Amuse-gueules

Voici deux courtes vidéos que j’ai prises au défilé de la Fierté 2018 à Edmonton, samedi dernier. Comme ces deux courtes prestations se prêtaient davantage à la vidéo qu’à la photo, j’ai rapidement sorti mon ordiphone pour en capturer un court moment.

Ce que les anglophones appellent une Colour Guard.

Puis un groupe de cornemuses… J’aime beaucoup la cornemuse. C’est un instrument parfait pour les défilés et les parades.

Prochaine mise à jour à ce sujet (il y a plus de 500 photos à traiter), après-demain ou samedi.

 

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Ceci en surprendra quelques-uns…

Je n’ai pas pour réputation d’être un metalhead (un amateur de musique heavy metal). Non, généralement, ce n’est pas là que se retrouvent mes goûts musicaux, qui sont quand même assez œcuméniques et divers. Cependant, mon cher et tendre m’a fait connaître, il y a un peu plus d’un an, la formation finnoise Nightwish, et depuis, j’aime (pas tout le métal, s’entend, mais eux et quelques autres formations semblables, oui). Ils jouent ce que j’appelle du «métal symphonique», avec des orchestrations complexes et une musique envoûtante. Allez visiter leur site pour voir quelques vidéos et entendre des extraits de leur musique… C’est très différent de, par exemple, Metallica (pour eux, Oyaté a dû aller au concert avec quelqu’un d’autre l’été dernier; je ne peux les savourer qu’à petite dose et surtout pas dans un stade).

Nous étions donc là, au Northern Alberta Jubilee Auditorium d’Edmonton le 5 avril dernier, la veille de la conférence étudiante au collège dont j’étais en charge cette année, donc pas exactement le moment idéal, mais ça a valu le voyage. En plus d’une expérience musicale sublime, cela fut l’occasion d’observations anthropologiques fascinantes… mais cela, je vous en passe la description. Je vous mets seulement en tête de ce message une photo du T-shirt que nous nous sommes procurés à l’occasion du concert. Disons que l’année écoulée nous a donné beaucoup d’occasions d’assister à des concerts en personne et que cela fait du bien.

Pour finir, une courte vidéo que mon cher et tendre a pris au cours du concert:

Question de vous faire patienter

Ça jouait sur mon ordi ce matin… Brad Paisley a, à quelque mois près, le même âge que moi. Quiconque a grandi dans la même génération pourra probablement voir ce qui fait que cette chanson me touche.

Et oui, on ne peut pas vivre cinq ans en Alberta sans être quelque peu touché par la vague country. Il faut dire que ma famille m’avait bien préparé…

Bon… Retour aux corrections avant de prendre la route pour une réunion de la Faculté Saint-Jean cet après-midi.

Entertainer

J’en faisais récemment la remarque à Dr. CaSo, lors de l’une de nos parties de Rummy vespérales d’un vendredi. Ce jour-là, j’avais entendu, dans la rotation aléatoire des tounes qui résident sur la barrette USB insérée dans la radio de la voiture, la chanson qui fait l’objet de la vidéo ci-haut, mais dans sa version studio originale. Je ne sais pas trop pourquoi, mais j’ai été frappé par le lien entre les paroles suivantes et la blogosphère:

I know the game, you’ll forget my name,
And I won’t be here in another year
If I don’t stay on the charts.

Puis, plus loin dans la chanson, ces autres vers:

But if I go cold, I won’t get sold
I get put in the back in the discount rack
Like another can of beans.

Ça ne vous rappelle pas la blogosphère et son appétit constant de nouveaux billets? De billets courts, de préférence?

It took me years to write it, they were the best years of my life
It was a beautiful song but it ran too long
If you’re gonna have a hit you gotta make it fit
So they cut it down to 3:05.

Ouais… Dès les années 1970 (cette chanson a paru en 1974, sur l’album Streetlife Serenade), il avait compris quelque chose. Ou bien est-ce nous qui avons développé l’habitude de consommer à peu près tout dans la vie comme s’il s’agissait de marchandise périssable, dotée d’une date de péremption? Et surtout, il faut que ça se fasse vite!

Je ne vais pas vous ennuyer avec une réflexion profonde sur la blogosphère, ses pressions occasionnelles et la dictature des statistiques qui peut facilement prendre possession du blogueur… Je ne dirai pas non plus que j’espère être plus que simplement divertissant. Non. Je veux juste vous faire part d’une petite réflexion en passant.

J’en profite pour vous laisser sur ce qui est probablement ma chanson préférée de Billy Joel. Elle rejoint mes racines profondes de fils d’ouvriers que ma sensibilité historique, avec un regard doux-amer sur le nationalisme et le capitalisme. Cette chanson a paru au moment où la déindustrialisation ravageait les vieilles zones ouvrières du nord-est étatsunien (ainsi que le cœur industriel du Canada) au début des années quatre-vingts.

