Féérie hivernale

Comme chaque année, le parc devant l’hôtel de ville prend des airs féériques pour la fin d’année. Le temps doux des derniers jours s’y prêtait et, lors de l’une de nos promenades vespérales, Oyaté et moi avons pris quelques clichés dans le parc… et quelques vidéos.

Il y a aussi une grande épinette maigrelette (elle pousse là, on ne l’y a pas apportée pour l’occasion) qui se fait décorer chaque année. Pourtant, cette année, il me semble qu’ils ont quelque peu raté l’effet… mais l’intention est là!

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Bûche de Noël

Bûche 2014D’abord, bonne année à vous, fidèles lectrices et lecteurs de ce blogue… surtout merci pour votre patience en ces temps où ce blogue est un peu plus épisodique qu’il a été par le passé.

Dans la suite des plats servis à notre repas de Noël la semaine dernière, le dessert: la bûche des Fêtes. Depuis quelques temps, ma belle-famille m’amène à me dépasser en pâtisserie et je voulais faire quelque chose qui serait à la fois un peu original et typique des repas des Fêtes. À ma grande surprise, la bûche, si traditionnelle au Québec, est pratiquement inconnue ici. L’inspiration pour cette bûche m’est venue d’un endroit inhabituel pour les recettes: le journal La Presse de Montréal, qui a publié une série de recettes à caractère festif dans son cahier spécial de Noël. L’une d’entre elle a retenu mon attention: la bûche de Noël à l’érable et à la confiture de la chef Gabrielle Rivard-Hiller de la cabane à sucre du restaurant montréalais Au Pied de Cochon. Cependant, je n’ai conservé de cette recette que le gâteau meringué au citron qui en forme la structure et la garniture composée en partie de confiture de fraises; j’ai ensuite recouvert le tout de glaçage, que j’ai aussi utilisé au centre du gâteau plutôt que d’utiliser la crème fouettée à l’érable. J’ai suivi la recette du gâteau à la lettre:

  • 6 jaunes d’œuf
  • 6 blancs d’œuf
  • 400 g (2 tasses) de sucre
  • 60 ml (1/4 de tasse) de lait
  • Le zeste fin d’un citron
  • 230 g (2 tasses) de farine tout usage
  • 4 c. à thé de poudre à pâte
  • Environ 3 tasses (750 ml) de confiture de fraise

Préchauffer le four à 180ºC (350ºF). Chemiser de papier parchemin une plaque à pâtisserie de 28 sur 45 cm (11 sur 17 po).

Dans un bol, battre les jaunes d’oeuf, le sucre, le zeste et le lait. Bien fouetter afin d’incorporer de l’air et que le mélange commence à blanchir. Dans un autre bol, fouetter les blancs d’oeuf en pics moyennement fermes. Plier les blancs montés dans les jaunes. Ajouter la farine et la poudre à pâte et plier afin de ne pas faire retomber l’appareil.

Étaler sur la plaque à pâtisserie et cuire au four pendant 15 minutes ou jusqu’à ce que le gâteau soit doré partout. Sortir du four, attendre 10 minutes, puis étendre un linge propre sur le gâteau et rouler celui-ci sur lui-même, de manière à former une bûche. Laisser refroidir ainsi.

Une fois le gâteau refroidi, j’ai délicatement déroulé le tout et couvert l’intérieur de glaçage (battre ensemble 1 tasse de beurre non-salé ramolli et 2 tasses de sucre à glacer; parfumer d’un peu de sirop d’érable) puis de confiture de fraises du commerce. J’ai ensuite roulé le tout et recouvert l’extérieur de glaçage sur lequel j’ai saupoudré du cacao en poudre et décoré de quelques rosettes.

Le résultat? C’était bon au goût, mais la texture était trop ferme pour mon goût; la meringue donnait une texture sèche à l’ensemble; il me faudrait trouver une recette de gâteau à la fois moelleux et qui ne gonfle pas trop à la cuisson. Comme premier essai de bûche, ce n’était pas trop mal.

