portes ouvertes au collège et il faut que le nouveau portail de notre site ainsi que les biographies d’enseignants soient remis à jour. En fait, il me fallait concevoir une interface graphique plus agréable pour l’entrée de notre site départemental. Ça avance.

Apparence présente du site, avant révisions. Cliquez sur l’image pour voir une capture du projet en cours.

Dans le cadre du même projet, j’ai dû remettre à jour la liste du personnel en ligne et créer un nouveau modèle de présentation pour les biographies du personnel, qui se présentaient jusqu’à tout récemment sous la forme de document PDF. J’ai commencé par refaire ma propre biographie comme essai et il me reste à refaire tout le monde…

J’ai aussi, bien entendu, des cours à enseigner, des travaux à corriger et d’autres bidules. Ce serait la relative routine si ce n’était du fait que j’ai décidé, cette année, de changer quelques choses importantes. Premièrement, tous les travaux sont dorénavant remis via la plate-forme électronique Blackboard que le collège utilise plutôt que sur papier. Cela a un effet pervers: je n’ai plus de pile de travaux qui m’attend, me rappelant constamment à mon devoir. Oups! L’avantage indéniable pour les étudiants est qu’ils reçoivent un travail électronique sur lequel j’écris lisiblement, parce que mes commentaires sont dactylographiés. Quiconque a déjà eu à déchiffrer mes pattes de mouches comprendra.

Quoi d’autre? Il y a eu le mariage de la sœur d’Oyaté le 6 octobre, lequel était organisé, dirions nous, un peu à la dernière minute et qui nous a donné un peu de stress lorsque nous avons été appelés à décorer la salle la veille de l’événement. Nous étions prévenus, mais nous n’avions aucune idée des dimensions de l’endroit ou de ce dont la salle avait l’air, nous empêchant d’acheter les fournitures à l’avance (c’était à Cochrane, à 200 km de chez nous). Ce fut tout de même un très bel événement et la température, bien que fraîche, fut clémente.

La fin de semaine suivante, nous étions à Edmonton pour Rond-Point, le rassemblement annuel de la francophonie albertaine. En tant que membre du C.A. provincial de l’ACFA, j’avais certaines responsabilités dans les activités de cette fin de semaine. En fait, j’ai loupé le banquet justement à cause du projet de remise à jour du site web départemental, parce que je devais animer une séance de consultation à notre réunion départementale de ce même vendredi. Bon. Tant pis. La journée de samedi s’est déroulée en divers ateliers fort intéressants, puis en une assemblée générale (la raison d’être du rassemblement), suivie d’une soirée reconnaissance… un peu longue à mon goût mais nécessaire pour renforcer le sens d’appartenance communautaire.

Entre tout ça, il faut bien entretenir la maison, travailler… se préparer à l’hiver (j’aurai une anecdote à raconter un de ces jours à propos d’une rencontre chez notre marchand de pneus habituel). Et depuis quelques jours, nous soigner, car j’ai eu droit à une gastro-entérite la semaine dernière, et maintenant c’est Oyaté qui est au prises avec un rhume assez violent. Mais nous sommes vivants et nos chats se portent à merveille, même Monsieur Edgar que je ne suis pas parvenu à capturer pour vous montrer sa belle bouille aujourd’hui.

À défaut d’un article substantiel…

Justement, l’ami Boris demandait de leurs nouvelles. Voici les deux frèrots (Alfred à l’avant et Oscar à l’arrière) comfortablement installés sur mon siège de travail. Nul doute qu’avant que je les croque, ils planifiaient une révolution mondiale poilue… Ils s’affirment de plus en plus, ces deux-là.

D’ailleurs, il fallait voir la population féline de la maisonnée hier soir, au moment d’aller au lit. Un papillon de nuit avait réussi à entrer dans la maison et était la cible de quatre paires d’yeux qui suivaient attentivement ses moindres faits et gestes et sautaient aussitôt qu’il s’approchait à portée de griffe. Je ne sais pas ce qui est advenu du pauvre insecte, mais il n’avait pas beaucoup de chances de survie… le pôvre.

Et je suis dans un projet de bricolage (détails à suivre). Une splendide récompense à qui pourra me dire ce à quoi sont destinés ces bouts de bois…

Chat, chat, chat (et chat!)

Dans l’ordre horaire habituel, à midi: Alfred, à trois heures: Oscar, à six heures, Edgar et à neuf heures, Rusty. Tous les quatre socialisent en jouant. C’était le 25 février, pendant que nous tentions de socialiser les deux nouveaux. Ils se sont assez rapidement habitués aux occupants prédécents de la maison, mais il reste du chemin à parcourir avant qu’ils soient aussi facilement approchables par les humains. Ça viendra…

Le plus timide de tous, Monsieur A. Timide est, dans son cas, un euphémisme. Dans les jeux collectifs, il hésite encore à prendre sa place et il faut vraiment le viser directement et éviter que son frère aîné, Monsieur O, se précipite pour saisir le jouet avant lui.

Le frère en question, Monsieur O. Déjà, il pose. Il est très photogénique et surtout il aime bien faire sa «guidoune», comme on dit au Québec. Son cœur ne sera pas trop difficile à gagner. Tous deux ont déjà gagné le nôtre…

Monsieur E semble craindre quelque peu que les caresses lui étant destinées réduisent en nombre et en fréquence, mais il se fait à l’idée d’avoir deux nouveaux «frères». Il joue de bon cœur avec tout ce beau monde…

Monsieur R, devenu l’aîné depuis le départ de Rafiki l’été dernier, prend les choses avec toute la philosophie que lui commandent ses deux ans et demi… ce qui ne l’empêche pas de participer aux jeux avec toute l’énergie de son jeune âge!

Oui, je sais. Il y a une certaine dominante de couleurs ici… Et j’avoue qu’il n’est pas toujours facile de reconnaître lequel des deux plus jeunes se trouve devant nous lorsqu’ils ne sont pas côte-à-côte. Monsieur E devra se faire à l’idée d’être minoritaire.

Bienvenue à Messieurs A et O

Nous n’avons pas pu résister. Après quelques visites chez un détaillant de produits animaliers où nous allons régulièrement, chats obligent… nous avons craqué pour ces deux petites bouilles adorables qui nous regardaient derrière une vitrine du Centre d’adoption. Ted et Bill, qu’on les avait appelés… Bon. Pas fameux. Ils venaient d’un organisme partenaire du magasin nommé Alley Cats Rescue. Nous avons passé une bonne demi-heure en leur compagnie hier, puis nous avons décidé que, la nuit portant conseil (et qu’il fallait bien consulter les résidents félins actuels de la maison), nous avons décidé d’attendre et de peser le pour et le contre… Et ce matin, nous sommes allés les chercher, ces deux frères âgés de 10 mois.

Nous avons choisi de les renommer Oscar (Wilde, bien sûr!) et Alfred (Lord Alfred Douglas, son amant qu’il surnommait Bosie, bien entendu). Oscar est à gauche sur la photo; Alfred à droite. Et oui, nous aurons beaucoup de poil roux dans la maison.

Bon. Pour l’instant, ils restent plutôt cachés au sous-sol, évitant soigneusement Messieurs R et E qui ne savent pas trop que faire d’eux. Alfred est beaucoup plus timide que son frère; Oscar s’est aventuré un peu plus loin, mais ils n’ont pas encore fini l’exploration du sous-sol… encore moins de la maison.

Donc, on peut dorénavant nous traiter de «folles aux chats»… ou limite, du moins. Ça va. On s’assume.