Actes gratuits de guérilla culturelle

J’ai reçu ce lien via Boris. Fascinant. Je vous traduit l’explication qui est donnée sur YouTube:

Le samedi 30 octobre 2010, la Compagnie d’Opéra de Philadelphie (OPC) a rassemblé plus de 650 choristes provenant de 28 organisations participantes afin de réaliser l’un des Random Act of Culture de la Fondation Knight au magasin à rayons Macy’s du centre-ville de Philadelphie. Les chanteurs de l’OPC et de la communauté se sont mêlés aux badauds qui magasinaient et, accompagnés par l’orgue Wanamaker du magasin — le plus grand orgue à tuyaux du monde –, tous ont chantés l’Alleluia de Haendel (tiré du Messie) à midi, à la grande surprise de la foule. Cet événement fait partie des mille Random Acts of Culture, qui doivent être réalisés au cours des trois prochaines années avec le soutien financier de la Fondation John S. and James L. Knight. Ce projet vise à sortir les arts classiques des salles de concert et d’opéra pour les faire entendre au milieu des communautés et enrichir la vie quotidienne. Une liste complète des chorales participantes apparaît à la fin de la vidéo et est disponible sur le site d’Operaphilia. Cet événement coïncidait avec le début de la Semaine nationale de l’opéra.

Les sites Facebook et Twitter du projet Random Acts of Culture fournissent des renseignements supplémentaires sur les projets à venir.

Merci encore, Boris (et Rose)!

Activités de fin de semaine

Oui, je sais. Il y a du laisser-aller. C’est que, après la foire (qui a eu un succès retentissant), il y a eu d’autres célébrations, dont un autre pow wow près de Calgary, sur la réserve Tsuu T’ina. Je n’élaborerai pas davantage… je vais plutôt laisser les images vidéo prises par Oyaté parler par elles-mêmes.

Au cœur de la santé en milieu minoritaire francophone

D’abord, à tous les Canadiens français, joyeuse Saint-Jean-Baptiste!

Nous l’avons vécue ici à l’Acadienne, au cours de cette conférence sur la santé qui a d’ailleurs fait l’objet d’un reportage de Radio-Canada (lire l’article ici). Hier, la journée était consacrée à l’information sur la santé. L’événement marquant de la publication de la stratégie pour la promotion de la santé en français au Canada en fut l’événement politique crucial, mais il y eut également de nombreuses présentations fort stimulantes et intéressantes dont je parlerai demain. Aujourd’hui, elle était dédiée aux réseaux. En effet, l’organisme qui organise cette conférence, la Société santé en français, est formée de 17 réseaux répartis à la grandeur du pays, dont le Réseau santé albertain, qui m’a amené ici.

Ce matin, il y avait une conférence plénière, puis une série d’ateliers. Ensuite, nous étions conviés au Centre des arts de la Confédération, qui se trouve tout près du centre de conférences. Là, on nous a servi un lunch plutôt maigre… en sacs, afin de nous permettre de passer l’après-midi à visiter les kiosques aménagés par chacun des 17 réseaux. C’est ce que l’on voit sur la photo ci-haut. Le kiosque de l’Alberta est au fond, et il y avait foule

Ma petite visite terminée, je me suis baladé du côté de deux librairies tout près qui se spécialisent dans le livre usagé (une espèce en voie de disparition selon l’un des deux bouquinistes; personnellement, je ne suis pas aussi pessimiste). Il n’est pas impossible que je me sois procuré quelques livres… Ce genre de librairie me manque beaucoup dans ma province d’adoption.

Puis je suis allé me reposer un peu avant le gala qui clôturait la journée. Un excellent repas qui nous était offert gracieuseté du gouvernement du Nouveau-Brunswick (merci!), la seule province officiellement bilingue au Canada. Pendant le repas, on a remis un prix à l’un des pionniers de la Société santé en français, le Franco-Manitobain Hubert Gauthier. Ce fut un moment d’émotion qu’il a partagé avec son épouse et l’un de ses fils.

Cet hommage a été suivi d’un spectacle particulièrement festif offert par deux Acadiens de l’Île-du-Prince-Édouard, anciens membres de la formation Barachois, «Chuck et Albert». Non seulement nous ont-ils fait rire aux éclats, mais ils ont réussi à faire danser la très grande majorité des personnes présentes (oui, moi aussi) dans une ronde qui serpentait joyeusement entre les tables. Ce fut le clou du spectacle et de la soirée. Je vous laisse toutefois sur une leçon de podorythmie offerte par Albert sur les épaules de Chuck et sur une vidéo filmée aux États-Unis… dans laquelle ils parlent aussi dans l’autre langue pour le bénéfice de l’auditoire. C’était le numéro d’ouverture ce soir… en français bien sûr! Ils sont en tournée; s’ils passent par chez vous, ne les manquez pas!