Au menu du repas de Noël

Table Noël 2014Pour la journée de Noël, la famille d’Oyaté s’était annoncée. J’ai passé trois journées assez intenses aux fourneaux afin de préparer le repas. Il fallait non seulement qu’il y ait assez de nourriture pour le repas, mais aussi pour que les convives partent avec des restes suffisants pour nourrir tout ce beau monde pour un autre repas au moins. Car, voyez-vous, depuis quelques mois, et ce suite aux inondations de l’été 2013, ma belle-famille presque au complet se trouve à vivre en réfugiés. La maison de ma belle-sœur et celle de ma belle-mère ont été déclarées insalubres et tout ce beau monde (une vingtaine de personnes) a été évacué. En fait, deux de mes belles-sœurs et leurs enfants ont été déplacés il y a presque un an, parce que la maison qu’elles partagent est infestée par les moisissures. Elles et leurs familles ont d’abord vécu à l’hôtel (car il n’y avait pas de place ailleurs pour les héberger), puis pendant quelques mois dans une des deux résidences de personnes âgées désaffectées de la réserve, puis, depuis deux mois environ, dans ce camp que toute la réserve appelle «camp de détention»:

Camp refuge Morley octobre 2014
L’un des deux camps de «réfugiés climatiques» de Morley. Photo prise en octobre 2014. Cliquez pour agrandir.

Ne vous laissez pas tromper par la beauté enchanteresse des alentours, avec les Rocheuses (maintenant parées de neige) qui ceinturent le site. Il s’agit d’un camp mené de manière presque militaire, où les repas sont servis à heures fixes et où les invités ne sont pas les bienvenus. De plus, la nourriture est si mauvaise que tout ce beau monde souffre d’empoisonnements alimentaires. Je ne le dirai jamais assez: la manière dont le Canada traite les peuples autochtones est indigne d’un pays civilisé. Les blancs de Calgary ne vivent plus dans des camps, eux… Et je suis à peu près certain qu’on ne le leur servait pas de la nourriture avariée.

Mais passons… le menu du repas de Noël comptait:

Dinde Noël 2014L’inévitable gigantesque oiseau (11,175 kg) cuit avec farce «hollandaise».

Farce Noël 2014La plaque noircie sur la dinde est une tranche de pain qui ferme l’opercule dans lequel la farce a été insérée.

Tourtières Noël 2014Chacun avait sa tourtière individuelle (question de simplifier le service, même si cela n’a certainement pas simplifié la fabrication).

Soupe Courge Soupe PoisIl y avait également un choix de deux soupes: pois ou courge musquée. Bonne idée, parce que ce qui ne plaisait pas aux uns plaisait aux autres.

Ragoût Pattes 2014Pour la première fois de ma vie, je me suis amusé à préparer un ragoût de pattes de cochon, recette traditionnelle canadienne-française des Fêtes. Ma grand-mère en faisait un absolument délicieux, mais cela n’était pas nécessairement sa recette, puisqu’elle est décédée avant de pouvoir me la transmettre. De plus, depuis une vingtaine d’années, nous ne fréquentions plus la plus grande partie de ma parenté du côté paternel, donc mes souvenirs sont trop lointains pour les comparaisons.

Sauce Canneberges 2014Bien des gens ne peuvent imaginer la dinde sans son accompagnement de sauce aux canneberges. Je fais la mienne… qui est d’une simplicité enfantine à préparer, et la sers sans vergogne.

Salade Noël 2014Les jeunes (et moins jeunes) adorent la salade César. Gargantuesque. Photographiée ici avant d’y avoir ajouté vinaigrette et croûtons.

Pommes de terre 2014 Purée patates douces 2014Accompagnements: Pommes de terre et patates douces en purée. Simple, peu coûteux, et toujours satisfaisant. Je devais aussi faire cuire des légumes congelés que je n’ai finalement pas pu préparer par manque de contenants… et par manque de temps parce que tout ce beau monde est arrivé vers 14h30 et était affamé.

Sauce dinde 2014Pour napper viande et pommes de terre, bien entendu, une sauce préparée à partir d’une béchamel avec, cette année, une légère modification. J’avais dû préparer de la farine grillée pour le ragoût; elle a aussi servi à épaissir la sauce.

Je voulais également préparer de la bannique, mais il m’aurait fallu disposer d’un deuxième four. J’avais prévu la préparer la veille, mais l’énergie a manqué.

Bûche 2014Pour le dessert, une bûche, quoi de plus traditionnel. Il y avait également des biscuits sablés et au pain d’épice (j’ai d’ailleurs essayé une nouvelle recette, bien meilleure que mon originale, pour ces derniers).

Biscuits Noël 2014J’avais aussi préparé, pour emporter, trois tartes aux amélanches, préparées avec les fruits de notre jardin (mes amélanchiers ont été très productifs cette année!) et quatre pains aux bananes. Ma belle-mère raffole de mes tartes aux amélanches; mon conjoint, lui préfère ma version aux bleuets (que j’ai préparée ce soir).

Pour les recettes qui n’ont pas déjà été publiées sur ce blogue, je reviens dans les prochains jours! Je suis encore en mode récupération.

Petit article à saveur festive

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Il ne manquait pas de dindes dans notre congélateur à l’approche des Fêtes cette année. Le système de points de notre épicerie y avait pourvu: nous pouvons obtenir les volatiles bien congelés contre points sonnants et trébuchants à l’approche de l’Action de Grâce puis de Noël. C’est l’une des meilleures utilisations possibles de ces points, une meilleure plus-value que les articles que nous avons précédemment obtenus: une friteuse, un gril à panini et une cafetière entre autres. Ces trois dindes auraient coûté cinquante dollars chacune… et nous les avons eues gratuitement. Elles se feront cuire au cours de l’année… car si nous avions de la volaille, nous n’avions pas, pour la première fois depuis très longtemps, d’invités pour les festivités de Noël. Le REPOS!

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Malgré le (ou peut-être à cause du) manque d’invités pour se joindre à nous, quelque chose de rouge et d’assez imposant est venu en visite… Non, pas le Père Noël, mais cet accessoire de cuisine dont je rêve depuis que je suis à l’université. Mon batteur à main avait justement rendu l’âme récemment après avoir réalisé une ultime recette de sucre à la crème pour des étudiants qui organisaient une vente de pâtisseries en guise de levée de fonds pour l’association des étudiants en histoire. En fait, j’ai découvert qu’il ne fonctionnait plus lorsque je m’apprêtait à fouetter une autre production de la même friandise pour mes étudiants pour la dernière journée de cours, cette fois (journée qui a bien failli ne pas avoir lieu, d’ailleurs, pour cause de tempête de neige qui a fermé le collège la veille pour la deuxième fois en cinquante ans d’existence). J’ai dû fouetter le tout à la main, ce qui a donné un mélange à la consistance décidément plus ferme, mais tout aussi délicieux. J’avais quelque peu mal aux bras, toutefois…

Quelques jours avant la Nativité, nous étions donc, Oyaté et moi, à notre pharmacie habituelle et, pendant que nous attendions que nos prescriptions soient prêtes, nous avons, comme d’habitude, arpenté les allées de ce qui est en fait beaucoup plus qu’une pharmacie. C’est le genre d’établissement qui, comme Jean-Coutu au Québec, combine à la fois pharmacie, épicerie-dépanneur, vente de cosmétiques et d’accessoires d’entretien domestique, service photos… et, en plus de ce qu’on trouve chez Jean-Coutu, il y a aussi une section électronique (l’ordinateur sur lequel j’écris le présent message vient de cet endroit) et une vaste section d’accessoires de cuisine. Et là, choc: les mélangeurs sur socle KitchenAid étaient en solde. Considérablement en solde. J’ai pu comparer les divers modèles et j’ai en fait conclu que le modèle professionnel que je lorgnais à l’origine ne me convient finalement pas. C’est surtout à cause du mécanisme de retrait du bol contrôlé par levier, plutôt que d’avoir une tête mélangeuse basculante comme ceux des modèles Architect et Artisan, dont je me suis finalement équipé. L’appareil que j’ai acheté est tout de même plus puissant que le modèle de base et doté d’un bol de 4,7 l, qui suffit amplement à mes besoins domestiques. Et il est rouge. Bon. Il faudrait maintenant que je repeigne la cuisine, parce que le rouge de l’appareil jure un peu avec le rouge des murs mais… rassurez-vous, je ne suis pas fou à ce point-là.

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J’ai tout de suite mis l’animal à l’épreuve de la mayonnaise, qu’il a passée avec brio! Les club-sandwiches que nous avons ensuite réalisés étaient somptueux. J’ai aussi réalisé un glaçage au chocolat particulièrement soyeux pour garnir notre gâteau d’anniversaire quelques jours en retard… et de la pâte à tartes pour les tourtières qui s’annonçaient malgré tout.

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Aujourd’hui, j’avais encore affaire à cette même pharmacie et, cette fois, c’étaient les robots culinaires qui étaient considérablement en solde. Je n’ai pas pu résister à la tentation de glisser ma carte de crédit dans le lecteur. Je viens de m’en servir pour préparer tous les légumes qui entreront dans la préparation d’un pâté à la dinde demain, ainsi que de la pâte nécessaire à le mettre en croûte. Je suppose que la blessure que je me suis faite à l’épaule en pelletant les bordées de neige du mois dernier m’ont encouragé à la paresse… ou est-ce le poids des années qui m’appelle à plus de confort? Je ne sais… mais ce que je sais, c’est que je n’ai pas bientôt fini de cuisiner!

Petit retour sur les Fêtes

Iyarhe MnathkaVoici la vue que nous avions au réveil le lendemain de Noël… car nous étions dans la famille d’Oyaté pour célébrer chez son père en famille. Deux nuits, donc, à l’hôtel adjacent au casino de sa réserve, lequel s’est d’ailleurs beaucoup amélioré, côté service, depuis notre dernier passage. Le préposé à la réception en soirée aurait mérité de très chaleureuses félicitations pour le service qu’il nous a offert, notamment en déplaçant sa propre voiture pour nous permettre d’avoir accès à un espace de stationnement avec prise électrique.

Quant aux festivités, elles ont été brèves, mais festives. Je contribuais au souper (tourtières, tartes, et une dinde avec sa farce), ainsi que la sœur et la mère d’Oyaté. Nous nous y sommes donc rendus avec une Clio chargée jusqu’aux oreilles… surtout que nous amenions également la cousine d’Oyaté avec nous.

Festin Noël 2012Toute cette nourriture pour une vingtaine de personnes. Ils ont apporté les restes… Et c’était délicieux. Le repas s’est pris assez tôt, si bien que nous avons passé la soirée à l’hôtel à relaxer. J’en ai profité pour prendre un bain… dans lequel j’ai bien failli m’assoupir. Oyaté m’a par la suite imité, pendant que je dormais du sommeil du juste. Il m’a réveillé vers 22 heures parce qu’il avait faim; j’étais tout engourdi et désorienté alors que nous nous rendions au restaurant de l’hôtel pour un goûter de fin de soirée.

Le lendemain, au départ, mauvaise surprise: nous venions de prendre l’autoroute lorsqu’une crevaison au pneu avant droit nous a forcés à faire halte à un endroit particulièrement venteux dont Boris se souviendra peut-être parce que nous nous y étions arrêtés à notre passage en 2008. Et il faisait environ -25° C avec un facteur de refroidissement éolien polaire. En fait, nous étions juste en-dessous des fenêtres du père d’Oyaté. Nous avons rapidement vidé le coffre pour dégager la roue de secours (heureusement pleine grandeur, mais ce n’est pas un pneu neige), l’installer, et nous remettre en route. Évidemment, un 26 décembre, aucun garage n’était ouvert, mais j’ai pu faire remplacer le pneu le lendemain chez mon fournisseur habituel.

Après une sympathique rencontre à Cochrane avec une amie de longue date d’Oyaté, nous sommes rentrés auprès de nos minets qui ne nous ont apparemment pas trop tenu rigueur d’avoir découché pendant deux nuits…

Oscar, Alfred et KhanTiens! J’allais oublier de mentionner que nous avions de la visite… comme à son habitude, Monsieur Khan passe les fêtes avec nous jusqu’au retour de sa gardienne, partie s’épivarder à Ottawa. Comme on peut voir, il s’est assez bien adapté à son environnement, alors qu’à son dernier passage, il avait l’air de trouver que d’être confronté à quatre autres chats, c’était décidément beaucoup.

On dort

Le reste de ce temps de repos s’est passé assez tranquillement. Nous devions recevoir des amies pour un repas-fondue le soir de la Saint-Sylvestre, mais une gastro-entérite qui nous a jetés tous les deux par terre à partir du 30 décembre en a décidé autrement. Nous nous remettons lentement… ce qui me rappelle qu’il faut que j’aille réchauffer quelques restes pour souper.

Bonne année 2013 à tous. Et je fais mien ce souhait que j’ai lu quelque part sur la Toile: que 2013 vous apporte tout ce que 2012 a omis!

Joyeuses Fêtes

Monsieur E (photographié ici par Oyaté dans l’arbre, l’an dernier) veut vous souhaiter à tous de très joyeuses fêtes de fin d’année.

Pour notre part, ce ne fut pas très festif, et ce malgré la visite de la famille d’Oyaté pour un souper traditionnel le soir du 25. La nourriture était excellente (puisque c’est le cuisinier qui vous le dit!), mais l’atmosphère n’était pas exactement aux réjouissances. Il y a quelques jours, en effet, une cousine d’Oyaté nous a quittés dans de bien tristes circonstances et toute la famille s’en ressent. Je vous souhaite donc à tous des Fêtes sans visite au salon funéraire et pour ceux qui comme nous vivent des moment difficiles, je veux vous exprimer notre compassion. Après tout, les fêtes de ce temps, que ce soit le Noël chrétien, les diverses fêtes célébrant le solstice ou autres soulignent la renaissance et l’espoir alors que, bien discrètement, les jours commencent à regagner sur les ténèbres. Que vos rassemblements familiaux ou autres de ce temps de l’année se vivent dans la joie et la sérénité.

Nawel

Y’était-y pas beau, notre sapin? Oui, je parle déjà au passé. Nous l’avons dressé le 24 décembre… puis nous avons immédiatement commencé à nous inquiéter pour sa survie. En fait, dès le lendemain de Noël, il commençait, le pauvre à souffrir des déprédations de deux décorations impromptues et imprévues, mais surtout bien vivantes:

Ce sont là deux fort belles décorations, photographiées ici par Oyaté… mais je craignais à la fois pour le sapin et pour nos minets grimpeurs et grignoteurs. Je n’avais jamais eu à gérer ce genre de situation auparavant, puisque c’est la première fois que j’ai deux jeunes chats en présence d’un arbre de Noël. Feu Monsieur C n’a jamais eu envie de grimper, et Monsieur R se contentait de grignoter les bouts des branches. Je craignais donc, si nous n’enlevions l’arbre que quelque chose comme ceci se produise:

Donc, nous avons laissé les autres décorations, mais enlevé le sapin pour le remplacer par le tout petit que j’avais quand j’étais en appartement. Ça nous aura quand même permis de réorganiser un peu le salon.

Il fallait dresser la table pour dix… ce qui est à peu près le maximum qu’il est possible d’accueillir dans la pièce. C’était aussi le nombre des convives prévus ce soir de fête. En effet, nous devions originalement, comme j’en avais parlé il y a quelques semaines, accueillir une bonne vingtaine de personnes membres de la famille d’Oyaté. Nous avions d’ailleurs commencé à cuisiner depuis presque un mois. La semaine dernière, toutefois, pour toutes sortes de raisons, certains d’entre eux ont commencé à se désister. J’avoue que c’est avec une certaine mesure de soulagement que j’ai accueilli la nouvelle; ils devaient rester trois jours. Finalement, sa mère est venue avec deux des enfants dont elle a la charge (un neveu et une nièce d’Oyaté). Ils sont restés deux jours. Je les adore, mais j’ai été heureux de retrouver la paix dans la masure après leur départ le 27. Le petit neveu a six ans et il carbure à l’énergie atomique.

Ce fut un souper de Noël fort sympathique, autour d’une dinde savoureuse et d’autres plats concoctés pour l’entourer. Le lendemain, elle s’est transformée en pâté en croûte, ce qui a permis d’accueillir d’autres membres de la famille qui résident en ville et qui n’ont pas pu venir le soir de Noël. Nous étions treize autour de la table (non, je ne suis pas superstitieux). Il a fallu dresser une petite table d’appoint pour les enfants.

Sympathique. J’ai fait beaucoup de cuisine… et de vaisselle.

Depuis, je lis, Oyaté regarde des films, nous mangeons des restes et nous nous promenons et, surtout, je dors. Ahhhhhh!